LIVRETS THEMATIQUES
Livret Environnement urbain


L'Environnement Urbain
8 Défis pour la cité



Crédits : livret réalisé en collaboration avec le groupe national éducation à l'environnement des centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active (CEMEA).

Ministères partenaires :
Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ; Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement ; Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation ; Ministère délégué à la Jeunesse et aux Sports. Autres partenaires : Eco-Emballages ; EDF ; Rhône-Poulenc ; Groupe Caisse des dépôts ; Sandoz ; ELF  



L'ENVIRONNEMENT URBAIN 
Qu'est-ce que c'est ?
La ville est un système qui remplit de multiples fonctions économiques, culturelles et sociales et qui est traversée par de nombreux flux (énergie, matières et matériaux, monnaie, communication, information, ...).

Dans "Le macroscope", Jl de Rosnay évoque une ville "réagissant comme un organisme vivant, communiquant avec l'environnement qu'il modifie indirectement et qui le modifie à son tour".

La ville est un espace, avec des formes, dont la croissance laisse des traces encore visibles. C'est un lieu où l'histoire de tous rencontre les petites histoires de chacun, et dont la mémoire n'a pas disparu, pour peu qu'on s'y intéresse.

C'est un climat, une ambiance, faits "des petits riens du quotidien", des couleurs, des rythmes, des formes, des bruits, des atmosphères, de la solitude et de la convivialité.

La ville, enfin, est trop souvent perçue d'abord négativement : pollutions et nuisances, laideur, soucis de la vie quotidienne. Comme si précisément, le quotidien faisait oublier le rôle progressiste de la civilisation urbaine, la qualité de certains sites urbains, et surtout notre possibilité et notre capacité pour améliorer et transformer notre cadre de vie.

Alors, comment aborder dans la ville, l'environnement urbain ? La gestion de la "nature en ville", des déchets, de l'eau, s'est avérée depuis longtemps une nécessité, mais d'autres thèmes, encore plus spécifiques, ne peuvent être négligés car ils contribuent désormais et sans aucun doute à la notion d'environnement urbain : les déplacements et les transports, l'urbanisme et l'architecture, le patrimoine historique et bâti, la qualité de l'air, les aménagements du cadre de vie, le jardinage, l'esthétique et l'art urbain, sans oublier les risques industriels et le bruit.

L'important n'est pas l'ensemble des thèmes précités : en réalité, chacun d'eux est un fil à tirer qui permet de sensibiliser les jeunes aux enjeux, aux évolutions, aux interrelations, à la connaissance de la ville dans toute sa complexité.
 

Eduquer à la ville... Vivre la ville autrement...

L'enjeu de l'éducation à l'environnement urbain est d'une simplicité redoutable : ensemble, apprendre à vivre la ville !
De plus en plus nombreux en ville (près de 80% de la population française), nous sommes aussi de plus en plus étrangers à un cadre de vie urbain que nous subissons, faute de le connaître et donc de pouvoir nous l'approprier.

Trop longtemps l'environnement urbain a été le laissé-pour-compte d'une éducation à l'environnement urbain qui se cherchait : notre propre cadre de vie était souvent écarté au profit d'une simple sensibilisation aux milieux "naturels".

Aujourd'hui, l'on commence à poser la question différemment. A côté des pollutions, des nuisances urbaines (air, bruit, déchets) ou de la gestion des éléments de nature, de patrimoine, ... d'autres constats sont là : "inadaptation de la ville", "déracinement", "lieu de solitude".
Les problématiques environnementales rejoignent les problématiques sociales : solidarité, respect des autres et de l'environnement, responsabilité individuelle et collective, bref la citoyenneté. Tels sont les enjeux d'une éducation à l'environnement.

De même, l'éducation à l'environnement urbain, tout en s'appuyant sur des notions de protection et d'amélioration de l'environnement, est un formidable champ d'application de cette éducation à la citoyenneté.
Il s'agit de conduire enfants et jeunes à comprendre que la prise en compte de l'environnement commence devant chez soi (et même chez soi !), dans sa vie quotidienne.
Il faut d'abord faire "aimer la ville", en aidant à la redécouvrir, à se pénétrer de son ambiance, de son climat. La mise en évidence du fonctionnement de la ville, de la part de participation de l'individu au sein du "processus ville" et l'idée que la ville est un "bien commun" sont les objectifs de cette éducation du citoyen.

