Odeurs
Eliminer les mauvais goûts et odeurs
Eurodeur
Equarrissage :Les pollutions, l'odeur et les problèmes liés à l'equarissage. Coordination d'associations de riverains
Lanodor : un procédé innovant de traitement des odeurs
Neurosciences et Olfaction
Odeurs et Environnement
Perception et Catégorisation des Odeurs par l'Homme
Procédé innovant de traitement des odeurs
Traitement biologique des odeurs et COV
Traitement des odeursLes biotechnologies ont le vent en poupe. Abondamment utilisées dans le domaine de la dépollution des eaux, elles peuvent également s’employer en traitement des effluents gazeux ou particulaires. Ainsi, les COV solubles dans l’eau sont biodégradables par des microorganismes. Riches en carbone, azote, phosphore, et soufre, ils peuvent constituer pour eux des éléments nutritifs en présence d’oxygène. La croissance et l’activité métabolique de ces microorganismes dépendent néanmoins aussi du degré d’humidité, du pH et de la température du milieu. Selon ce principe, trois familles de procédés biotechnologiques permettent d’éliminer odeurs et COV.
Bruno Mortgat
|
|
|
| ECOFILTER pour créer les conditions optima pour les micro organismes de façon à éliminer les gaz malodorants
The Solution
A modular design that allows for the treatment of odours in different areas of the site thus reducing the cost of ducting over long distances. The modular ECOFILTER™ that allows for stacking, thereby reducing footprint area and saving valuable space. Neglible operating and maintenance costs. |
Eurodeur 99
Journée Technique du Pôle Environnement Sud-Aquitain 2 décembre 1997 à PAU : Odeurs et Environnement
| Neurosciences & Systèmes Sensoriels | |||
| olfac, olfacto, olfaction, human, receptor, bulb, memory, olfactometry, olfactometer, cogniscience, neuroscience, neurophysiology, sensoriel |
|||
| Directeur: Pr André Holley
Présentation
L'olfaction et les odeurs |
Le Laboratoire de Neurosciences et Olfaction, mène ses recherches fondamentales dans le domaine de l'Olfaction. Il rassemble plus de trente personnes s'intéressant à l'interface entre les odeurs et le système biologique en étudiant: l'activité déclenchée par les odeurs dans les neurones à différents niveaux du système olfactif, la neuroanatomie et la neurocytologie du système olfactif lors du développement et chez l'animal adulte, la mémoire olfactive et les processus d'apprentissage. |
||
|
AQUILAIR®, le traitement physico-chimique des odeurs
| Afin de lutter contre les nuisances olfactives, OTV a mis au point AQUILAIR® , un procédé physico-chimique qui absorbe les gaz odorants puis les transfère vers des solutions aqueuses . La filière de traitement par le procédé AQUILAIR® peut comporter de une à quatre tours de lavage à contre-courant. La première, acide (pH 2 à 3), élimine les composés azotés. Les deuxième et troisième, basiques et oxydantes (respectivement pH 9 et 11), détruisent les produits soufrés. Enfin, une dernière tour (neutre et réductrice) peut piéger les aldéhydes et les cétones. |
Tours AQUILAIR® |
| Très performante, la technique AQUILAIR® s'applique aux petites comme aux très grandes stations, même dans les cas d'utilisations extrêmes (stations souterraines, conditions climatiques exceptionnelles). Elle permet de traiter des effluents gazeux très concentrés (jusqu'à 100 mg/m3) et s'adapte facilement aux variations de concentrations. AQUILAIR® atteint des rendements épuratoires supérieurs à 99%. De plus, la mise en oeuvre complémentaire d'une régulation du chlore OXYREG® permet de réaliser d'importantes économies de réactifs. |
|
| ALIZAIR®, la désodorisation écologique | |
Fort de son expérience dans le domaine des traitements à cultures fixées, OTV a développé ALIZAIR®, un procédé biologique de traitement des odeurs. Il consiste en une oxydation biologique des molécules odorantes, en milieu liquide. Les effluents gazeux sont traités lors de leur passage à travers un biofiltre sur lequel sont fixés les micro-organismes épurateurs. Un arrosage de la surface du filtre maintient une humidité constante dans le lit, apporte les éléments nutritifs nécessaires à l'activité bactérienne et permet l'évacuation des produits de l'oxydation biologique tels que les sulfates. |
"ALIZAIR® placé sur le toit de l'usine à Saint-Cyr sur Mer" |
| ALIZAIR® s'adapte à tous les sites quels que soient le débit et la nature des gaz à traiter. Ecologique, il nécessite uniquement l'adjonction de produits nutritifs utiles à la bioassimilation. ALIZAIR® est également simple à mettre en oeuvre et économique : il nécessite peu d'investissement et utilise peu d'énergie. |
|
Ultra BioZyme-5000 n'est pas un fertilisant. L'activité biologique du produit agit sur les taux en Ammoniac et H2S solubles des lisiers et diminue par le fait même l'Ammoniac et le H2S gazeux.
Ultra BioZyme-5000 stimule la bio fermentation des déchets organiques et prévient les phénomènes de solidification et compaction des déchets animaux des fosses à purin.
