AIR SANTE

les effets sur la Santé de la pollution atmosphérique




 
DRASS Ile de France
Service Santé-Environnement 58-62 rue de Mouzaïa 
75935 Paris cedex 19

Informations générales sur la pollution atmosphérique.

Effets sur la santé. Un plan d'alerte régional.

Des médecins vous répondent 24h/24.

Vous avez la parole.



LES PRINCIPAUX POLLUANTS MESURES :
Les principaux indicateurs actuellement surveillés sont le dioxyde de soufre, les particules en suspension, le dioxyde d'azote, l'ozone, l'oxyde de carbone, le plomb, ainsi que les composés organiques volatils.

Le niveau de pollution atmosphérique (à un moment donné) est un phénomène complexe qui dépend de l'importance des émissions des sources, des techniques de dépollution employées et de leur bon fonctionnement, des modalités de dispersion (vent, anticyclone), des transformations physiques ou chimiques des composés, des transferts à plus ou moins longue distance ou encore des sédimentations et lessivages par la pluie.

On distingue selon leur source :

une pollution primaire émise directement dans l'atmosphère, c'est :

- la pollution soufrée issue de combustion des fiouls et charbon ;

- la pollution par les oxydes d'azote issue de la combustion des moteurs et des industries ;

- la pollution par les hydrocarbures, poussières et métaux issus de multiples activités.

une pollution secondaire plus complexe : il s'agit de la pollution photochimique avec formation notamment d'ozone qui résulte de la réaction du dioxyde d'azote, du monoxyde de carbone et des composés organiques volatils issus des activités humaines (transports, industries), avec le rayonnement solaire intense.

Les odeurs émises par certains procédés industriels sont la plupart du temps sans effet sur la santé, mais provoquent des désagréments.
 
 


ORIGINE DE LA POLLUTION 
( Extrait de plaquette interministérielle d'information )

L'OZONE

ORIGINE : Il résulte de la transformation chimique de certains polluants (oxydes d'azote et composés organovolatils) dans l'atmosphère en présence de rayonnement ultra-violet solaire. C'est un des principaux polluants de la pollution dite "photo-oxydante". Les concentrations dans l'air ont augmenté depuis plusieurs années, notamment en zone urbaine et péri-urbaine.

POLLUTIONS GENEREES : Il contribue à l'effet de serre.

LES OXYDES D'AZOTE

ORIGINE : Ils proviennent surtout des combustions émanant des centrales énergétiques et des véhicules. Le monoxyde d'azote (NO) et le dioxyde d'azote (NO2) font l'objet d'une surveillance attentive dans les centres urbains où leur concentration dans l'air présente une tendance à la hausse compte tenu de l'augmentation forte du parc automobile. Le pot catalytique devrait cependant participer à une diminution des émissions.

POLLUTIONS GENEREES : Les oxydes d'azote interviennent dans le processus de formation d'ozone dans la basse atmosphère. Ils contribuent également au phénomène des pluies acides.

LE DIOXYDE DE SOUFRE

ORIGINE : Il provient de la combustion de combustibles fossiles contenant du soufre (fioul lourd, charbon, gasoil...). Les concentrations ambiantes ont diminué de plus de 50 % au cours des 15 dernières années, en liaison notamment avec le développement de l'énergie nucléaire, de l'utilisation de combustibles moins chargés en soufre, des systèmes de dépollution des cheminées d'évacuation des fumées ainsi que de la délocalisation industrielle dans les zones péri-urbaines.

POLLUTIONS GENEREES : En présence d'humidité, il forme des composés sulfuriques qui contribuent aux pluies acides et à la dégradation de la pierre des constructions. Le SO2 est un bon indicateur d'un mélange complexe de pollution dite "pollution acido-particulaire".

LES PARTICULES EN SUSPENSION

ORIGINE : Elles constituent un complexe de substances organiques ou minérales. Elles peuvent être d'origine naturelle (volcans...) ou anthropique (combustion par les véhicules, les industries ou le chauffage, incinération...). On distingue les particules "fines" provenant des effluents de combustion (diesels) ou de vapeurs industrielles condensées, et les "grosses" particules provenant des chaussées ou d'autres rejets industriels.

POLLUTIONS GENEREES : Les particules les plus fines peuvent transporter des composés toxiques dans les voies respiratoires inférieures (sulfates, métaux lourds, hydrocarbures...). Elles accentuent ainsi les effets des polluants acides, dioxyde de soufre et acide sulfurique notamment.