L'éducation à l'environnement urbain ne saurait, bien entendu, être une réponse à la totalité des difficultés urbaines (logement, emploi, ...), comme elle ne peut être un mode d'action pour la gestion des conflits, mais "c'est au travers des échanges constructifs entre décideurs de la ville et population (...) qu'il sera possible d'agir : le citadin sera un citoyen".

(extrait de la plaquette du Réseau Citéphile)




8 DEFIS POUR LA CITE
 
Parcours Environnement dans la cité :

Alsace / Bas-Rhin
Défi n° ALS 031
1993/1994
Porteur du projet : Collège des Roseaux à Illkirch
Acteurs : 3 classes : 60 enfants de 11 à 14 ans
Encadrement : Enseignants - Personnel technique
Parrains : ADEME Alsace, Municipalité d'Illkirch - Agence de l'eau Rhin-Meuse
Durée prévue : 20 mois
Thèmes abordés : Eau, air, déchets, paysage, plantes et jardins
Objectif : Créer, dans la ville, six points d'information pour sensibiliser

L'histoire du projet :
Au départ, une classe de découverte, occasion de sensibiliser à la notion de consommation (étude et tri sélectif des déchets quotidiens, évaluation de la consommation d'eau).
Au retour de cette classe, un Club Environnement, cheville ouvrière du projet, s'organise autour d'une idée de base :"la population s'accroît, le modèle urbain s'impose, il est donc nécessaire d'éduquer les habitants, jeunes puis à travers eux les adultes, aux problèmes de l'environnement urbain".
Les élèves s'engagent dans un projet sur trois ans (92/95) en direction de la population scolaire puis des adultes. Une exposition Dech'Eau, des nouvelles de science fiction, un spectacle "De sales envahisseurs", sont créés avant que "1000 défis" n'offre l'occasion de réaliser le parcours environnement, en plein coeur de la ville.

Le résultat :
Concernant les jeunes, particulièrement ceux du Club Environnement, le bilan est très positif. Ils ont appris à travailler ensemble, vu évoluer leur projet, appris à vaincre leur réserve au travers des diverses manifestations et actions. Ils ont pris conscience de l'importance et de la difficulté de la protection de l'environnement. Quant au parcours, il ne reste qu'à mettre en place sur le terrain les six bornes informatives qui ont été réalisées.

Le point fort : l'environnement dans le projet d'établissement
Le projet s'appuie sur des enseignements disciplinaires (biologie, sciences physiques, géologie, français, arts plastiques) et des actions interdisciplinaires sous forme d'activités de club, hors temps scolaire, grâce à des aménagements d'emploi du temps. Des actions concrètes (spectacle, exposition, nouvelles, diaporama) offrent des occasions de valorisation des jeunes les plus motivés, tout en sensibilisant de nouveaux publics. En avril 1995, un forum des métiers "verts" parachève le projet pour les élèves de 3e, concernés par l'orientation.





Une colonie de martinets noirs :

Auvergne / Puy-de-Dôme
Défi n° AUV 011
1993/1994
Porteur du projet :Ecole primaire Monanges à Clermont Ferrand
Acteurs : 33 enfants de 8 à 9 ans
Encadrement : Institutrices
Parrains : Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) - Electricité de France (EDF)
Durée prévue : 6 mois
Thème abordé : La nature en ville
Objectif : Favoriser l'installation d'une colonie de martinets noirs

L'histoire du projet :
Dans le cadre de son projet d'école, l'établissement de Monanges favorise la sensibilisation des enfants à leur environnement (donner le goût d'observer, de s'interroger) par des sorties et des animations avec diverses associations de protection de la nature. L'observation des oiseaux migrateurs, au plateau de la Serre, avec les ornithologues de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, provoque un vif intérêt des enfants de la classe de CE1 pour le phénomène de la migration.
Avec l'appui de "1000 défis", cet intérêt se transforme en projet d'action par les enseignants. Sur les conseils techniques de la LPO, naît l'idée de favoriser l'installation du martinet noir sur le site de l'école.