Ultra BioZyme-5000 Prévient les pertes de nutriments et d'azote des fumiers en concentrant le contenu soluble et en maximisant la valeur biologique du potentiel des fumiers.
En résumé, vous pouvez dorénavant diminuer les coûts exorbitants provenant de l'achat des fertilisants chimiques en considérant l'importance de recycler et re-utiliser les fumiers et/ou lisiers.
Les déchets animaux représentent une source de fertilisant riche et naturelle en micro-nutriments et matière organique active servant a améliorer la structure "vivante" (humus) de vos sols.
Travailler avec la Nature est plus profitable et bénéfique pour notre Environnement
Pensez à Ceci Lorsque Vous Regardez vos Déchets Agricoles :
- La vache laitière moyenne produit approximativement 20 tonnes métriques ou 44,000 livres de déchets solides et liquides par année.
- Au moins 10% de ces déchets ont une valeur biologique utile valeur fertilisante et micro nutriments pour la croissance des végétaux.
- Ceci équivaut à 2 tonnes métriques en NPK par tête/année, sans compter la valeur biologique de la matière organique et les micro-nutriments.
- Il est fondamental de cesser de gaspiller la valeur inestimable de nos déchets agricoles surtout en considérant qu'il devient alors possible de réduire les problèmes environnementaux associés à une mauvaise gestion des lisiers sur la ferme.
- Ultra BioZyme-5000 permets dorénavant de réduire les pertes associées à une mauvaise gestion des déchets agricoles en augmentant la valeur biologique agricole de ceux-ci.
|
Odeurs par l'Homme |
||||||||||||||||||||
Nicolas Godinot Sous la direction de Gilles Sicard et de André Holley Mémoire de DEA de Neurosciences, Université Claude Bernard Lyon 1, 1994 |
||||||||||||||||||||
1. INTRODUCTION : Le système olfactif apporte au sujet des informations sur son environnement chimique. Participant à la localisation d'aliments potentiels, à l'identification de congénères, ou à l'établissement de relations de communication aux conséquences importantes sur l'organisation sociale, les informations olfactives sont mises à profit dans le contrôle de nombreux comportements (Holley, 1993). Le support d'information n'est pas une grandeur physique, comme la longueur d'onde électromagnétique pour la vision, ou les variations fréquentielles de la pression pour l'audition, mais une conformation particulière, physicochimique, de l'énergie, portée par des produits chimiques volatiles: les odorants. Le sujet baigne la plupart du temps dans un nuage complexe de molécules volatiles. Son système olfactif doit donc probablement en extraire des informations. Pour ce faire, on peut considérer qu'il fait jouer deux fonctions: discrimination et identification. La fonction de discrimination permettrait l'extraction des signaux dans un bruit et la distinction des signaux entre eux. La fonction d'identification réaliserait quant à elle une reconnaissance de ces signaux, les confrontant à des informations stockées, attribuant ainsi une signification au stimulus. L'ensemble de ces fonctions qui conduisent à la perception olfactive repose sur des mécanismes physiologiques dont certains, la réception des molécules odorantes et les mécanismes de la mémoire olfactive par exemple, sont connus ou activement étudiés (Sicard, 1990; Mouly et al., 1990; Barker et Weaver, 1983; Schab et al., 1991). Singulièrement, en ce qui concerne la réception, soulignons que le répertoire des récepteurs moléculaires impliqués compte plusieurs centaines d'espèces (Buck et Axel, 1991), ce qui laisse entrevoir la richesse extrême des capacités de représentations des odeurs, donc des performances de la fonction de discrimination. L'étude de l'organisation du système récepteur grâce, principalement, à un modèle animal, la muqueuse olfactive de grenouille, a permis de mieux comprendre sur quelles bases reposent les capacités de discrimination des odorants à l'entrée du système olfactif (Duchamp et al., 1974; Sicard et Holley, 1984; Sicard 1985). Les chimistes ont proposé des interprétations plausibles en termes physicochimiques des relations de proximités (similitudes) entre les odorants telles que les ont révélé les études physiologiques (Eminet, 1983; Laffort, 1993). En fait, depuis longtemps, les chimistes tentent de relier la structure moléculaire à l'odeur d'un composé (Ohloff, 1982; Doré et al., 1984; Amoore, 1971). Notamment, c'est le cas l'équipe de M. Chastrette, qui a pu mettre en relation des qualificatifs d'odeurs comme musqué, santalé ou ambrée avec des structures moléculaires particulières (Eminet et Chastrette, 1983; Elmouaffek, 1988; Rognon, 1993). Dans ce type d'étude, la qualification de l'odeur des composés étudiés, en l'absence d'une classification consensuelle, est alors représentée par une expression verbale, résultat de l'interrogation d'un sujet particulier, (parfois l'expérimentateur lui-même!), voire d'un professionnel de l'odeur, rarement d'un groupe de