Allan envisage de semer du seigle pendant deux ou trois ans afin de mieux lutter contre le chiendent dans un champ déterminé. II enfouit l'engrais vert au minimum une fois tous les trois ans et est en train de mettre son programme de compostage au point. II n'est toutefois pas encore totalement satisfait de la qualité de son compost qui lui pose certains problèmes. Lorsque l'hiver la température est très basse, le compost gèle et reste gelé, tandis que, l'été, lorsqu'il fait chaud, il sèche rapidement. II faut également retourner le compost à intervalles réguliers, le charger, l'épandre, ce qui prend énormément de temps.
Avec les terreaux argileux et la couverture donnée par les arbres, il n'y a pas de menace grave d'érosion, en dépit du risque d'érosion éolienne des champs exposés au vent. Un.extirpateur à tringles sert au travail du sol, un pulvériseur tandem à disques à l'enfouissage des semences et un cultivateur lourd au déchaumage. Les Riley s'efforcent de ne pas herser, sauf pour étaler les débris végétaux.
Leçons et conseils :
Les Riley ont tenté de préserver l'humidité du sol et de lui conserver sa couche de neige de plusieurs façons, notamment en laissant des bandes cultivées, en plantant des bandes dans les champs de jachère et, L'hiver, en passant la charrue pour former des billons.
Les Riley ont du mal à vendre leurs produits biologiques. À une époque, les Riley vendaient leur récolte à une entreprise ontarienne; ils ont même reçu des offres de contra", mais aucun système ne leur a donné satisfaction. Ils sont heureux de constater que la Commission canadienne du blé accepte de commercialiser de petites quantités de blé organique (voir la 3e partie intitulée Commercialisation des produits biologiques). Allan estime que pour vendre ses récoltes comme il le voudrait, il devrait consacrer autant de temps à la vente qu'à la production.
"Le meilleur conseil" précise Allen, "je l'ai trouvé dans le petit livre de Frederick Kirschenmann intitulé Switching to a Sustainable System, et publié par la Northern Plains Sustainable Agricultural Society of North Dakota." Allen recommande aux agriculteurs d'être prêts à se déplacer et à assister à des colloques. II a constaté que les réunions les plus intéressantes sont celles où les organiculteurs expliquent ce qui donne de bons résultats pour leur ferme. Allan conseille de commencer la transition en ne consacrant qu'une petite partie de l'exploitation à l'agriculture biologique. "Si ce que les voisins vont dire vous inquiète, choisissez un champ éloigné de la route." Allan rappelle aux agriculteurs que "la plupart des agriculteurs qui ont maintenant adopté l'agriculture biologique étaient les plus sceptiques, ceux qui appliquaient les méthodes traditionnelles et regardaient de l'autre côté de la hale d'un oeil critique." 11 termine par un conseil: "Et surtout, ne vous laissez pas influencer par. ceux qui vous diront que l'agriculture biologique est vouée à l'échec!"

Les Scott :
Emplacement de l'exploitation: Ouest de Virden (Manitoba)
Type d'exploitation: Culture mixte et troupeau de 50 vaches de boucherie
Dimensions de l'exploitation: 320 ha (800 acres), dont un tiers en fourrage
Sol: Terreaux argileux d'Oxbow de topographie variée
Moyenne des précipitations annuelles: 462 mm (18 pouces)
Nombre de jours sans gel: 120
Année d'adoption de l'agriculture biologique: 1978
Caractéristiques de l'exploitation: Approche philosophique et équilibrée
Bien que pratiquant l'agriculture biologique depuis 1961, Alex et Bette Scott n'ont totalement renoncé aux pesticides et engrais synthétiques qu'en 1978.
Les Scott expliquent leur décision par des raisons morales, religieuses, médicales et économiques. Ils estiment en effet que le sol, ressource vivante et essentielle à la vie, est un don de Dieu qui doit être préservé pour les générations futures. Lorsqu'ils cultivaient la terre de façon classique, ils s'inquiétaient des dégâts faits par la pollution sur leurs terres. Les épanchements accidentels de produits chimiques ont rendu certaines parcelles de terre stériles. Du point de vue financier, les prêts et les intérêts étaient une charge permanente. Les Scott ont donc essayé de faire pousser leurs cultures en achetant le moins possible de produits à l'extérieur. D'après leurs calculs, ils devaient pouvoir faire pousser leurs récoltes à moindre coût et s'en sortir financièrement.
