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Voir aussi : SOUTIEN A GREENPEACE, tout le dossier en pdf
Pétition nationale pour l’abrogation de l’arrêté Secret défense du 24 juillet 2003




Contre argumentation
à l'intervention de
Mme Lauvergeon
dans le cadre des petits déjeuners
du Comité 21



Mme Lauvergeon va développer lors d'un prochain petit déjeuner du Comité 21 [ Madame Anne Lauvergeon - Présidente du Directoire d’AREVA "Le développement durable au coeur de la stratégie d'AREVA" ] ses arguments classiques pour justifier sa campagne de communication tous azimuths ..et tenter de repeindre son aura ...bien plombée par les 30 ans de mensonges déguisés en secrets d'état d'un groupe qui a cru qu'en changeant de nom ..nous allions oublier son passé !

Nous répondons en partie ci dessous à certains de ses arguments favoris, en nous inspirant du rapport Charpin - Dessus - Pellat ( paru le 28 juillet 2000  ) commandé par le gouvernement à la défunte Commission Nationale du Développement Durable , alors présidée par Mr Jacques Testart qui s'est vu obligé d'en démissionner lorsqu'il s'aperçut que ces mises en garde étaient de peu de poids devant le forcing du lobbie nucléaire ..

En dehors de ces arguments auquels vous pouvez adjoindre les nombreuses informations référencées dans les liens internet extraits de notre futur "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" ..nous souhaiterions insister sur certains points qui nous renvoient les uns et les autres aux éternelles questions telles que
 

Information / Communication / Secret Défense ..ou Communication déguisée en information 
"Les citoyens doivent aussi être informés pour pouvoir exercer leur capacité de réflexion et d’intervention. Cette information doit être régulière et accessible à tous. Elle doit être fiable, ce qui suppose que les données soient contrôlées et qu’il n’y ait aucun doute sur l’indépendance des instances de contrôle ni sur leur capacité à assurer leur rôle". [Extraits du Séminaire gouvernemental sur le Développement Durable du 28 Novembre 2003 ]

Quand on connaît la confusion bien française entre transparence , raison d'état , et frontières anti nuages radioactifs ..on peut douter légèrement de la mise en application de toutes ces bonnes résolutions dès lors que notre gouvernement , récemment converti au "développement durable" s'empresse de faire , dans le domaine de la transparence , une exception nucléaire malgré les engagements pris par la France en signant la Convention d'Aarhus relative à l'accès à l'information la participation du public et l'accès à la justice ainsi que le principe 10 de la déclaration de Rio


Accident nucléaire
Déchets radioactifs
France nucléaire
Exception française
Alternatives
Consommer moins

Manipulation - Intox
Sur des sujets pointus , sachant que le commun des mortels n'y entrave que couic ..celui qui gueule le plus fort ou avec le plus de moyens ..finit généralement par emporter l'adhésion du bon peuple ..Chacun sait celà depuis Machiavel

Et si en plus il dispose des moyens de pression gouvernementaux ...jusqu'à celui des renseignements généraux ..c'est encore plus simple

Pour en savoir plus

Info-éthique
Information 1 2 3
Information ( amélioration de la disponibilité de l' )
Information du citoyen
Information (Guerre de l')
Information et communication
Information et prise de décisions
Communication
Communication environnementale des entreprises
Communication non-violente
Communication et médias
Communication responsable/éthique
Communication responsable sur Internet
Transparence et accès à l’information : De bonnes intentions qui s'arrêtent en même temps que les nuages aux frontières , là où commence le "secret défense" entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire
Transparence et participation du public

Nous on n'y peut rien..
Nous obéissons à nos "donneurs d'ordre

Comme Monsieur Papon qui lors de son procès prétendait sans rire qu'il n'était en sorte qu'un chef de gare qui s'occupait d'horaires pour des trains dont il voulait ignorer la destination et le contenu

Doute : se réfugier derrière le doute ...ou distiller le doute pour gagner du temps ..??
Anecdote : Mr Louis Albou , président de l'IMS [ Institut Mondial des Sciences ] me racontait comment les manipulateurs mercenaires des grands groupes pétroliers,  déguisés en fondations à caractère scientifiques ont distillé le doute depuis le début des années 80 sur le réchauffement climatique , dans le seul but de gagner du temps , avec les conséquences effrayantes dont on commence à mesurer les effets , malgré les premiers cris d'alarme des scientifiques les plus honnêtes et indépendants ..

Toute ressemblance avec une autre question cruciale telle que celle du nucléaire ne serait que fortuite ..