sujets placés face à des échantillons d'odorants dans des conditions contrôlées. A partir du début des années 70, l'équipe du professeur A. Holley a exploré les similitudes et les différences entre des odorants, telles qu'on pouvaient les définir sur la base des mécanismes de réception. Ils ont ainsi étudié six séries de vingt odorants. La réponse des neurones récepteurs pour un odorant donné est directement reliée à ses interactions avec les récepteurs moléculaires intercalés dans la membrane de ces cellules. Approchant donc le plus possible les mécanismes de réception, cette équipe a enregistré pour chaque série d'odeurs, la réponse électrophysiologique de soixante neurones récepteurs. Ils ont tout d'abord remarqué que plusieurs odorants pouvaient activer le même neurone. Cependant un code discriminant pouvait être établi si l'on considérait que deux neurones ne répondent pas (ou rarement) aux mêmes sous-ensembles d'odorants. Les résultats enregistrés étaient vcompatibles avec l'idée qu'existaient plusieurs récepteurs moléculaires, chacun présentant un jeu d'affinités particulières pour les odorants. Deux odorants activant deux sous-ensembles de récepteurs moléculaires différents sont alors considérés comme discriminés par le système récepteur olfactif (Duchamp et al., 1974; Sicard et Holley, 1984). Les réponses périphériques recueillies dans le cadre de l'étude récapitulative ont permis de construire un espace représentatif des relations de proximités entre les 20 odorants testés (figure 1, d'après Sicard et Holley, 1984). Dans cet espace, la distance entre les composés matérialise les plus ou moins grandes similitudes d'effet des odorants sur l'activité des neurones récepteurs. Ces relations sont établies selon des bases statistiques, or rien n'indique que le système olfactif uitilise un tel critère pour identifier les odorants. |
||||||||||||||||||||
| 2. MATERIEL ET METHODES
La présente étude comporte deux épreuves psychophysiques: Une épreuve test de catégorisation de vingt substances odorantes et une épreuve d'évaluation des valeurs hédoniques et intensitives de ces mêmes substances. 2.1 Substances odorantes Il s'agit de 20 corps purs odorants commerciaux (Sigma, Aldrich), ayant une pureté supérieure à 98% (tableau I). Presque tous sont liquides à la temprérature ambiante. Nous avons dilués ces corps au centième dans de l'huile minéral dépourvue d'odeur (Nugol ou Mineral Oil, Sigma). Des expériences préliminaires, nous ont permis de constater que certains produits par leur forte intensité surprenaient les sujets devant les humer ou au contraire étaient difficilement perçus. Nous avons donc dilué moins le limonène (1/62.5), et plus l'acide isovalérique, le thiophénol, ainsi que la pyridine (1/6250). Quatre composés cristalisés, le menthol, le camphre, le thymol, et le phénol, ont été dissous de telle manière que leurs concentrations molaires soient du même ordre que celles obtenues pour les corps liquides. Sauf pour le menthol, leur mise en solution n'a pu être effectuée que dans le diéthyl-phtalate, inodore (Sigma). Le volume final des solutions obtenues était de 5 ml. Le tableau I indique le nom des corps utilisés, le code à trois lettres utilisé pour les identifier dans les figures, et leurs concentrations. Les 5 ml de solution étaient versés dans de petits flacons de 25 ml en verre ambré, dans lesquels on avait introduit un absorbant synthétique. La pénétration de tout le liquide dans l'absorbant permet de retenir la solution, et évite ainsi tout risque d'écoulement lors de la manipulation des flacons. Chaque flacon est identifié par un numéro, de 01 à 20, et présenté dans un portoir métallique consitué de 25 cases (5*5). On disposait de 2 jeux d'odorants, ordonnancés différemment selon 2 tirages au hasard (Tableau II) et respectivement proposés à deux groupes de sujets. Pour un certain nombre de sujets, l'ordonancement a été chaque fois tiré au hasard. 2.2 Les épreuves psychophysiques
Une fois cette première phase réalisée, nous avons demandé oralement au sujet de donner une description de chaque groupe et de trouver pour chacun le flacon odorant caractéristique. Les réponses verbales sont systématiquement enregistrées. L'instruction pour cette deuxième phase était celle précisée par la figure 3.
Au cours de cette épreuve, nous avons aussi voulu observer le comportement de prise d'information des sujets en nous attachant plus particulièrement à ses aspects temporels. Ainsi, nous avons considéré que l'épreuve était constituée de période de flairages et de périodes de repos. La période de flairage est comprise comme celle qui s'écoule entre l'ouverture d'un flacon et sa fermeture. La période de repos s'étend de la fin d'une période de flairage au début de la période de flairage suivante. Nous avons mesuré la durée de ces périodes. Nous avons ainsi comptabilisé le nombre de périodes de flairage effectuées par séquences de deux minutes.
