La définition des polluants organiques persistants est purement réglementaire, les POPs pouvant présenter des structures chimiques extrêmement variées.
Un point commun pourtant : les POPs sont tous des dérivés organochlorés.
Laissons la parole aux rédacteurs du dossier de presse « Stockholm 2001 » du PNUE-Substances chimiques (à consulter absolument !) :
« Les POPs sont des substances chimiques organiques, c'est-à-dire à base de carbone. Leurs propriétés physiques et chimiques sont telles qu'une fois rejetés dans le milieu naturel :
- ils restent stables extrêmement longtemps (des années);
- ils se répandent largement par le biais de processus naturels mettant en jeu le sol, l'eau et, surtout, l'air;
- ils s'accumulent dans les tissus adipeux des organismes vivants, dont l'être humain, et atteignent des concentrations très élevées en haut de la chaîne alimentaire;
- ils sont toxiques pour les êtres humains, la flore et la faune.
Les POPs sont surtout rejetés dans l'environnement par les activités humaines depuis plusieurs dizaines d'années.
On en trouve aujourd'hui dans de vastes régions du globe (y compris là où on n'en a jamais utilisé) et, pour certains d'entre eux, dans le monde entier.
Cette terrible contamination des écosystèmes, des organismes vivants et de nombreuses denrées alimentaires a entraîné une exposition continue d'une multitude d'espèces, dont l'être humain, pendant plusieurs générations, accompagnée d'effets toxiques aigus et chroniques.
On a répertorié douze POP nocifs pour la santé et pour le milieu naturel, regroupés en trois catégories :
- les produits chimiques industriels : polychlorobiphényles (PCBs)
- les sous-produits industriels : polychlorodibenzo-p-dioxines et polychlorodibenzofuranes (appelés couramment dioxines et furanes), PCB, HCB et DDT. »
Autres liens utiles :
Le site de l'UNEP regroupant tous les travaux concernant les POPs
La déclaration de John Buccini, délégué du gouvernement canadien et président des négociations sur les POPs
Les inquiétudes de l'OMS, dès 1997
La sonnette d'alarme tirée par Sheila Watt-Cloutier qui décrit le combat des Inuit contre la pollution chimique qui menace leur santé et leur culture.
"Imaginez un instant, s'il vous plaît, ce que nous ressentons aujourd'hui : un choc, un sentiment de panique, de désarroi à mesure que nous découvrons que la nourriture "que nous consommons depuis des générations et qui nous permet de conserver notre intégrité physique et mentale" est devenue un poison. Vous vous rendez au supermarché pour acheter à manger. Nous, nous allons chasser, pêcher, poser des pièges... Notre supermarché, c'est l'environnement (. . .)"
Et encore :
Le site du CNIID
Le site de Greenpeace
Qui présentent chacun des dossiers touffus sur les polluants organiques persistants. |