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Prise de décisions: organismes de coordination : L'organisme décisionnaire s'agissant de la protection de l'atmosphère est essentiellement le Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement. Les décisions relatives à l'effet de serre sont prises par plusieurs ministères, coordonnés au niveau interministériel : le Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, le Ministère de l'équipement, du logement et des transports, le Ministère de l'agriculture, le Ministère de l'industrie et le Ministère de la recherche. La mission interministérielle de l'effet de serre est chargée de coordonner l'action de la France dans sa lutte contre les émissions de gaz à effet de serre tant au niveau national que dans les instances européennes et internationales. Puisque la protection de la couche d'ozone relève d'abord de décisions communautaires, c'est le Secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne (SGCI), rattaché au premier ministre, qui est chargé de coordonner les positions françaises sur le sujet. Les nouveaux contrats de plan Etats-Régions qui couvrent la période 2000-2006 intègrent pour la première fois et de façon explicite la préoccupation de la dimension effet de serre. Il en sera de même des futurs contrats d'agglomération et de pays. Dans l'élaboration des contrats de plan l'Etat a veillé à ce que l'effet de serre soit pris en compte en cohérence avec la façon de le traiter dans les exercices de planification des schémas de service collectif. Prise de décisions: législation et réglementations : Le Protocole de Montréal (1987) a été signé le 28 décembre 1988. L'Amendement de Londres (1990) a été signé le 12 février 1992. L'Amendement de Copenhague (1992) a été ratifié le 3 janvier 1996. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a été ratifiée le 25 en mars 1994. Dans le cadre de la pollution atmosphérique transfrontière, la France a signé la convention d'Helsinki sur l'impact transfrontières des accidents industriels. Cette convention prévoit des échanges d'informations en cas d'accidents ainsi qu'une assistance mutuelle éventuelle. La France a mis en place depuis de très nombreuses années une politique de prévention et de gestion des risques industriels qui s'applique à l'ensemble de son territoire, et donc dans les zones pouvant induire des effets transfrontières en matière de pollution atmosphérique. La France a signé et ratifié la Convention de Genève sur la pollution transfrontière de longue distance (1979), le Protocole de Sofia sur l'oxyde d'azote (1988). Elle a signé le Protocole sur le CO2 (1991) et le Protocole d'Oslo sur le soufre (1994) qui seront ratifiés en 1997. Prise de décisions: stratégies, politiques et plans Il convient de rappeler que dans les secteurs énergie, transport et industrie, la prise en compte de l'environnement constitue une priorité tant au regard de l'utilisation de l'énergie qu'en matière de recherche.
S'agissant de l'effet de serre, les engagements pris à Kyoto ont nécessité la mise en oeuvre d'un nouveau «Programme national de lutte contre le changement climatique (2000/2010)», validé le 19 janvier 2000 (le premier programme date de 1995). Cohérent avec les objectifs souscrits par l'Europe et la France dans le cadre du protocole de Kyoto, il prépare les efforts qui seront encore nécessaires au-delà de ces objectifs. Ce programme, efficace au plan environnemental et le moins coûteux possible sur le plan économique, s'accompagne d'avantages technologiques, commerciaux, sociaux. Il prévoit enfin les instruments de suivi et d'évaluation de son exécution. En matière d'émission de gaz à effet de serre, le programme national de lutte contre le changement climatique comporte une centaine de mesures qui concernent sept secteurs: industrie, transports, bâtiments, agriculture-forêt, déchets, gaz frigorigènes, production d'énergie. Le recours à une fiscalité écologique est prônée. En matière de développement des ressources terrestres et marines pour la séquestration des gaz à effet de serre, le programme national de lutte contre le changement climatique prévoit une augmentation des aides au boisement des terres agricoles de façon à parvenir à un rythme annuel de 30 000 ha/an d'ici 2006. Le plan national pour la forêt française (janvier 2000) prévoit des aides pour la reconstitution de 300 000 ha de forêts en dix ans, qui se fera au détriment du boisement des terres agricoles. L'utilisation du bois comme matériau de