Matrice de co-ocurence et taxinomie. Pour chaque sujet, les résultats de ses regroupements sont inscrits dans une matrice binaire carrée symétrique, avec comme entrées, en colonne et en ligne, la série de 20 odorants. A l'intersection d'une ligne, représentant un odorant, et d'une colonne, en représentant un autre, est inscrit le chiffre 1 si les deux odorants ont été placés dans un même groupe, et, le chiffre 0 s'ils étaient dans deux groupes distincts. La somme algébrique des différentes matrices binaires obtenues pour tous les sujets donne une matrice de fréquences de co-ocurences: Le nombre présent à l'intersection d'une ligne et d'une colonne représente le nombre de fois où les deux odorants correspondants ont été placés dans un même groupe. Plus ce nombre est grand, plus la similitude des 2 odorants est grande. On remarquera que si l'on divise les co-ocurences obtenues par le nombre de sujets, on obtient des indices compris entre 0 et 1, équivalents aux indices de similitude d'Ochiai. Cette matrice de co-ocurence est ensuite utilisée comme entrée d'un algorithme de taxinomie hiérarchique ascendante. Cette procédure, descriptive, permet, sur la base de distances entre items, de réaliser des aggrégations successives entre les items qu'on résume par une arborescence ou dendogramme. La procédure choisie est dite ascendante car elle débute sur l'ensemble de items, tous individualisés, puis poursuit par une aggrégation des items, puis des groupes d'items, deux à deux... et ainsi de suite jusqu'a l'obtention d'un seul groupe contenant tous les items. Projections simultanées des points représentatifs des odorants et des commentaires des sujets: l'analyse factorielle des correspondances (AFC). Un deuxième type de traitement a été effectué reposant sur une matrice binaire non symétrique avec, en colonne les 20 odorants et en ligne les commentaires recueillis sur les groupes. Dans cette matrice a été consigné à l'intersection d'une ligne i et d'une colonne j, soit le chiffre 1 si à l'odeur i était associé le commentaire j, soit, si tel n'était pas le cas, le chiffre 0. Cette matrice rectangulaire nous a permis de calculer des distances de CHI-2 entre odeurs. Cette matrice de distances a été utilisée comme entrée d'un algorithme d'analyse factorielle dans le but d'obtenir une projection dans un espace à 19 dimensions, c'est-à-dire prenant en compte la totalité de la variance. Nous avons systématiquement reproduit trois dimensions, et tenu compte de cinq dans notre rapport, jugeant que 50% environ de l'information suffiraient à représenter les principales caractéristiques de l'espace olfactif ainsi étudié.
Les consignes reçues pour la réalisation du classement intensitif sont les mêmes, le terme "hédonicité" est simplement remplacé par "intensité"; "meilleur" et "moins bon" le sont par "moins fort" et "plus fort". La moitié des sujets a réalisé le classement hédonique avant le classement intensitif, l'autre moitié a fait l'inverse. Un temps de repos de l'ordre de 15 minutes était ménagé entre les deux épreuves. On note, pour chaque classement réalisé, la position prise par chaque odorants. La position 1 correspondait à l'odorant perçu comme le plus faible ou le meilleur, la position 20 correspond à celui perçu comme le plus fort ou le plus mauvais. Nous utiliserons par la suite les termes "épreuve Intensité" et "épreuve Valeur Hédonique" à propos de ces deux protocoles de classifications.
Un test non paramétrique de comparaison de moyennes, le test de Wilcoxon, a été réalisé sur les résultats de rangs obtenus par les odorants. On a ainsi testé l'égalité des rangs moyens d'un même odorant suivant les modalités de classements (hédonique, intensitif, en premier ou en deuxième). On a aussi pu tester l'égalité des rangs moyens des odorants entre eux, pour une même modalité. 3. RESULTATS 3.1 Résultats de l'épreuve de catégorisation Le principe de l'épreuve a été très facilement compris par les sujets. Tous sont parvenus à effectuer des regroupements en moins d'une demi-heure. Laissés libres d'accéder aux odorants, les sujets se sont comportés d'une manière assez homogène dans leur façon d'échantillonner les odorants. Les sujets ont, en moyenne, formé 8 groupes (8 ±1,9), le nombre moyen d'odorants par groupes était de 2,4 ±1,7. Nous avons recueilli 341 commentaires sur les regroupements.
Les plans factoriels construits avec les facteurs 1 et 2, et 2 et 3 d'autre part, sont présentés sur la figure7. L'analyse des contributions absolues et relatives calculées par le programme confirment les impressions fournies par la représentation graphique et permettent de souligner les faits remarquables suivants:
- Le deuxième facteur isole MAC, ISO, ACE, XON qu'il oppose à MEN, CIN, CAM, CDN. - Le troisième facteur oppose MEN, CIN, CAM à CYM, LIM, mais surtout à CDN. - Le quatrième facteur oppose CYM, HEP, DCI à CDN - Le cinquième facteur isole PYR qu'il oppose à CDN et IVA.
- les groupes MAC, ISO et ACE, XON sont tous les deux représentés par le facteur 2, la paire MAC, ISO étant aussi représentée en partie par le facteur 5, - le groupe MEN, CIN, CAM, THY, (notament MEN et CIN), est bien représentés par le facteur 3, - le groupe CYM, LIM, DCI, HEP est bien représenté par le facteur 4 dont la formation est en partie due à CDN, bien réparti aussi sur les facteurs 3 et 5. - le groupe ANI, BUT, XOL, n'est porté par aucun des cinq premiers facteurs.