Rotation des cultures :
Les Scott décrivent leur ferme comme une exploitation mixte. Ils ont un troupeau de 50 vaches, et cultivent des céréales comme le blé, l'avoine, l'orge et le seigle sur 160 ha (400 acres), des plantes comme !a lentille et le sarrasin sur 20 à 40 ha (50 à 100 acres) et les-engrais verts, principalement le mélilot à fleur jaune, sur 20 à 40 ha (50 à 100 acres). Un tiers de leur terre est couverte de luzerne et de brome pour donner du foin et de la pâture aux bêtes. Les Scott pratiquent une rotation des cultures de quatre ans (illustrée plus bas) destinée à respecter la structure du sol, à lui conserver son niveau d'azote et à lutter contre les mauvaises herbes.
Les Scott ont constaté que le blé qui a été semé après enfouissage du trèfle a peu de mauvaises herbes et est riche en protéines. Le seigle d'automne est semé soit avec le blé, soit directement sur le chaume de blé pour conserver l'énergie et supprimer les mauvaises herbes.-Bien que le sarrasin ait tendance à se briser, ce qui se traduit par une récolte spontanée la saison suivante, il est facile à contrôler au moment de l'enfouissage du trèfle. "Étant donné que nous faisons constamment des essais, notre rotation des cultures n'est pas figée. Nous l'adaptons aux conditions climatiques et aux besoins du marché" explique Alex.
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ANNÉE
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1 2 3
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6
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| Culture en rotation |
Blé suivi de seigle d'automne |
Seigle d'automne |
Sarrasin ou avoine avec contre-semis |
Trèfle (enfoui) |
Lutte contre les mauvaises herbes et travail du sol :
La lutte contre les mauvaises herbes varie d'une année sur l'autre. La moutarde sauvage "ne nous abandonne jamais" explique Alex. La folle avoine n'est pas aussi présente que par le passé, mais il faut constamment être vigilant. Ces dernières années, la mauvaise herbe la plus tenace a été le chardon de Russie, bien que la sétaire verse soit devenue plus courante. Les Scott retardent les semailles et augmentent la densité de semis pour recouvrir le plus possible le sol et ainsi mieux lutter contre les mauvaises herbes. De plus, les cultures lèvent mieux lorsque le sol est plus chaud. Un dispositif de récupération des glumes installé derrière la moissonneuse-batteuse récolte la graine de mauvaise herbe qui est donnée comme fourrage au bétail. Les insectes ne posent pas de problème, sans doute grâce à la rotation des cultures, bien que les Scott évitent les cultures comme le colza canola qui est particulièrement sensible aux insectes.
Les Scott sont continuellement en train d'expérimenter de nouvelles techniques de travail du sol. 11s cultivent sans labour lorsqu'ils sèment le seigle, labourent un minimum ou font un labour traditionnel. À mesure qu'ils acquièrent de l'expérience, les Scott sont convaincus qu'il est possible de lutter contre les mauvaises herbes en travaillant le sol de façon à ne pas l'exposer à l'érosion. Alex regrette de ne pouvoir s'acheter certains instruments comme un cultivateur à lame longue ou, mieux encore, un cultivateur pour culture sans labour.
Fertilité du sol et compostage :
Le fumier et l'engrais vert de mélilot sont appliqués tous les quatre ans pour conserver sa fertilité au sol. Pour les Scott, l'engrais vert de mélilot est important car il permet de fixer l'azote, de supprimer les mauvaises herbes et d'améliorer la texture du sol.
Depuis six ans, les Scott compostent eux-mêmes le fumier produit par leurs bêtes,, ce qui est une façon constructive d'utiliser les déchets. Alex a décidé de faire son compostage lui-même après avoir découvert que le fumier brut détruisait le pH du sol et favorisait la dispersion de la graine de mauvaise herbe dans les champs. Le compostage permet de réduire le volume de fumier et facilite son étalement: à valeur nutritive équivalente, 7 tonnes de compost remplacent 18 tonnes de fumier par ha.
