Jusqu'à présent, force est de reconnaître que l'impact des activités humaines sur les milieux s'est avéré négatif, d'où la montée des problèmes et des revendications pour une meilleure qualité de l'environnement. Les dommages infligés à l'environnement sont de nature extrêmement variable, mais ils prennent tous une expression physique (détérioration de la qualité d'un milieu, disparition d'un habitat, épuisement d'une ressource, atteinte à la santé de certains individus...), voire même dans certains cas psychologique, par exemple lors de la disparition d'un symbole culturel (extinction d'une espèce étroitement associée à l'histoire d'une région, altération d'un paysage...).Cependant, quelle que soit leur origine et la forme qu'ils prennent, ces dommages constituent un coût.
Dès lors qu'ils ont été clairement identifiés, certains dommages peuvent alors être évalués monétairement parce qu'ils portent sur des objets ou des services marchands (c'est à dire ayant un prix). C'est le cas par exemple des opérations de réhabilitation des bâtiments historiques victimes de la pollution de l'air.
Lorsque le coût économique (monétaire) n'est pas directement identifiable, il est parfois possible de l'estimer à l'aide de méthodes de calcul indirectes. Ces méthodes présentent toutefois certaines limites et les incertitudes (marges d'erreur et biais importants, écarts dans les estimations) dont sont entachées les évaluations auxquelles elles conduisent incitent à la plus extrême prudence quant leur interprétation.
Néanmoins, et malgré leurs imperfections, elles donnent une idée approximative de l'importance des coûts associés à la dégradation de l'environnement. Leur intérêt réside également dans le fait qu'elles peuvent être utilisées dans les comparaisons avec les indicateurs socio-économiques classiques. En ce sens, l'obtention de données économiques fiables sur les dommages causés à l'environnement facilite l'intégration de la dimension environnementale dans le champ de la décision.
Il ne fait cependant aucun doute, d'une part que les dommages liés à la dégradation de l'environnement sont mal connus et que d'autres part le coût de ces dommages est considérablement sous estimé. En conséquence, ne rien faire pour la protection de l'environnement est coûteux et grève globalement l'efficacité à long terme du système économique. l'exemple de l'ex RDA est, à cet égard particulièrement démonstratif, puisque de récents travaux de l'IFO Institut estiment à plus de 200 milliards de DM le montant des investissements nécessaires d'ici l'an 2000 pour restaurer la qualité de l'environnement. Ce coût énorme que devra supporter la nation allemande est la conséquence de la politique désastreuse et négligente menée par l'ancien régime communiste.
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