Dérivés chlorés dans l'environnement
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Aromatique |
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Définir l'aromaticité ou le caractère aromatique d'une molécule organique peut nous emmener assez loin. J'ai choisi ici tout d'abord une définition utile (et donc incomplète) qui permet surtout de comprendre l'importance de l'aromaticité dans ce dossier sur les dérivés chlorés dans l'environnement. Pour ceux que cela peut intéresser, une définition plus complète est aussi proposée, ainsi que quelques liens utiles.
Définition utile : Un composé aromatique renferme un ou plusieurs cycles carbonés hexagonaux tel que représenté ci-dessous. Le plus simple de ces composés, qui ne comporte qu'un seul cycle et aucun substituant est le benzène. En fonction de la nature et du nombre de substituants présents sur le cycle benzénique, mais aussi en fonction du nombre de cycles et de leurs positionnements relatifs, de nombreux composés aromatiques peuvent exister. ![]()
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Nous retrouvons donc ici, indépendamment de la présence de chlore sur ces dérivés aromatiques, un certain nombre des caractéristiques des polluants organiques persistants. En présence de chlore, ces propriétés sont exacerbées et nous retrouvons alors les plus dangereux des POPs : les dioxines, les "furanes", les PCBs et le DDT sont en effet tous des dérivés aromatiques chlorés. Définition plus complète : Le caractère aromatique constitue un ensemble de propriétés (grande stabilité, réactions chimiques particulières) qui n'est pas spécifique au benzène ou à ses dérivés. D'une manière plus générale, il est présent dans toute structure cyclique, non saturée et dans laquelle les doubles liaisons sont conjuguées, à condition que le nombre total des électrons délocalisés soit égal à 4n+2 (n=0, 1, 2, 3,...; Règle de Hückel). Si nous appliquons cette règle au benzène qui contient 6 électrons délocalisables, nous avons effectivement une molécule aromatique (n=1). De manière "amusante", notons que cette règle s'applique aux furanes (6 électrons délocalisables soit n=1), structure qui est retrouvée dans les PCDF, mais qu'elle ne s'applique pas aux 1,4-dioxines (8 électrons délocalisables, pas de n entier correspondant) que l'on trouve dans les PCDD. Ainsi, les dioxines (dont on parle le plus) seraient théoriquement moins stables que les furanes. Mais, comme la destruction totale de ces composés ne peut se faire que par un chauffage au delà de 1 300 °C (un "simple chauffage à 800 °C" ne leur faisant, pour ainsi dire, "ni chaud, ni froid") il importe finalement assez peu que les PCDF soient légèrement plus stables que les PCDD ! ![]() Liens utiles : |
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© 2002 Marie Lusinchi