construction en tant que piège à carbone est également encouragé par la loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (un décret fixera les quantités minimales de matériau en bois que devront comporter certaines constructions neuves). Enfin, le programme «Bois-énergie et développement local» favorise le développement de l'utilisation du bois-énergie, notamment pour le chauffage collectif. En ce qui concerne les matières qui endommagent la couche d'ozone, la France a ratifié le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. L'objectif est parvenir à une restauration de la couche d'ozone sur une période de cinquante ans. Au niveau communautaire, le règlement (CE) n° 2037/2000 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone a été adopté le 29 juin 2000, modifié par les règlements (CE) n°2038/2000 et n°2039/2000 du 28 septembre 2000. Il est plus strict que le protocole de Montréal. En matière de pollution aérienne transfrontalière, la France est touchée par la pollution acide. Elle a donc mis en place une stratégie dans le cadre de la convention sur la pollution transfrontière à longue distance, adoptée à Genève en 1979 (complétée par huit protocoles depuis son entrée en vigueur en 1983, dont quatre visent la réduction des émissions acidifiantes). Concernant la pollution soufrée, le protocole d'Oslo engage la France sur une réduction de SO2 de 74% en 2000, 77% en 2005 et 78% en 2010 par rapport au niveau de 1980. Sur cette base, l'objectif était de réduire de 60% d'ici 2010 la superficie des écosystèmes sensibles dans lesquels les charges critiques pour le SO2 ont été dépassées en 1990. Un nouvel accord dit protocole «multi-polluants/multi-effets» a été adopté à Göteborg le 1er décembre 1999 et signé par la France. Il l'engage sur des plafonds d'émission de 400 kt pour le SO2, 860 kt pour les NOx, 780 kt pour le NH3 en 2010. Par ailleurs, la France est régulièrement confrontée à la pollution photochimique par l'ozone troposphérique. Le même protocole de Göteborg fixe un plafond national d'émission de 1 100 kt COVNM à l'horizon 2010. Enfin, dans le cadre de la convention de Genève, deux protocoles ont été signés par la France. Le premier concernent les polluants organiques persistants (POP) et porte sur seize produits. Le second protocole porte sur les métaux lourds. Concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les objectifs sont les suivants: pour la période 2008-2012, la France devra retrouver en moyenne le niveau d'émission de gaz à effet de serre de 1990 (protocole de Kyoto), soit 144 millions de tonnes d'équivalent carbone. Concernant la conservation et l'accroissement du fonçage des gaz à effet de serre, les mesures sont décrites dans le programme national de lutte contre l'effet de serre mentionné ci-dessus. Concernant l'atténuation de l'appauvrissement de la couche d'ozone, l'objectif fixé par le protocole de Montréal et ses amendements est de parvenir à une restauration de la couche d'ozone sur une période de cinquante ans. Dans le but de réduire ses pollutions atmosphériques transfrontalières, la France a ratifié la convention sur la pollution transfrontière à longue distance, adoptée à Genève en 1979, et signé ses différents protocoles, qui lui fixent des objectifs. Prise de décisions: participation des groupes principaux : En matière de pollutions locales et transfrontières, les associations de surveillance de la qualité de l'air jouent un rôle important puisqu'elles ont en charge les réseaux de surveillance de la qualité de l'air. Elles fournissent les résultats des observations sur sites internet. En matière d'effet de serre, l'élaboration du programme National de lutte contre le changement climatique a débuté par une phase de six mois de consultations régulières avec des représentants ministériels, des experts et des acteurs économiques et associatifs. Au niveau régional, des consultations et réunions d'information ont également été menées, accompagnant en particulier la négociations des contrats de plan Etat-Région.
D'une manière générale, les organisations non gouvernementales (ONG) ont un rôle consultatif auprès de la Mission Interministérielle de l'Effet de serre aussi bien pour ses fonctions à caractère national que pour ce qui concerne les négociations internationales. En matière de protection de la couche d'ozone, le commerce et l'industrie, les communautés scientifiques et technologiques et les agriculteurs ont un rôle consultatif dans le cadre du processus décisionnel.
