Installations classées / Textes Législatifs
|
CODE DE L'ENVIRONNEMENT (Partie Législative)
Section 1 Section 2 Section 3Chapitre III - Installations fonctionnant au bénéfice des droits acquis (Article L513-1 ) Chapitre IV - Contrôle et contentieux des installations classées Section 1 Section 2 Section 3Chapitre V - Dispositions particulières à certaines installations Section 1 Section 2 Section 3 Section 4 Section 5Chapitre VI - Dispositions financières (Article L516-1 ) Chapitre VII - Dispositions diverses (Articles L517-1 à L517-2 ) |
Définitions
Sanctions
Loi 76-663 du 19 juillet 1976Elle s'applique aux installations classées pour la protection de l'environnement, modifiée notamment par la loi 92-646 du 13 juillet 1992 relative à l'élimination des déchets.
Elle réglemente les conditions d'ouverture, d'exploitation et de fermeture des entreprises industrielles et agricoles qui peuvent provoquer des nuisances du fait de leur présence ou de leur fonctionnement.
Les installations soumises à cette réglementation figurent dans la nomenclature des installations classées. Elles sont alors soumises :Les modalités d'application de ces régimes sont régies par le décret 77-1 133 du 21 septembre 1977, modifié notamment par les décrets 94-484 du 9 juin 1994, 96-18 du 5 janvier 1996 et 97-503 du 21 mai 1997.
- soit à une autorisation préfectorale préalable pour les installations qui présentent des risques importants pour l'environnement. Toutes les installations de transit, d'élimination de déchets ménagers et industriels, et la plupart des industries produisant des déchets spéciaux, sont soumises à cette autorisation préalable sous la forme d'un arrêté qui fixe les conditions d'exploitation,
- soit à une déclaration préalable en préfecture pour les installations de plus petite dimension et/ou aux risques moindres. C'est un arrêté-type qui fixe alors les règles d'exploitation.
Les pièces à annexer à tout dossier de demande d'autorisation sont définies par ces décrets. Sont notamment exigées une étude d'impact et une étude de dangers :
L'étude d'impact comprend :L'étude de dangers se compose de :
- une présentation de l'état initial du site.
- une analyse des effets directs ou indirects, temporaires ou permanents, de l'installation sur l'environnement.
- une présentation des mesures prises pour limiter et corriger ses effets nocifs.
- la description des accidents pouvant se produire avec leurs conséquences.
- la présentation des mesures prises pour éviter de tels accidents et les moyens de secours mobilisables au cas où ils se produiraient.
L'étude déchets, instaurée par la circulaire du 28 décembre 1990, a été intégrée à l'étude d'impact par le décret 96-18 du 5 janvier 1996. Elle comporte trois volets :L'étude doit être menée dans ces trois parties en considérant quatre niveaux dans leur contribution au flux de déchets ultimes :
- une description de l'existant en matière de production, de gestion et d'élimination des déchets.
- une étude des solutions alternatives pouvant diminuer les flux et la nocivité résiduelle des déchets.
- une justification des filières retenues pour l'élimination des déchets.
Dans la démarche de l'étude, tous les moyens tendant à faire passer une part de déchets d'un niveau n à un niveau n - 1 devront être recherchés.
- niveau 0 : réduction à la source de la quantité et de la toxicité des déchets produits. C'est le concept de technologie propre
- niveau 1 : recyclage ou valorisation des sous-produits de fabrication.
- niveau 2 : pré-traitement ou traitement interne ou externe des déchets.
- niveau 3 : mise en décharge.
L'exploitation sans autorisation est punie d'une amende de 2 000 à 500 000 F et/ou d'un emprisonnement de 2 mois à -1 an.
En cas d'inobservation des mesures définies dans l'arrêté préfectoral, outre des sanctions administratives (exécution aux frais de l'exploitant, consignation pour frais de remise en état, suspension d'activité) des poursuites pénales peuvent être engagées donnant lieu à une amende de 200 à 100 000 F ou à un emprisonnement de 10 jours à 1 an.