Les Ressources en Eau


Le cycle de l'eau et les précipitations
Eaux souterraines
Eaux de surface





Le cycle de l'eau et les précipitations :

Approche simplifiée du cycle de l'eau dans la nature

L'eau, par ces caractéristiques physicochimiques est une substance bien particulière. Ces propriétés font de l'eau un élément à part, ce qui explique peut-être son importance au sein de la biosphère.

Dans le milieu naturel, l'eau évolue suivant un cycle dont certaines étapes-clefs sont marquées par des changements d'états. L'eau change ainsi de réservoirs naturels en se modifiant et en présentant des propriétés différentes.


Bref aperçu du cycle de l'eau :
L'eau, contenue dans le « réservoir océan », est vaporisée et pénètre l'atmosphère. A ce stade, l'eau est d'une grande pureté.
Lorsque l'atmosphère se refroidi, l'eau se condense est forme les nuages. Ces nuages vont à leur tour restituer de l'eau liquide sous forme de pluie. A ce stade l'eau se charge de particules et de gaz contenus dans l'atmosphère.
Les précipitations peuvent suivre différents parcours. Elles peuvent :

Une fraction de l'eau s'infiltre dans les sols et une autre partie ruisselle en surface. C'est à ce stade que l'eau subit le plus grand usage. Elle est utilisée par les végétaux et les animaux, qui la restituerons soit sous forme vapeur, soit sous forme liquide. Elle est également utilisée pour tous les usages humains comme le montre le schéma. Après avoir été utilisée, elle est restituée et termine son cycle en retournant à l'océan soit en surface, par les fleuves, soit en profondeur dans le sol.

La distribution de la ressource en eau de la planète :
La répartition de l'eau sur la planète est très inégale.

La ressource disponible pour les activités humaines (principalement l'eau liquide) représente moins de 2 % de la totalité de l'eau présente sur la terre. Etant donné les vitesses d'échange entre les grands réservoirs, l'eau de surface se renouvelle assez rapidement.
En revanche, les eaux souterraines sont souvent très lentes à se renouveler. En conséquence, la rescousse en eau souterraine apparaît particulièrement fragile en terme de qualité.





Les eaux de surface :
Flux et quantités :
La France comporte plus de 270 000 km de cours d'eau, et les lacs et plans d'eau couvrent une superficie de 2 829 km2. La pluie apporte en moyenne 440 milliards de m3 par an, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale. La précipitation efficace (disponible pour l'écoulement) représente environ 39% de la pluie brute, et représente 170 milliards de m3. En période de sécheresse, ce chiffre peut atteindre seulement 120 milliards. La sécheresse qui sévit en France depuis 1988 et qui a commencée de reculer à partir de 1992, est un phénomène qui apparaît en moyenne deux à quatre fois par siècle. L'écoulement des cours d'eau s'est logiquement trouvé affecté par ce phénomène, à l'exception de certaines régions où les rivières sont alimentées par des nappes importantes (bassin de la Seine). En revanches, certaines périodes ont montré des phénomènes pluvieux violents ce qui a occasionné de fortes crues (Ouvèze 21 septembre 1992, Camargue février 1993, crue du Rhône 20 décembre 1993).

En 1992 le Sénat français a proposé une esquisse du bilan quantitatif des ressources continentales. Les conclusions sont les suivantes :


Qualités des eaux de surface :
Les indicateurs de qualité permettent de suivre l'évolution des cours d'eau et des rivières. En france, ces dernières années, la qualité des eaux s'est améliorée dans la moitié des bassins et elle s'est fortement dégradée dans un tiers. L'amélioration des techniques de traitement de la DBO et de la DCO ont permis de réduire leur impact. En revanche, la prise en compte relativement récente des composés azotés et phosphorés fait que ces deux éléments sont encore trop peut traités.

Une campagne nationale réalisée en 1988 mettait en évidence une situation médiocre de la qualité des eaux superficielles. La qualité effective des eaux n'était conforme à l'objectif dans moins de 50 % des cas étudiés. Dans certains cas l'écart était même important.
 
Bassins % d'objectif de qualité atteint
Adour - Garonne
49
Artois - Picardie
15
Loire - Bretagne
54
Rhin - Meuse
60
Seine - Normandie
46
Rhône - Méditerranée - Corse
54
France
48





Les eaux souterraines :
Flux et quantités :
Le débit annuel des eaux souterraines a été estimé à 100 milliards de m3 par an en France. Les nappes souterraines représentent de grandes réserves en eau, qui sont exploitées pour divers usages (eau potables, industrie, irrigation...). Elles sont alimentées par la fraction de l'eau de pluie qui ne ruisselle pas et s'infiltre profondément dans le sol. Les rivières et les lacs peuvent également alimenter les nappes. La recharge des nappes souterraines durant l'année hydrologique 1991-1992 a été minime, voire inexistante. A titre d'exemple, les déficits pluviométriques cumulés depuis 1988 ont contribué à l'abaissement du toit de la nappe profonde du centre de la France pouvant atteindre 10 mètres.

Qualité des eaux souterraines :
Les deux paramètres révélateurs de l'état des nappes sont les nitrates et les micro-polluants organiques. Il existe peu d'information sur l'état des nappes au niveau national. Les données sont essentiellement connues par l'intermédiaire des captages en exploitation. En revanche, lorsqu'un captage est abandonné, les données relatives à la qualité ne sont plus forcément recueillies.
Certaines nappes montrent des taux nitrates en croissance, ce qui peut avoir pour effet à court terme, un arrêt de l'exploitation pour l'alimentation humaine. Des pesticides sont également présents dans certaines nappes et sont en augmentation. Ces phénomènes particulièrement difficiles à cerner sont souvent issus de pollutions lentes et diffuses dont les sources sont par définition complexes et délicates à identifier. Les pollutions accidentelles, quant à elles, sont facilement identifiées, mais les moyens de remédiation sont lourds et la complexité du milieu récepteur de la pollution rend les interventions délicates.