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Internet haut débit par plates-formes stratosphériques
Ce dispositif a fait l'objet d'une demande de brevet d'invention N° 95 06009 du 22/05/95
Les centrales solaires stratosphériques ou "C.S.S.T" font partie de la
famille des systèmes de production centralisée d'énergie c'est à dire des
systèmes de puissance nominale importante (se chiffrant en mégawatts ou en
gigawatts) avec d'un coté des producteurs d'énergie qui assurent l'installation,
la conduite et la maintenance des systèmes, et de l'autre coté des utilisateurs
qui achètent la forme d'énergie ainsi produite.
En ce qui concerne
l'utilisation de l'énergie solaire, des systèmes de production centralisée
existent déjà.
Rappelons l'expérience de la centrale Thémis
actuellement abandonnée par E.D.F mais dont l'échec est riche d'enseignement
pour notre étude. Plus intéressante est l'expérience Américaine des centrales
cylindroparaboliques construites à partir de 1984 et en passe d'atteindre le
seuil de rentabilité économique.
Des projets futuristes existent
également visant à placer en orbite géostationnaire d'immenses champs de
photopiles qui enverraient leur énergie vers la terre sous la forme de
micro-ondes ou de rayon laser.
Le chapitre IV présente un tableau comparatif pour les trois systèmes de production centralisée:
- Les centrales au sol de type cylindro paraboliques
- Les centrales solaires stratosphériques
- Les centrales solaires spatiales
Deux documents joints en annexe décrivent les centrales au sol de type cylindro paraboliques et les centrales solaires spatiales.
- Etre situé au-dessus de la couche nuageuse et donc d'avoir un ensoleillement maximum permanent (le jour) et d'une fiabilité absolue. Ce critère est fondamental pour la rentabilité des systèmes de production centralisée.
- Etre situé au-dessus de la zone des perturbations atmosphériques (vent,
neige, pluie, orage) et au-dessus des "jet stream" qui sont des courants
d'altitude.
Etant situé dans une zone sans contrainte mécanique
forte, il est possible d'envisager des structures souples ou semi- rigides, ce
qui influence favorablement le poids et donc le prix des installations.
- Rester à la portée du moyen de transport simple que sont les ballons
gonflables motorisés.
Constitution
La localisation a une altitude de 35 à 40 Km étant la caractéristique
principale des C.S.S.T, leur constitution découle impérativement de cette
situation "aérienne".
La contrainte forte de devoir rester en
altitude sans dépenser plus d'énergie que celle qui est collectée, peut être
résolue par l'emploi d'un système mixte, constitué de ballons gonflés à
l'hydrogène associés à une motorisation utilisant elle aussi l'hydrogène comme
combustible.
Les ballons à hydrogène permettent d'assurer tout ou
partie de la sustentation des systèmes.
La motorisation permet de participer à la "mise en altitude" lors du lancement depuis le sol de réaliser la stabilisation verticale et horizontale de la centrale lorsque celle ci est arrivée à la bonne altitude.
Le rôle de l'hydrogène est triple: son poids spécifique permet d'obtenir la sustentation des centrales, il est consommé sur place comme source d'énergie de la motorisation, enfin son rôle principal est d'être la forme d'énergie produite par les C.S.S.T.
La production d'hydrogène peut être réalisée par convertion photovoltaïque ou thermodynamique du rayonnement solaire, dans les deux cas l'hydrogène serait produit par hydrolyse de l'eau embarquée.
La concentration du rayonnement solaire vers le convertisseur peut être obtenue par des champs de films réflecteurs.
Le transport vers le sol de l'hydrogène peut être assuré par des navettes
d'une nature semblable aux C.S.S.T elles-même c'est à dire des ballons
gonflables motorisés.
Les navettes descendent l'hydrogène produit (en
en consommant une faible partie ) vers des stations situées au sol, puis
repartent en embarquant l'eau nécessaire aux C.S.S.T.
Sécurité
Bien que les C.S.S.T soient d'un
fonctionnement entièrement automatique et ne nécessitent donc pas de présence
humaine permanente à bord, l'aspect sécurité des populations doit être envisagé.
La combustion accidentelle de l'hydrogène en altitude est un premier risque
mais, elle ne met pas en danger de vies humaines. La chute d'une C.S.S.T suite à
un incendie, à une panne de motorisation ou à des fuites sur les ballons
porteurs, est un deuxième risque qui pourrait mettre en danger les vies des
personnes situées dans la zone de chute. Cet aspect est important car un intérêt
des C.S.S.T est de pouvoir fonctionner n'importe ou et de préférence près des
zones de consommation donc de zones souvent peuplées.