Le facteur 1 isole du reste des qualifications généralement hédoniques:
La moitié des sujets a réalisé l'épreuve Intensité avant l'épreuve Valeur Hédonique, l'autre a suivi un ordre inverse. Les temps mis par les sujets pour réaliser le classement intensitif ne diffèrent pas significativement que celui-ci ait été réalisé avant ou après le classement hédonique (test de Student-Fisher, t=1,93; ddl=19; p<5%). Par contre, la durée moyenne des classements hédoniques est significativement racourcie lorsque ceux-ci ont été effectués après le classement intensitif (test de Student-Fisher, t=2,118; ddl=19; p<5%) (Tableau III). Un sujet n'est pas parvenu à détecter l'acide isovalérique (IVA). Tableau III: Durées moyennes des épreuves de classements des odeurs selon l'intensité ou la valeurs hédonique selon l'ordre de passage. Ordre des épreuves durée (min) hédonique en premier 14,2 ±6,6 hédonique en second 10,8 ±4,3 intensitif en premier 15,2 ±6,6 intensitif en second 12,0 ±8,3 Moyenne 13,0 ±6,2
Les rangs moyens des odorants, calculés sur l'ensemble des sujets interrogés, sont présentés par la figure 8c Afin d'estimer la valeur de ces rangs moyennés, nous avons pratiqué un test de Wilcoxon comparant toutes les paires possibles d'odorants (figure 8d). L'existence de regroupements est ici beaucoup moins nette que pour les classements intensitifs. On observe néanmoins un lien entre CIN MEN et ISO, dans les rangs bas, et l'individualisation de trois stimuli, IVA PYR et PHO, jugés comme étant les plus désagréables, voire repoussants. Les odorants de rangs intermédiaires sont nettements plus regroupés. |
||||||||||||||||||||
| 4. DISCUSSION
4.1 L'épreuve de catégorisation. Le protocole que nous avons élaboré laissait une grande liberté aux sujets, notre volonté étant que les sujets expriment toutes leurs possibilités d'analyse et de synthèse se rapportant à leurs sensations olfactives. On ne disposait que de peu de données objectives sur les performances et le comportement d'individus placés dans de telles conditions si l'on excepte des données relatives au flairage (Laing, 1982). Nous avons été surpris par deux faits:
2) L'aspect consensuel des jugements sur un échantillon d'odeurs qui n'avaient pas été choisies pour leur familiarité, la facilité de leur analyse ou de leur mémorisation (Jelh, 1993). Sur l'ensemble des variables mesurées (les durées comme le nombre de groupes formés, y compris les catégories proposées), l'échantillon des sujets qui ont participé à l'épreuve de catégorisation a semblé plutôt homogène. Nous n'avons pas pu mettre en évidence de sous-groupe de sujets sur la base des résultats de l'épreuve de catégorisation, ce qui ne signifie pas qu'ils étaient extrêmement dispersés: Tous n'ont pas exactement divisé la collection d'odorant de la même manière, mais certaines paires d'odorants ont pratiquement toujours été associées (par exemple, CIN-MEN, MAC-ISO, CYM-LIM). De telle sorte que les huit groupes taxinomiques révélés constituent bien une charpente autour de laquelle les sujets ont finalement assez peu varié. 4.2 Axes intensitif et hédonique. Sur les résultats des épreuves de classements selon les valeurs hédoniques et d'intensité on constate que, à part pour le thiophénol (PHO), les écarts-types des rangs de chaque susbtance odorante sont importants. Ils sont tels qu'on pouvait se demander quelle confiance accorder à la position des odorants ainsi classés. La conclusion des tests que nous avons pratiqués est que le rang de certains odorants pourrait être changé de quelques unités, donc que les échelles sont divisibles en quelques plages. La résolution des capacités d'évaluation est plus faible dans le cas des valeurs hédoniques que dans celui des valeurs d'intensité. On ne distinguerait que trois catégories pour la variable hédonique: mauvais, neutre et agréable. On observe, une échelle plus divisée (en cinq catégories différentes) pour la variable intensitive. Nous n'avons pas trouvé parmi les axes factoriels d'axe corrélé à l'axe intensitif. Par contre, le premier axe factoriel est de toute évidence lié à une caractéristique hédonique. Mais, il est plutôt un axe extracteur des mauvaises odeurs (PHO, PYR, IVA), les autres corps n'étant pas étalés sur cet axe. Il ne représente donc pas ce qu'on a l'habitude d'appeler dimension hédonique. Concernant l'axe intensitif, un sujet n'est pas arrivé à détecter l'acide isovalérique durant les épreuves Intensité et Valeur Hédonique. Ce même sujet n'a pas donné de classement intensitif ou hédonique aberrant pour le reste des odorants testés. Il n'a d'ailleurs pas plus détecté l'acide isovalérique qu'on lui a présenté non dilué! Ces manifestations d'un déficit limité de la sensibilité rappelle la définition des anosmies spécifiques (Amoore et al., 1972, Amoore, 1982). Souvent considérées comme le résultat d'un défaut de récepteur, on ne sait pas si elles entrainent des parosmies associées (Beets, 1982). Malheureusement, le sujet anosmique à l'acide isovalérique n'a pas participé à l'épreuve de catégorisation... 