Statistiques sur les Transports
Sources : Agence Européenne de l'Environnement
Part des transports dans la consommation d'énergie
Densité routière
L'automobile dégrade la qualité de l'air ...
Les transports sont responsables de près du quart des émissions nationales de gaz à effet de serre et les émissions de gaz carbonique (CO2) des transports routiers ont progressé de près de 10% entre 1990 et 1995.
La voiture intervient aussi de façon directe dans la dégradation de la qualité de l'air en ville. Depuis le début des années 90, les émissions de poussières ont augmenté de 30%. Cette hausse est due au nombre croissant de véhicules diesel dans le parc automobile.
Les nouvelles technologies ont permis d'instaurer des normes d'émissions de polluants de plus en plus contraignantes pour les moteurs. Cette tendance va se poursuivre à l'avenir sous l'impulsion européenne.
Cependant, l'augmentation du trafic limite l'impact de ces progrès.
De plus, les véhicules neufs ne pénètrent que progressivement le parc automobile. Fin 1996, le parc français de véhicules particuliers comptait 55% de voitures de plus de 5 ans et près de 23% de véhicules de plus de 10 ans.
Les émissions polluantes dépendent de la technologie des moteurs et des carburants, mais aussi des conditions de circulation.
Même sur les véhicules récents, les émissions restent beaucoup plus importantes aux vitesses très faibles (circulations urbaines embouteillées) et très élevées (circulations autoroutières).
consomme de l'énergie ...
En 1996, 53% de la consommation nationale de produits pétroliers a été utilisée par le secteur des transports.
La consommation énergétique du secteur des transports a crû de 6,4% entre 1991 et 1996, soit plus lentement que le trafic (+ 10%) du fait des progrès réalisés dans les nouveaux moteurs.
Depuis le début de la décennie, la consommation de diesel par les voitures particulières a augmenté de 72%.
La consommation de super plombé a diminué de 56% entre 1990 et 1996.
La commercialisation de ce carburant sera interdite dans l'Union Européenne à compter du 1er janvier 2000.
Le passage au diesel des véhicules particuliers s'explique par l'importante différence de taxation entre essence et gazole. Parmi les pays de l'Union Européenne, c'est en France que cet écart est le plus grand. C'est aussi la France qui taxe le plus fortement l'essence.
Les taxes sur les carburants sont peu harmonisées en Europe. Les minima définis par la réglementation communautaire sont actuellement très inférieurs aux pratiques nationales.
est source de bruit
Les normes d'émission sonore des véhicules sont fixées au niveau européen. Les progrès technologiques et la reconnaissance de la nuisance ont permis de les rendre plus contraignantes.
Le bruit de la circulation est la nuisance sonore la plus fréquemment ressentie par les Français. Un tiers des ménages déclarent être gênés par le bruit de la circulation, au moins de temps en temps, lorsqu'ils sont dans leur logement. Ils sont 40% en banlieue parisienne et 46% dans Paris.
On estime que 7 millions de personnes, soit 12,3% de la population, sont particulièrement concernées.
Malgré un cadre législatif très ambitieux, les ressources affectées à la lutte contre le bruit des transports terrestres restent faibles. En 1995, on évaluait à 130 milliards de francs la somme nécessaire pour atteindre le seuil réglementaire sur l'ensemble du territoire national (construction de murs anti-bruit, isolation des façades,...). Dans un premier temps, 9 milliards de francs permettraient de traiter les points les plus touchés du réseau national routier et ferroviaire.