Le résultat :
Tout a été mis en oeuvre pour attirer les martinets :des silhouettes et des nichoirs fabriqués en classe et installés sur les toits du gymnase avec une nacelle EDF, un haut-parleur reproduisant le cri. Les martinets sont venus en reconnaissance. Ils ont fréquemment survolé l'école, mais ils ne se sont pas encore installés. Les enfants ont été un peu déçus, mais ils avaient été informés par les spécialistes qu'il faudrait sans doute attendre un an ou deux.
Ils ont découvert que la protection de l'environnement nécessite des actions qui se mènent sur du long terme. Ils ont appris aussi que les hommes ne maîtrisent pas tous les phénomènes naturels et qu'il existe bien "une vie sauvage" en ville, à découvrir et à protéger.

Le point fort :un projet rythmé dans le temps :
Un projet de longue durée nécessite une maîtrise de la part des éducateurs sur le rythme et la gestion du temps. Ceci est très important pour l'aboutissement concret du projet et le maintien de l'intérêt des enfants. A l'école de Monanges, il fallait avoir achevé informations générales et réalisations techniques avant la mi-avril, période de retour des martinets, ce qui nécessitait un calendrier précis des activités en classe.
Il était aussi important de relier cette action à une vision plus générale, grâce à une classe environnement réalisée en mai dans les Pyrénées (dont une journée passée sur un site stratégique de migrations).
Enfin, il fallait articuler ce projet avec divers lieux, moments ou outils de médiatisation, qui représentaient autant d'échéances à respecter mais aussi de nouvelles découvertes pour les enfants :réaliser une exposition, la présenter au public, participer au tournage d'une vidéo avec une classe de lycée, être présents aux Journées de l'environnement et à l'Expo-sciences d'Auvergne.





Castel Pic : la ville à la campagne
Bretagne / Côtes d'Amor
Défi n° BRE 003
1993/1994
Porteur du projet : Centre social de Guingamp Gias
Acteurs : 130 enfants de 4 à 12 ans
Encadrement : Animateur du centre social - Instituteurs
Parrain : Centre d'horticulture de Lanrodec
Durée prévue : 9 mois
Thèmes abordés : Urbanisme, plantes et jardins
Objectif : Aménager des espaces verts dans une cité H.L.M. Sensibiliser la population à leur entretien

L'histoire du projet :
Pour répondre au manque de loisirs des enfants des H.L.M. de Castel Pic, le centre social décide d'ouvrir une antenne du centre de loisirs dans le quartier. Les jardins familiaux abandonnés offrent l'opportunité d'une activité jardinage. Les enfants contribuent ainsi à l'aménagement et à l'entretien de leur cadre de vie.
Ce "squatt jardinier" ne résistera pas à l'été et à l'épareuse, mais il aura suffi à motiver les enfants qui veulent poursuivre la réalisation de leurs jardins.
Le défi est l'occasion de structurer davantage ce projet qui se situe au carrefour de la volonté des enfants et du souci des adultes d'insuffler une nouvelle dynamique au quartier.

Le résultat :
64 parcelles individuelles ont été cultivées en jardins, à côté de zones de cultures collectives de fruits rouges. Des haies, des massifs fleuris, ont transformé les abords de la cité. Les enfants ont appris à planter, entretenir, récolter, avec un intérêt et un plaisir manifestes. Leur appropriation de ces espaces a provoqué aussi davantage de responsabilisation à l'égard de la cité elle-même (propreté, respect des plantations,...). Le prix de fleurissement obtenu a représenté une valorisation de tout le quartier. Les adultes se sont pris au jeu, demandant à arroser et à biner le jardin des enfants. Ils iront jusqu'à "réouvrir" des parcelles abandonnées. Ainsi, le jardin devient un lieu de rencontres et de convivialité.