LE MONOXYDE DE CARBONE

ORIGINE : Il provient de la combustion incomplète des combustibles utilisés dans les véhicules. Des taux importants de CO peuvent être rencontrés quand le moteur tourne dans un espace clos (garage), quand il y a une concentration de véhicules qui roulent au ralenti dans les espaces couverts (tunnel, parking) ou lorsque le tuyau d'échappement et la tôle basse du véhicule sont percés, le CO envahissant alors l'intérieur du véhicule.

LES COMPOSES ORGANIQUES VOLATILS

ORIGINE : Les sources de composés volatils sont multiples. Il s'agit d'hydrocarbures (émis par évaporation des bacs de stockage pétroliers ou lors du remplissage des réservoirs automobiles), de composés organiques (provenant des procédés industriels des combustion), de solvants (peintures, encres, nettoyages), ou de composés organiques émis par l'agriculture et le milieu naturel.

POLLUTIONS GENEREES : Ils interviennent dans le processus de formation d'ozone dans la basse atmosphère.



LE PLOMB

ORIGINE : Les propriétés antidétonantes du plomb tétraétyl, découvertes en 1921, dans les laboratoires de Général Motors, ont conduit au rejet de quantités énormes de dérivés du plomb dans l'air. L'utilisation de l'essence sans plomb a permis en quelques années d'obtenir des concentrations de plomb dans l'air largement en deçà des normes. Le plomb peut être émis également par des procédés de fabrication industriels.
 
 
 


LES MOYENS REGLEMENTAIRES DE PREVENTION

Les principaux moyens réglementaires consistent notamment à :

1- fixer des normes de qualité de l'air exprimées en concentrations et durées d'exposition à ne pas dépasser ou en valeurs guides à considérer comme des objectifs de qualité à atteindre;

2- réduire les flux de polluants émis :

3- être plus exigeant dans les zones où les sources de pollution sont importantes. Dans certaines grandes agglomérations et zones industrielles, les exploitants d'installations sont tenus de prendre toutes les dispositions utiles pour réduire la pollution générée lorsque la surveillance exercée fait apparaître l'existence ou l'imminence de dépassement de certains seuils ;

4- encourager le développement de l'utilisation d'énergie non polluante ;

5- rendre obligatoire le contrôle anti-pollution des véhicules ;

6- surveiller les rejets de chaufferies domestiques.
 


NORMES DE QUALITE DE L'AIR

Il existe pour plusieurs polluants des niveaux réglementaires de concentration de l'air ambiant fixés par l'Union Européenne :

Le dioxyde de soufre (ou anhydride sulfureux), et les particules en suspension ont été réglementés en 1980. La valeur à ne pas dépasser 7 jours par an (en moyenne sur 24 heures) est de 250 ou 350 microgrammes par m3 pour le dioxyde de soufre selon le niveau de particules en suspension (inférieur ou supérieur à 150 microgrammes par m3).

Pour le plomb (1982), la teneur limite a été fixée à 2 microgrammes par m3 en moyenne annuelle.

Pour le dioxyde d'azote, une directive a également fixé en 1985 une valeur limite horaire de 200 µg par m3 d'air (percentile 98 annuel des valeurs moyennes horaires, c'est à dire valeurs ne pouvant être dépassées que 2 % du temps soit 7 jours par an).

Une directive Européenne plus récente (1992) concernant l'ozone, a défini 3 seuils :

           Objectif                       Valeur en microgrammes/m3 air
1 - Seuil de protection de la santé                110 sur 8h
2 - Seuil d'information de la population           180 sur 1h
3 - Seuil d'alerte de la population                360 sur 1h


Ces valeurs réglementaires ont été transcrites en droit français par le décret du 25 octobre 1991.Pour l'ozone ce texte est en cours de modification.
 
   


PRINCIPE D'ETABLISSEMENT DES NORMES-SECURITE :

Les normes sont établies à partir des résultats des expérimentations animales et d'enquêtes épidémiologiques qui permettent de déterminer le rôle réel de la pollution dans la survenue de certaines pathologies, en éliminant les facteurs d'influence tels que l'habitude tabagique ou l'état de santé du patient observé.

Elles sont considérées comme des limites définissant une qualité acceptable de l'air, l'objectif étant de limiter les effets en permettant de ne dépasser les seuils que pendant un nombre limité de jours, durant une période de référence.

Divers protocoles internationaux ou conventions traitent de la lutte contre les pollutions à longue distance, de la protection de la couche d'ozone ou encore des réductions programmées des émissions en composés organiques volatils et oxydes d'azote.
 