Programmes et projets : Il existe en France un programme national de prévention du changement de climat, et de nombreuses actions visant à la maîtrise des consommations d'énergie et à la réduction des émissions de CO2, notamment par une politique vigoureuse de maîtrise de l'énergie dans les bâtiments et l'industrie et de nombreuses mesures spécifiques visant à infléchir la politique des transports et à réduire les émissions des véhicules, par le développement du stock de carbone lié à la forêt, le développement des énergies nouvelles et renouvelables et des mesures réglementaires spécifiques pour limiter les émissions de méthane (CH4) des décharges existantes et les émissions d'oxyde nitreux (N2O) des ateliers industriels les plus fortement émetteurs. Une centaine de stations nationales d'observation participent au Système mondial d'observation du climat pour la composante atmosphérique. Pour la composante océan/atmosphère, on peut citer en particulier le satellite géostation Météostat (télédetection). A l'échelon national un grand nombre d'activités sont menées, entre autres, dans les domaines suivants: système national de détection anticipée, capacité nationale de prévision des changements de fluctuations, renforcement des moyens dont le pays dispose pour procéder à des observations et évaluations systématiques, ainsi que des activités de formation concomitantes. En ce qui concerne les méthodes visant à réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la France donne la priorité aux actions de prévention. Toutefois, des recherches sont engagées en France, dans le cadre de programmes internationaux pour préciser à terme la nature et le niveau des risques. Ces actions relèvent du secteur public. Pour ce qui a trait à la lutte contre la pollution atmosphérique, le réseau MERA (Mesures des Retombées Atmosphériques) comporte 13 stations qui participent à deux réseaux internationaux : le réseau EMEP (European Monitoring and Evaluation Programme) créé en 1966 (dix stations françaises) et le programme BAPMON (Background AirPollution Monitoring Network) trois stations en France gérées par la Météorologie Nationale. Dans le cadre du système mondial d'observation de l'ozone, la France possède les Observatoires de Haute Provence, de l'Ile de la Réunion et Baie Dumont d'Urville en Antarctique. Dans le cadre de la réduction des émissions et des concentrations de gaz à effet de serre, les aides publiques à l'industrie ayant une incidence positive sur l'effet de serre incluent le régime d'amortissement exceptionnel pour les matériels économisant l'énergie, ainsi que les aides administrées principalement par l'Ademe et par les Directions régionales de l'industrie, de l'environnement et de la recherche (DRIRE). Les pouvoirs publics français ont décidé au début de l'année 1998 une relance de la maîtrise de l'énergie et à la fin de l'année 2000 un programme d'amélioration de l'efficacité énergétique. Des engagements volontaires de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été souscrits par plusieurs fédérations d'industrie (Fédération française de l'acier, chambre syndicale des fabricants de chaux grasses et magnésiennes, syndicat français de l'industrie cimentière, chambre syndicale des verreries mécaniques de France). La réglementation enfin institue un cadre d'incitation de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour favoriser l'utilisation du bois énergie en substitution de combustibles fossiles, le Conseil des Ministres du 19 janvier 2000 a décidé d'intervenir auprès de la commission européenne pour abaisser le taux de TVA appliqué à la vente de biochaleur à 5,5%. Suite à la double tempête de décembre 1999, un programme spécial de reconstitution de la forêt endommagée a été décidé au Conseil des Ministres en janvier 2000. Cette action, conformément à l'Article 2 du Protocole de Kyoto, contribue à la préservation des stocks de carbone dans les forêts. Les mesures et changements apportés pour prévenir une continuation de l'appauvrissement de la couche d'ozone sont ceux imposés par la législation. La législation européenne est d'ailleurs plus stricte que le protocole de Montréal. A ce jour, compte tenu notamment des efforts à déployer pour reconstituer les forêts endommagées par la