De Nouveaux Principes Economiques
Dossier de François Ploye
|
La décision qui a conduit, après la deuxième guerre mondiale, à attacher les prélèvements sociaux sur le salaire est fortement critiquée. Ce choix a conduit, sur le long terme, à favoriser la mécanisation des tâches donc à développer l'usage de machines consommatrices d'énergies fossiles au détriment du travail humain. L'effet pervers final est la faillite généralisée des Etats qui ne peuvent plus financer les prestations sociales alors que les fortunes les plus grandes le sont de plus en plus. La fortune des trois personnes les plus riches au monde est supérieure au PNB des trente pays les plus pauvres, soit 600 millions de personnes (rapport du PNUD de 1999). C'est certainement parcequ'ils ont bien travaillé et que les autres sont des paresseux !
Ce système connaît actuellement ses limites, le modifier permettrait en même temps d'offrir de nouvelles possibilités à la lutte contre l'effet de serre. Plusieurs propositions ont été faites pour rééquilibrer les taxes et les impôts en faveur de l'activité humaine. L'une de ces propositions ne concerne pas notre étude, il s'agit de la taxe Tobin destinée, en taxant les transactions de change à pénaliser les flux spéculatifs à court terme. D'autres propositions nous concernent directement qui visent à taxer la consommation d'énergie comme l'écotaxe. Par ailleurs, lors des conférences sur le climat, le principe d'un marché des droits à polluer a été accepté. Enfin, la remise en cause du mode de calcul de la croissance économique, garante de la richesse des sociétés, est nécessaire. De nouveaux indices existent qui tiennent davantage compte du bien-être réel des populations. |