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Scénarios de croissance
des gaz à effet de serre |
Changement Climatique
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Les scientifiques n'essaient donc pas de prédire l'évolution de la fabrication de gaz à effet de serre d'origine humaine au cours du siècle prochain bien qu'ils espèrent toujours que la prise de conscience collective effectuée sur ce sujet permette de contrôler et de stabiliser ces émissions. Les modèles informatiques sont testés avec différents scénarios de croissance énergétique classés en quatre groupes (A, B, C et D) avec des variantes.
Les scénarios A1 et A2 correspondent à la continuité de la situation des dernières décennies avec des émissions de CO2 qui continuent à croître. Dans la première variante (A1), la croissance est extrême, elle est de 2% par an comme elle a été ces vingt dernières années. Dans la deuxième variante (A2), la croissance des émissions est réduite à 1% par an. Dans les deux cas, la croissance reste exponentielle et le taux de gaz carbonique atteint vers 2050 le double de sa concentration avant la révolution industrielle, situation qui nécessite de remonter de plusieurs millions d'années en arrière afin de trouver l'équivalent. On remarque que l'apport de gaz carbonique dans l'atmosphère est simplement retardé d'une à deux décennies dans le scénario A2 par rapport au scénario A1 (doublement atteint vers 2065 au lieu de 2045). Le scénario A2 est actuellement le plus vraisemblable, il correspond aux efforts modestes qui sont envisagés dans un certain nombre de pays industrialisés en terme d'économie d'énergie ou de recours à d'autres modes d'énergies (solaires et nucléaires principalement). Le scénario B est celui recommandé par les climatologues lors des différentes conférences internationales, il correspond à une stabilisation des émissions au niveau de celles émises en 1990. Dans cette optique, la concentration de gaz à effet de serre continuerait à croître mais de manière linéaire, le doublement du taux en gaz carbonique serait alors retardé très significativement d'au moins un siècle. Enfin le scénario D n'a de valeur que scientifique, il suppose l'arrêt total des émissions et montre qu'il faudrait déjà, même dans ce cas, plusieurs siècles pour que le taux de C0²2 revienne à sa valeur d'avant la révolution industrielle. © 2001 François Ploye |
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