tempête, peu de mesures ou activités ont été mises en place en vue d'accroître la séquestration des gaz à effet de serre. Néanmoins, dans le cadre du plan national de lutte contre l'effet de serre, il est prévu une augmentation des aides au boisement des terres agricoles de façon à parvenir à un rythme annuel de 30 000 ha/an d'ici 2006. Le plan national pour la forêt française (janvier 2000) prévoit des aides pour la reconstitution de 300 000 ha de forêts en dix ans, qui se fera au détriment du boisement des terres agricoles. Dans le but de favoriser une meilleure compréhension des processus et des conséquences des changements atmosphériques, le Programme de recherches interorganismes pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale (PRIMEQUAL) mènent aujourd'hui des actions conjointement avec celles du programme PREDIT (Programme de recherche, d'innovation et de développement dans les transports terrestres) visant en particulier une meilleure connaissance des effets de la pollution de l'air sur la santé, le développement de la modélisation des phénomènes et la mesure de nouvelles substances ou indicateurs de pollution. Ces deux programmes sont conduits conjointement par les ministères chargés de l'environnement, de la recherche et de la santé pour le premier et les ministères chargés de l'environnement, des transports, de l'industrie et de la recherche pour le second. Une étude a été réalisée sur les effets sanitaires de la pollution atmosphérique dans neuf agglomérations françaises, par l'Institut national de Veille Sanitaire et financée conjointement par les ministères de l'environnement et de la santé; elle complète l'étude ERPURS conduite sur la région Ile-de-France. Les résultats de la première phase ont été présentés en avril 1999. L'Institut national de Veille Sanitaire poursuit ce travail jusque fin 2000 lors de la deuxième phase du projet. Des études préalables à la mise en place des réseaux (implantation des stations) et celles nécessaires à l'élaboration des Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) et des Plans de protection de l'atmosphère (PPA) sont menées. Au cours de l'année 2000, la première phase du programme ESCOMPTE (Expérience sur site pour contraindre les modèles de pollution atmosphérique et de transport d'émissions) a été lancée. Ce programme consiste à réaliser une campagne de mesure intensive sur le site de Berre-Marseille qui produira une cartographie tridimensionnelle très détaillée des émissions de substances polluantes, de la composition et de la dynamique de l'air, lors d'épisodes de pollution atmosphérique. Cette base de données sera principalement destinée à tester et valider des modèles physico-chimiques de pollution atmosphérique développés notamment dans le cadre de PRIMEQUAL ces dernières années. De tels modèles destinés à l'analyse et à la prévision de la qualité de l'air constituent des outils très importants en vue de mettre en oeuvre des stratégies de prévention de la pollution de l'air telle que la pollution par l'ozone ou les particules fines. Outre ces retombées en termes de compréhension des processus atmosphériques, ESCOMPTE contribuera également à l'amélioration et au développement de ces modèles. Les recherches menées à l'échelle régionale sont davantage consacrées à l'étude des impacts de la pollution atmosphérique sur les différents écosystèmes (forestiers, agricoles, alpins, aquatiques) en vue de l'élaboration notamment de cartes des charges critiques (quantité de polluant qu'un écosystème est susceptible de recevoir sans dommage irréversible) pour l'acidité, et en particulier le soufre, mais également depuis peu, pour les métaux lourds. Ces travaux s'inscrivent notamment dans le cadre de la Convention de Genève sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance. L'INERIS étudie la modélisation et la gestion des risques liés à la pollution atmosphérique. Dans le domaine des pollutions transfrontières, l'Institut participe depuis quelques années aux travaux du PIC «Modèles d'évaluation intégrée», dans le cadre des réflexions ONU sur les stratégies de réduction des émissions. En 2000 l'INERIS s'est également impliqué dans les travaux relatifs à la modélisation des transports, et dans la réflexion sur les effets (notamment