 

 


LA MESURE DE LA POLLUTION

En Ile-de-France, l'association AIRPARIF mesure les polluants en continu à partir de capteurs placés au bord de la voirie, en des lieux de forte fréquentation, et en des points représentatifs de la pollution de fond.

Des analyses et recherches complémentaires sont effectuées par les laboratoires associés à AIRPARIF que sont le Laboratoire d'Hygiène de la Ville de Paris et le Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris.

Les résultats sont mis à disposition du public par l'intermédiaire du serveur minitel 3614 AIRPARIF. Des résultats synthétiques (indicateurs globaux de qualité) sont également transmis et relayés par les médias (France 3, journal régional du soir...).

En cas de pollution, les autorités sont immédiatement averties et peuvent, si nécessaire, très rapidement alerter la population (voir rubrique un plan d'alerte régional).

Le suivi de la pollution a montré une très nette diminution des taux en dioxyde de soufre au cours des 30 dernières années. On note également une amélioration progressive des niveaux du monoxyde de carbone et de plomb. En revanche, des progrès restent à réaliser pour les oxydes d'azote, les hydrocarbures et la pollution particulaire.
 


EFFETS DE LA POLLUTION GLOBALE

Un problème complexe

La connaissance des effets est complexe du fait de :

Quels sont les effets sur la santé identifiés de nos jours?

Les travaux scientifiques les plus récents mettent en évidence une recrudescence de divers problèmes respiratoires tels que l'irritation des bronches ou l'asthme en reaction avec la pollution atmosphérique, qui légitiment les actions entreprises pour réduire les effets néfastes sur la santé. Il faut en effet conserver à l'esprit qu'une personne respire chaque jour 15000 litres d'air, et que la zone des échanges gazeux de l'appareil respiratoire constitue une interface de 70 m2 environ entre le milieu extérieur et l'organisme.

Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France a en particulier mis en exergue le rôle irritatif des particules en suspension et des oxydants (dioxyde d'azote et ozone) :

Des interrogations subsistent sur le long terme

Certaines interrogations subsistent sur l'impact à long terme, en particulier sur certains sujets sensibles. Néanmoins, à l'image des connaissances concernant les infections virales et les pneumo-allergies, on peut redouter une augmentation de l'inflammation des bronches favorisant de ce fait les maladies respiratoires chroniques, surtout en cas d'expositions répétées au cours de l'année.
 
 


EFFETS SPECIFIQUES DES PRINCIPAUX POLLUANTS

L'OZONE :

L'ozone est un gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires et qui pénètre facilement jusqu'aux voies respiratoires les plus fines.

Les effets de l'ozone sur la santé dépendent du niveau d'exposition, du volume d'air inhalé et de la durée d'exposition. En cas d'exposition unique, les manifestations sont réversibles en quelques jours, alors que des expositions répétées dans les 24 h en accentuent les effets.

Chez les personnes sensibles (enfants, asthmatiques, insuffisants respiratoires, allergiques...), les symptômes apparaissent plus nettement à partir de 180 microgrammes d'ozone par m3 d'air et peuvent se traduire par des picotements, des sensations d'irritations des yeux, du coryza, de la toux, une sensation de gêne respiratoire.

Les effets sont accrus par l'activité physique et, dès la concentration de 180 µg/m3, on observe que la fonction respiratoire diminue de 3 % pour chaque augmentation de 100 µg/m3. Ainsi, chez les sportifs, l'exposition peut engendrer une diminution de l'endurance et de la performance physique.

En l'état actuel des connaissances (issues des expérimentations contrôlées et de travaux épidémiologiques), il ne semble pas exister de seuil d'exposition à l'ozone en dessous duquel il n'y aurait pas d'effet sur la fonction ventilatoire, d'où l'intérêt d'une politique de prévention de fond sur le long terme.

LE DIOXYDE DE SOUFRE :

Le dioxyde de soufre est un gaz irritant et le mélange acido-particulaire peut, selon les concentrations des différents polluants, déclencher un spasme bronchique chez les asthmatiques, augmenter la fréquence et l'intensité des symptômes respiratoires aigus chez l'adulte (toux, gène respiratoire) ou encore altérer la fonction respiratoire chez l'enfant.

LES PARTICULES EN SUSPENSION :

Les particules les plus grosses sont retenues par les voies aériennes supérieures, alors que les plus fines peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires inférieures, contribuant à une irritation bronchique, en particulier chez les enfants dont les mécanismes de défense sont soit immatures soit particulièrement fragiles.

