Chapitre 34
TRANSFERT DE TECHNIQUES
ECOLOGIQUEMENT RATIONNELLES, COOPERATION ET CREATION DE
CAPACITES
INTRODUCTION
34.1 Les techniques
écologiquement rationnelles (écotechniques) protègent l'environnement, sont
moins polluantes, utilisent de façon plus durable toutes les ressources,
autorisent le recyclage d'une proportion plus importante de leurs déchets et
produits ainsi qu'un traitement des déchets résiduels plus acceptable que celui
que permettraient les techniques qu'elles remplacent.
34.2 Les
écotechniques sont, sous l'angle de la pollution, des "techniques de
transformation et de production" qui engendrent des déchets en quantité faible
ou nulle, en vue de prévenir toute pollution. Elles comprennent aussi les
techniques de "fin de chaîne", dont l'objet est d'éliminer la pollution une fois
qu'elle s'est produite.
34.3 Les écotechniques ne sont pas seulement des
techniques particulières, mais aussi des systèmes complets englobant
savoir-faire, procédures, biens et services, matériel et procédures
d'organisation et de gestion. Cela implique que lorsqu'on examine la question du
transfert des techniques, on doit se pencher également sur celles de la mise en
valeur des ressources humaines et des incidences des choix technologiques sur la
mise en place des capacités locales, notamment les problèmes de discrimination
sexuelle. Les écotechniques devraient être compatibles avec les priorités fixées
au plan national dans les domaines socio-économique, culturel et écologique.
34.4 Il faut que les écotechniques soient facilement accessibles et
transférables, en particulier aux pays en développement, grâce à des mesures
d'appui qui, favorisant la coopération technique, devraient permettre tant le
transfert du savoir-faire technique indispensable que la mise en place des
capacités économique, technique et de gestion en vue d'une utilisation efficace
et du perfectionnement des techniques transférées. La coopération technique fait
intervenir des actions communes d'entreprises et de gouvernements tant
fournisseurs que bénéficiaires des techniques en cause. Elle implique donc de
mettre en jeu dans un processus interactif les gouvernements, le secteur privé
et les services de recherche-développement de manière à tirer le meilleur parti
possible du transfert des techniques. Pour réussir, les associations constituées
à long terme en vue de la coopération technique doivent nécessairement
s'accompagner d'une formation continue et systématique ainsi que de la mise en
place de capacités à tous les niveaux, sur une longue période.
34.5 Les
activités proposées dans le présent chapitre ont pour but d'améliorer les
conditions et processus relatifs à l'information, à l'accès aux techniques et au
transfert de celles-ci (y compris les techniques de pointe et le savoir-faire
connexe) - s'agissant surtout des pays en développement - ainsi qu'à la mise en
place des capacités et aux accords et associations de coopération technique,
dans l'intention de promouvoir un développement durable. Il sera essentiel de
mettre au point de nouvelles techniques efficaces pour permettre aux pays en
développement en particulier d'être mieux à même de réaliser un développement
durable, soutenir l'économie mondiale, protéger l'environnement, atténuer la
pauvreté et les souffrances humaines. Cela signifie qu'il faudra chercher à
améliorer les techniques actuellement employées et, au besoin, les remplacer par
des techniques plus accessibles et plus rationnelles sur le plan écologique.
Principes d'action
34.6 Le présent chapitre d'Action 21
est sans préjudice des engagements et dispositions qui pourraient être arrêtés
touchant le transfert de technologie dans tels ou tels instruments
internationaux.
34.7 La possibilité d'obtenir des informations
scientifiques et techniques, l'accès aux écotechniques et le transfert de
celles-ci sont des conditions essentielles au développement durable. Deux
conditions interdépendantes doivent être respectées si l'on veut fournir des
renseignements adéquats sur les aspects écologiques des techniques actuelles :
il faut, d'une part, améliorer les informations concernant les techniques
actuelles (notamment les risques qu'elles présentent pour l'environnement) et,
d'autre part, faciliter l'accès aux écotechniques.
34.8 L'objectif
principal d'un meilleur accès aux renseignements techniques est de donner la
possibilité de choisir en connaissance de cause, ce qui doit conduire les pays à
accéder à ces techniques et à les transférer ainsi qu'à renforcer leurs propres
capacités techniques.
