Synchrothérapie





Brève présentation :
Il n'y a aucune raison de penser que le monde, le réel, se limite à ce que nous en percevons d'habitude dans notre état de veille usuel. Il y a même d'abondantes raisons de penser qu'énormément de choses nous échappent de ce qui se trouve dans notre environnement.

Mis à part l'Occident, toutes les cultures de la Terre ont affirmé que d'autres plans de réalité existent, parallèlement et imbriqués au nôtre. Elles disent aussi que ces plans sont accessibles et expérimentables pour peu que l'on change d'état de conscience.

Tout se passerait comme si notre état habituel, notre état de conscience ordinaire (ECO), ne pouvait prendre en compte qu'une certaine «bande» de ce qui nous entoure et rien d'autre. Alors que des états de conscience différents, des états non ordinaires de conscience (ENOC), permettraient de changer de bande et de percevoir d'autres niveaux du réel. C'est comme si l'on tournait le sélecteur de la télévision sur une autre chaîne: le programme reçu alors est différent, mais ni plus ni moins réel que celui de la chaîne précédente.

Les états non ordinaires de conscience (ENOC) sont donc des clés d'accès à ces autres plans qui nous sont invisibles en état ordinaire de conscience. Dans l'acception donnée ici, il ne s'agit pas d'états pathologiques tels que la démence, l'ivresse ou le délire. Les états non ordinaires de conscience sont des états constructifs et constructeurs, régénérants et équilibrants. On peut y ressentir des émotions, mais sans souffrir; les émotions sont ici positives, structurantes et libératrices.


Le nouveau psychothérapeute :
Le nouveau psychothérapeute doit être le lien entre les neurosciences et le retour aux valeurs sacrées de guérison qui englobent corps et esprit. Il est passionnant de constater qu'aujourd'hui, dans certaines nouvelles approches thérapeutiques, on redécouvre quelque chose de l'ordre de la magie. J'entends par magie le changement de notre vision du monde, la manière dont on le comprend, l'analyse, l'interprète et en sélectionne des parties. Ce changement modifie l'impact que le monde a sur soi, mais aussi l'impact que l'on a sur le monde. Il permet de changer son regard sur la vie, sur autrui, sur l'environnement et aussi de changer ses propres rapports avec l'autre et sa personnalité.

Carl Gustav Jung a dit que tout bon psychothérapeute doit être un peu chaman, être capable d'empathie, pouvoir accompagner son patient en abandonnant ses propres rigidités, croyances et comportements. Il doit pouvoir contribuer à ramener l'esprit de la personne souffrante de cet ailleurs négatif où il s'est englué pour lui permettre de réintégrer bien-être, équilibre et force de vie. Il doit pouvoir montrer d'autres perspectives, changer le regard sur la vie, le monde et l'environnement.

Les thérapies utilisant le rêve éveillé sont très proches de l'esprit du voyage chamanique. Les techniques reprises par la Synchrothérapie (Analyse Transactionnelle, P.N.L., hypnose ericksonienne, analyse jungienne, etc.) permettent de reprogrammer la vision du monde, tout cela en prise directe avec certains états modifiés de conscience thérapeutiques. La psycho-neuro-immunologie redécouvre aujourd'hui la puissance de ces dimensions de l'Etre pour favoriser l'autoguérison.

La Synchrothérapie utilise les ondes cérébrales émises pendant le sommeil profond et/ou paradoxal. C'est le moment où les images du rêve affleurent avec facilité et reflètent d'une manière extrêmement précise une radiographie de l'inconscient. Toute la problématique du patient se retrouve dans ces images facilement décodables pour le praticien.
Il est important de savoir que, dans la pratique de la Synchrothérapie, le praticien ne doit en aucune manière suggérer l'image, mais bien suivre celle qui est produite spontanément par son patient. C'est en travaillant sur ces images, non pas dans le but de connaître la cause du symptôme, mais bien de le «réparer», que l'on peut «désengrammer» et «réengrammer» un nouveau comportement. Ce comportement doit être vécu à travers la force agissante du symbole avec les émotions qui l'accompagnent pour que le véritable changement soit réellement implanté au niveau cérébral.


