LES THEMES DE CAMPAGNE DE RENE DUMONT

René Dumont, professeur à l'Institut National Agronomique de Paris-Grignon,
est présenté par plus de 100 associations écologiques.
Chercheur de
réputation mondiale, il a effectué plus de cent missions dans soixante-dix-sept
pays à la demande de gouvernements ou d'organismes internationaux. Il est
l'auteur de vingt livres faisant autorité sur les problèmes du développement
agricole.
Bibliographie publié par la revue "Les ingénieurs de la Vie" en août 2004
N°468 : "René Dumont un agronome d'exception"
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Quelle
terre laisserons-nous à nos enfants?
Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule terre mais une civilisation du bonheur est possible !
Pourquoi cette candidature ?
Les citoyens n'ont jamais le droit à la parole. Cette campagne électorale vous donne la parole: Le jeu politique traditionnel, les structures bureaucratiques de la société cachent les vraies et graves questions qui se posent à nous tous. On ne vous demande que de vous taire.
Le 11 mai 1971, 2 200 scientifiques de 23 pays se sont adressés à tous les hommes pour les mettre en garde contre le "danger sans précédent" que fait courir à l'humanité la civilisation industrielle ("message de Menton"). Aucun de nos dirigeants n'a entendu cet appel.
Ménageons nos forêts !
Pas de gaspillage de papier ! Les partisans de René Dumont ne vous submergeront pas de tracts et ne recouvriront pas les murs d'innombrables affiches.
La candidature de René Dumont est l'aboutissement des luttes menées par de
simples citoyens. Luttes souvent locales mais la défense d'un site ou d'un
espace vert, et la gestion à long terme des ressources du pays et de la planète,
sont inséparables. C'est cela que nous appelons de la politique. La politique
n'appartient pas aux spécialistes. La politique vous appartient.
Si vous
n'avez pas le temps de lire maintenant ce texte, conservez le pour l'étudier à
tête reposée.
L'Ecologie, c'est un mot simple. Il veut dire que l'homme, comme toutes les espèces vivantes, est inclus dans un milieu qui comprend la nature, les autres espèces vivantes, les autres
hommes, et qu'il ne peut pas se permettre de détruire ce milieu sans se détruire
lui-même.
On ne vous l'a pas dit, et pourtant c'est vrai...
II n'y a plus de vie dans la mer Baltique; il n'y en aura bientôt plus dans la Méditerranée.L'automobile, source d'évasion
Depuis trois ans, le nombre de poissons pêchés diminue, en raison de la pollution.
La baleine bleue: il y en avait 100000 en 1930. Il en reste moins de 200.
Chaque fois que vous prenez votre voiture pour le
week-end, la France doit vendre un revolver à un pays pétrolier du
Tiers-monde
L'intoxication par les gaz d'échappement et le tabac
cause autant d'accidents de la route que l'alcoolisme.
Pour faire 10000 km, on consacre 1500 heures à sa voiture (gain de l'argent nécessaire à l'achat et à l'entretien, conduite, embouteillages, hôpital). Cela revient à faire 6 kilomètres à l'heure, la vitesse d'un piéton.
Le charme des campagnes
Hiver 1974, Morlaix inondé: les haies qui retenaient les pluies ont été
arasées. Lisbonne et Florence avaient déjà connu le même sort.
Chaque année,
100000
hectares de terres agricoles (soit le cinquième d'un département)
disparaissent sous le béton. La vie grinçante des villes...
La tour
Maine-Montparnasse consomme autant d'électricité qu'une ville de 25 000
habitants.
Selon les technocrates, 80% des Français vivront dans les villes
en 1985.
Selon un récent sondage, 70% des Français souhaitent vivre à la campagne.
Savez-vous aussi que ?
Doubler la production d'électricité tous les dix ans, comme le veut l'E.D.F.,
revient à la multiplier par 1024 tous les siècles.
La durée de vie commence
à baisser dans les pays riches. mais vous a-t-on dit que...
Le chauffage domestique et la production d'eau chaude par énergie solaire sont tout à fait au point.Le problème écologique
Le recyclage de l'aluminium demande huit fois moins d'énergie que sa production a partir de minerai.
Les plus riches gisements d'étain sont les dépôts d'ordures des grandes villes.
Le train consomme quatre fois moins d'énergie que la voiture au passager/kilomètre.