La Science érigée en secte : les argumentations anti nucléaires non scientifiquement établies seront bientôt illégales !
Et dire que des tonnes de philosophes enseignés dans nos lycées ...ont tenté de nous mettre en garde depuis des siècles
"Science sans conscience ..n'est que ruine de l'âme" François Rabelais
"Autocritique de la science" Jean Marc Levy Leblond
"Le monde mental ment ...monumentalement'" Jacques Prévert
"Plus le mensonge est gros ..et plus il a de chances de passer" Adolph Hitler
"Il est plus facile de briser un neutron que des préjugés" Albert Einstein
Etc...Etc..
Affamer l'adversaire à coups de procès à répétition ...
Greenpeace va mal ..Alors que tout un chacun qui connaît un tant soit peu l'histoire écologique de ces trente dernières années se doit d'être reconnaissant au courage de ces pionniers dénonçant inlassablement les manipulations du tout nucléaire international et de tous les cyniques les plus rébarbatifs au dialogue !
Notre proposition 
Une thérapie collective pour AREVA et ses petites soeurs pour évacuer les souffrances liées à 30 ans de mensonge et de culture du secret
Bonne lecture et à votre disposition pour publier vos réactions

Cordialement

M Giran
 

Nucléaire et effet de serre
 
On présente généralement le nucléaire comme la solution permettant de réduire les émissions de CO2, donc l’effet de serre ; le faire de manière aussi réductrice revient à oublier de prendre en compte les problèmes liés au stockage des déchets. Pour sortir de ce schéma implicite, les auteurs du rapport Charpin - Dessus - Pellat ( paru le 28 juillet 2000  ) ont proposé une méthode que la CFDD juge intéressante : valoriser la tonne de déchets nucléaires hautement radioactifs évitée durant la période 2000-2050, comme on valorise la tonne de gaz carbonique évitée, dans le cadre des accords de Kyoto à travers la mise en place d’un mécanisme d’échange, " les permis négociables ". Cette approche permet une comparaison plus juste des filières fossile et fissile. Sans ce parallèle, l'option nucléaire bénéficie d'un avantage comparatif que les nuisances liées au cycle du combustible nucléaire ne justifient pas.
Le gouvernement doit réagir aux rapports qu’il commande
 
Une étude économique prospective de la filière électrique nucléaire a été réalisée à la demande du Premier ministre et rendue publique le 28 juillet 2000 (rapport Charpin - Dessus - Pellat). Partant du parc nucléaire existant en France et de la nécessité d’envisager l’évolution du système de production électrique, elle révèle que le retraitement du combustible nucléaire irradié en vue de le recycler n'est pas efficace au regard du traitement des déchets, ni justifié sur le plan économique.

Le gouvernement n'a donné actuellement aucune suite à ce rapport. La défunte CFDD [Commission Française du Développement Durable - défunte suite à la démission de son président Jacques Testart ...peu content que le gouvernement préfère les arguments du lobby nucélaire aux mises en garde des scientifiques  ] se réjouissait certes que Gouvernement et Parlement soient à l’origine de multiples rapports, mais elle déplore que les commanditaires n’aient pas l’obligation d’organiser des débats autour de ces rapports ou d’indiquer quelles conséquences ils en tirent en termes de politiques publiques. La CFDD estimait en effet crucial de permettre à une opinion publique dûment informée en matière de politique énergétique, de faire valoir ses attentes à l’égard du monde qu’elle souhaite léguer à sa descendance.

Une bonne méthode d’élaboration pour un rapport sur une question conflictuelle

La CFDD a été vivement intéressée par la méthode de travail suivie par les auteurs du rapport qui n’avaient jamais caché leurs divergences sur une question évidemment conflictuelle.

Cette méthode pourrait être suivie pour d’autres questions controversées.

Les auteurs ont dans un premier temps rassemblé des données qu’ils ont soumises à la critique de chacun. Une fois l’accord obtenu sur des données physiques ou économiques non contestées, ils se sont entendus sur les règles de confection de scénarios, acceptant d’avance les résultats inattendus auxquels ils pourraient aboutir, et n’ont pas préconisé de solutions, sachant qu’ils n’auraient pu se mettre d’accord, in fine, sur des conclusions. Il en est résulté la production d’une base factuelle large, qui regroupe éléments techniques et économiques sur lesquels un accord a pu être trouvé. Cette méthode a l’avantage de donner au pouvoir politique des éléments non contestés sur lesquels il est libre de prendre des décisions informées par les experts sans que le contenu ne lui en soit dicté. En revanche, la CFDD regrette que d’autres éléments soient passés sous silence, particulièrement de nombreuses externalités, négatives ou positives : risque d’accident majeur, risque de dissémination, coûts de surveillance des déchets, évaluation des éventuelles subventions qui ont été fournies à la filière nucléaire, signification pour la société, modes de vie, emploi, etc.