Le point fort : une complémentarité centre de loisirs et école au service d'un projet de quartier :
Le jardinage pourrait a priori sembler une activité anodine. A Castel Pic, c'est au contraire l'ossature d'un projet global pour le quartier. Les enseignants, compte tenu de la situation de la cité, ont choisi "l'amélioration du cadre de vie" comme thème du projet d'école. Par souci d'efficacité, pour s'inscrire dans la durée, les animateurs du centre social décident d'y participer activement. Le centre de loisirs offre un cadre souple favorable pour lancer l'activité jardinage et installer des réalisations plus durables grâce à l'opération "1000 défis". Ainsi, les jardins des enfants deviennent des outils pédagogiques de proximité, appréciés des enseignants et des élèves. Ils viennent y faire observations et expérimentations en lien avec les apprentissages scolaires. L'appropriation de ce projet par l'école est si forte qu'animateurs et enseignants travaillent ensemble sur de nouvelles réalisations.





Décoration des murs d'un pont à Lognes :
Ile-de-France / Seine et Marne
Défi n° ILE 014
1993/1994
Porteur du projet : Ecole de Lognes
Acteurs : 4 écoles : 320 enfants de 8 à 11 ans
Encadrement : Animatrice Créaville - Enseignants
Parrains : Services techniques de la mairie - Institut du bâtiment d'Ivry
Durée prévue : 7 mois
Thèmes abordés : Art et environnement urbain
Objectif : Réaliser une fresque en grès émaillé sur les murs d'un passage bétonné

L'histoire du projet :
"Dans une ville nouvelle" ce qui frappe, c'est l'aspect inachevé". Terminer la ville, en la fignolant pour l'embellir et se l'approprier, tel est l'objectif de "Créaville". A Lognes, l'allée des Marronniers, axe piéton fréquenté, passe sous un pont routier. L'allée a été aménagée mais le passage sous le pont reste triste et sale. L'animatrice obtient les appuis du maire, l'adhésion des enseignants. La motivation des enfants s'effectue sur place, puis à l'atelier de "Créaville", avant d'engager les ateliers en classe.

Le résultat :
Une grande fresque murale de 100 m2, sur le thème "une feuille, un arbre, un portrait", a été réalisée avec plus de 1 700 petits carreaux fournis par une entreprise, décorés par émaillage en classe, puis posés en présence des enfants par des jeunes de la commune et des apprentis carreleurs.
La fresque a été inaugurée en présence des représentants de la municipalité et de la population locale.

Le point fort : la collaboration entre les partenaires du défi
Sans cette collaboration, le défi n'aurait pu ni voir le jour, ni aboutir. Il illustre bien, en effet, les nécessaires complémentarités des acteurs adultes, mais aussi leurs indispensables spécificités et identités :





Qu'elle pourrait être belle ma cité !
Midi-Pyrénées / Aveyron
Défi n° MID 007
1993/1994
Porteur du projet : Association Myriade à Millau
Acteurs : Une centaine de jeunes de 8 à 20 ans
Encadrement : Président et animateurs bénévoles de l'association
Parrain : Office H.L.M. de Millau
Durée prévue : 5 mois
Thème abordé : Amélioration du cadre de vie
Objectifs : Transformer, embellir, prendre en charge son environnement en cité H.L.M.

L'histoire du projet :
Myriade agit dans des quartiers, auprès des publics immigrés et en particulier auprès des jeunes laissés-pour-compte, afin de leur faire retrouver le chemin de l'autonomie et de la responsabilité.
Début 1993, Myriade ouvre un local dans la petite cité de Cantarane et organise :sorties, repas, parties de boules, discussions avec la police, l'office H.L.M., un médecin. Un "règlement" pour mieux vivre la cité date de cette période, ainsi qu'une buvette dont les recettes financent des activités, puis le nettoyage de la cité. Mais "ruinée" par la concurrence d'une grande surface, la buvette ferme.
L'opération "1000 défis pour ma planète" vient opportunément relancer le projet.

