La gestion de l'eau, à la fois pour l'assainissement-épuration des eaux usées et l'adduction d'eau potable, constitue le premier poste de dépenses.
Les investissements pour 1998 devraient connaître une hausse sensible en matière d'assainissement-épuration, de collecte et de traitement des déchets et de gestion des paysages et espaces verts.
Ces priorités ne devraient pas changer d'ici 2002.
Les stratégies environnementales des collectivités locales exigent des efforts d'investissements importants. Les élus locaux doivent dégager de nouvelles marges financières et assurer une communication claire auprès de la population sur les priorités retenues.
Un nombre croissant de services environnementaux sont aujourd'hui gérés à un niveau intercommunal. En 1996, plus de 4 000 groupements assurant la production et la distribution d'eau potable desservaient 50 millions de Français.
intéresse de plus en plus le secteur privé ...
L'environnement est de plus en plus présent au sein du secteur privé, que ce soit sous la forme de contraintes législatives et réglementaires (normes d'émissions de polluants ou de rejets d'eaux usées à respecter) ou de nouveaux marchés à investir.
Les investissements industriels pour la protection de l'environnement sont de trois types :
Les investissements spécifiques correspondent à la mise en place de procédés de dépollution en fin de cycle (filtres, dépoussiéreurs, stations d'épuration,...). Ils constituent l'essentiel des investissements anti-pollution.
Les changement de procédés de fabrication n'interviennent pas toujours uniquement pour des raisons environnementales (le nouveau procédé peut permettre un gain de productivité) mais une part "environnement"peut cependant être évaluée.
Les investissements pour la prévention des risques visent à empêcher ou à limiter les pollutions accidentelles.
En 1995, on estimait à 280 000 le nombre d'emplois directs dans le domaine de l'environnement, soit environ 1,2% de la population active.
Les effectifs du secteur privé dans le domaine de la gestion des eaux usées et des déchets augmentent régulièrement depuis le début des années 80.
Cette augmentation est cependant due, en partie, au transfert de certains effectifs du public vers le privé du fait de la montée en puissance des gestions déléguées.
préoccupe aussi l'homme de la rue.
La sensibilité écologique n'est pas une mode. Elle est relativement nouvelle dans les sociétés industrielles mais elle s'enracine dans des soucis anciens, tels que la santé et la qualité de vie.
Il reste encore, cependant, du chemin à parcourir pour que les actions des consommateurs s'accordent à leurs convictions en matière d'environnement.
Les appréciations sur l'état de l'environnement sont d'autant plus négatives que l'on s'éloigne de l'échelle locale : 14% des enquêtés pensent que l'état de l'environnement dans leur région est mauvais ou très mauvais mais la proportion atteint 60% lorsque la question porte sur l'état de la planète.
La lutte contre la pollution de l'air est perçue comme la première priorité pour l'action de l'Etat. Seuls 11% des Français pensent cependant pouvoir agir individuellement à ce propos. L'élimination et le tri des déchets apparaît comme le terrain d'élection des actions individuelles. Plus de 42% des Français estiment pouvoir y contribuer.
Sur l'ensemble des Français qui exercent une activité professionnelle, 15% environ sont concernés par un "plan environnement" sur leur lieu de travail. Les diverses campagnes de sensibilisation touchent en outre 19% des actifs, alors que la récupération du papier ou des substances toxiques est présente dans un tiers des cas.
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