Les coûts liés au parc existant n’appartiennent pas qu’au passé
 
De nombreux organismes de recherche et de conseils en énergie ont conclu qu'en tenant compte des frais réels le nucléaire est beaucoup plus coûteux (et hasardeux) que tous les autres modes de production d'électricité. Les estimations réalistes du coût du kilowattheure (intégrant les frais de démantèlement des réacteurs et de la gestion des déchets) découragent les compagnies privées. 

 

Le rapport évalue les coûts liés au parc existant (58 centrales) en tenant compte de la durée de vie des centrales, de leur qualité d’usage (coefficients d’utilisation, de disponibilité, etc.) et de la poursuite, du renforcement ou de l’arrêt des procédures de retraitement et recyclage du combustible irradié. Il apparaît, contrairement à ce qui était généralement avancé, que les coûts d’exploitation des centrales nucléaires représentent une part élevée des coûts cumulés (43%) alors que le coût du démantèlement est relativement faible (de l’ordre de 5 à 6%).
L’intérêt du retraitement est discutable
 
Depuis l'arrêt en 1997 de Superphénix (qui brûlait du plutonium), le plutonium issu du retraitement des combustibles usés sert à fabriquer du MOX (mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium) utilisé comme combustible dans certains réacteurs, aux côtés de l’uranium enrichi. Le rapport démontre la faible efficacité de cette option retraitement - recyclage, le MOX n'étant économiquement recyclable qu'une fois. La seconde fois, le coût du retraitement devient trop élevé. Ensuite, la quantité de poisons dans le combustible irradié rend techniquement inenvisageable tout nouveau recyclage. Or, un seul cycle de retraitement du MOX ne réduit la consommation d'uranium naturel que de l'ordre de 5% et la production de transuraniens (plutonium et actinides mineurs) de 12 à 15%. La quantité de déchets dangereux n’est donc que faiblement diminuée par l’opération.
Par ailleurs, l’avantage financier de l'économie d'uranium ne compense pas le coût du recyclage. Chaque tonne de transuraniens évitée en poursuivant le retraitement au-delà de 2010 coûte 0,4 milliard de francs. Au total, le retraitement coûtera environ 40 milliards à la France pour éviter de produire de l'ordre de 100 tonnes de transuraniens sur un total d’environ 500 tonnes prévues pour 2050 (à la fin de vie du parc).
Enfin, le rapport révèle une différence majeure entre la gestion de l'uranium (UOX) irradié et celle du MOX irradié. Avant de stocker ces déchets de façon définitive, il faut les entreposer - et les surveiller - dans des piscines. Or, l'UOX doit être entreposé 50 ans avant de pouvoir être stocké alors que le MOX doit être entreposé 150 ans. De ce fait, si l'on entrepose à partir de 2020, il faut s'organiser jusqu'en 2070 pour l'UOX et jusqu'en 2170 pour le MOX, ce qui représente un changement d'échelle de difficultés au plan de l'organisation.

Sur la base de ces résultats, la défunte CFDD relève trois éléments

1) L'étude économique prospective de la filière électrique nucléaire prouve que le discours du Ministère de l'industrie et de la compagnie générale des matières nucléaires (Cogema), qui prétend que le retraitement divise par six la quantité de déchets générée, n'est pas exact. Le gouvernement dispose ainsi, depuis huit mois, d'un rapport qui contredit sa justification officielle de poursuivre le retraitement.

2) La CFDD juge que l'option MOX n’est pas équitable pour les générations futures car elle leur impose une gestion technique délicate de déchets sur une période de temps trois fois plus longue que pour l'option UOX (sans recyclage).

3) Cette option UOX, plus facile à gérer, économise environ 40 milliards de francs d’ici 2050 avec comme seul inconvénient une production légèrement plus forte de transuraniens. La CFDD estime que cette donnée très intéressante devrait être portée à la connaissance du public pour qu'il puisse, sur cette base, faire valoir son opinion sur le bien fondé de poursuivre le retraitement.

