Le renforcement de l'effet de serre





 
Variations du trou dans la couche  
d'ozone au dessus de l'antarticque  
en 1995
 

Accord de Kyoto du 10 décembre 1997 :
La conférence de Kyoto s'est conclue par un accord selon lequel les 38 pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% au total d'ici 2010. Et ce par rapport aux émissions de 1990. L'Union Européenne s'engage à réduire ses émissions de 8%, les Etats-Unis de 7% et le Japon et le Canada de 6%.

Dioxine de Carbone, gaz à effet de serre :
Le CO2 est le résultat final de l'utilisation des combustibles fossiles à des fins énergétiques. 80% des émissions de CO2 proviennent de la combustion de l'énergie. Le CO2 est devenu célèbre en raison de son impact sur l'effet de serre. Mais il n'est pas le seul gaz dit à "effet de serre". Le méthane (15%), les chlorofluorocarbones - CFC (17%) et l'oxyde nitreux - NO2 (6%) aggravent l'influence néfaste des dioxydes de carbone - CO2 (55%). Pour la région Nord/Pas de Calais, l'industrie reste le premier secteur émetteur, puis viennent les transports routiers, le résidentiel et le tertiaire. Cependant, le développement accéléré des transports routiers et des consommations du résidentiel, explique l'essentiel des hausses observées depuis 1990. 
 

Combustibles minéraux et solides : CMS
Cette appellation inclut la houille, le lignite, le coke, les agglomérés, les briquettes. Une tonne de houille = 0,619tep. Une tonne de coke = 0,667tep. Une tonne d'agglomérés briquettes = 0,762tep. Une tonne de lignite = 0,405tep.
Consommation d'énergie :
Elle traduit les quantités d'énergie utilisées en région pour satisfaire les besoins régionaux de déplacement, d'éclairage, de chauffage, de production. La consommation est exprimée en énergie finale, c'est à dire en énergie livrée et effectivement consommée. Des bilans autres que NORENER, peuvent exprimer ces consommations en énergie primaire. Il s'agit alors de l'énergie libre, concentrée dans la nature et captée par l'homme (charbon, pétrole, gaz,...), par les plantes (le soleil par exemple) ou par un processus technique (barrages, capteurs solaires, éoliennes....).

Correction climatique, méthodes :
Il est généralement admis que la consommation de chauffage est proportionnelle à la rigueur de l'hiver : celle-ci est calculée en faisant le rapport entre un indicateur de climat observé et un indicateur de climat de référence (période trentenaire). Cet indicateur est constitué par des degrés/jours (écart journalier entre la température observée et 18°C). Par convention, le degré/jour est égal à zéro si la température observée est la température de référence.
Déformation du tissu économique :
La concurrence, les évolutions technologiques et les chocs économiques provoquent la disparition de certains secteurs. Et favorisent la montée en puissance d'autres secteurs. La consommation d'énergie est donc influencée par la déformation du tissu économique. Ainsi, en période de prix élevés de l'énergie, les activités qui utilisent beaucoup d'énergie régressent comme la sidérurgie, la chimie ou la métallurgie car leur compétitivité est handicapée. Les consommations industrielles sont donc tirées vers le bas. Par contre, en période de prix bas, ces secteurs retrouvent leur compétitivité et poussent les consommations industrielles régionales. 

L'effet de serre résulte de l'émission de gaz spécifiques qui, dans l'atmosphère, piègent les rayons infrarouges réfléchis à la surface de la terre, provoquant ainsi un réchauffement qui pourrait modifier les équilibres climatiques et engendrer une hausse du niveau des océans. 

L'efficacité énergétique d'un pays ou d'une région, se calcule en comparant l'évolution de la consommation d'énergie et celle de l'économie. Avant les premières crises énergétiques, chaque point de croissance économique se traduisait immanquablement par un point de croissance en énergie. Une utilisation plus efficace de l'énergie a permis de dissocier la courbe de la croissance économique de celle de la croissance énergétique. 
Exemple : sur une même période, si la consommation d'énergie augmente de 10% alors que la croissance est, elle, de 15%, cela signifie que l'efficacité énergétique a permis d'économiser 5% d'énergie. Toutes choses étant égales par ailleurs. 
L'électricité :
Selon les normes françaises : 1 MWh électrique vaut 0,222tep, Selon les normes internationales : 1MWh vaut 0,086tep. Ce choix méthodologique a son importance car il donne un poids plus important à l'électricité dans les bilans nationaux. Selon les normes françaises, l'électricité est la première énergie sur le marché régional avec 39% du bilan (7Mtep), devant le pétrole 24% (4,3Mtep), le gaz naturel 19% (3,5Mtep) et les Combustibles Minéraux et Solides - C.M.S comme le charbon avec 17% (3,1Mtep). En prenant comme référence la norme internationale, la première énergie consommée en région, serait le pétrole 30,7%, puis le gaz 24,9%, les Combustibles Minéraux et Solides 22,3% et enfin l'électricité 19,6% (2,7Mtep). Au total, le bilan énergétique de la région serait de 13,9Mtep. L'industrie resterait le 1er secteur consommateur avec 52% (dont la sidérurgie 22%) et le résidentiel aurait le même poids que les transports (19% du bilan). Le tertiaire quant à lui, afficherait 9%.