les métaux, l'ozone). Dans le futur, les "nouveaux" polluants verront se concentrer l'essentiel des efforts: polluants organiques persistants (POPs), métaux; particules. En ce qui concerne l'effet de serre, Météo-France mène plusieurs recherches en partenariat avec d'autres organismes: Projet "Analyse de scénarios de changement climatique lié aux Activités humaines"; Projet de base de données de simulations climatiques pour les études d'impact, etc... Au niveau national il y a le Programme National d'Etude de la Dynamique du Climat et le programme Gestion et Impact du Changement Climatique. Une liste de laboratoires travaillant sur la thématique climat figure sur le Web à l'adresse suivante: www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/rechfran/pagsuiv0.htm. Mais il s'agit d'une interprétation très large de "meilleure compréhension des processus et conséquences des changements climatiques". Une interprétation très restrictive conduit au CNRM (GAME pour la partie associée au CNRS et à l'IPSL). S'agissant de la protection de la couche d'ozone, les chercheurs français ont joué un rôle majeur dans la réalisation des campagnes européennes d'étude de l'ozone stratosphérique arctique et dans l'interprétation des données recueillies. L'Observatoire de Haute-Provence (OHP) fait partie d'un réseau mondial de sept stations particulièrement bien équipées pour suivre les tendances à long terme de l'ozone stratosphérique. Etat de la situation : S'agissant des pollutions locales et transfrontières, différents programmes de recherche concernant les effets de polluants sur la santé sont en cours (PRIMEQUAL/PREDIT). S'agissant de l'effet de serre, l'impact des changements atmosphériques n'a pu encore être appréciés. Mais les impacts futurs des changements atmosphériques ont fait l'objet d'une publication de la mission interministérielle de l'effet de serre «Impacts potentiels au changement climatique en France au XXIème siècle». Voici les changements des émissions et des concentrations des gaz à effet de serre en France entre 1990 et 1998: Emissions nationales agrégées* de 6 gaz à effet de serre Emissions nettes de N2O** de CO2 : 95,0 en 1990 ; 89,0 en 1994 ; 84,0 en 1998Emissions de HCF: 2,3 en 1990, 0,9 en 1994 ; 3,4 en 1998
Chiffres Métropole et DOM-TOM
Production de bromure de méthyle:
Production nationale de HCFC
Source : MATE/DPP La production de 1.1.1 trichloroéthane était de 260 tonnes ODP équivalent en 1999, 737 tonnes ODP équivalent en 1998 et 692 tonnes ODP équivalent en 1997. La France a cessé sa production de halons au 1er janvier 1994, celle de CFC et de tetrachlorure de carbone au 1er janvier 1995, et celle du trichloroéthane et des HBFC au 1er janvier 1996, allant ainsi au delà de ses engagements dans le cadre du protocole de Montréal. Enjeux principaux : La France respecte de façon satisfaisante les directives communautaires relatives à la qualité de l'air ambiant. On relève cependant quelques épisodes de formation d'ozone photochimique avec dépassement des seuils d'information du public. Ces épisodes sont en général associés à la pollution d'origine automobile dans les grandes agglomérations, en conditions anticycloniques avec fort ensoleillement. La loi sur l'air autorise alors la mise en oeuvres de mesures permettant de réduire la vitesse de circulation des automobiles ou de restreindre la circulation dans les zones les plus touchées. Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation
Information : S'agissant des pollutions locales et transfrontières, les associations de surveillance de la qualité de l'air ont été renforcées: le réseau de surveillance de la qualité de l'air couvre aujourd'hui la totalité des agglomérations de plus de 100 000 habitants. L'information du public a été facilitée par la mise en place de sites internet. L'indice ATMO (indicateur journalier de la qualité de l'air) est mesuré à partir des mesures de dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, ozone et particules. L'ensemble des données recueillies est rassemblé dans la Base de données sur la qualité de l'air (BDQA). Par ailleurs, en dehors des observations menées par les associations de surveillance de la qualité de l'air, des campagnes d'observation sont menées par des universitaires.