34.9 On trouve dans le domaine public une masse de
connaissances techniques utiles. Il faut que les pays en développement puissent
accéder aux techniques qui ne sont pas protégées par des brevets ou se trouvent
dans le domaine public. Les pays en développement auraient également besoin
d'avoir accès au savoir-faire et aux connaissances techniques nécessaires pour
tirer efficacement parti desdites techniques.
34.10 Il convient
d'examiner le rôle de la protection des brevets et des autres droits de
propriété intellectuelle ainsi que son impact pour ce qui est de l'accès des
pays en développement en particulier aux écotechniques et de leur transfert à
ces derniers, et d'explorer davantage la notion d'accès garanti des pays en
développement aux écotechniques sous l'angle des droits de propriété
intellectuelle et dans le but de mettre au point une théorie de ce que pourrait
être une réponse efficace aux besoins des pays en développement dans ce domaine.
34.11 Les techniques protégées par des brevets peuvent être acquises par
la voie commerciale, et les relations d'affaires internationales constituent un
important moyen de transfert de techniques. Il y a tout lieu de puiser dans ce
fonds de connaissances et de le combiner avec les innovations locales pour créer
des techniques de substitution. En même temps que l'on continue d'explorer des
concepts et modalités permettant d'assurer, notamment aux pays en développement,
l'accès à des techniques écologiquement rationnelles, y compris des techniques
de pointe, il convient de promouvoir, faciliter et financer le cas échéant un
meilleur accès aux écotechniques tout en offrant aux innovateurs des incitations
équitables afin de favoriser la recherche et la mise au point de nouvelles
écotechniques.
34.12 Les pays bénéficiaires ont besoin de techniques et
d'un appui renforcé pour les aider à mettre au point leurs capacités
scientifiques, techniques, professionnelles et connexes, compte tenu des
techniques et capacités existantes. Cet appui permettrait en particulier aux
pays en développement de faire des choix technologiques plus rationnels. Ces
pays pourraient alors mieux évaluer les écotechniques avant leur transfert, les
appliquer et les gérer de manière appropriée ainsi qu'améliorer les techniques
existantes et les adapter à leurs propres besoins et priorités en matière de
développement.
34.13 Il est essentiel de pouvoir disposer d'une masse
critique de capacités en matière de recherche-développement pour diffuser et
utiliser efficacement les écotechniques ainsi que pour en créer au plan local.
Les programmes d'enseignement et de formation devraient tenir compte des besoins
en matière d'activités de recherche axées sur un thème précis et contribuer à
former des spécialistes familiarisés avec les écotechniques et ouverts à
l'interdisciplinarité. Pour parvenir à réaliser cette masse critique, il faut
former des gens de métier, techniciens et cadres moyens, scientifiques,
ingénieurs et enseignants, et mettre au point les systèmes de soutien social ou
d'appui en matière de gestion correspondants. On ne saurait par ailleurs
transférer des écotechniques sans les adapter et les incorporer de manière
novatrice aux cultures locales ou nationales.
Objectifs
34.14 Les objectifs ci-après sont proposés
:
a) Faciliter l'accès, en particulier des pays en développement, aux
informations scientifiques et techniques, y compris à celles relatives aux
technologies de pointe;
b) Promouvoir, faciliter et financer, au besoin,
l'accès aux écotechniques et au savoir-faire correspondant, et leur transfert en
ce qui concerne notamment les pays en développement à des conditions favorables,
y compris à des conditions concessionnelles et préférentielles, tel que décidé
d'un commun accord, compte dûment tenu de la protection des droits en matière de
propriété intellectuelle et des besoins particuliers des pays en développement
aux fins de la mise en oeuvre d'Action 21;
c) Encourager l'utilisation
et la promotion des écotechniques autochtones qui ont pu être négligées ou
déplacées, notamment dans les pays en développement, en accordant une attention
particulière aux besoins prioritaires de ces pays et en tenant compte des rôles
complémentaires des hommes et des femmes;
d) Appuyer le renforcement des
capacités endogènes, notamment dans les pays en développement, de manière que
ceux-ci puissent évaluer, adopter, gérer et appliquer les techniques
écologiquement rationnelles. L'adoption des mesures suivantes contribuerait à la
réalisation de cet objectif :
i) Mise en valeur des ressources
humaines;
ii) Renforcement des capacités institutionnelles en ce qui
concerne la recherche-développement et l'exécution du programme;
iii)
Evaluation intégrée des besoins technologiques, conformément aux plans,
objectifs et priorités des pays, comme prévu dans l'application du programme
Action 21 à l'échelle nationale;
e) Promouvoir un partenariat
technologique à long terme entre les possesseurs de techniques écologiquement
rationnelles et les utilisateurs potentiels.