Le résultat :
En juin 94, la fête de Cantarane se déroule dans la cour parking débarrassée des épaves de voitures. L'office H.L.M. a refait les cages d'escalier, les caves sont réouvertes, la mairie a placé des bornes de sécurité à l'entrée et les jeunes eux-mêmes ont planté arbres et fleurs, repeint les bancs, retendu le grillage, décoré les poubelles,
Autour des jeunes, tous les habitants sont là, agréablement surpris de voir que la tension qui montait dans la cité a fait place à un climat plus convivial. La dynamique a joué chez les adultes :les réunions de co-locataires ont repris, les enfants ne "traînent" plus aussi tard le soir.
Plus qu'une modification matérielle, c'est une prise de conscience collective pour que les choses évoluent.

Le point fort : la valorisation des jeunes
Pour Myriade, environnement rime avec social puisque nombre des problèmes de la cité relèvent de difficultés de coexistence (bruit, saleté, dégradation) et de reconnaissance (entre jeunes et adultes et entre français et immigrés). La valorisation des jeunes sera le facteur de réussite. Pouvoir dialoguer avec les adultes sera un encouragement, relayé par la labélisation "1000 défis" et l'intérêt des médias. A partir de là les portes vont s'ouvrir plus facilement. Les jeunes vont découvrir de nouvelles responsabilités et vont surtout démontrer leurs capacités à les assumer.
Quant à la reconnaissance et à la valorisation, elle se poursuivra jusqu'à Paris sous les Ors de l'Assemblée nationale et à la fête nationale des "1000 défis" le 25 juin 1994.





Création de mini-déchetteries en milieu scolaire :
Nord Pas-de-Calais / Pas-de-Calais
Défi n° NOR 012
1993/1994
Porteur du projet : Centre d'initiation à l'environnement urbain (CIEU) à Arras
Acteurs : Jeunes des écoles d'Arras
Encadrement : Animatrice du CIEU et enseignants
Parrain : District urbain d'Arras
Durée prévue : 4 mois
Thèmes abordés : Déchets, Consommation
Objectif : Sensibiliser au tri sélectif

L'histoire du projet :
Déjà, par le passé, certains projets d'écoles avaient intégré l'éducation à l'environnement. Plusieurs classes avaient visité des expositions sur les déchets et des usines de traitement.
L'opération "1000 défis pour ma planète" va être l'occasion d'agir concrètement.
Le CIEU, soutenu par le district urbain, propose le projet de tri sélectif de déchets aux écoles. Des containers sont fournis, un ramassage organisé et une aide pédagogique apportée pour expérimentation.

Le résultat :
Les enfants ont fait fonctionner les mini-déchetteries durant trois mois.
Le défi a été une telle réussite que l'entreprise chargée du ramassage a été débordée, les écoles étant devenues de véritables déchetteries de quartier. Pour ces raisons techniques, l'opération n'a pas pu être poursuivie.
En revanche, la décision a été prise d'installer des mini déchetteries dans les quartiers et une expérience de remplacement des vide-ordures par des systèmes de tri sélectif est menée dans les immeubles.

Le point fort : l'initiative et l'investissement des jeunes :
Ce défi a dépassé tous les espoirs, tant l'investissement et les initiatives des enfants ont été forts. Ceux-ci ont expérimenté une action concrète sur leur environnement proche et ont testé leur propre comportement. Dans chaque école, une classe "pilote" a pris en charge la sensibilisation des autres classes et des parents au moyen de journaux, affiches,... Elle a ensuite effectué une véritable gestion de la déchetterie, décidant des types de déchets à collecter (le verre jugé dangereux a été écarté), du règlement (jour par type de déchets et par classe), de la taille des containers. Certaines classes sont allées jusqu'à faire enlever le papier autour des bouteilles plastiques ! Les enfants ont voulu aussi témoigner de leurs actions en réalisant et en présentant eux-mêmes leur exposition, lors des Journées de l'environnement.




