L'environnement apparaît, dans un contexte socio-économique en mutation, comme un élément de compétitivité, de concurrence qui influe sur la gestion d'ensemble des entreprises. La protection de l'environnement est aussi devenue un secteur du marché part entière (dans ce domaine de très grandes différences subsistent entre états membres de la Communauté, le marché allemand de l'environnement étant par exemple plus large que les marchés français et britannique réunis).
Géographiquement il faut associer la dynamique de l'activité industrielle, d'un point de vue environnemental, l'intensité et la localisation de la production. L'intensité a un effet multiplicateur sur les impacts potentiels ou réels, et la localisation entraîne une utilisation, une occupation du sol ainsi qu'un type d'aménagement du territoire pour la mise en oeuvre de toutes les structures de fonctionnement et de communication (transports, services, emploi, approvisionnement en eau...etc.).
Le déplacement des productions joue donc un rôle important dans ce domaine et peut aussi avoir des effets sur l'environnement : on peut par exemple se référer aux problèmes des friches industrielles.
Les risques industriels:
En 1996 ont été répertoriés 1 737 accidents industriels ou technologiques, dont les principales conséquences pour l'homme et l'environnement sont comptabilisées ci-dessous. Il existe par ailleurs des accidents de moindre conséquence ou moins documentés. Faute de critères précis de prise en compte des accidents dans cet inventaire, l'évolution de leur nombre n'est pas significative.
En 1996, on recense en France métropolitaine 379 établissements qui entrent dans le champ d'application de la directive européenne "Seveso" concernant les risques d'accidents majeurs de certaines activités industrielles (13 dans les DOM) et 132 installations nucléaires de base (INB) localisées sur 40 sites : centrales nucléaires, usines, centres d'études, sites de stockage ...
Déchets des Entreprises :
Les déchets des entreprises sont extrêmement hétérogènes, allant des très grandes quantités de déblais des travaux publics ou des déchets agricoles, aux déchets industriels «spéciaux » dangereux pour la santé ou l'environnement. Ces derniers, qui posent le plus de problèmes, ont été estimés à 7 millions de tonnes en 1990. Mais seule la quantité traitée en externe est bien connue.
Plus de la moitié des déchets industriels spéciaux traités en externe, dans les centres de traitement subventionnés par les Agences de l'eau, est aujourd'hui incinérée ; la mise en décharge contrôlée concerne à peu près le tiers de ces déchets, et le traitement physico-chimique régresse.
L'observatoire de l'ANDRA a inventorié 1064 sites contenant des déchets radioactifs en 1995. Plusieurs catégories de producteurs ou détenteurs peuvent exister sur un même site. Plus de 90 % de la radioactivité répertoriée est concentrée sur les deux seuls sites de retraitement des combustibles irradiés à la Hague et Marcoule.
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