Le rêve lucide :
Le rêve lucide, puisque c'est le nom qu'il faut donner aussi bien aux vieilles techniques chamaniques qui sont celles qui ont été redécouvertes les nouvelles thérapies (à ne pas confondre avec le rêve éveillé), est un état modifié de conscience qui a été mis en évidence scientifiquement en 1975 par Keith Hearne, à l'université Hull, en Angleterre.

La technique Hemi-Sync est une des seules approches occidentales de cet état particulier qu'est le rêve lucide, puisqu'elle permet de «dormir éveillé», en restant particulièrement lucide, puisque l'hémisphère gauche du cerveau est parfaitement opérationnel. Rappelons ici que le côté gauche tient sous sa dépendance le langage, l'analyse, les aspects numériques, la logique.

La technique Hemi-Sync, mise au point à l'Institut Monroe, en Virginie, consiste à utiliser pour chaque hémisphère cérébral un son de fréquence différente. Cette différence de fréquence entre les deux sons influence le cerveau qui se met à vibrer et à se mettre en phase avec la différence sonore; cela lui permet de fonctionner d'une manière autogénérée à ce niveau de fréquence qui ne lui est généralement pas accessible que pendant le sommeil ou le coma.


Une psychothérapie efficace :
Pour qu'une psychothérapie soit efficace, il faut qu'elle travaille en prise directe avec les banques de données inconscientes et avec l'inconscient lui-même. Un vrai changement de la psyché, durable dans le temps et résistant aux stress les plus forts, ne peut se réaliser que dans cet espace. Dans cet espace du rêve conscient, le rêveur prend le contrôle de ce qui se passe. C'est lui qui décide de ce qu'il veut vivre, expérimenter, trouver, changer et guérir. C'est lui qui impose ses choix et qui les engramme. Il ne dépend plus de ses automatismes inhibiteurs, de ses peurs et de ses angoisses. C'est lui qui travaille et obtient par un mental qui agit et apprend.

Les plus entraînés des rêveurs lucides obtiennent ce type de rêve entre une à quatre fois par mois, après un apprentissage qui peut prendre des mois, si ce n'est des années. Avec le procédé Hemi-Sync, il suffit de mettre des écouteurs... c'est instantané.

Au cours de ces rêves, on peut connaître un état de conscience particulier qui est la vision. La vision est la perception d'un autre plan de l'existence, d'un autre ordre de la réalité. Elle a une signification, un sens culturel, symbolique, une structure, elle apporte un message.

Il ne faut pas la confondre avec l'hallucination qui est une perturbation des sens et des mécanismes cérébraux qui produit des perceptions fictives. L'hallucination n'a ni structure, ni logique interne, ni signification culturelle, symbolique ou religieuse. Elle se produit en état ordinaire de conscience.

Le seul obstacle à ces différents types d'états modifiés de conscience est la peur. Mais une fois dépassée la peur de cette étrangeté, une fois acceptée la perte des repères habituels, l'accès aux états modifiés de conscience devient non seulement une chose naturelle, mais aussi une manière de se ressourcer, facile et consciente.

C'est au Synchrothérapeute d'accompagner son patient avec tact, douceur et fermeté afin de lui faire dépasser la barrière de ses émotions et de sa peur.


La visualisation :
La visualisation est un des outils de base des états modifiés de conscience et des thérapies qui les utilisent.

La Synchrothérapie utilise la visualisation sous Hemi-Sync. Les ondes cérébrales utilisées sont des ondes Thêta et Delta lentes, celles du sommeil. Cela veut dire qu'on dort éveillé.