4.3 Appréciation de la représentativité des groupes d'odeurs et interprétation de la correspondance Les groupes obtenus par taxinomie sont également identifiés dans l'espace des premiers facteurs issus de l'analyse factorielle des correspondances. C'est-à-dire que les odorants proches dans l'espace calculé par la taxinomie sont tout aussi proches dans celui issus de l'analyse factorielle. Les procédures statistiques utilisées ici étaient toutes deux basées sur le calcul d'indices de similitude d'Ochiai. Cependant, nous avons obtenus des résultats semblables en en utilisant d'autres (coefficient de corrélation de Tanimoto, "Positive matching dichotomy correlation coefficient"). En fait, nous avons réalisé différents types de traitements descriptifs (analyse multidimensionelle, analyse en composantes principales, analyse factorielle des correspondances et diverses taxinomies). Tous produisent des résultats comparables, montrant par là-même la robustesse des résultats que nous produisons ici. Nous avons mis à profit la complémentarité de la taxinomie et de l'analyse factorielle des correspondances. Elle nous a permis d'expliquer les regroupements de la taxinomie grâce aux correspondances, existantes et représentables, entre les odorants et les descriptions verbales des groupes. Celà permet une interprétation des critères de regroupements d'odeurs. On remarque que les descripteurs verbaux ne traduisent pas tous un même niveau de catégorisation ou de traitement des informations (mauvais/citron). Par ailleurs, nous nous sommes très vite rendu compte que les tentatives des sujets pour trouver des qualificatifs génériques stricto sensu pour les groupes restaient infructueuses: les définitions étaient données en extention, c'est-à-dire par une suite d'expressions qualifiant au moins certains des éléments du groupe. En observant l'espace factoriel, on voit que certains odorants sont regroupés parce qu'ils évoquent une même source odorante: c'est le cas du p-cymène (CYM), du D-citronellol (DCI), du D-limonène (LIM) et du n-heptanol (HEP), tous reliés au citron. D'autres sont regroupés par une propriété de l'odeur qui ne semble pas identifier une source: il en est ainsi de l'acide isovalérique (IVA) et de la pyridine (PYR), regroupés autour du constat d'une répulsion commune. On notera toutefois que ces derniers corps reçoivent, moins fréquemment il est vrai, et comme l'illustre le cinquième axe factoriel, des qualitifs qui décrivent aussi leurs sources usuelles (respectivement, le pied sale et le goudron ou l'ail). Cà n'est pas parce qu'ils sont nauséabonds, que leurs images sensorielles ne peuvent pas être interprétées en termes d'identification. 4.4 Confrontation de l'espace des perceptions olfactives et de l'espace des mécanismes récepteurs. Nous avons la nécessité de justifier l'opportunité de cette comparaison. Elle suppose que l'on considère que les mécanismes de réception qu'on étudie chez la grenouille puissent être similaires sinon identiques à ceux qui existent chez l'homme. Il y a actuellement une soixantaine de séquences de gènes codant pour les récepteurs publiées, qui ont été extraites de l'étude de six espèces, dont cinq mammifères et un poisson. Plusieurs autres gènes codant pour les récepteurs olfactifs d'insectes sont connus. Entre le rat et l'homme on constate un niveau d'homologie qui peut atteindre 90%, entre le poisson et l'homme le meilleur niveau connu est de l'ordre de 30%. Mais l'état des données ne permet pas de savoir s'il existe des récepteurs identiques dans deux espèces différentes (Lancet et Ben-Arie, 1993) et donc de comparer réellement leurs équipements en récepteurs. L'autre façon d'approcher la question consiste à se préoccuper de la fonction de ces protéines réceptrices plutôt que de leur dimension structurale. Malheureusement, dans notre domaine, la physiologie comparative n'a pas poussé encore bien loin son regard. Des tentatives de comparaison de la sensibilité de diverses espèces vis à vis de tel ou tel odorant on été réalisées (Marshall et Moulton, 1981; Marshall et al., 1981). Mais ces comparaisons sur la base de réponses comportementales n'apportent que des indications incertaines sur les mécanismes récepteurs. Nous en sommes donc réduits à considérer les mécanismes les plus fondamentaux: Le premier principe important est que l'odeur nait probablement de l'interaction d'une molécule odorante avec plusieurs récepteurs de spécificités variées (Beets, 1982; Sicard et Holley, 1984). Le deuxième principe est que les interactions entre molécules et récepteurs sont probablement de même nature quelle que soit l'espèce animale. Il s'en suit que même si les récepteurs sont différents, la proximité des structures chimiques est revélée par un ensemble de récepteurs. Ainsi, nous pouvons émettre l'idée que ces mécanismes généralistes devraient conduire à des espaces olfactifs assez semblables bien qu'on conçoive que des récepteurs très spécifiques puissent les modifier de façon locale. C'est donc sous cette hypothèse que nous avons donc poursuivi notre démarche. L'axe hédonique de l'espace perceptif est évidement omis dans la comparaison. On observe des différences et des recoupements entre les résultats que nous avons obtenus et ceux décrits sur la base des réponses de neurones récepteurs de la muqueuse olfactive par Sicard et Holley (Figure 9). Ci-dessous, nous n'envisagerons pas tous les couples ou groupes possibles, mais à l'aide de trois exemples, nous essaierons d'interpréter les cas les plus typiques. 