Tendances / Transports
L'intensité du trafic routier communautaire, en dehors du problème de la congestion, augmente afin de répondre à une demande de plus en plus forte de transport de passagers ou de marchandises ainsi que pour soutenir le développement des régions en retard sur le plan économique. Entre 1970 et 1985, le trafic routier connaissait une hausse de 67% tandis que le trafic de marchandises effectué par modes terrestres augmentait de 32%. Le trafic total des voyageurs s'est lui accru de 49% mais ce chiffre était de 56% pour les voitures privées; l'accroissement du trafic aérien de voyageurs a atteint durant cette période 100%. Si le trafic international des marchandises transportées par route évolue une vitesse particulièrement élevée, c'est notamment en raison de l'accélération de la croissance industrielle, de l'adoption par l'industrie de stratégies des gestion des stocks "just in time" et, sans aucun doute d'un comportement d'anticipation du Marché Unique.
Les problèmes de congestion et les coûts qui découlent de cette évolution vont certainement empirer considérablement si aucune amélioration de l'infrastructure n'est entreprise. Or la Conférence européenne des ministres des transports a prédit que des goulots d'étranglement se produiraient dans les grands couloirs européens d'ici l'an 2000 si le trafic routier connaissait une hausse supérieure à 1, 1 par an: à l'heure actuelle, ce trafic augmente à un rythme beaucoup plus élevé et, si l'on se réfère aux prévisions (scénario dans lequel n'intervient aucun changement considérable de comportement des utilisateurs et producteurs, ou de politique), ce rythme pourrait être de 2, 8% annuellement pour les marchandises et 2, 9% pour les voyageurs entre 1985 et 2000.
Aux problèmes d'environnement posés par l'intensification du trafic (particulièrement en milieu urbain), s'ajoute donc au niveau communautaire le problème de l'aménagement de l'ensemble du territoire.