Communication Environnementale
en Générale





Associations (voir "RECHERCHE")
Ethique environnementaliste
Etude d'impact
L'Environnment, un facteur strategique: de competitivite pour l'entreprise
Sommets de la Terre » à Rio en 1992, à New-York en 1997
Technologies vertes, produits verts

Inciter les communes à des initiatives fortes en faveur de l'environnement  

De façon concomitante ou annexe à la juridiction touchant le domaine de l'environnement, l'économie et la politique se sont emparées de l'environnement au sens écologique du terme, pour servir une image de marketing vert, à défaut initialement d'une conviction profonde en la matière. En 1997, l'arrivée de députés verts à l'Assemblée, et la nomination d'un Ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire dénotent néanmoins d'une évolution qui est en route. Au niveau mondial, les déclarations de hauts responsables sur la nécessaire protection de l'Environnement sont de plus en plus fréquentes au cours de sommets internationaux ( dont les "Sommets de la Terre" à Rio en 1992, à New-York en 1997...), même si on peut encore déplorer que les enjeux économiques à court terme entravent la mise en oeuvre de ces déclarations sur les enjeux écologiques. 

En France, l'écologie des années 68 était un mouvement de jeunes contestant la société de consommation. L'écologie des années 90 se sent responsable, et souhaite participer à la gestion économique, sociale, politique, de la société, et cela à l'échelon national et mondial. 

Entre ces deux dates, bon nombre de pollutions accidentelles ou chroniques ont marqué tant la Terre que les esprits (marées noires, pollution de l'eau par les nitrates, alertes à la pollution de l'air dans certaines grandes villes,  risques radioactifs ...). 

La "nostalgie du bon vieux temps" est devenue préoccupation de survie de la Planète et de l'Humanité, et les politiques en appellent aux experts scientifiques, et le public souhaite être informé. 

Ainsi, en Occident, on peut délimiter trois périodes de l'écologie qui se sont succédées, et se superposent sur certains thèmes: 

L'écologie défend la qualité de vie qui dépasse les clivages sociaux et politiques traditionnels. Elle met en avant les thèmes consensuels de cadre de vie et de survie, elle propose un développement basé sur l'équilibre des échanges avec l'environnement. 

L'éthique environnementale est un souci qui s'affiche de plus en plus dans la "communication environnementale" des entreprises et des gouvernements. Si ses soucis et objectifs sont variés, voire pas toujours cohérents, ou même opportunistes, le système de valeurs ainsi véhiculé amène peu à peu à une action socio-économico-politique mobilisatrice d'une gestion qui se veut harmonieuse et réaliste des relations Homme -Terre, pour un "développement durable". 

La complexité de la mise en oeuvre d'actions écologiques tient également de la contradiction qui existe souvent entre intérêts théoriques et contraintes pratiques  "même si je sais que la lessive pollue, j'utilise néanmoins de la poudre pour laver mon linge. En fonction de mon degré de sensibilisation verte, je choisirai le produit le moins polluant". Cet exemple individuel peut être élargi aux préoccupations des responsables municipaux : "même si un parc génère plus d'oxygène et d'esthétisme qu'une usine, l'utilité de cette dernière ajoutée aux emplois et taxes apportées fera que c'est cette installation industrielle qui sera préférée. La sensibilité verte amènera un contrôle de ses rejets". 

Citons ici le phénomène appelé NIMBY par les anglo-saxons, c'est à dire "not in my back yard", "pas dans mon terrain", qui se manifeste par exemple dans le fait d'approuver la réalisation d'une usine d'incinération des déchets, mais sans la vouloir à côté de chez soi. 

L'environnement est en train de devenir une composante incontournable de la stratégie des entreprises et des collectivités territoriales. Salariés, clients, habitants, sont de plus en plus concernés dans le fait de produire propre, consommer propre, vivre dans un cadre sain et ainsi ne pas voir sa santé détériorée mais au contraire participer au bien-être individuel et collectif. Les associations s'appuient davantage sur des compétences techniques que sur un militantisme politique, et elles mènent un travail de sensibilisation, d'information, d'alerte et de protection, souvent remarquable et reconnu en tant que tel par la population (constat du sondage BVA / L'Environnement Magazine d'octobre 1996) . 

