Les possibilités concrètes de coopération
entre l'éducation à l'environnement "associative"
et le milieu scolaire
(et réciproquement)
La coopération concrète entre enseignants et animateurs reste trop peu employée. Chacun utilise ses méthodes propres, a les yeux rivés sur "son programme" ou "ses objectifs pédagogiques". L'éducation à l'environnement permet toutes les expérimentations, toutes les associations, toutes les interdisciplinarités... Il n'y a que de la richesse à travailler ensemble, encore faut-il en trouver l'occasion et les moyens, ne pas se laisser impressionner par le cloisonnement apparent.
Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie : http://www.education.gouv.fr/, http://www.recherche-gouv.fr
Voici quelques conseils. :
Contact associations - services rectoraux ou départementaux d'action culturelle :
Il est très important pour les associations d'envoyer régulièrement à ces services l'information sur ce qui se fait dans Association et ce qui peut se faire en direction des scolaires. Les cellules d'action culturelle ont non seulement un rôle administratif mais aussi un rôle pédagogique. Cependant, on constate une grande disparité entre les académies sur ce sujet.
Contact direct associations - établissements scolaires :
Ces contacts peuvent s'établir sur la base de relations personnelles, soit être recommandées par l'action culturelle. Il est très intéressant pour les associations de pouvoir être intégrées aux projets d'établissements dès le départ de ceux-ci, et dans plusieurs cadres :
- PAE (primaire, secondaire, projet global de l'établissement)
- Section 4ème technologique, option "environnement"
- Classes d'environnement
- Contrats d'Aménagement du temps de l'Enfant (CATE, cf. BO du 01/05/89)
De leur côté, les établissements peuvent :
- faire appel directement aux associations en fonction de leurs projets et les rémunérer sur leurs moyens propres (dans le cadre d'un PAE ou non)
- être obligés de faire appel à ces structures, notamment pour obtenir certaines subventions (DIREN, ADEME).
Actions de formation :
- Pour instituteurs et professeurs d'école : possibilité d'intervenir dans la formation initiale et continue sur les modules "environnement"
- Stages pour enseignants : possibilités d'intervention dans les stages spécialisés, à tous niveaux (voir "Les formations pour enseignants", page 194). Association pourra prendre en charge certaines interventions, ou dans certains cas le stage dans son ensemble
- Stages d'une journée ou demi-journée à l'occasion d'une manifestation (exposition...)
Animation avec des classes :
L'animateur ou l'association peuvent être présents de manière plus ou moins permanente sur des sites (expositions, sites à visiter...) et réaliser des prestations individuelles.
Dans ces deux derniers cas (formation, animation) les rémunérations se font :
- soit par le biais d'une "aide aux partenaires" de la part de l'Action Culturelle (subvention d'actions ponctuelles). Il y a alors un dossier à remplir chaque année, pour des sommes de 1500 à 15000 francs.
- soit par des "conventions" au coup par coup. Exemple : somme allouée pour une semaine d'animation autour d'une exposition pour un nombre de classes, payées par l'action culturelle, prestation gratuite pour les classes.
Relations associations - CRDP/CDDP :
Il est important d'entretenir de bonnes relations entre les associations et ces centres :
- Pour se faire connaître. Ces structures peuvent permettre l'affichage d'information, de stages, le dépôt de dépliants, éventuellement l'envoi direct d'information aux établissements (sous condition)
- Pour intervenir le mercredi auprès d'enseignants, ou à l'occasion d'animations particulières
- Pour publier des travaux, expériences... en collaboration avec l'Education Nationale
- Pour faire circuler des outils pédagogiques
- Pour favoriser la rencontre entre enseignants et animateurs
- Pour faire comprendre le rôle que peut jouer un animateur, auprès des enseignants et de la Cellule d'Action Culturelle, en amont du projet ou en partenariat