Une agriculture respectueuse du sol et branchée sur les processus naturels obtient d'excellents rendements avec un minimum d'engrais chimiques et de pesticides dangereux. Les solutions existent, on peut s'en sortir, il suffit de le vouloir.
De la défense des espaces verts à la remise en cause des centrales nucléaires, un nouveau mouvement est né. II développe ses luttes chaque jour en France. Les pêcheurs corses refusent la pollution des boues rouges, les agriculteurs du Larzac s'opposent à l'extension d'un camp militaire, les Parisiens ne veulent pas de la voie express rive gauche. Chaque semaine, dix associations se créent en France pour défendre le cadre de vie.
Les menaces se précisent. Elles sont graves et mettent en danger l'existence même des hommes sur la Terre. L'épuisement des ressources est illustré par la hausse du prix du pétrole et des matières premières. Les sols, l'air et l'eau sont souillés, parfois de manière irréversible; des espèces animales et végétales indispensables à la vie disparaissent en nombre croissant. Il y a déjà quatre milliards d'humains dont les trois quarts vivent dans le dénuement, alors que les pays riches se gorgent de la plupart des ressources mondiales.
Ce sont ces problèmes que le mouvement écologique veut soumettre aux
Français. Pour les résoudre, il faudra réinventer toute une civilisation. Car
nos conditions de vie et de travail continuent à se détériorer et les inégalités
sociales s'accentuent. De multiples conflits traduisent cette situation de
crise. Elle ne peut que s'aggraver.
C'est un seul et même système qui
organise l'exploitation des travailleurs et la dégradation des conditions de vie
et qui met en péril la Terre entière. La croissance aveugle prônée par les
partis, ne tient compte ni du bien-être, ni de l'environnement.
Dans ce système, le coût de la pollution, puis de la dépollution sont additionnés pour gonfler le chiffre de la production, alors qu'en réalité, le bilan est nul, voire négatif. Les produits conçus pour se détériorer aussitôt après l'achat, les ordures qui s'accumulent, les fabrications d'armes, le recours à des techniques toujours plus lourdes et plus dangereuses :notre société s'emballe sans autre objet que de se reproduire.
Les centrales nucléaires réclament tant d'énergie pour fonctionner qu'il faut à nouveau construire des centrales nucléaires... pour préparer les suivantes.
Au nom
de ce projet, les gouvernements invoquent la mystique du progrès. Soyons clairs:
un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants,
pour les travailleurs, n'est pas le progrès. La croissance n'a pas supprimé les
inégalités en France: elle les a accentuées.
Au contraire, une minorité de privilégiés bénéficient de la croissance et se réserve soigneusement un cadre de vie agréable. Toutes les décisions sont concentrées entre ses mains. La centralisation s'étend à tous les domaines et transforme les citoyens, privés d'information, en robots de la production et de la consommation.
Dans ce système les femmes n'ont pas le droit à la parole ni même à la liberté de disposer de leurs corps en matière de contraception et d'avortement.
Dans ce système, un Breton n'a pas le droit d'être Breton. Les cultures régionales sont niées, l'uniformité est la règle.
Notre "expansion" a été pour une bonne part réalisée grâce au pillage du Tiers-monde, du fait du sous-paiement des matières premières, y compris le pétrole jusqu'en 1971. Ce pillage a permis notre invraisemblable gaspillage de toutes ces denrées. La contrepartie en est la famine qui s'étend de plus en plus, du Sahel à l'Ethiopie, dans les Andes, au Bangladesh et en Inde. La famine est due à la démolition des structures traditionnelles, des habitudes séculaires, de réserve de grains, et à une expansion inconsidérée des cultures d'exportation.
Elle est due aussi aux dépenses abusives des élites qui veulent vivre à l'occidentale aux dépens de l'équipement agricole et industriel.
Pour le moyen et le long terme, un autre projet de société
La primauté du bien-être sur l'accumulation des marchandises, et de la
qualité de la vie sur le niveau de vie. L'équilibre entre production,
consommation, population et ressources. le transfert à l'ensemble de la
population, hommes et femmes, dans le cadre de chacune de ses collectivités, du
pouvoir de s'organiser et de décider, ainsi que du pouvoir d'information qui en
est la condition.

Beaucoup de solutions sont possibles, mais l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir économique et politique s'y opposent.