En outre des inventaires des émissions atmosphériques des principaux polluants gazeux sont réalisés par le CITEPA pour le compte du ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. Ces inventaires sont notamment réalisés pour rendre compte des efforts faits pour satisfaire les engagements de réductions pris en application de la convention sur la pollution transfrontière.
Pour ce qui est de l'effet de serre, l'Etablissement Public Météo-France a entre autres pour responsabilité d'assurer la mémoire pérenne du climat national. A cette fin, il gère des bases de données sécurisées, auxquelles d'autres organismes producteurs de données contribuent (Electricité de France, Agences de bassins, service de protection des végétaux, réseaux autoroutiers ou de qualité de l'air). Pour ce qui est des précipitations, Météo-France gère une base nationale avec le soutien du Ministère de l'Environnement.
Le Centre d'Etude de la Neige gère une base spécifique aux conditions de montagne, relatives en particulier au manteau neigeux. La circulation des données entre leur lieu de production et l'archive centrale implique divers niveaux de contrôles temporels ou spatiaux en temps réel. Météo-France n'est pas en charge du contrôle de l'impact des actions visant à limiter le réchauffement climatique. L'Etablissement a toutefois engagé diverses études, visant a estimer les tendances à long terme sur l'occurrence de phénomènes extrêmes, comme les tempêtes. Enfin, Météo-France participe à l'effort international de caractérisation du changement global à l'aide d'indices climatiques (il en existe plus de 200!).
Dès la fin des années 1980, la France s'est dotée d'indicateurs permettant d'évaluer secteur par secteur l'efficacité énergétique et ses variations dans le temps. Etendus par la Commission européenne à l'ensemble des Etats Membres, ces indicateurs, et les bases de données qui permettent de les générer sont des outils importants pour évaluer les émissions de CO2 et en suivre les variations. En ce qui concerne la protection de la couche d'ozone il n'existe pas de données sur les consommations nationales de substances qui appauvrissent la couche d'ozone, uniquement des données au niveau de l'Union européenne. Concernant la mise à la disposition des utilisateurs éventuels au niveau national, l'ensemble des données recueillies en matière de pollutions locales et transfrontières est consultable sur le site de l'ADEME: www.ademe.fr
Pour ce qui est de l'accès des utilisateurs, au niveau national, aux données relatives à l'effet de serre, l'accès à la BDClim (Banque de données Climatologiques) se fait par le logiciel de désarchivage COLCHIQUE. L'accès par site Internet n'est pas possible pour les données météorologiques. Pour l'accès aux informations sur les changements climatiques, on dispose des sites Internet suivants: http://www.effet-de-serre.gouv.fr (MIES, Mission Interministérielle de l'Effet de Serre) et http://www.meteo.fr (Météo-France). En ce qui concerne les informations relatives à la protection de la couche d'ozone, elles sont disponibles sur le site du Programme national des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE). Toutes les informations sont ainsi diffusées aux niveaux national et international et sont disponibles sur internet. S'agissant de l'effet de serre, dans le cadre de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le Système Mondial de Télécommunications Météorologiques (SMT) véhicule les observations météorologiques de base entre les différents centres météorologiques (Services Météorologiques Nationaux). L'archivage des données climatologiques est effectué par des centres thématiques (précipitations, Hambourg), (rayonnement , St Pétersbourg), (typhons, Japon) et aussi d'une manière globale par le Centre de Prévision Climatique de la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) des USA.