1. Certaines substances rapprochées par les mécanismes récepteurs sont aussi regroupées par les sujets humains. C'est le cas notament des molécules camphrées ou mentholées (cinéole, camphre, menthol et thymol). On notera que ces molécules ont aussi été regroupées par les calculs des chimistes (Eminet et Chastrette, 1983). On peut faire l'hypothèse que la source de leur proximité perçue par les sujets humains est bien l'identité de leur image sensorielle. 2. Alors qu'ils sont regroupés par les sujets humains, la pyridine et le thiophénol, au demeurant distants quant à leurs structures chimiques, sont clairement différentiés par les mécanismes récepteurs de la muqueuse olfactive. Nous avons vu que les raisons des regroupements faits par les sujets humains ne sont pas toujours au même niveau: ceci peut raisonnablement expliquer la différence que nous observons ici. On remarquera que le retrait de l'axe "hédonique" dans les représentations de l'espace factoriel fait apparaitre toujours une distance importante entre ces deux composés, et laisse donc apparaitre la différence de leur images sensorielles. 3. Pour d'autres couples, comme le cyclohexanone (XON) et l'acétophénone (ACE) on a constaté un rapprochement dans l'espace perceptif alors que ces deux corps restaient séparés, appartenant à deux groupes différents, dans l'espace des mécanismes récepteurs. Pour l'heptanol (HEP) et la méthyl amyl cétone (MAC), on observe une situation inverse. Notre interprétation de ces variations n'est pas vraiment éclairée par les données dont nous disposons. XON et ACE sont rapprochés par le qualificatif colle (en fait, colle blanche de bureau, qui présente une odeur d'amande amère caractéristique). Soit ces deux produits peuvent être trouvés simultanément dans cette source citée par les sujets, soit ils présentent en commun une facette olfactive, un trait commun, par exemple proche de l'odeur de l'amande amère. La dissociation de HEP et MAC pourtant fortement liés à la périphérie du système olfactif, mais non confondus, nous laisse envisager que les distances si petites qu'elles soient sont décelées par le système olfactif et qu'elles peuvent prendre suffisament de sens pour modifier les rapports entre les odorants. Cette dernière hypothèse module ainsi l'impression que l'on pourrait tirer d'une vision trop statistique ou synthétique, des relations de proximités qui découlent des analyses des mécanismes de réception telles qu'elles ont été réalisées par nos prédécesseurs. |
||||||||||||||||||||
| 5. CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Le protocole utilisé ici, selon notre voeu, prend en compte toutes les composantes impliquées dans la tâche de catégorisation. Il mettait en jeu des odeurs peu ou mal connues par les sujets. Une des utilisations possibles des données que nous apportons est leur comparaison avec les résultats d'expériences identiques menées avec des série d'odorants choisis pour leur familiarité, donc des objets différents des nôtres sur le plan cognitif. Ainsi pourrait être exploré plus avant la capacité du sujet humain à faire des catégories d'odeurs. Afin d'obtenir une vision plus précise des aspects strictement sensoriels, nous pensons qu'une comparaison directe des qualités odorantes serait mieux adaptée. C'est le cas dans les protocoles de comparaison par paires ou par triades. Protocoles demandant moins de "calculs" par le sujet, leur mise en oeuvre demande aussi plus de temps: 190 paires à tester pour vingt odorants. Quoiqu'il en soit, avec l'épreuve de catégorisation, nous avons un outil qui permet de d'explorer les relations qualitatives entre odorants. Il existe des procédures mathématiques qui permettent de projeter un nouvel élément dans l'espace déjà construit et donc une procédure rapide pour situer un nouvel odorant dans un espace de référence. Il semble que pour obtenir des informations sur l'intensité ou la valeur hédonique, on doive ajouter deux épreuves supplémentaires dédiées à les mesurer. |
||||||||||||||||||||
| 6. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES:
