Les Milieux Forestiers






La forêt est un milieu particulièrement intéressant sur le plan biologique. Il est relativement stable et se caractérise par la coexistence d'une multitude d'espèces liées entre elles par des relations complexes de compétition ou de prédation.
En Europe, les conditions écologiques sont propices à la forêt. En l'absence de perturbations, celle ci finit à peu près partout par remplacer les végétations herbacées ou arbustives, de sorte, qu'à l'origine, les milieux forestiers occupaient pratiquement tout le territoire de la Communauté à l'exception des zones froides d'altitude et des endroits très secs, humides ou venteux. Ceci a aussi permis une forte diversification des types forestiers.

Toutefois, dès le néolithique leur défrichement à des fins agricoles ainsi que l'exploitation du bois ont commencé. Actuellement la forêt occupe 24 % du territoire de la Communauté. Cette proportion varie fortement selon les pays: de 6 % en Irlande 30 % en Allemagne.

A partir du siècle dernier, l'étendue forestière a recommencé de croître, mais généralement au profit de monocultures, souvent constituées d'espèces étrangères à la région de repeuplement, ce qui n'a donc guère contribué à l'entretien ou à la régénération du patrimoine biologique.
La moitié environ de la superficie forestière de la Communauté est constituée de grands ensembles dont la superficie, mais aussi la structure et la composition, doivent être maintenues, car ils sont indispensables à la survie de la flore et de faune qui leur sont associées. Même si l'évolution de la couverture forestière est plutôt favorable, certains types de forêts, comme les forêts humides et alluviales, sont encore en régression.
De plus, une très faible fraction de la superficie forestière, moins de 1%, correspond à des écosystèmes reliques, qui du fait de leur très faible extension sont très vulnérables, et qui doivent faire l'objet de mesures spéciales de préservation.

La situation des écosystèmes forestiers méditerranéens est un sujet particulier de préoccupation. Les politiques de reboisement menées au cours des dernières décennies n'ont pas inclue d'objectif de maintien de la diversité biologique et ont uniquement visé la production de bois. De fait cet objectif de production est loin d'avoir été atteint. l'abandon de l'espace rural, joint à un accroissement de la dispersion de l'habitat surtout à des fins touristiques s'est traduit par une augmentation importante des incendies causant des dommages économiques et écologiques considérables.

De plus en plus l'objectif annoncé des politiques forestières est de faire en sorte que la forêt puisse remplir simultanément trois fonctions: production, récréation et conservation, mais les indications quantitatives d'un infléchissement ne sont pas encore perceptibles.