 
Étude de la valeur écologique d'un site : le Bois des Gripots doit-il être préservé ?
Pays de la Loire / Loire-Atlantique
Défi n° PAY 009
1993/1994
Porteur du projet : École primaire du Petit Anjou à Saint-Sébastien sur Loire
Acteurs : 30 élèves de CM
Encadrement : Enseignante
Parrains : SEPNB - Recycl'Atlantic
Durée prévue : 7 mois
Thème abordé : Patrimoine naturel
Objectifs : Étudier et défendre un espace vert

L'histoire du projet :
Dans le cadre du travail scolaire et d'une étude de l'arbre et de la forêt, les enfants parcourent le Bois des Gripots, situé à proximité de leur école. Ils découvrent, au coeur de l'agglomération, un espace forestier riche dont ils vont étudier la faune et la flore.
Dans le même temps, ils apprennent que la municipalité veut le détruire aux 3/4 pour y installer une zone d'activités.
Après étude précise des projets de la municipalité et de ses effets, le groupe décide de démontrer la valeur écologique de ce site.

Le résultat :
Les sorties sur le terrain, le recensement de la faune et de la flore ont permis d'aboutir à la conclusion suivante : le Bois des Gripots, considéré comme un massif boisé urbain, a un intérêt écologique réel, il doit être préservé. Il doit être valorisé d'autant qu'il peut faire l'objet d'activités pédagogiques d'initiation à la nature : "Comme ça on n'a pas besoin de prendre un car pour aller voir les arbres" dira un enfant.
A la suite de l'exposition réalisée par les enfants, la municipalité a décidé de préserver la quasi totalité du bois.

Le point fort : pédagogie de projet et action concrète :
Le défi du cours moyen de l'école du Petit Anjou illustre une démarche spécifique :un "déclic" qui crée une motivation pour agir, une hypothèse "faut-il protéger le bois ?" qui va servir de guide et de méthode, une étude qui se décline avec l'action, un travail de sensibilisation à l'environnement et une ouverture sur la cité (dialogues avec les associations partenaires, la municipalité).
Etre allé au bout de l'action concrète, avoir montré l'utilité de la protection du site, représente la force de ce projet




 
La place du Kiosque à Yenne :
Rhône-Alpes / Savoie
Défi n° RHO 091
1993/1994
Porteur du projet : Collège Charles Dullin à Yenne
Acteurs : 46 jeunes de 3 ème
Encadrement : Equipe éducative du collège
Parrain : Architecte paysagiste de la DDE
Durée prévue : 9 mois
Thèmes abordés : Patrimoine et urbanisme
Objectif : Aménager une place
 
L'histoire du projet :
En 1893, la ville de Yenne a acquis un kiosque d'une grande valeur artistique. Il a été implanté sur une place bitumée, devant le collège. Ni le kiosque, ni la place qui sert de parking ne sont mis en valeur.
Les collégiens ont réagi car ils fréquentent très souvent cet endroit.
L'équipe éducative a fait émerger l'idée qu'il était possible d'agir et de faire des propositions concrètes d'aménagement de cette place.

Le résultat :
A partir de l'analyse de l'enquête effectuée par les jeunes auprès de la population et avec l'appui de spécialistes (architecte paysagiste, direction départementale de l'équipement), une véritable étude technique d'aménagement de la place a été produite. Celle-ci va donner lieu à la réalisation d'une brochure. Présenté à la municipalité, le projet est en attente d'une décision. L'impact auprès des jeunes a été important. Le projet leur a montré qu'une prise de conscience individuelle puis collective, suivie d'une action concertée, pouvait aboutir à une possibilité d'action concrète sur l'environnement.

Le point fort : l'ouverture sur la cité
Permettre aux jeunes du collège de se sentir citoyens, acteurs de la vie locale et de son développement est une caractéristique de ce défi.
La démarche et les besoins de leur projet d'aménagement leur ont fait prendre conscience de manière très concrète de la place de la cité grâce à l'enquête auprès de la population, la recherche sur l'histoire locale, le travail avec les spécialistes et la relation avec la municipalité.
Cela a favorisé la liaison et les relations entre le collège et la cité.