Activités
a)
Etablissement de réseaux internationaux d'information reliant les systèmes
nationaux, sous-régionaux, régionaux et internationaux
34.15 Développer
et relier les systèmes d'information nationaux, sous-régionaux, régionaux et
internationaux existants et constituer des réseaux par la création de centres
d'échange régionaux couvrant de vastes secteurs de l'économie, comme
l'agriculture, l'industrie et l'énergie. Ces réseaux pourraient notamment
comprendre des offices nationaux, sous-régionaux et régionaux des brevets en
mesure d'établir des rapports sur les technologies de pointe. Ils diffuseraient
des informations sur les techniques disponibles, leurs sources, les risques
qu'elles présentent pour l'environnement et les conditions générales de leur
acquisition. Ils fourniraient des renseignements à la demande et se
concentreraient sur les besoins des utilisateurs finals. Ils tiendraient compte
des contributions et des rôles positifs des organisations internationales,
régionales et sous-régionales, des entreprises, des associations commerciales,
des organisations non gouvernementales, des gouvernements nationaux et des
réseaux nationaux nouvellement créés ou renforcés.
34.16 Les centres
d'échange internationaux et régionaux prendraient l'initiative, si nécessaire,
d'aider les utilisateurs à identifier leurs besoins et de diffuser des
informations répondant à ces besoins, y compris par l'utilisation des systèmes
d'information et de communication existants. Les informations diffusées
mettraient l'accent sur les cas concrets où des techniques écologiquement
rationnelles ont été mises au point et appliquées avec succès et donneraient des
détails à ce sujet. Pour être efficaces, les centres d'échange devraient non
seulement fournir des informations mais aussi renvoyer à d'autres services, y
compris aux sources de conseil, formation, technologies et évaluation des
techniques. Ils encourageraient ainsi la création de coentreprises et
d'associations de divers types.
34.17 Les organismes compétents des
Nations Unies devraient établir un inventaire des centres ou systèmes d'échange
d'informations internationaux et régionaux existants. Les structures devraient
être renforcées et améliorées, si nécessaire. Il faudra au besoin mettre en
place des systèmes d'information supplémentaires, afin de combler les lacunes
identifiées dans le réseau international.
b) Efforts en vue d'appuyer et
de promouvoir l'accès aux techniques et leur transfert
34.18 Les
gouvernements et les organisations internationales devraient encourager le
secteur privé à promouvoir des modalités effectives régissant l'accès aux
techniques écologiquement rationnelles et leur transfert, en ce qui concerne
notamment les pays en développement, en menant, entre autres, les activités
ci-après :
a) Formulation de politiques et de programmes en vue du
transfert effectif des techniques écologiquement rationnelles détenues par des
entreprises publiques ou relevant du domaine public;
b) Création de
conditions favorables pour encourager les secteurs privé et public à mettre au
point, commercialiser et utiliser des techniques écologiquement rationnelles;
c) Examen, par les gouvernements, et si nécessaire par les organisations
compétentes, des politiques, y compris les subventions et les mesures fiscales,
et réglementations en vigueur, afin de déterminer si elles encouragent ou
entravent l'accès aux techniques écologiquement rationnelles, leur transfert et
leur introduction;
d) Examen, dans un cadre intégrant pleinement
l'environnement et le développement, des obstacles au transfert des
écotechniques détenues par des entités privées et adoption de mesures générales
appropriées afin de les éliminer, tout en mettant au point des incitations
spécifiques, d'ordre financier ou autre, pour le transfert de ces techniques;
e) Dans le cas des technologies détenues par des entreprises privées,
adoption des mesures ci-après, en particulier en faveur des pays en
développement :
i) Création et renforcement par les pays développés, de
même que par d'autres pays qui pourraient être en mesure de le faire, des
mesures d'incitation appropriées d'ordre financier ou autre, afin d'encourager
