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La France dispose, pour fonder ses politiques, ses plans et stratégies, des compétences endogènes nécessaires, à tous les niveaux (recherche, industrie, exploitation et contrôle). Elle inscrit sa démarche dans les programmes internationaux appropriés, notamment au niveau européen. La France a mis en place diverses structures et moyens nouveaux . En particulier au premier rang des préoccupations, en ce qui concerne la sécurité, la loi 92 654 du 13 juillet 1992 a précisé les fonctions de la commission du génie biomoléculaire qui existait depuis 1986. Cette commission, composée d'experts scientifiques, et ouverte aux membres de la société civile. Elle a acquis une expertise importante et a déjà examiné plus de 450 dossiers correspondant à plus de 3000 sites de dissémination. La plupart de ces dossiers concernent des plantes. La commission transmet son rapport annuel au parlement.
La Loi n 92-654 du 13 juillet 1992, en application des Directives européennes 90/219/CEE et 90/220/CEE du 23 avril 1990, fixe les conditions légales d'utilisation et de dissémination dans l'environnement des organismes génétiquement modifiés. Des textes réglementaires (décrets et arrêtés) fixent selon les secteurs et les ministères compétents (recherche, environnement, agriculture, santé etc.) ses modalités d'application. Deux commissions nationales évaluent les dossiers en lien avec l'Union Européenne: Commission du Génie Génétique (CGG) pour l'utilisation confinée, et Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) pour les essais de dissémination et la mise sur le marché. Afin d'assurer la protection des personnes et de l'environnement, la loi instaure un contrôle de l'utilisation de ces organismes, de leur dissémination et de leur mise sur le marché. Elle prévoit aussi un contrôle des activités de recherche impliquant leur manipulation. |
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La poursuite des objectifs de développement durable revient à mettre en oeuvre un mode de développement qui articule de manière satisfaisante les sphères naturelle, socio-culturelle et économique en se fondant sur les quatre principes complémentaires suivants: amélioration de l'environnement, équité sociale, efficacité économique, simplicité de l'appareil de gestion et de contrôle. Ce dernier principe incite à éviter de mettre en place des systèmes administratifs lourds et coûteux, de façon à ce que les mesures engagées présentent le maximum de lisibilité pour les acteurs, en particulier les simples citoyens et les petites entreprises. Le développement durable vise à une intégration totale, économique, sociale et environnementale. L'action sur l'une des trois sphères doit considérer doit considérer l'impact sur les deux autres. Certaines actions ont des effets directs et identifiables sur la durabilité de notre développement. En revanche, des actions plus nombreuses ont des effets indirects importants sur le développement qui sont plus difficiles à cerner et à évaluer. Il en est de même de certaines réglementations ou fiscalités. Pour cela, il faut adopter certains modèles de calcul économique. L'internalisation des effets externes, effets qui ne sont pas pris en compte par le marché, induit des effets pervers: illusion d'une substituabilité entre capital naturel et capital technique, et donc manque d'une prise en compte en amont des externalités. On peut identifier quatre méthodes de régulation des échanges entre les sphères naturelle, socio-culturelle et économique.
Une agriculture durable doit donc réorienter ses soutiens, actuellement quasi-exclusivement consacrés aux produits, vers les hommes et les territoires. Par conséquent, une part importante des aides agricoles devront prendre en compte les préoccupations d'emploi, de multifonctionnalité de ces activités, de gestion des espaces et de protection de ressources en eau. Les plans de développement durable déjà en cours seront reconduits et développés en leur donnant comme objectif de servir de laboratoire pour de nouvelles solutions généralisables à certaines filières. L'agriculture biologique et les modes de culture minimisant les intrants chimiques et énergétiques non renouvelables seront dynamisées. S'agissant des espaces naturels, l'objectif principal est de préserver la biodiversité, atout particulièrement marqué pour la France. Un programme sur les "espèces rustiques et diversité biologique" doit être lancé, pour favoriser les projets intégrés de gestion des espaces qui impliqueront les différents secteurs locaux: agriculture, associations, tourisme... Le monde de la recherche publique, centres de recherche et universités, participe activement au renforcement des capacités à travers les différents programmes de recherche lancés par les différents ministères ou par l'ADEME ou encore par les directions générales de la Commission européenne. Les grandes agences de l'environnement comme l'ADEME l'INERIS ou, l'IFEN, pour ce qui est des statistiques sur l'environnement ou de l'élaboration des outils du développement durable, sont également intervenants très actifs dans le renforcement des capacités.