Lorsqu'il sort le fumier des granges au printemps, Alex s'efforce de mélanger la paille au fumier humide et à la terre qu'il ramasse lors de la manipulation. "Nous mélangeons le tout du mieux possible et en faisons des andains faciles à retourner au chargeur. Lorsque l'échauffement (la décomposition) commence, Alex surveille la température des andains et s'efforce de la maintenir entre 50 et 75° C, ce qui est suffisamment bas pour éviter au fumier de brûler et suffisamment haut pour le compostage. Alex remue les andains de 4 à 5 fois pendant l'été en fonction de la température et des conditions climatiques. Lorsque le compost est prêt, il l'étale. "Comme avec le reste, on apprend par tâtonnement" explique Alex. "Il n'est pas nécessaire d'avoir du matériel perfectionné. Un chargeur à benne frontale normale fait l'affaire. Mais il faut espacer suffisamment les andains"
Leçons et conseils :
Ayant converti toute l'exploitation en une seule fois à l'agriculture biologique, les Scott ont eu beaucoup de mauvaises herbes les premières années, ce qu'ils expliquent par leur manque d'expérience et le fait que "la terre se libère de sa dépendance vis-à-vis des produits chimiques." Puisque les Scott n'avaient pas déposé de substances nutritives sur le sol, le rendement a beaucoup baissé au moment où ils ont adopté l'agriculture biologique. Au cours de la phase de transition, les Scott ont été très aidés par leurs voisins.
Les Scott conseillent aux future organiculteurs de vérifier s'ils sont prêts à adopter cette philosophie. Alex leur rappelle également que, pour que leur reconversion soit réussie, leur situation financière doit être seine et leur exploitation rentable. II les encourage à ne commencer par convertir qu'une petite surface de l'exploitation. "II est bon de laisser des champs couverts de chaume de brome et de luzerne. Lorsque les champs sont laissés intentionnellement en chaume pendant la période transitoire, on obtient du foin, les mauvaises herbes disparaissent et la structure du sol s'améliore. La terre est alors à nouveau prête à produire, après trois ou quatre ans."
Pratiquant l'agriculture biologique depuis plusieurs années, les Scott ont pu pénétrer un certain nombre de marchés. Ils préfèrent vendre en vrac, bien qu'ils reconnaissent qu'il existe un potentiel pour les agriculteurs disposés à conditionner et à vendre leur produits par lots. Ce marché existe,.mais de plus en plus d'acheteurs exigent que les produits biologiques soient certifiés.
Les Scott considèrent leur exploitation comme entièrement biologique, mais continuent à affiner leurs techniques. Ils précisent que la terre répond bien et que bien qu'il pleuve peu sur les terres marginales, leur rendement est proche de la moyenne supérieure de la région.
Les Thomas :
Emplacement de l'exploitation: Karlsruhe (Dakota du Nord), au sud-est de Minot
Type d'exploitation: Culture mixte et 40 vaches et veaux
Dimensions de l'exploitation: 585 ha (1 446 acres)
Sol: Terreaux sablonneux
Moyenne des précipitations annuelles: 440 mm (17 pouces)
Nombre de jours sans gel: 134
Année d'adoption de l'agriculture biologique: 1977
Dan et Mickie Thomas exploitent une ferme de 585 ha (1 446 acres) près de Karlsruhe, à 60 km (38 miles) au sud-est de Minot (McHenry County, Dakota du Nord).
Rotation des cultures :
À l'heure actuelle, les Thomas cultivent 180 ha de blé dur de printemps de variété Len, 110 ha de tournesol et 80 ha (200 acres) d'avoine Dumont. Quatre-vingt hectares sont consacrés à la jachère d'engrais vert, le reste.étant en foin et pâturage. Certaines années, les Thomas plantent du sarrasin, du millet ou du lin sur une partie de leurs-champs d'avoine. Ils ont un troupeau de 40 vaches, élèvent des poulets à rôtir, des dindes, des lapins et des pores.