le transfert de technologies écologiquement rationnelles par les sociétés,
notamment vers les pays en développement, dans le cadre d'un développement
durable;
ii) Mesures visant à faciliter l'accès aux écotechniques
brevetées et leur transfert notamment vers les pays en
développement;
iii) Achat de brevets et licences aux conditions du marché
en vue de leur transfert vers les pays en développement à des conditions non
commerciales, et ce dans le cadre de la coopération pour le développement
durable, compte tenu de la nécessité de protéger les droits en matière de
propriété intellectuelle;
iv) Conformément aux conventions
internationales pertinentes auxquelles les Etats sont parties et compte tenu des
circonstances particulières qui y sont reconnues, adoption de mesures en vue
d'empêcher l'abus des droits relatifs à la propriété intellectuelle, notamment
en formulant des règles applicables à l'acquisition par l'octroi obligatoire de
licences, accompagné d'une compensation équitable et adéquate;
v)
Fourniture de ressources financières en vue de l'acquisition de techniques
écologiquement rationnelles afin de permettre aux pays en développement
notamment d'appliquer des mesures visant à promouvoir un développement durable,
qui leur imposeraient une charge supplémentaire ou excessive;
f) Mise en
place de mécanismes régissant l'accès aux techniques écologiquement rationnelles
et le transfert de ces techniques, notamment aux pays en développement, en
tenant compte des progrès du processus de négociation d'un code international de
conduite sur le transfert de technologie, conformément aux décisions prises par
la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement à sa
huitième session, tenue à Cartagena da Indias (Colombie) en février 1992.
c) Amélioration de la capacité d'élaborer et de gérer des techniques
écologiquement rationnelles
34.19 Etablir et/ou promouvoir des cadres aux
niveaux sous- régional, régional et international en vue de la mise au point, du
transfert et de l'utilisation de techniques écologiquement rationnelles et du
savoir-faire technique correspondant, en accordant une attention particulière
aux besoins des pays en développement, en attribuant ces fonctions aux
organismes existants. Ces cadres aideraient les pays en développement et les
pays développés à prendre des mesures afin de promouvoir la
recherche-développement dans le domaine des écotechniques et le transfert de ces
techniques, souvent dans le cadre d'associations au sein d'un même pays ou entre
plusieurs pays et entre la communauté scientifique et technique, le secteur
industriel et les gouvernements.
34.20 Il faudrait développer les
capacités des pays d'évaluer, de mettre au point, de gérer et d'utiliser des
technologies nouvelles. Il faudra à cette fin renforcer les institutions
existantes, former du personnel à tous les niveaux et informer l'utilisateur
final.
d) Etablissement d'un réseau commun de centres de
recherche
34.21 Etablissement d'un réseau commun de centres de recherche
nationaux, sous-régionaux, régionaux et internationaux sur les technologies
écologiquement rationnelles, afin de faciliter l'accès à ces techniques, leur
mise au point, leur gestion et leur transfert, y compris le transfert et la
coopération entre pays en développement et entre ces pays et les pays
développés, à partir des centres sous- régionaux ou régionaux de
recherche-développement et de démonstration, qui sont liés aux institutions
nationales, en étroite coopération avec le secteur privé.
e) Appui aux
programmes de coopération et d'assistance
34.22 Appui aux programmes de
coopération et d'assistance, y compris à ceux qui sont exécutés par les
organismes des Nations Unies, les organisations internationales et d'autres
institutions publiques et privées compétentes, notamment au profit des pays en
développement, dans les domaines de la recherche-développement, du renforcement
des capacités en matière de technologie et de ressources humaines sur le plan de
la formation, de la maintenance, de l'évaluation des besoins technologiques
nationaux, des études d'impact sur l'environnement et de la planification d'un
développement durable.