Certaines particules ont par ailleurs des propriétés nocives pour le foetus, et cancérogènes : c'est le cas de certains hydrocarbures aromatiques polycycliques.

LE DIOXYDE D'AZOTE :

Le dioxyde d'azote peut pénétrer dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Il peut, dès 200 µg par m3 d'air, entraîner une altération de la fonction respiratoire et une irritation des bronches chez l'asthmatique et, chez les enfants, augmenter la sensibilité des bronches aux infections microbiennes.

LES COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILS :

Les effets peuvent être très divers selon les polluants : cela peut aller de la simple gêne olfactive, à une irritation (aldéhydes), à une diminution de la capacité respiratoire, jusqu'à des effets nocifs pour le foetus et des effets cancérogènes (benzène).

LE MONOXYDE DE CARBONE :

Le monoxyde de carbone a la propriété de se fixer à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang, conduisant ainsi à un manque d'oxygénation du système nerveux, du coeur, et des vaisseaux sanguins. A taux importants et à doses répétées, il peut provoquer la diminution de la vigilance ainsi que des maux de tête, vertiges, asthénie ou vomissements. En cas d'exposition très élevée et prolongée, il peut être mortel ou être à l'origine de séquelles neuropsychiques irréversibles.

LE PLOMB :

C'est un toxique du système nerveux, du sang et du rein qui, à forte dose, provoque chez les enfants des troubles du développement cérébral se manifestant par des perturbations psychologiques et des difficultés d'apprentissage scolaire. Cependant, les concentrations dans l'air étant maintenant en deçà des seuils de protection de la santé, elles ne constituent pas un risque pour la santé.
 


LES INDICATEURS DE SANTE

Plusieurs indicateurs permettent aux épidémiologistes d'analyser les effets sur la santé: Ainsi sont répertoriés les affections aiguës des voies respiratoires supérieures telles que : pharyngites, laryngites, angines...; les maladies pulmonaires obstructives chroniques telles que : bronchites, emphysèmes, bronchectasies, alvéolites allergiques...; l'asthme, les dyspnées et autres gênes respiratoires ainsi que des pathologies cardiovasculaires en général ou des maladies hypertensives, des cardiopathies ischémiques ou des douleurs thoraciques... mais aussi des maux de tête et des irritations occulaires.

Ces données sont ensuite croisées avec les concentrations en polluants mesurés dans une région donnée, en tenant compte de tous les autres facteurs (tabac, épidémies virales, météorologie, pollens), afin d'établir d'éventuelles corrélations.
 
 
 
 
 
 


QUI EST CONCERNE ?

Certaines personnes sont-elles plus vulnérables à la pollution ?

Oui, en raison de leur âge et de leur état de santé (voir rubrique risques et symptômes) en particulier vis-à-vis des polluants oxydants (ozone, oxyde d'azote). Ce sont principalement :

Les normes tiennent-elles compte de ces populations?

Oui, certaines normes de qualité de l'air retiennent plusieurs seuils d'intervention en tenant compte des catégories de populations. Ainsi, pour l'ozone :

Comment savoir si je fais partie des personnes sensibles à l'ozone ?

Il est difficile de répondre à cette question pour chaque cas pris individuellement, car il n'existe pas de test médical spécialement prévu à cet effet.

Il faut remarquer que les irritations peuvent être également imputables à d'autres polluants atmosphériques comme les poussières, les pollens et le tabac.

Dans les groupes d'asthmatiques et de jeunes enfants, il y a des personnes chez lesquelles le moindre dépassement de la valeur limite suffit à provoquer une irritation des yeux et de la gorge, alors que d'autres ne ressentent les symptômes qu'en cas de concentrations plus élevées.

Toutefois chez les personnes atteintes de maladies respiratoires, l'aggravation du dysfonctionnement des poumons due à l'ozone peut représenter un risque plus grand que pour une personne en bonne santé.

Plus une personne est sensible, plus l'action des polluants est conséquente à des concentrations de plus en plus basses.

Pour plus d'informations,
voir également la rubrique des médecins vous répondent 24h/24.
 
