Les Ressources en Eau
Le cycle de l'eau et les précipitations
Eaux souterraines
Eaux de surface
L'eau, par ces caractéristiques physicochimiques est une substance bien
particulière. Ces propriétés font de l'eau un élément à part, ce qui explique
peut-être son importance au sein de la biosphère.
Dans le milieu naturel,
l'eau évolue suivant un cycle dont certaines étapes-clefs sont marquées par des
changements d'états. L'eau change ainsi de réservoirs naturels en se modifiant
et en présentant des propriétés différentes.
Bref aperçu du cycle de l'eau :
L'eau,
contenue dans le « réservoir océan », est vaporisée et pénètre l'atmosphère. A
ce stade, l'eau est d'une grande pureté.
Lorsque l'atmosphère se refroidi,
l'eau se condense est forme les nuages. Ces nuages vont à leur tour restituer de
l'eau liquide sous forme de pluie. A ce stade l'eau se charge de particules et
de gaz contenus dans l'atmosphère.
Les précipitations peuvent suivre
différents parcours. Elles peuvent :
Les eaux de
surface :
Flux et quantités :
La France comporte
plus de 270 000 km de cours d'eau, et les lacs et plans d'eau couvrent une
superficie de 2 829 km2. La pluie apporte en moyenne 440 milliards de m3 par an,
ce qui est inférieur à la moyenne mondiale. La précipitation efficace
(disponible pour l'écoulement) représente environ 39% de la pluie brute, et
représente 170 milliards de m3. En période de sécheresse, ce chiffre
peut atteindre seulement 120 milliards. La sécheresse qui sévit en France depuis
1988 et qui a commencée de reculer à partir de 1992, est un phénomène qui
apparaît en moyenne deux à quatre fois par siècle. L'écoulement des cours d'eau
s'est logiquement trouvé affecté par ce phénomène, à l'exception de certaines
régions où les rivières sont alimentées par des nappes importantes (bassin de la
Seine). En revanches, certaines périodes ont montré des phénomènes pluvieux
violents ce qui a occasionné de fortes crues (Ouvèze 21 septembre 1992, Camargue
février 1993, crue du Rhône 20 décembre 1993).
En 1992 le Sénat français a proposé une esquisse du bilan quantitatif des ressources continentales. Les conclusions sont les suivantes :
| Bassins | % d'objectif de qualité atteint |
| Adour - Garonne |
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| Artois - Picardie |
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| Loire - Bretagne |
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| Rhin - Meuse |
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| Seine - Normandie |
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| Rhône - Méditerranée - Corse |
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Les eaux souterraines :
Flux et quantités :
Le débit annuel des
eaux souterraines a été estimé à 100 milliards de m3 par an en
France. Les nappes souterraines représentent de grandes réserves en eau, qui
sont exploitées pour divers usages (eau potables, industrie, irrigation...).
Elles sont alimentées par la fraction de l'eau de pluie qui ne ruisselle pas et
s'infiltre profondément dans le sol. Les rivières et les lacs peuvent également
alimenter les nappes. La recharge des nappes souterraines durant l'année
hydrologique 1991-1992 a été minime, voire inexistante. A titre d'exemple, les
déficits pluviométriques cumulés depuis 1988 ont contribué à l'abaissement du
toit de la nappe profonde du centre de la France pouvant atteindre 10 mètres.
Qualité des eaux souterraines :
Les deux
paramètres révélateurs de l'état des nappes sont les nitrates et les
micro-polluants organiques. Il existe peu d'information sur l'état des nappes au
niveau national. Les données sont essentiellement connues par l'intermédiaire
des captages en exploitation. En revanche, lorsqu'un captage est abandonné, les
données relatives à la qualité ne sont plus forcément recueillies.
Certaines nappes montrent des taux nitrates en croissance, ce qui peut avoir pour effet à court terme, un arrêt de l'exploitation pour l'alimentation humaine. Des pesticides sont également présents dans certaines nappes et sont en augmentation. Ces phénomènes particulièrement difficiles à cerner sont souvent issus de pollutions lentes et diffuses dont les sources sont par définition complexes et délicates à identifier. Les pollutions accidentelles, quant à elles, sont facilement identifiées, mais les moyens de remédiation sont lourds et la complexité du milieu récepteur de la pollution rend les interventions délicates.