Pour pallier ce
type de problème, plusieurs précautions sont à prendre. Tout d'abord, la
localisation des C.S.S.T peut se faire à proximité de zones peuplées sans être
au dessus de celles-ci. Ensuite, les moyens modernes de surveillance et de
communication permettent d'avertir rapidement les populations. Enfin, la
constitution des C.S.S.T permet de réaliser une protection active de la façon
suivante: une grande partie des C.S.S.T pouvant être réalisée par des matériaux
souples, comme les champs de réflecteurs ou les ballons de stockage, celle-ci ne
constitue pas un danger important en cas de chute. Les parties contenant les
deux fluides eau et hydrogène liquide peuvent être vidées automatiquement en cas
de problème. Les parties massives assurant la conversion du rayonnement solaire
en hydrogène (turbines, alternateurs, hydrauliseurs etc..) peuvent être équipées
de parachutes et d'une motorisation de secours associée à un système de guidage
automatique comme le G.P.S, leur permettant de s'orienter sur une zone
préalablement déterminée en cas de chute.
| CENTRALES AU SOL | C.S.S.T CENTRALES SOLAIRES STRATOSPHERIQUES | S.P.S SOLAR POWER SATELLITE | |
|---|---|---|---|
| Encombrement au sol |
Très important De l'ordre de 800 M2/MWh |
Aucun ( hors station d'acceuil ) |
Aucun ( hors antenne réceptrice ) |
| Disponibilité de la ressource solaire | Aléatoire sous nos latitudes, variable selon la saison et selon les
conditions météorologiques. De 2 à 8 H/jour |
Fiabilité absolue De 9H/jour à 15H/jour selon la saison |
Fiabilité absolue 24H/jour |
| Importance de la localisation géographique | Rentabilité obtenue uniquement dans des régions très ensoleillées | Indifférente | Indifférente |
| Forme d'énergie produite | Electricité (non stockable) |
Hydrogène (stockable) |
Electricité (non stockable) |
| Difficultés liées au transport de l'énergie produite | Forte, la majorité des sites de production potentiels sont très éloignés des principaux lieux d'utilisation | Faible, la distance à parcourir est limitée à 40 KmLes sites de production peuvent être implantés prés des lieux de consommation | Forte, les deux possibilités envisagées (laser où micro ondes) ne sont pas opérationnelles pour l'instant |
| Niveau de technologie requis | Technique mécanique simple |
Technique aéronautique simple |
Technique spatiale |
| Faisabilité dans le temps |
Opérationnel depuis 1984 |
Quelques années | Quelques dizaines d'années |
| Impact sur l'environnement lors de la mise en oeuvre (hors production des composants) |
Très faible | Très faible L'énergie nécessaire à la mise en altitude peut provenir de la collecte d'autres C.S.S.T |
Forte La grande quantité de combustible nécessaire à la mise en orbite des composants est une importante source de pollution |
| Contraintes mécaniques | Contraintes neige et vents Nécessité d'avoir des structures mécaniques rigides donc impact sur le poids et sur le coût |
Contrainte limitée au poids propre. Doit résister à des vents pouvant
atteindre 125 Km/h Possibilité de réaliser en structure souple donc peut coûteuse |
Contrainte limitée au poids propre Nécessité de faire un assemblage en orbite donc délicat et coûteux |
| Contraintes de maintenance | Nettoyage Maintenance aisée | Pas de nettoyage Maintenance périodique possible en ramenant la station au sol | Pas de nettoyage Maintenance possible uniquement sur orbite |
Une avancée technique semble cependant se faire jour, il s'agit du début de réalisation de la photo-dissociation de l'eau sous lumière ambiante. Le système de conversion de l'énergie est en effet le point faible des CSST.
La possibilité d'obtenir directement de l'hydrogène à partir du rayonnement solaire, donc sans passer par une production intermédiaire d'électricité (photovoltaïque ou thermodynamique), sera une avancée considérable (quand cela sera au point).
Ci aprés un extrait de l'usine nouvelle du 12 mars 1998:
PHOTO-DISSOCIATION DE L'EAU SOUS LUMIÈRE AMBIANTE
Des chercheurs japonais viennent, avec l'aide de Nikon, de démontrer la
possibilité de photocatalyser la dissociation de l'eau en oxygène et hydrogène à
la lumière ambiante, à l'aide d'oxyde de cuivre. Le procédé a encore un
rendement médiocre. Mais c'est une étape vers la conversion directe de l'énergie
solaire en énergie chimique, car cette photocatalyse n'était jusqu'alors
possible que sous un rayonnement ultraviolet.