Les Eaux de Surface
Sur la base des donnés disponibles, une étude tenant compte des exigences de
la directive sur la qualité des eaux superficielles en vue de l'alimentation
humaine montre que 25 % des rivières et canaux de la Communauté ne satisferaient
pas aux exigences communautaires.
L'absence de méthodologie harmonisée et
une connaissance partielle de la qualité du milieu aquatique rendent encore plus
difficile une interprétation de l'évolution de la qualité des eaux de surface au
niveau communautaire. Elle ne peut être évoquée qu'à partir d'un ensemble
d'informations nationales représentatives de chaque état membre (notamment dans
le cadre de la directive communautaire sur l'échange d'informations sur la
qualité des eaux de surface).
Il apparaît qu'en Allemagne la qualité biologique des eaux s'est considérablement améliorée depuis 1975. Quelques tronçons dans la Sarre, le long du Rhin, du Main et de la rivière Emscher restent classés dans la catégorie "extrêmement pollué" tandis que la baisse de qualité de l'Elbe est constatée.
En Grande Bretagne la qualité des eaux
superficielles se maintient même si de nombreuses améliorations ou
détériorations à caractère local ont été notées.
En Belgique, la qualité
biologique des eaux du nord de la Meuse reste insuffisante.
En France Les
résultats enregistrés dans le cadre des Agences de bassins ont montré que pour
la moitié environ des points de mesure les objectifs de qualité n'étaient pas
atteints.
Quant au Luxembourg on estime qu'il y reste encore 80 km de cours
d'eau fortement pollués.
S'agissant plus spécifiquement du taux
d'oxygénation, les principales sources incriminées sont, ici une origine
industrielle, domestique et urbaine. Les mesures recueillies indiquent une
amélioration récente de nombreuses rivières européennes. Dans le cas de
l'eutrophisation, ce sont l'azote et le phosphore, c'est à dire finalement les
sources domestiques et agricoles et dans une moindre mesure industrielles qui
sont au premier rang des accusés. La situation des différentes catégories
d'écosystèmes aquatiques est préoccupante.
La contamination des eaux de
surface par les micropolluants reste préoccupante dans de nombreuses régions
comme l'Italie du nord (chrome, pesticides) ou encore la Belgique (pesticides
chlorés).
En ce qui concerne les grands fleuves, leur état est variable:
en constante dégradation pour certains fleuves (Loire et Meuse, par exemple)
stable, voire même en légère amélioration dans le cas du Rhin.
Quant aux
lacs, en grand nombre il est vrai, il est difficile d'avoir un image d'ensemble
(seuls le Danemark et l'Italie ont mis en place un programme d'acquisition des
données). Il semble toutefois, si l'on s'en tient aux rares informations dont on
dispose, que leur qualité se dégrade globalement notamment sous la pression
d'une eutrophisation croissante et de l'accumulation de substances d'origines
industrielles.