Les Présidents des Tribunaux administratifs attestent que parmi les recours enregistrés, beaucoup ont leur origine dans la frustration des acteurs concernés et mis à l'écart des processus décisionnels. Station d'épuration des eaux, centre de traitement des déchets, TGV, autoroute, restructuration urbaine... sont autant de lieux d'affrontement possibles. 

La Commission nationale de débat public (Loi Barnier de 1995) s'est mise en place pour organiser la concertation sur les projets nationaux, et la Charte de la concertation du Ministère de l'Environnement pose les grands principes suivants, en y associant tous ceux qui le souhaitent (élus, associations, particuliers) :  L'évolution vers la gestion écologique de l'entreprise et du territoire, se met progressivement en place, de façon plus ou moins contrainte, et la stratégie de communication qui y est associée est un enjeu de taille. 

L'intégration des choix macro-économiques et micro-économiques  est récente et en cours de croissance. Si la demande sociale de protection de la nature est importante, la production / rentabilité reste la finalité première de l'entreprise, et l'équilibre budgétaire de la ville doublé de la satisfaction des citoyens, reste la préoccupation majeure des élus. Pour ces derniers, la contradiction évoquée plus haut se retrouve à un double niveau : il est plus intéressant pour la ville d'avoir une entreprise générant emploi et ressources budgétaires, plutôt qu'un parc mais un citoyen veut un parc, du travail et peu de taxes à payer. Comment l'élu va-t-il satisfaire ces intérêts divergents mais dont la sanction électorale restera la même? 

Notons néanmoins que dans le sondage effectué par BVA / L'Environnement Magazine en 1997, une large majorité de personnes refuse d'opposer préservation de l'environnement et emploi, donc malgré la crise économique "on ne croit pas qu'il faille sacrifier la nature pour sauver des emplois". 

D'autres études récentes ("Conditions de vie et aspirations des Français-Crédoc 1997", "Baromètre Environnement " EDF/DER volet France 1996 et volet Europe 1997") montrent une sensibilité grandissante des Français à l'environnement, d'une part dans leurs choix de consommation (hausse des achats de produits biologiques et de papier recyclé, transports en commun choisis par souci écologique,...), d'autre part dans la prise en compte politique des problèmes (pollution de l'eau et de l'air, élimination des déchets, risques de l'industrie nucléaire,...). Le tri des déchets puis, dans une moindre mesure, la sauvegarde des paysages, de la faune et de la flore, sont également cités au titre des actions individuelles pouvant contribuer à la protection de l'environnement. Néanmoins, cette sensibilité s'applique davantage en termes de conséquences pour les générations futures, qu'en terme de problèmes immédiats pour la génération actuelle, et les effets des problèmes environnementaux sont appréciés pour les êtres humains bien davantage que pour les autres espèces vivantes.
En 1998,un sondage ELLE/IFOP révèle que plus de 87% des femmes interrogées se sentent concernées par l'environnement pour leur santé et celle de leurs enfants, etpour l'avenir de la planète.Elles sontprêtes à trier leurs déchets et à cesser d'utiliser des produitstoxiques.
Une synthèse intermédiaire de ces études permet de penser que la conscience écologique des Français se poursuit et s'accentue d'autant que les problèmes sont évoqués médiatiquement ou vécus directement. 

Dans son analyse globale, on constate que la dimension environnementale suppose : 

Les outils utilisés sont :  Pour communiquer efficacement, il convient de déterminer d'une part les contraintes juridiques du cadre d'action, d'autre part le type d'approche du "recepteur" à toucher ( ses  objets de préoccupation, ses outils de prédilection,...). De plus, quelle option choisir entre préoccupations écologiques et intérêts pratiques? La coexistence de ces deux aspects entraîne des champs de force dont le schéma est à analyser spécifiquement à chaque cas pour trouver une solution. Comment vont se manifester divergences ou convergences entre : intérêts environnementaux/ intérêts collectifs/ intérêts individuels ?