Raffineries





Le Royaume Uni continue d'assurer la majeure partie de la production communautaire de pétrole (82%) en exploitant les ressources de la Mer du Nord (92% de la production communautaire venait en 1988 de champs d'exploitation en haute mer, contre 87% en 1980). Pour autant les autres pays de la Communauté ont augmenté de 98% leur production durant la même période, ce qu'explique en partie l'augmentation des puits de forage.

Toutefois la consommation a diminué d'environ 15% entre 1980 et 1985 avant de repartir à la hausse vers la fin des années 1980.

Dans ce cadre il est intéressant de connaître l'évolution des activités de raffinage et de pétrochimie (liées pour des raisons de contraintes techniques) qui, au delà de la pollution atmosphérique traitée dans la section Energie de ce rapport, sont des activités très grosses consommatrices d'espace et à risques technologiques importants. Géographiquement, le développement de l'exploitation du bassin de la Mer du Nord s'est ajouté au phénomène de maritimisation pour expliquer la croissance relative considérable de ces activités sur les sites d'estuaires particulièrement encombrés de l'embouchure de l'Escaut, de la Meuse et du Rhin.

Un glissement relatif limité du raffinage vers les zones intérieures s'observe là où différentes conditions sont simultanément rencontrées: le passage de grands oléoducs transeuropéens de pétrole brut, un éloignement assez important des grands ports pétroliers et la présence de zones industrielles dynamiques et modernes. C'est le cas du Bade Wurttemberg et de la région Rhône Alpes. Pour le reste, on peut aussi remarquer le glissement relatif vers les sites côtiers méditerranéens qui touche dans le présent cas l'Espagne, le Portugal, la Sardaigne, la Sicile et la Grèce.