34.23 Appui aux programmes nationaux,
sous-régionaux, régionaux, multilatéraux et bilatéraux de recherche
scientifique, de diffusion de l'information et de développement technique parmi
les pays en développement, notamment par la participation d'entreprises et
d'installations de recherche, tant publiques que privées, ainsi que par le
financement de programmes de coopération technique entre pays en développement
dans ce domaine. Ces activités pourraient comprendre l'instauration de liaisons
entre ces installations, afin de leur donner un maximum d'efficacité quant à la
connaissance, à la diffusion et à l'application de techniques en vue d'un
développement durable.
34.24 La mise en place de programmes mondiaux,
régionaux et sous- régionaux devrait comprendre l'identification et l'évaluation
des besoins prioritaires aux niveaux régional et national. Il faudrait élaborer
des plans et des études à l'appui de ces programmes, qui serviraient de base au
financement éventuel par les banques multilatérales, les organisations
bilatérales, le secteur privé et les organisations non gouvernementales.
34.25 Organiser des visites et faciliter, sur une base volontaire, le
retour des experts des pays en développement, spécialisés dans le domaine des
techniques écologiquement rationnelles qui travaillent actuellement dans des
institutions des pays développés.
f) Evaluation des techniques pour la
gestion des écotechniques
34.26 La communauté internationale, en
particulier les organismes des Nations Unies, les organisations internationales
et d'autres organisations privées compétentes devraient aider à échanger des
données d'expérience et à développer la capacité d'évaluation des besoins
technologiques notamment dans les pays en développement, pour permettre à
ceux-ci de faire des choix fondés sur des techniques écologiquement
rationnelles. Elle devrait s'attacher à ce qui suit :
a) Renforcement
des moyens d'évaluation des techniques pour la gestion des écotechniques, y
compris l'évaluation de l'impact sur l'environnement et des risques écologiques,
compte dûment tenu des garanties appropriées sur les transfert des techniques
sous réserve d'une interdiction pour des raisons écologiques ou de santé.
b) Renforcement du réseau international de centres régionaux,
sous-régionaux ou nationaux d'évaluation des écotechniques, couplés avec les
centres d'échange, afin de capter, au profit de tous les Etats, les sources
d'évaluation technique mentionnées plus haut. Ces centres pourraient, en
principe, fournir des conseils et dispenser une formation dans des situations
nationales particulières et encourager le renforcement des capacités des pays en
ce qui concerne l'évaluation des écotechniques. Avant d'envisager de créer des
institutions entièrement nouvelles, il conviendrait d'explorer à fond la
possibilité de confier cette activité aux organisations régionales déjà
établies. Il faudrait également examiner la possibilité de son financement par
des associations d'entreprises publiques et privées, le cas échéant.
g)
Accords de coopération et associations
34.27 Promotion d'accords de
coopération à long terme entre des entreprises de pays développés et de pays en
développement en vue de la mise au point d'écotechniques. Les sociétés
multinationales, en tant que dépositaires des compétences techniques nécessaires
à la protection et à l'amélioration de l'environnement, ont un rôle particulier
à jouer, qui répond à leurs intérêts concernant la promotion de la coopération
en matière de transfert de techniques car elles constituent les instruments
essentiels de ce transfert, et la création d'un réservoir de ressources
humaines, avec la formation et l'infrastructure requises.
34.28
Promotion de coentreprises entre fournisseurs et acquéreurs de techniques,
compte tenu des objectifs et priorités des pays en développement. De pair avec
les investissements étrangers directs, ces entreprises pourraient constituer
d'importants vecteurs pour les transferts d'écotechniques. Ces coentreprises et
la réalisation d'investissements directs permettraient d'assurer le transfert et
le maintien de pratiques de gestion écologiquement rationnelles.
Moyens d'exécution
Financement et évaluation des
coûts
34.29 Le secrétariat de la Conférence a estimé que le montant
total des dépenses afférentes à la mise en oeuvre des activités relevant du
présent chapitre pour la période 1993-2000 se situerait en moyenne entre 450
millions de dollars et 600 millions de dollars par an, montant qui serait
financé par la communauté internationale sous forme de dons ou à des conditions
concessionnelles. Il ne s'agit que d'estimations approximatives données à titre
indicatif, qui n'ont pas été examinées par les gouvernements. Les dépenses
effectives et les conditions financières, y compris les conditions non
concessionnelles, dépendront notamment des stratégies et programmes spécifiques
que les gouvernements décideront de mettre en oeuvre.
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