Sept scénarios, une conclusion : favoriser les économies d’énergie

La seconde partie du rapport compare sept avenirs énergétiques fixés à l'horizon 2050 pour tenir compte de l'inertie du parc. Sur la base d'une hypothèse commune de croissance économique (2,3% du PIB de 1998 à 2020 et 1,6% de 2020 à 2050), sept scénarios (trois pour une demande énergétique haute, quatre pour une demande basse) se distinguent sur le choix des filières (nucléaire, gaz, énergies renouvelables). Dans les scénarios nucléaires, différents types de réacteurs et de combustibles sont envisagés. Le rapport décrit les flux de combustibles et de déchets que chaque scénario engendrerait et les gestes techniques qu'il impliquerait, et présente un calcul des coûts cumulés à divers taux d'actualisation.
Une seule donnée économique significative émerge de cette évaluation : en permettant une basse consommation d'électricité, une forte maîtrise de la demande entraînerait une économie de l'ordre de 15 à 20% de la consommation, soit 15 milliards de francs par an, quel que soit le prix du gaz naturel. En outre, le coût de l’électricité au kWh des scénarios " basse demande d’électricité " est plus faible que celui des scénarios " haute demande d’électricité ". Autrement dit, la maîtrise de l'énergie apporte un gain considérable qu'aucune filière - nucléaire, gaz, énergies renouvelables - ne peut remplacer.

 
Quelques sites web
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Déchets radioactifs à haute activité et à vie longue : situation actuelle et évolutions futures,  mise en place de la mission collégiale de concertation Granite
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Nucléaire
Nucléaire ? ..tout ce que vous n'avez jamais osé demander

Nucléaire 1 2 3 4 : Une étude économique prospective de la filière électrique nucléaire a été réalisée à la demande du Premier ministre et rendue publique le 28 juillet 2000 (rapport Charpin - Dessus - Pellat). Partant du parc nucléaire existant en France et de la nécessité d’envisager l’évolution du système de production électrique, elle révèle que le retraitement du combustible nucléaire irradié en vue de le recycler n'est pas efficace au regard du traitement des déchets, ni justifié sur le plan économique.

Arctique nucléaire [Le Monde Diplomatique]
Comment la Russie devient la poubelle nucléaire du monde par Nathalie Melis. - février 2002 [Le Monde Diplomatique]
L'empreinte de Tchernobyl
Loi du silence sur l'uranium appauvri
Observatoire PErmanent de la RAdioactivité de l'environnement (OPERA)
Scénarios pour une france sans nucléaire
Sécurité nucléaire dans les pays d'Europe de l'Est candidats à l'Union européenne
Nucléaire [Avis de la CFDD]
Nucléaire : démantèlement des centrales : Un nouveau cadre réglementaire a été défini par l'Autorité de sûreté nucléaire pour le démantèlement des installations nucléaires en fin de vie en France. Les exploitants (EDF, centres de recherche...) pouvaient auparavant laisser leurs sites au repos pendant des décennies afin dattendre une baisse naturelle de la radioactivité. Désormais, les travaux devront commencer dès la fin de lexploitation, car le démantèlement immédiat est préférable selon l'ASN. Le démantèlement d'un réacteur d'EDF prendra ainsi de 15 à 25 années.
Nucléaire (Sortie du) : quelles conséquences pour l'emploi ? : Malgré la rareté des études traitant de l'impact sur l'emploi d'une sortie du nucléaire, il semble possible de conclure qu'un simple remplacement du nucléaire par les combustibles fossiles n'aurait guère d'effet net sur l'emploi dans un sens ou dans l'autre. En revanche, il existe de bonnes raisons de penser qu'une sortie progressive basée largement sur les renouvelables et les économies d'énergie, surtout accompagnée d'un développement des transports en commun, créerait davantage d'emplois qu'elle n'en détruirait.
Nucléaire civil

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«Nous n’allons pas nous taire !»
La liberté d’expression en France est en jeu !

A partir du 2 décembre 2003, les huissiers de justice commandités par Cogema (filiale du géant nucléaire Areva) pourront venir saisir le siège de Greenpeace jusqu’à un montant de 100 000 euros pour avoir “osé” dénoncer les transports de matières nucléaires à travers les océans.
“Si vous voulez protester, si vous voulez vous interposer, il vous en coûtera tant par personne et par heure”.
A travers le dévoiement du système juridique du référé, telle est la menace à laquelle Greenpeace est confrontée lorsqu’elle veut rendre transparent les activités nucléaires.
C’est pourtant grâce à ces interpositions, toujours non violentes, qu’un peu de lumière est fait sur les risques les plus préoccupants du nucléaire sur notre environnement, sur notre santé. Aujourd’hui, cette menace est mise à exécution.....