 


CONSIGNES SANITAIRES PREVENTIVES 

En cas de pollution par l'ozone :

Afin de limiter les effets de la pollution, le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France recommande à titre préventif :

En cas de pollution par les oxydes d'azote :

Au delà de 200 µg/m3, il est recommandé aux asthmatiques, bronchiques chroniques ou insuffisants respiratoires de respecter les mêmes consignes que précédemment

Autres consignes

Il convient tout d'abord de rappeler que le pire ennemi des bronches reste la fumée de tabac qui joue un rôle majeur dans la survenue des maladies respiratoires.

De plus, il convient de veiller à ne pas aggraver les effets de la pollution atmosphérique par d'autres facteurs irritants, tels l'usage de solvants sans protection appropriée lors d'activités de bricolage.
 


LES COMPORTEMENTS RECOMMANDES

Ce qu'il est possible de faire :

Les recommandations n'interdisent pas bien entendu de sortir à l'extérieur, en plein air, en évitant simplement les efforts physiques : pique-nique, promenade, baignade ne posent aucun problème. Pour les enfants, une pratique calme, se promener, s'amuser à vélo, se balancer, nager ou jouer dans les bacs à sable, sont des activités tout à fait possibles.

Jusqu'à des concentrations en ozone de 360 microgrammes par m3, il n'y a donc aucune contre-indication à avoir des activités physiques légères. A partir de 360 µg/m3, les personnes les plus sensibles à l'ozone devraient limiter leur séjour en plein air.

Quel est l'intérêt du confinement chez soi ?

On observe que dans les habitations, les teneurs de pointe en ozone sont en moyenne deux fois moins élevées que dans l'air extérieur.

En été, les pics de pollution par l'ozone coïncidant toujours avec les périodes de forte chaleur, il est par conséquent conseillé d'aérer les habitations en dehors de ces périodes, c'est à dire le matin ou la nuit. N'oubliez pas néanmoins que les activités domestiques produisent des gaz et de l'humidité, et qu'une aération régulière des logements est indispensable.

Les parents doivent-ils garder les enfants à la maison
en cas de concentration élevée de l'ozone ?

Non, les enfants peuvent jouer dehors et pratiquer des activités physiques légères.

Si des troubles respiratoires apparaîssent, une visite chez le médecin s'impose, celui-ci diagnostiquera l'origine du problème.

S'il s'agit d'un problème lié à l'ozone, le médecin conseillera aux parents de veiller à ce que les enfants sensibles à la pollution ne fassent pas trop d'efforts physiques durant les après-midi très chauds.

Seul le praticien est habilité à décider de prise éventuelle de médicaments en complément, après un entretien avec les parents.

En cas de pollution d'été, puis-je sortir de chez moi, sans mettre ma santé en danger ?

Bien sûr que oui, toutefois, les personnes sensibles doivent adapter leur comportement.
 
 
 


LES ACTIVITES SPORTIVES

Les réactions de l'organisme exposé se manifestent avec plus de rapidité et d'intensité en cas d'activité physique intense, car la réponse de l'organisme à l'ozone dépend du volume d'air inhalé, qui est fonction des activités menées : C'est pourquoi, à la fin du printemps et en été, en période de pollution, les activités sportives intensives sont déconseillées lorsque l'ensoleillement est maximal (après-midi et début de soirée), en particulier aux personnes sensibles à la pollution atmosphérique. En revanche, ces sports peuvent être pratiqués sans problème le matin, le taux d'ozone s'accroissant au fil de la journée sous l'action du soleil.

De même, lors d'épisode de pollution, il est important que les enseignants (instituteurs, professeurs d'éducation physique, entraîneurs) et les responsables de collectivités d'enfants planifient les activités sportives et réservent les disciplines et les jeux fatigants le matin.
 
 
 


PROTECTION MEDICAMENTEUSE

Il est recommandé aux populations spécialement sensibles (ex: asthmatiques, enfants allergiques..)et pour les personnes sous traitement de suivre scrupuleusement, notamment en cas de traitement de fond, les prescriptions de leur médecin traitant pendant la durée de la pollution.

Il existe en effet différents types de médications qui, sous certaines conditions, préviennent efficacement les effets aigus de l'ozone sur l'appareil respiratoire. Ces médicaments interviennent en particulier sur l'obstruction et l'rritation des bronches, et évitent l'apparition de troubles ventilatoires. Certains sont à préférer lors de pics de pollution de type acide et particulaire et d'autres en cas d'épisodes de pollution oxydante (ozone, oxyde d'azote).

Attention ! les médicaments sont indiqués pour le traitement de pathologies particulières comme l'asthme et doivent être utilisés sous contrôle médical.

(Voir rubrique Des médecins vous répondent 24h/24h; et "Autres conseils").
 


