Les Métaux Non Ferreux





La récupération des métaux non ferreux permet de produire le tiers des besoins français en cuivre, plomb, aluminium, et zinc. C'est une récupération très professionnalisée. Même s'ils sont en faible quantité un tri plus fin peut être effectué par les collectivités pour une meilleure valorisation.

Par ailleurs, il est à noter que certains matériels électronique peuvent contenir des métaux précieux susceptibles d'être valorisés. Lorsqu'ils sont hors d'usage, il faut s'adresser aux récupérateurs de métaux non ferreux et de métaux précieux.

D'après l'enquête faite auprès des IVF, comme pour les papiers-cartons, il a été constaté une baisse importante des prix depuis une année. En janvier 1992, les collectivités vendaient leur ferraille entre 130 F (Brest, Voiron, Lyon) et 200 F la tonne (Paris, Niort). Aujourd'hui, la plupart des collectivités la cèdent à la valeur zéro et certaines sont obligées de payer (125 F la tonne pour l'électroménager à Strasbourg). Seules quelques unes (Paris, Niort) ont pu, pour le moment, maintenir leur prix de 1992.

Premier facteur expliquant cette baisse, c'est l'augmentation importante des prix de mise en décharge. Or, 25 à 30 % de la ferraille récupérée repart en déchet ultime.

Par ailleurs, le marché reste sous la concurrence des produits arrivant des USA et surtout ceux provenant du démantèlement des usines des pays de l'Est. Mais c'est aussi sous la pression des utilisateurs de ferrailles, les sidérurgistes, que les prix sont à la baisse. La filière récupération-recyclage est en pleine restructuration.

Avec leur développement, elles intéressent au plus haut point les grands groupes tels que laCGE et la Lyonnaise des Eaux. C'est le cas par exemple de la CFF (Compagnie Française des Ferrailles), le premier ferrailleur européen qui possède le plus important parc de broyeurs en France et qui fait l'objet de grandes manoeuvres de la part de ces grands groupes.

En conclusion, le marché est actuellement à la baisse des prix mais dans des proportions moins importantes que celle du papier-carton. On se situe à la valeur zéro. De plus, des signes de reprise existent au début de l'année 1993, avec une forte demande de ferrailles de la part de la Chine. Les garanties pour les collectivités sont tout de même incertaines, car il y a un risque que les récupérateurs ne répercutent pas cette hausse pour reconstituer leur bénéfice.