Les représentants des principaux groupes intéressés participent aux travaux d'évaluation de la Commission du génie biomoléculaire: administrations, industriels, scientifiques, associations de défense de l'environnement et de consommateurs, organisations de salariés, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Les associations de terrain jouent un rôle essentiel de collecte des informations nécessaires pour le développement durable dans l'acquisition des connaissances nécessaires aux politiques, du niveau local au plan international. L'approche conjointe des problèmes par l'ensemble des acteurs socio-économiques et environnementaux aux niveaux régional et local a été élargie dans certains cas sous la forme de Conseils Consultatifs du développement durable. Ces structures sont chargées de l'élaboration conjointe avec les élus concernés d'Agendas 21 locaux et de la définition d'indicateurs et d'objectifs de développement durable.
La formation à l'école, est développée par les Ministères de l'Education Nationale et de l'Environnement. A cette fin, deux actions peuvent être particulièrement retenues: la diffusion auprès des enseignants d'une mallette pédagogique, présentant notamment le risque biologique en rapport avec le développement des biotechnologies dans les domaines médicaux et agro-alimentaires; la constitution d'un réseau de formateurs à destination des enseignants. Il existe pour les recherches comportant une dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement, un échange d'informations entre les membres de l'Union Européenne. C'est le Summary Notification Information Format. Trois importants programmes ont été récemment entrepris. Le premier est relié aux plantes transgénétiques résistantes aux herbicides: dissémination à grande échelle. L'organisme responsable est le Ministère de l'agriculture et de la pêche. Le montant du financement national est de 140000$US. Le nombre d'administrateurs nationaux est de quatre. Le deuxième projet est relié aux plantes transgénétiques résistantes aux virus. L'organisme responsable est le Ministère de l'agriculture et de la pêche. Le montant du financement national est de 140000 $US. Le nombre d'administrateurs nationaux est de six. Le troisième projet est relié aux plantes exprimant la toxine de Baccilus Thuringiensis. L'organisme national responsable est le Ministère de l'agriculture et de la pêche. Le montant du financement national est de 100000$US, et le nombre d'administrateurs nationaux est de cinq. Tous les ministères sont dotés d'un service de collecte et de traitement de l'information relative à leur domaine coordonnés par l'INSEE, et produisent des données pertinentes pour la prise de décision. L'IFEN a pour fonction non seulement de collecter les données relatives à l'environnement, en coordonnant notamment un réseau d'observation des milieux naturels, des pollutions et des risques en étroite association avec les administrations, les laboratoires universitaires ou du CNRS, les agences de l'eau, l'ADEME ainsi que les associations de protection de la nature et le Muséum d'histoire naturelle. Les centres de recherche collective, les entreprises de l'industrie chimique et biotechnologique, les sociétés spécialisées dans les divers domaines (semences, thérapie génique, production de biomasse, herbicides etc.) mènent d'importantes activités de recherche et développement. Une des orientations données par les pouvoirs publics est celle de la mise en collaboration de partenaires de la recherche publique et privée. L'effort total de la recherche publique en biotechnologie regroupe près de 2000 chercheurs et le coût est estimé à 2 milliards de francs. On notera également l'appel d'offre d'un montant de 1,8 MF lancé en 1994 par la commission du génie biomoléculaire concernant les risques d'utilisation de certains transgènes. Par ailleurs, la France participe au Programme Biotech de l'Union Européenne, d'un montant de 552 millions d'Ecus dont près de 10% concernent l'évaluation des risques liés aux biotechnologies. Au chapitre de la coopération régionale et internationale, les recherches conduites par le Centre de coopération internationale en Recherche Agronomique pour le Développement dans ce domaine ont pour objectif d'être mises en application pour le développement, en étroite coopération avec les utilisateurs. Des réalisations sont déjà effectives, d'autres sont potentielles dans les domaines de la micro propagation, de l'analyse et de l'utilisation de la biodiversité génétique, de la connaissance du génome, ou de la création d'une nouvelle variabilité génétique. Des activités dans ces différents domaines ont été entamées avec l'Ouganda, la Malaisie et la Thaïlande entre autres. L'IFEN est le correspondant de l'Agence Européenne de l'Environnement et à ce titre, il assure l'interface entre les réseaux français, européens et internationaux. Il développe ses relations avec ses partenaires européens dans l'harmonisation des méthodes de mesure, les échanges et le traitement des données géographiques, statistiques, comptables et économiques de l'environnement. Il est appelé à être le correspondant des organismes concernés: EUROSTAT, OCDE, ONU, etc... L'Institut assure également la diffusion de ces informations, méthodes ou synthèses, aussi bien en France que dans le cadre des programmes mis en oeuvre par l'AEE ou des programmes établis par les Nations Unies. Information soumise par le Gouvernement de la France auprès des Cinquième et Sixième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. |
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