Sidérurgie
La production sidérurgique, après une diminution sensible au début des années 1980 est repartie, comme la consommation, à la hausse après 1985, le recyclage de la ferraille ayant représenté en 1987 45% de la production totale d'acier. La production devrait nouveau connaître une diminution, légère toutefois dans les années à venir.
Le déclin des vieilles sidérurgies intérieures de l'Europe du nord ouest allège évidemment les problèmes de pollution atmosphérique dans des zones densément peuples où cette sidérurgie était étroitement imbriquée avec l'habitat, mais pose également le problème de la reconversion des friches industrielles en particulier là où aux vieilles industries s'ajoutent les terrils abandonnés. A ce déclin s'oppose le développement de la sidérurgie maritime sur la façade continentale de la Mer du Nord et plus encore, celui d'une sidérurgie méditerranéenne, elle aussi le plus souvent maritime.
Cette maritimisation de la sidérurgie entraîne d'énormes consommations d'espaces littoraux qui tient au gigantisme des installations et des surfaces de stockage prévues pour accueillir la cargaison de minéraliers géants, mais aussi un excessif calibrage des surfaces réservées, d'autant que les effets multiplicateurs qui étaient attendus des sidérurgies méditerranéennes, considérées à l'époque de leur conception comme des pôles de développeraient, n'ont pas entièrement répondu aux attentes.
Il n'est pas rare qu'à la place du développement local espéré en aval de la sidérurgie, on observe plutôt un double trafic maritime de minerai et de charbon au débarquement, de produits semi finis à l'embarquement. On peut mettre l'hypothèse que sur le plan de l'histoire de la localisation industrielle, cette maritimisation de l'industrie sidérurgique ne représentera qu'une étape intermédiaire entre l'association au charbon dans les régions de vieille tradition industrielle (KETl) et le transfert de la production de produits semi finis vers les pays en développement