Le Gaz :
Il s'agit à la fois du gaz naturel et des gaz industriels et sidérurgiques. Un MWh PCS = 0,077tep.

Pour l'industrie, les consommations sont calculées sans les producteurs d'énergie et hors énergies utilisées comme matière première - notamment dans la chimie. L'industrie est hiérarchisée en fonction de l'importance du niveau de consommation (sidérurgie, métallurgie, chimie ).

Les produits pétroliers englobent le pétrole brut, le gazole, l'essence, le fioul lourd, le fioul domestique, le coke de pétrole, les gaz de pétrole liquéfié (GPL, Butane, Propane) et le carburéacteur. Une tonne de pétrole brut ou gazole ou fioul domestique = 1 tep. Une tonne de GPL = 1,095tep. Une tonne essence moteur ou carburéacteur = 1,048tep. Une tonne de fioul lourd = 0,952tep. Une tonne de coke de pétrole = 0,762tep.

Tonne dEquivalent Pétrole :
C'est la mesure utilisée pour exprimer et comparer des énergies de sources différentes. Elle est égales à l'énergie moyenne dégagée par la combustion d'une tonne de pétrole brute. Mtep : million de tep ktep : millier de tep.
Le transport :
Le transport prend en compte tous les types de transports y compris ceux qui relèvent de l'industrie, de l'agriculture, des commerces et des ménages ... 
 
 
Phénomène bien connu, l'effet de serre joue un rôle ici dans la régulation de nos climats. Celui ci tient à la capacité qu'ont certains gaz habituellement présents en infime quantité dans l'atmosphère (le CO2/ le CH4/ l'O3 / le N2O/ les CFC) d'intercepter le rayonnement solaire (infrarouge) réfléchi par la surface des continents et des océans et de provoquer par là même, un réchauffement de l'atmosphère. C'est un principe bien connu des horticulteurs qui captent dans leurs serres la chaleur libre par les rayons infrarouges. 

Le problème en l'occurrence vient de ce que le développement des activités humaines s'accompagne d'une augmentation sensible de la teneur de l'air en gaz à effet de serre créant ainsi les conditions pour un réchauffement progressif de la planète. 

La responsabilité des différents gaz et des différents secteurs d'activité dans cette augmentation est extrêmement variable: le CO2 lui seul intervient pour la moitié dans l'effet de serre mais les autres gaz absorbent mieux les rayons infrarouges et s'accumulent plus vite dans l'air notamment le CH4 qui participe déjà à hauteur de 15 %. l'essentiel des émissions de CO2 provient de la combustion des combustibles fossiles et de la déforestation alors que les rejets de CH4 sont surtout le fait de l'industrie pétrochimique des raffineries et de l'agriculture (rizières et élevage). 

Les conséquences exactes d'un accroissement de l'effet de serre à long terme ne sont pas connues avec précision en raison de la complexité des réactions auxquelles un tel accroissement pourrait donner lieu. Des incertitudes subsistent en particulier sur le rôle joué par les océans et les nuages. 
Un consensus toutefois s'est fait jour au sein de la communauté scientifique sur deux points: si rien n'est fait entre temps, l'accentuation de l'effet de serre se traduira, au milieu du siècle prochain, par une augmentation de la température moyenne de la planète de l'ordre de 2 à 3°C, laquelle devrait entraîner à son tour une élévation du niveau des mers de 17 à 32 cm. Il ne s'agit, toutefois, que de moyennes, les effets pouvant être, localement, très variables. Ainsi, dans les régions méditerranéennes l'élévation de la température pourrait être de 50% supérieure à l'élévation moyenne terrestre. 
Les impacts de l'élévation de la température et du niveau des océans sont encore mal appréciés, mais ils pourraient être considérables. Parmi les plus directs et les plus probables, notons: 

  • l'inondation des zones littorales peu ou mal protégées, 
  • le recul des glaciers et de la banquise, 
  • une modification de la circulation atmosphérique et du cycle de l'eau, 
  • une redistribution géographique des grands écosystèmes terrestres et des activités agricoles. 
Positifs pour certains, désastreux pour d'autres, ces effets ne manqueraient pas de transformer le paysage géopolitique actuel.