L'accroissement des populations urbaines va se poursuivre à un rythme soutenu dans les agglomérations méridionales, notamment littorales, ce qui exerce une pression renforcée sur le cadre de vie des habitants.
Sauf initiatives rigoureuses, en milieu rural, où le problème de la désertification se pose en terme aigus, l'appauvrissement du paysage se poursuivra dans les régions moins développées où l'agriculture est en mutation. Dans les régions d'agriculture intensive, les paysages traditionnels ont déjà disparu et des actions de réhabilitation sont nécessaires.
Selon l'inventaire CORINE land cover, les sols "artificialisés" occupent 4 % du territoire métropolitain, avec des proportions qui atteignent 79 à 98 % à Paris et alentours, 20 % dans la "grande couronne", autour de 15 % dans le Nord et le Rhône... et 0,4 % seulement en Lozère. Les sols agricoles représentent 62 % du territoire de la France métropolitaine, suivis des forêts et milieux semi-naturels pour 33 %, les surfaces en eau et les zones humides 1 %.
D'après l'enquête annuelle Teruti, les bâtiments et surfaces goudronnées s'étendent, mais aussi les espaces verts artificiels des pelouses et jardins dans les zones pavillonnaires. La forêt poursuit, elle aussi, sa progression.
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