À la différence des autres thérapies, la Synchrothérapie utilise des images issues naturellement de l'inconscient plutôt que celles induites par le thérapeute. Le Synchrothérapeute suit son patient dans sa production d'images et non l'inverse. Les images mentales positives sont créatrices et les images mentales négatives sont destructrices. Une des grandes clés de la Synchrothérapie est de laisser l'inconscient produire des images positives, réparées par l'application des techniques d'A.T., de P.N.L. et d'Analyse jungienne (avec l'intervention des archétypes).

La création d'images mentales n'est pas le fruit d'efforts; les efforts conscients en vue d'annuler une image négative ont pour résultat de la renforcer. Il ne suffit pas non plus de ne plus penser à l'image négative, car celle-ci est refoulée dans l'inconscient et continue à y vivre et à y agir; elle entretient les scénarios négatifs. La visualisation classique nécessite de créer constamment des images positives, de les visualiser positivement. Cette méthode permet de substituer les images positives aux images négatives indésirables.

La Synchrothérapie agit différemment: on ne crée pas d'images positives, on fait appel aux ressources de l'inconscient pour transformer l'image à travailler. On va y chercher ses ressources ou on les crée. Si nécessaire, on se donne des permissions. On change des croyances, on négocie avec les archétypes au moyen de techniques de thérapie.

Dans la visualisation classique, c'est le moi conscient qui crée intentionnellement l'image. En Synchrothérapie, l'image traitée est proposée par l'inconscient lui même puisque l'on travaille en ondes Thêta et Delta lentes, qui sont les ondes cérébrales du sommeil et du sommeil paradoxal.


L'image et son utilisation nous ramènent au symbole :
Il y a tout lieu de penser que les états modifiés de conscience sont l'avenir de la psychothérapie.

Les problèmes psychologiques sont liés aux limitations du cadre dans lequel s'inscrit le regard que l'on porte sur soi, sur sa vie et ses relations avec l'environnement. Par exemple une personne dépressive l'est parce qu'elle se sent insuffisante et inférieure, telle autre parce qu'elle sent ses proches offensifs; telle autre parce qu'elle vit dans les regrets de son passé. On se sent dans une impasse de laquelle on ne peut pas sortir.

Tous les blocages, freins, inhibitions, barrières psychologiques, les réactions disproportionnées et inadéquates, les peurs et les angoisses, sont toujours en rapport avec des croyances rigides, avec une interprétation cloisonnée de ce que l'on vit. Cette interprétation et ces croyances ne correspondent à aucune réalité profonde, car même si elles reposent sur la logique, elles sont construites sur des bases et des prémisses qui ne tiennent compte que d'une partie de la réalité objective; celle-ci a été remodelée à travers des filtres.

Dans tous les cas cliniques que nous traitons, on voit que c'est le cadre dans lequel s'inscrit le regard que l'on porte sur soi et les autres qui est la cause du trouble psychologique ou de la mauvaise perception du moi.


Changer de cadre signifie guérir :
Les difficultés psychologiques sont éliminables, voire gérables, par un recadrage du point de vue sous lequel on se voit soi-même. Les états modifiés de conscience ont un grand rôle à jouer, ils élargissent la vue et la compréhension que l'on a de soi.


Le transfert :
Une différence significative entre la Synchrothérapie et les autres approches se trouve dans la notion de transfert. Le patient du Synchrothérapeute ne transfère pas sur le thérapeute, mais sur une partie de sa propre personne qui est perçue comme son guide, sa protection spirituelle. Il n'y a dans cette notion de transfert transpersonnel ni religiosité, ni manipulation, psychique ou ésotérique. Il y a juste une prise de conscience, sur un plan mental et émotionnel, d'une partie de notre inconscient qui nous relie à une dimension plus grande que celle de notre ego.

Cela permet d'élargir l'angle de vue que l'on a de soi, des autres et du monde, de sortir des rigidités, des étiquettes qu'on se donne et de voir son problème de plus haut, et donc d'y trouver bien souvent des solutions, tout naturellement.