"Dans ma rotation, je sème une graminée, puis une plante latifoliée, puis je reviens à une graminée. Mon objectif est de semer du trèfle tous les quatre ans. Si le trèfle échoue, Dan plante du sorgho du Soudan au moment des labours. Dans la pratique, la rotation est modifiée de façon à toujours avoir la surface de blé exigée par le programme agricole américain. La surface de blé et de tournesol varie peu, celle consacrée aux autres cultures étant calculée en conséquence. La rotation idéale des Thomas est donnée plus bas.
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ANNÉE
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1
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2
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3
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4
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| Culture en rotation |
Blé |
Tournesol ou sarrasin |
Avoine ou millet avec contre-semis de trèfle |
Trèfle (enfoui) ou jachère (plus compost) |
Tout le compost est déposé sous forme d'andains. Dan ne le retourne pas, mais le laisse se décomposer sur place. À l'automne, il l'étale sur la jachère de trèfle.
Lutte contre les mauvaises herbes et travail du sol :
La sétaire verse est la mauvaise herbe la plus tenace, ce qui s'explique par la détérioration du sol due à des printemps chauds et secs. Bien que là folle avoine pose également des problèmes, Dan constate qu'elle diminue d'année en année. Le travail au sol et la rotation des cultures sont ses principales armes contre les mauvaises herbes.
Le charançon du tournesol est leur plus grand ennemi, responsable de légers dommages en 1988 et de dommages plus sérieux en 1989.
Les Thomas travaillent en profondeur le sol qui sera cultivé l'année suivante au moyen d'une charrue ciseau Morris.munie de socs de 40 cm (16 pouces). Si le sol est dur au printemps, ils procèdent à un léger travail du sol à la charrue à socs, mats, en règle général, ils ensemencent directement au moyen d'un semoir Seedrite Morris, sans labour de printemps. Ils ont déjà hersé quatre ou cinq jours après les semailles et envisagent de répéter l'opération. Les champs de tournesol sont généralement travaillés deux fois à la charrue à socs avant les semailles, hersés une fois après les semailles, et travaillés deux fois entre les rangées.
Le trèfle est enfoui avec une charrue à disques décalés. "Je m'efforce de ne pas dépasser 8 km à 1'heure lorsque je travaille les champs de façon à laisser le plus possible de résidus à la surface du sol."
Idées, problèmes et conseils :
"Je veux essayer des cycles de rotation différents et d'autres méthodes de lutte contre les mauvaises herbes" explique Dan. II signale qu'en certains endroits le sol est salé, quoiqu'il ait l'impression que ces poches diminuent.
Bien que Dan reconnaisse que le chiffre d'affaires brut de ses voisins soit meilleur que le sien, il précise que son revenu net est plus élevé. II est convaincu que son approche globale des problèmes lui a permis d'adopter une rotation qui, avec le temps, fera baisser la quantité de mauvaises herbes et d'insectes. "Le processus de transition m'a aidé à comprendre les besoins de la terre et à apprendre à les satisfaire."
Dan estime que d'autres agriculteurs adopteront l'agriculture biologique lorsque de nouveaux marchés s'ouvriront et qu'ils constateront que l'agriculture biologique peut être rentable. II met toutefois les agriculteurs en garde contre les problèmes auxquels risquent de se trouver confrontés ceux d'entre eux qui n'adoptent l'agriculture biologique que pour-des raisons économiques. Comme l'explique Dan, "la capacité à penser par soi-même, l'indépendance, le désir d'expérimenter et de faire passer la qualité avant la quantité sont importants pour les organiculteurs."
Partie II : Gestion de l'agriculture biologique :
Tout comme les autres modes d'agriculture, l'agriculture biologique doit être adaptée à chaque exploitation. Plus encore que l'agriculture traditionnelle, l'agriculture biologique dépend de l'intégration de facteurs comme les cultures, le sol et le bétail. Bien que les organiculteurs achètent moins de produits à l'extérieur de la ferme que les agriculteurs traditionnels, ils gèrent leur exploitation plus intensivement que ces derniers. Les agriculteurs qui envisagent d'adopter l'agriculture biologique doivent étudier soigneusement la rotation de leurs cultures, la fertilité et la gestion du sol.
