Symphonie Biologique ou Destruction des Sols
Il s'agit de défendre la vie de la sphère écologique dévolue à l'homme. L'avenir est entre nos mains, celui de nos enfants aussi.Les conséquences connues pour la santé de l'homme de l'ingestion de nitrates de synthèse réside dans leur capacité à se transformer en nitrites toxiques. Les quantités de nitrites contenus dans les plantes sont faibles mais la transformation des nitrates en nitrites s'effectue entre la cueillette et la consommation. Elle est faite par des bactéries qui se multiplient rapidement en milieu anaérobie réducteur. précise Claude Aubert. Le même auteur signale qu'en 1971, lors d'une Communication à l'Académie de Médecine, le professeur Gounelle et ses collaborateurs ont attiré l'attention sur les dangers que pouvaient présenter, en particulier pour les nourrissons, les carottes que l'on trouve actuellement dans le commerce. Quantité anormalement élevées de nitrates, conséquences d'un excès de fumure azotée. La transformation en nitrites est notamment effectuée par des micro-organismes qui se mettent à pulluler dans les soupes de carottes quand elles sont préparées trop longtemps à l'avance, mais également dans les sacs plastiques dans lesquels elles sont de plus en plus souvent vendues. Les analyses effectuées ont démontré que seulement 18% des soupes préparées à partir des carottes vendues dans le commerce répondent aux normes définies pour la teneur en nitrates de l'eau potable. La transformation des nitrates en nitrites (NO3 en NO2) peut s'effectuer avant l'absorption des aliments, notamment dans un milieu humide et privé d'air ou dans le tube digestif.
Après avoir rappelé que la toxicité des nitrites pour les nourrissons est bien connue Claude Aubert souligne que de nombreux travaux américains ont montré un lien direct entre les nitrites et le cancer, par carence en vitamine A- provoquée par la réduction de l'activité de la glande thyroïde, consécutive à l'absorption des dits nitrites.
Ces amines secondaires sont présentes dans des céréales, le vin, la bière, le thé, les tranquillisants, les médicaments anti-malaria, etc.
La question des nitrosamines est étudiée par les laboratoires de pathologie cellulaire qui confirment la position du Professeur Nègre, elle-même appuyée sur une importante et très actuelle bibliographie internationale. La question de l'évolution de la cancérogenèse expérimentale induite par les substances chimiques a d'ailleurs fait l'objet en 1989 d'une communication autorisée en la matière : La cancérisation induite par une substance chimique met en oeuvre un processus lent qui progresse par étapes successives dont certaines sont réversibles, l'alimentation y joue un rôle considérable, protecteur ou accélérateur.
SUR LE PLAN QUALITATIF, parmi les contaminants alimentaires dont le pouvoir cancérogène a récemment été mis en évidence, il faut citer les produits de pyrolyse des protéines qui s'ajoutent aux mycotoxines, nitrosamines, carbures polycycliques, hydrazines et amines aromatiques déjà connues.
SUR LE PLAN QUANTITATIF, il faut considérer : Le niveau calorique de la ration ; la restriction calorique appliquée dès le plus jeune âge diminue l'apparition de tumeurs spontanées chez le rat, ainsi que la production de tumeurs chimio-induites. Inversement la surcharge calorique et surtout la surcharge en lipides polydésaturés augmente cette production. La carence en protéines a un effet ambigu : selon le protocole utilisé, elle inhibe ou elle accélère la cancérisation - elle est souvent associée à un déficit en choline et en facteurs lipotropes qui a un effet nettement promoteur au niveau du foie. La vitamine A est nécessaire à la différenciation cellulaire. Sa carence augmente le nombre de tumeurs induites par les DMBA dans le poumon, par des hydrazines ou par l'aflatoxine dans le foie et le colon. La vitamine C et la vitamine E jouent essentiellement un rôle d'antioxydants et inhibent la formation dans l'organisme de nitrosamines et de composés nitrosés à partir des nitrites. La carence en minéraux : le zinc et le sélénium sont importants. La carence en zinc, accélérée par l'éthylisme, joue un rôle dans la cancérisation de l'oesophage. Le rôle du sélénium est plus obscur et mérite de nouvelles recherches.
Le point de vue affirmé sur la question de la dose est identique à celui de Claude Aubert : la dose nécessaire pour provoquer le cancer est d'autant plus faible que la quantité ingérée journellement est plus petite (d'après une étude faite par Druckey et Schmahl). A Paracelse pour qui "Seule la dose fait le poison", nous dirons que les carences produisent le cancer "homéopathiquement"... Evidemment, comme la science ne maîtrise pas le cancer, on peut toujours faire dire par d'autres experts qu'on est sûr de rien. Et noyer le poisson, n'est-ce pas !? Quand ce qui est obscur est trop lumineux... Ou comme disait Max Planck, un des grands physiciens du temps d'Albert (Einstein) : - Certains humains ne méritent même pas la comparaison avec ces incroyables animaux que sont les chauve-souris. Batman sait, lui, (le mien a dix ans) que le joker a mis beaucoup de petits poisons dans tous les aliments, et les cosmétiques, histoire d'habiller le cancer de raisons sérieuses... Sans parler des stress, fatigues, chômage, morbidités psychologiques, quel breuvage anti-biologique !
Glissons allègrement sur l'augmentation de nos besoins en vitamine A par le stress, qui agresse notre système immunitaire, sans s'appesantir plus sur les carences en magnésium de l'alimentation agro-chimique, en cuivre manganèse, les oligo-éléments... En supplément, pour le dessert, nous avons aussi les effets des pesticides sur la qualité des aliments et la santé de l'homme. Aux Etats-Unis, les statistiques sanitaires fédérales ont décelé l'évolution de la présence des DDT et DDE dans les tissus adipeux humains. En 1942 : 0. Mais en 1950, on trouve 5, 3 ppm DDT. En 1954-56, on n'arrête pas le progrès, ce furent 4, 9 DDT + 6, 8 DDE. Pour les années 1961-62, le DDT ayant été prohibé officiellement, on trouve encore 3, 9 de DDT pour 9 ppm de DDE. Et ceci pour l'ensemble de la population américaine. Les agriculteurs ne sont évidemment pas épargnés : En 1954-56, les agriculteurs manipulant ces produits possèdent 14 ppm de DDT et 21, 1 ppm de DDE dans leurs tissus !!!
Et il y a le lait.
Pourtant comme le signale Claude Aubert, Alors ?
Et on retrouve une convergence certaine d'analyse avec les travaux publics du professeur et Prix Nobel de médecine A. Kastler, "Le grand massacre", consacré à la dénonciation du système d'élevage industriel des animaux, ainsi que ceux du Docteur M. Lecerf (7), du professeur René Dubos (8), du professeur Mathé (9), et de certaines récentes publications de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Telles les études réalisées par ce directeur de l'Institut de chimie du cerveau et de la nutrition de l'Hôpital Hackney (Grande-Bretagne) (10) Ou bien l'article de Michael A Crawford, "Le cercle vicieux des graisses" dans "Santé du Monde", magazine de l'OMS, juillet-août 1991. Les animaux d'élevage produisent moins de protéines que de graisses et principalement des graisses saturées néfastes pour la santé. La viande, naguère considérée comme une panacée de bonne santé, devrait donc occuper une place modeste dans les stocks alimentaires des nations ... comme dans les supermarchés.
Mens sana in corpore sano. Un esprit sain dans un corps sain. Rabelais était médecin...