Les Polluants Organiques de Synthèse
On dénombre 20 000 substances organiques potentiellement nocives.
Quoique dégradables, à plus ou moins brève échéance, bon nombre de ces dernières présentent un risque de toxicité qui est fonction des matières actives utilisées. Les sources de pollution sont sensiblement les mêmes que pour les métaux lourds (pesticides, pollution atmosphérique, déchets), mais les données sur l'état des sols demeurent plus rares. Au demeurant, les effets de ces substances ou de leurs dérivés sont encore mal identifiés. Certaines d'entre elles, telles l'atrazine ou le lindane, font toutefois l'objet d'un meilleur suivi.
La situation est d'autant plus inquiétante que des centaines de substances nouvelles sont, chaque année, commercialisées. Certaines substances, rémanentes, ont tendance à s'accumuler le long des chaînes alimentaires. Leurs effets toxiques, y compris à faibles doses, peuvent alors conduire à une détérioration de la vie biologique des sols (entraînant à son tour une baisse de la fertilité et une altération des cycles bio géochimiques et des effets sur la santé lorsque les espèces végétales ou animales contaminées sont consommées par l'homme.