Les Eaux Continentales






Les prélèvements et les consommations d'eau paraissent faibles par comparaison avec la ressource annuelle mobilisable, néanmoins la France connaît des tensions du fait des grandes variations interannuelles et régionales de la ressource. Par exemple, la période 1989-1990 apparaît plus sèche que 1975-1976 pourtant restée dans les mémoires.

Les prélèvements destinés à l'alimentation en eau potable des populations, des services et industries, raccordés au réseau public, décroissent de 1 % par an en moyenne depuis 1989. Un effort généralisé d'économies d'eau explique en partie ce chiffre (282 litres/hab/jour en moyenne).

Du point de vue de leur qualité, les eaux de surface sont contaminées par les nitrates : ce phénomène généralisé est en croissance constante sur les deux tiers du territoire et se fait ressentir plus fortement en hiver qu'en été.

Au Nord d'une ligne Toulouse-Strasbourg, les évolutions sont mauvaises au contraire de la partie Sud. Vis-à-vis du phosphore (eutrophisation) la tendance est à la diminution des points noirs et à la disparition progressive des eaux les plus pures. La ligne de partage géographique est similaire à celle des nitrates.

La première cause de non-conformité des eaux de distribution reste la bactériologie sur l'ensemble du territoire. En revanche, celle liée aux pesticides et aux nitrates présentent une distribution géographique limitée mais une durée plus longue que pour les critères bactériologiques. La non conformité est plus souvent due à la pollution par les pesticides que par les nitrates.

Enfin, le taux d'équipement des collectivités locales (assainissement et épuration) progresse : le taux de raccordement à une station d'épuration passe de 70,2 % en 1990 à 76,6 % en 1995.

L'eau reste ainsi le plus important poste de dépenses des communes :37 % pour les eaux usées et 24 % pour l'eau potable.