Extraits du document intitulé :
Assises Nationales du Développement Durable
Contribution des ministères Ed. Ministère de l'Environnement. (16 et 17 décembre 96 à Paris à la Maison de l'Unesco).
Extraits
Pages 4 et 5. Le récent chiffrage fourni par le Comité de coordination pour la recherche au service du développement correspond pour 1994 à un montant global de l'ordre de 3,7 milliards de francs. Cet effort de recherche au service du développement se répartit de la façon suivante (en %):
-Agriculture et développement 39,5.
-Services communs 20.
-Milieux physiques, ressources naturelles, énergie 16,3.
-Santé 13,5.
-Sciences humaines et sociales 6,9.
-Autres secteurs 3,8.
Le financement de cette recherche est issu à 87,5 % de fonds publics (plus de 3 milliards de francs). Ce chiffre ne concerne que l'effort vis-à-vis des pays étrangers et territoires français en développement.
La contribution au développement durable français doit également être déclinée au regard de la contribution au Programme commun de recherche de l'Union Européenne dans lequel la dimension du développement durable tient un rôle important. Le quatrième programme dont le montant s'élève à 13,1 milliards d'Euro s'articule autour de sous-programmes dont quatre sont plus particulièrement concernés par des sujets relevant du développement durable et pour lesquels le taux d'implication des équipes françaises est le suivant :
-Environnement et climat 13% sur un montant de 907 M.Euro.
-Energie non nucléaire 17% sur un montant de 1067 M.Euro.
-Sciences et technologies marines 16% sur un montant de 243 M.Euro.
-Coopération avec les pays tiers 15% sur un montant de 575 M.Euro
Lettre en provenance du Ministère de la Coopération datée du 29 novembre 1996
Direction du développement Sous-direction du Développement économique et de l'Environnement Bureau Gestion des Ressources Naturelles et Environnement
Objet : Stratégie nationale du développement durable
Dans le cadre de sa participation à la stratégie nationale du développement durable, le Ministère de la Coopération mènera des actions concrètes suivant les quatre thèmes suivants :
- La lutte contre la désertification
La mise en oeuvre de la Convention sur la lutte contre la désertification constitue un enjeu important aussi bien pour la France que pour les pays sahéliens d'Afrique. La France a lancé une initiative destinée à mobiliser autour d'objectifs concrets et constructifs l'expertise scientifique mondiale sur la désertification en Afrique. Ceci constitue une occasion exceptionnelle pour valoriser les connaissances acquises par les institutions de recherche françaises. "
- Le Bassin du Congo
Le Bassin du Congo constitue, avec l'Amazonie, la plus grande réserve forestière et l'un des plus grands réservoirs de biodiversité du monde. Sa gestion constitue un enjeu fondamental. Il couvre des pays d'Afrique francophone qui entrent dans le champ de compétence du Ministère. La France devra s'impliquer, aux côtés de bien d'autres donateurs sur ce dossier et pourrait avoir un rôle capital dans la coordination des activités dans cette région.
- Les villes
L'évolution démographique actuelle entraîne un développement considérable des villes, notamment en Afrique. L'aménagement et la prise en compte des principaux problèmes rencontrés par leur accroissement (assainissement, collecte des déchets ménagers, plan d'urbanisme) sont des enjeux très importants à court terme. La France devra s'engager sur la mise en oeuvre des principales recommandations du sommet Habitat II.
- L'eau
L'eau constitue un thème fédérateur au niveau interministériel, pour lequel le savoir-faire français en matière de gestion intégrée par bassin ou de gestion des sociétés d'eau peut être développé. Les enjeux géo-politiques et économiques seront considérables au XXIème siècle. Il s'agit donc pour la France d'être présente sur ce dossier.