Amoore J.E., 1971, Stereochemical and vibrational theories of odour, Nature, 233:270-271. Amoore J.E., Venstrom D., Nutting M.D., 1972, Sweaty odor in fatty acids: measurement of similarity, confusion and fatigue, J. Food Sci., 37:33-35. Amoore J.E., 1982, Odor theory and odor classification, in Fragrance Chemistry, E.T. Theimer (Ed.), Academic Press, New york. Barker L.M., Weaver C.A., 1983, Rapid, permanent, loss of memory for absolute intensity of taste and smell, Bull. of Psychonomic Soc., 4:281-284. Beets M.G.J., 1982, Odor and stimulant structure, In Fragrance Chemistry, Academic Press, New York. Benzecri J.P., 1973, L'analyse des données, Vols. 1 et 2, Dunod, Paris. Buck L., Axel R., 1991, A novel multigene family may encode odorant receptors: A molecular basis for odor recognition, Cell, 65:175-187. Doré J.C., Gordon G., Jaubert J.N., 1984, Approche factorielle des relations entre structure chimique et notes odorantes, C.R. Acad. Sc. Paris, chimie biologique, 299:315-320. Duchamp A., Revial M.F., Holley A., Mac Leod P., 1974, Odor discrimination by frog olfactory receptors, Chem. Senses, 1:212-223. Elmouaffek A., (1988), Etude statistique multidimensionnelle des proximités entre notes odorantes utilisées en parfumerie. Etude de relations structure-odeur de quelques notes odorantes, Thèse de doctorat, Université Claude Bernard, Lyon. Eminet B., (1983), Contribution à l'étude physicochimique des relations structure-activité dans le domaine de l'olfaction en utilisant l'analyse de données. Comparaison avec des résultats de mesure électrophysiologiques, Thèse de doctorat, Université Claude Bernard, Lyon. Eminet B.P., Chastrette M., 1983, Discrimination of camphoraceaous substances using physicochemical parameters, Chem. Senses, 7:293-300. Frijters J., 1977, The effect of duration of intervals between olfactory stimuli in the triangular method, Chem. Senses and Flavor, 2:301-311. Godard C., 1993, Contribution à l'étude du recouvrement et de la mémoire chez des sujets effectuant des épreuves d'évaluation sensorielle de saccharose, Thèse de doctorat, ENSBANA, Université de Bourgogne, Dijon. Holley A., 1993, Traité de psychologie expérimentale, Richelle M., Requin J., Robert M. (Eds), P.U.F, Paris, sous presse. Jehl C., 1993, Etude de l'influence des facteurs perceptifs et sémantiques sur la mémoire olfactive humaine, Thèse de doctorat, Université Lumière, Lyon. Köster E.P., 1971, Adaptation and cross-adaptation in olfaction. An experimental study with olfactory stimuli at low levels of intensity, Thèse, Rotterdam. Köster E.P., 1991, Méthode d'évaluation psychophysique dans l'étude de l'environnement, In Odeurs et désodorisation dans l'environnement, Martin et Laffort (coord.), Tec & Doc Lavoisier, Paris. Laffort P., 1993, Structuration graphique de la qualité odorante sur la base de paramètres moléculaires. Cas des données expérimentales du groupe de André Holley, C. R. Acad. Sci. Paris, biochimie cellulaire 316:105-111. Laing D.G., 1982, Characterisation of human behavior during odour perception, Perception, 11:221-230. Lancet D., Ben-Arie N., 1993, Olfactory receptors, Current Biol., 3:668-674. Lawless H.T., 1989, Exploration of fragrance categories and ambiguous odor using multidimensional scaling and cluster analysis, Chem. Senses, 14:349-360. MacRae A.W., Howgate P., Geelhoed E., 1990, Assessing the similarity of odors by sorting and by triadic comparisons, Chem. Senses, 15:691-699. Marshall D.A., Moulton D.G., 1981, Olfactory sensitivity to alpha-ionone in humans and dogs, Chem. Senses, 6:53-59. Marshall D.A., Blumer L., Moulton D.G., 1981, Odor detection curves for n-pentanoic acid in dogs and humans, Chem. Senses, 6:445-452. Mouly A.M., Gervais R., Holley A., 1990, Evidence for the involvement of rat olfactory bulb in processes supporting long-tem olfactory memory, Eur. J. of Neurosci., 2:978-984. Ohloff G., 1982, The fragrance of ambergis, in Fragrance Chemistry, E.T. Theimer (Ed.), Academic Press, New york. Rognon C., 1993, Relation structure-odeur et modélisation moléculaire à partir de la comparaison des propriétés olfactives de couples d'énantiomères, Thèse de doctorat, Université Claude Bernard, Lyon. Russel M.J., Cummings B.J., Profitt B.F., Wysocki C.I., Gilbert A.N., Cotman C.W., 1993, Life span changes in the verbal categorisation of odors, J. of Gerontology: Psychological Science, 48:49-53. Sicard G., 1985, Olfactory discrimination of structurally related molecules: Receptor cell responses to camphoraceous odorants, Brain Res., 326:203-212. Sicard G., 1990, Receptor selectivity and dimensionality of odours at stage of the olfactory receptor cells, NATO ASI series, chemosensory Information Processing, Schild D. (Eds), Springer-Verlag Berlin Heidelberg. Sicard G., Holley A., 1984, Receptor cell responses to odorants: similarities and differences among odorants, Brain Res., 292:283-296. Shab F.R., De Wijk R.A., Cain W.S., 1991, Odor memory over the course of 100 seconds, AChemS XIII, Sarasota, FL.
|
|
Pôle Environnement Sud Aquitain - Hélioparc 64000 Pau, Tél : 05-59-30-46-26, E-mail : apesa@heliantis.fr |