Recherche et technologies : Le Gouvernement et la collectivité scientifique ont entrepris de nombreux travaux concernant les effets de la pollution atmosphérique et de la diminution de la couche d'ozone sur la santé. La France mène également une analyse complète et systématique (calculs, estimations et modélisations) des émissions relatives au transport et à l'environnement, ceci dans le cadre de l'Union Européenne (inventaire CORINAIR) et de la convention cadre sur les changements climatiques. Dans le cadre de l'observation et enregistrement des changements atmosphériques, pour ce qui est de Météo-France, il s'agit de mesurer les paramètres météorologiques primaires et mesurer ou estimer les caractéristiques du temps présent. Ces activités sont conduites comme pour tous les services météorologiques dans le cadre de la Veille Météorologique Mondiale de l'Organisation Météorologique Mondiale, qui standardise les modes opératoires, jusqu'à la diffusion des données. Les données sont archivées au niveau national (BDClim: Base de Données Climatologiques). La détection de tendances à long terme nécessite de mettre en place des procédures lourdes d'homogénéisation des données qui impliquent deux phases : la détection de ruptures d'homogénéité, puis la correction de ces biais. Outre les données d'observation classiques, les données de télédétection sont également archivées: radars et satellites, qui commencent à se prêter à des études climatologiques. Enfin, il faut signaler l'utilisation croissante des «réanalyses», qui permettent de disposer de champs 3D de paramètres météorologiques restitués à partir des observations, assimilées à l'aide d'un schéma unique sur toute la période considérée. D'autres disciplines cherchent également à détecter les changements climatiques: évolution du niveau des océans, des rendements agricoles, de l'enneigement en montagne (voir le Centre d'Etude de la Neige de Météo-France), de la superficie des glaciers, des types de peuplements, du débit des fleuves et rivières, de l'eau du sol. Il ne faut pas oublier tous les paléoclimatologues, qui travaillent en général à des échelles de temps supérieures à celles des météorologistes. La préoccupation de diminution des émissions de gaz à effet de serre doit être présente à plusieurs niveaux: au niveau de la production de biens matériels, il importe de mettre en oeuvre des procédés sobres et propres qui minimisent les intrants de matière premières et les intrants énergétiques. Sont ici concernées les transformations énergétiques (raffineries, cogénération, etc.) pour lesquelles on recherche une amélioration des rendements; les énergies à faible contenu en carbone ; les nouvelles motorisations; les procédés industriels de base économes (pour la production de ciment, papier, acier, aluminium, etc.) mettant à profit des recyclages au sein de la chaîne de production. Au niveau de l'usage des biens matériels, la réduction des émissions doit être recherchée par les améliorations technologiques et les progrès de gestion, d'organisation de régulation. Les technologies dont la France pourrait avoir besoin pour appliquer les mesures qui visent à protéger l'atmosphère sont la cogénération à bas niveau d'investissement produisant chaleur et électricité dans les chaufferies collectives et l'habitat individuel, les énergies renouvelableset les véhicules propres notamment. Financement : En ce qui concerne les pollutions locales et transfrontières, si la contribution de l'Etat à la surveillance de la qualité de l'air est relativement stable depuis l'adoption de la loi sur l'air en 1996, le financement apporté par les autres partenaires, Collectivités locales et industriels, augmente régulièrement comme l'indiquent les chiffres ci-après: Collectivités locales: Dans un but d'accroître le volume du financement aux fins de la protection de l'atmosphère et de la lutte contre l'effet de serre, il existe un amortissement exceptionnel permettant aux entreprises d'amortir certains matériels sur un an dans le domaine des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie. Par ailleurs, il existe des crédits d'impôt pour faciliter l'achat de véhicules GPL/GNV et hybrides, ainsi que des déductions d'impôt sur le revenu pour les particuliers pour des travaux liés à la maîtrise de l'énergie et des énergies renouvelables. Coopération : La France participait à hauteur de 806 millions de francs au financement du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) pour la période 1994-97. La participation de la France au Fonds multilatéral du Protocole de Montréal s'est élevée sur la période 1994-96 à 10,5 millions de dollars US par an . La France utilise depuis 1994 la possibilité de mettre en oeuvre bilatéralement une part de cette contribution. Cette part bilatérale s'est élevée en 1996 à 1 million de dollars US environ. |
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Dossiers Air Transnationale.org
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Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, Genève - 13 novembre 1979 Exemples de bonnes pratiques : Bonnes pratiques
Atmospheric Dynamics Group
UNIDATA Données sur l'atmosphère provenant des Nations Unies ! |
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