UN PEU DE CIVISME...

"Est-ce que le fait de renoncer à ma voiture sert vraiment à quelque chose ?" , "N'est-ce pas une goutte d'eau dans la mer ?" sont sûrement des questions que vous vous posez.

Il est évident que quelques initiatives individuelles ne suffiront pas à résoudre le problème. C'est pourquoi seule une prise de conscience collective fera avancer les choses.

En région parisienne, ce sont les gaz d'échappement émis par les véhicules à moteur thermique (automobiles, poids lourds, motos...) qui dans certaines conditions météorologiques (ensoleillement) produisent de l'ozone en excès. Eviter de prendre son véhicule personnel à moteur, c'est réduire les polluants émis.

De même, couper le moteur lors des arrêts prolongés, en vérifier les réglages, et entretenir son véhicule participeront à cet effort collectif.

On note que les trajets des véhicules en ville sont courts : la moitié sont inférieurs à 3 Km. Renoncer à utiliser son véhicule, c'est faire preuve de civisme et de responsabilité envers ses concitoyens tout en économisant souvent son argent, sa santé et même son temps..

Comment concilier l'obligation de me déplacer jusqu'à mon lieu de travail, et mon souci de préserver la qualité de l'air ?

On observe que beaucoup de véhicules ne transportent qu'un seul passager (le conducteur). Utiliser toutes les places disponibles d'une automobile (covoiturage) diminue le nombre de véhicules et les embouteillages, donc la pollution, mais également les frais (partage des frais de carburant, de garage...). Parlez-en à vos voisins et vos collègues de tavail

Et puis, bien sûr, il y a les transports en commun !


UN PLAN D'ALERTE REGIONAL
Le plan d'alerte
Par arrêté interpréfectoral d'Avril 1994, une procédure d'alerte et d'information du public en cas d'épisode de pollution atmosphérique a été mise en place en Ile-de-France.

3 seuils de gravité croissante portant sur 3 polluants - dioxyde d'azote, ozone et dioxyde de soufre - ont été définis à partir des normes réglementant la qualité de l'air en vue de limiter l'intensité de la pollution et donc leurs effets.

Les concentrations d'exposition horaire retenues pour les déclenchements des différents niveaux sont les suivants (en microgrammes par m3) :

                                           POLLUANTS

SEUILS        Dioxyde    Dioxyde  Ozone
                                     de soufre  d'azote
1er Seuil : Information des services
administratifs et techniques      200        200     130

2ème Seuil : Information de la population    350        300     180

3ème Seuil : Alerte de la population         600        400     360
 
Commentaires
En raison de la complexité des mécanismes de la photochimie, la Commission Européenne a considéré que, s'il était prématuré d'imposer une valeur limite pour l'ozone, il était indispensable, en cas de pics de pollution, d'avertir les populations pour qu'elles se protègent.

Ainsi le seuil horaire de 130 microgrammes par m3 (ou 110 µ/m3 sur 8 h), seuil de protection de la santé, correspond à "la concentration qui ne devrait pas être dépassée afin de sauvegarder la santé humaine en cas d'épisodes prolongés de pollution". Ce niveau assure la protection vis à vis des effets aigus de la pollution ambiante par l'ozone.

Cette procédure s'inscrit dans une perspective de protection sanitaire des populations.Le but est de favoriser l'acquisition de comportements de protection sanitaire individuels et collectifs lors des pics de pollution, et de conseiller utilement les personnes les plus vulnérables par la diffusion d'une information la plus complète et objective possible.


DES MEDECINS VOUS REPONDENT 24H/24 Si vous pensez présenter des symptômes décrits dans la rubrique "effets sur la santé", vous pouvez :

1 - Consulter votre médecin traitant ;

2 - A défaut, vous adresser à un médecin spécialisé, mis à votre disposition en permanence, de jour comme de nuit, en composant le :

Il pourra vous apporter des renseignements sanitaires particuliers, relatifs aux symptômes liés à la pollution atmosphérique, et vous conseiller sur les comportements à adopter.
 
BOITE A LETTRES
Vous avez la parole

Si vous désirez obtenir des renseignements complémentaires, vous pouvez vous adresser au service Santé-Environnement de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales d'Ile-de-France, 58 à 62 rue de Mouzaïa 75935 Paris cedex 19.

N'hésitez pas à poser vos questions dans la boîte à lettres.

N'oubliez pas de laisser vos coordonnées si vous souhaitez recevoir de la documentation.
 
 

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