La Classe Transplantée





Il n'est pas dans l'objectif de ce logiciel d'expliciter en détail l'organisation et le déroulement d'une classe transplantée. Signalons simplement quelques éléments et pistes de recherche.

Tout d'abord, signalons que le terme de "classe transplantée" est un terme générique recouvrant plusieurs réalités. Seul point commun : la classe est pour un temps court (1 à 3 semaines généralement) transportée hors de l'école, et le séjour nécessite le logement des élèves hors de la structure familiale. Une "classe transplantée" peut être indifféremment : une classe de mer, une classe "patrimoine", une classe de nature, une classe rousse (ou d'autre couleur)...

Certaines de ces appellations constituent effectivement des dispositifs standardisés contrôlés par une administration, d'autres ne sont que des appellations données par des structures locales, ou des restes de vieilles habitudes.

En ce qui concerne l'éducation à l'environnement, deux dispositifs sont particulièrement adaptés à la réalisation de séjours transplantés : les classes d'environnement, et les Classes d'initiation artistique et culturelles.

La classe d'environnement :
C'est la nouvelle appellation de l'ancienne "classe de découverte", ce qui illustre bien le fait qu'elle constitue une excellente structure pédagogique pour la pratique de l'éducation à l'environnement. Ce type de classe permet aux élèves de tous niveaux (préélémentaire à lycée) de "vivre des démarches d'exploration et d'appropriation du milieu qu'ils pourront ensuite réinvestir dans leur cadre familier". La démarche proposée pour la mise en oeuvre des "projets interdisciplinaires" conduits en classe d'environnement correspond parfaitement à celle utilisée dans l'étude des problèmes d'environnement, avec une phase préalable "d'investigation spontanée, sensorielle, émotionnelle de l'environnement physique et humain", la mise à jour des problèmes existants, et enfin "la recherche de solutions et d'actions possibles". On constate que la pédagogie de projet, bien que non explicitement citée, est ici sous-tendue.

L'appellation "classe d'environnement" requiert de partir en séjour transplanté de 6 à 20 jours (selon le niveau scolaire) pour travailler sur des thématiques "sport" ou "éveil" (nature, culture). Une demande d'autorisation du séjour doit être déposée auprès de l'inspecteur d'académie 6 semaines au plus avant le départ. La subvention est de 13 francs par élève et par jour, mais d'autres organismes cofinancent généralement assez facilement ce genre de prestation : le Conseil Général, le Conseil Régional, la commune...

Classe d'environnement : quelques textes utiles:

La classe d'initiation artistique et culturelle :
Ce type de classe, supervisé par les Ministères de l'Education Nationale et de la Culture, recouvre dans la forme une réalité assez proche de la "classe d'environnement" mais s'applique à des thématiques plus spécifiquement orientées "patrimoine" (architectural, archéologique, ethnologique, historique, littéraire, artistique...) ou "paysage" pour les scolaires du premier et du second degré. Beaucoup de projets d'éducation à l'environnement n'auront aucune peine à entrer dans ce cadre très ouvert.

Les organismes d'accueil des classes patrimoine peuvent être des monuments historiques, publics ou privés, des centres culturels de rencontre, des CPIE, des associations de chantiers de bénévoles, des organismes départementaux ou municipaux...

Classe culturelle : quelques textes utiles:

Il n'y a pas de dossier type pour une classe d'initiation artistique et culturelle, la demande doit être faite auprès de l'inspecteur d'académie, du Rectorat (MAAC) ou de la DRAC avant le 15 novembre en 3 exemplaires. Les projets doivent être réalisés sous forme de classe transplantée de 5 jours minimum. Il est possible d'obtenir une aide financière culminant à 20000 francs pour les projets à caractère artistique, et à 15000 pour les projets "patrimoine".

Quelques questions à se poser avant et pendant l'organisation d'une classe transplantée
Un certain nombre de questions importantes peuvent être réfléchies durant l'organisation, en voici quelques-unes en vrac (au lecteur de trouver les autres) :

S'adresser aux structures d'éducations à l'environnement :
La classe doit-elle se dérouler en gestion libre ou pension complète ? La première solution est très intéressante, car moins chère, et plus apte à souder le groupe au travers d'une vie collective plus contraignante mais plus "forte". Elle est parfois épuisante, en particulier avec des classes très peu autonomes (comme les maternelles, mais on peut y arriver!) et la pension peut se révéler absolument indispensable.

Quelques éléments législatifs
Voici une littérature peu agréable mais parfois bien utile :