Les agriculteurs qui envisagent d'adopter l'agriculture biologique doivent étudier soigneusement la rotation de leurs cultures, la fertilité et la gestion du sol.
Rotation des cultures :
Puisque les normes de certification (Annexe A) n'autorisent pas les organiculteurs à utiliser de produits chimiques synthétiques comme les engrais ou l es pesticide s , la rotation des cultures, qui permet de lutter contre les mauvaises herbes, les maladies et les parasites, et de conserver sa fertilité au sol, joue un rôle essentiel. Cela n'est pas nouveau: certaines études effectuées au début du siècle sur les effets à long terme de la rotation des cultures avaient déjà mis en lumière les effets bénéfiques de cette dernière (Campbell et al., 1990).
La jachère :
Bien qu'elle fasse souvent partie de la rotation des cultures dans les régions plus sèches, la jachère n'est pas nécessaire pour conserver l'humidité des sols boisés noirs ou gris des Prairies canadiennes. Wile n'est donc pas recommandée au Manitoba. La jachère, qui favorise notamment l'érosion des sols et diminue leur niveau de matières organiques (Bowren et al., 1987), présente donc plus d'inconvénients que d'avantages. La jachère noire ne doit pas être utilisée en agriculture biologique et nombreux sont les exploitants qui remplacent la jachère noire par une jachère d'engrais verts.
Les engrais verts :
Il est particulièrement important pour les organiculteurs de conserver sa fertilité au sol en cultivant des engrais verts de légumineuse. Puisque l'utilisation de l'azote sous forme de produit chimique synthétique n'est pas autorisée en agriculture biologique, l'azote nécessaire aux plantes doit provenir soit du fumier, brut ou composté, soit d'engrais verts de légumineuse. Les rhizobactéries présentes dans la racine des légumineuses fixent l'azote de l'atmosphère. L'incorporation de légumine uses d ans le sol peut être simultanément une source d'azote et de matière organique (Bowren et al, 1987).
L'engrais vert doit être déposé à la surface du sol et laisser suffisamment de résidus de débris végétaux à la surface du sol pour empêcher l'érosion. Éviter d'utiliser la charrue à socs parce qu'elle enterre la plante sous une couche de terre dense qui ne se décompose pas aisément et favorise la formation d'une couche sèche dans le sol qui risque de nuire à la croissance des plantes. Le passage du pulvériseur tandem à disques devrait suffire à déposer convenablement l'engrais vert. Le cultivateur est le moins efficace des instruments pour incorporer l'engrais vert.
Les légumineuses annuelles ou bisannuelles donnent le meilleur engrais vert. Le mélilot, légumineuse bisannuelle souvent cultivée comme engrais vert, peut être contre-ensemencé d'une plante annuelle l'année précédant celle où le mélilot servira d'engrais vert (Goplen et Gross, 1984). Les recherches effectuées à l'University of Saskatchewan (Slinkard et al, 1987) ont permis de constater que les légumineuses annuelles comme le pois sec, la féverole, le pois ordinaire, le pois de Tanger, la lentille d'Indian Head et le pois velu autrichien, qui servent d'engrais vert en Saskatchewan, donnent d'excellents rendements dans l'année qui suit la récolte de blé. Toutes ces espèces sont aussi efficaces les unes que les autres. Ces légumineuses annuelles sont particulièrement utiles dans les régions plus sèches où le mélilot risque d'épuiser l'humidité du sol et donc de nuire au rendement de la récolte suivante. Les graines de légumineuse doivent être inoculées d'une souche de rhizobactéries pour fixer l'azote et améliorer ainsi la fertilité du sol. Pour avoir de plus amples renseignements sur la façon d'inoculer les graines de légumineuses, consulter les fiches du Ministère de l'Agriculture, Nitrogen Fixation and Legumes in Crop Rotation (Bailey, 1987).
L'engrais vert peu améliorer la fertilité et la structure du sol.
L'engrais vert peut améliorer la fertilité et la structure du sol. Des essais ont montré que le mélilot, la luzerne et le trèfle rouge donnent de 60 à 95 kg d'azote par ha au sol la deuxième année suivant leur introduction. Toutefois, si la plante