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Environnement et Commerce

Le commerce
et la distribution



  

Le commerce et la distribution sont des vecteurs essentiels de communication sur l'environnement auprès des consommateurs ("produits de terroir, écoproduits, produits recyclés, emballages")

  Les collectivités n'ont pas de vocation directe à cet égard, mais elles peuvent avoir un impact sur les habitudes de consommation, en initiant des campagnes de sensibilisation (sur les économies d'énergie, en particulier), et en montrant la bonne voie (par la promotion des produits de l'agriculture biologique ou des productions de terroirs dans les cantines scolaires, par exemple). 

  Les collectivités peuvent également s'engager par des choix responsables dans leurs propres achats en choisissant des produits respectueux de l'environnement et des produits issus du commerce équitable (cf. écogestion). Le commerce équitable permet de limiter les inégalités Nord-Sud en rétablissant un rapport d'échanges satisfaisants pour tous, du producteur au consommateur, et en assurant une juste rémunération du travail des producteurs des pays en voie de développement, qui s'engagent en retour à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes ainsi que de l'environnement.

Quelques pistes pour l'action :

  • créer, dans le cadre de l'Agenda 21 local, un groupe de travail "achats responsables", réunissant le service des achats de la collectivité, les associations de consommateurs et d'environnement, les représentants des commerçants et des distributeurs ;
  • s'associer, en partenariat avec les distributeurs, aux démarches de sensibilisation nationale sur les achats responsables, telles que "De l'éthique sur l'étiquette" (pour la prévention du travail des enfants, en particulier) ;
  • concevoir une charte environnementale avec les zones d'activités commerciales, pour en améliorer l'aménagement ;
  • préserver le commerce de proximité, indispensable au maintien du tissu social et qui a au moins trois vertus : favoriser la convivialité des quartiers ou des villages ; diminuer les coûts de transports et de pollution liés aux commerces excentrés ; maintenir un accès de proximité pour les populations à mobilité réduite. 
Mots clés: urbanisme, logement-habitat, écogestion, économie, éducation, solidarité
 

La consommation responsable, outil de financement du développement durable

  Ce sont les achats, quotidiens et ponctuels, des individus et des collectivités qui composent concrètement le chiffre d'affaires des entreprises. Au-delà de la valeur de l'échange pour celui qui achète ou investit, le consommateur peut (et doit) s'intéresser à ce que finance ou ne finance pas cet argent. Il peut ainsi agir sur les entreprises et soutenir les alternatives économiques.

  Les actes de consommation responsable permettent de dépasser les notions de charité, d'aide ou d'assistance. Ils représentent un véritable partenariat commercial, un outil de meilleure répartition de la richesse pour les producteurs inclus dans le marché, défavorisés par les termes de l'échange. Ils participent de l'autonomisation des acteurs, leur apportant respect, dignité et équité. A travers les flux financiers qu'ils génèrent, ils constituent un apport primordial pour le développement socio-économique.

  Le commerce équitable représente actuellement 100 millions d'euros en Europe (pour un commerce mondial de 6500 milliards d'euros). 17 millions d'euros sont réalisés en France dont 12 millions avec les produits labellisés (principalement vendus en GMS). L'offre porte actuellement sur 7 filières de produits (café, cacao, thé, jus d'orange, etc.) et quelques produits artisanaux, permettant d'apporter un revenu juste à 800 000 familles et 400 coopératives dans les pays du Sud.
Le principal problème réside dans la demande insuffisante des consommateurs. En effet, si la notoriété du commerce équitable augmente constamment, on constate malheureusement un grand décalage entre les déclarations d'intention et les actes d'achat.

  Les finances solidaires consistent dans la collecte de fonds pour soutenir des activités économiques solidaires et construire des chaînes entre épargnants et entreprenants : des institutions financières solidaires et des produits financiers solidaires.
Aujourd'hui, 220 millions d'euros sont canalisés par les 27 produits labellisés « Finansol », permettant de mettre à la disposition des entreprises solidaires 66 millions d'euros et de transférer chaque année sous forme de dons près de 2 millions d'euros vers des associations. Grâce à 27 000 épargnants solidaires, 7000 emplois ont été créés en 2000 (dont plus de 3000 par la seule ADIE), 3000 familles sans domicile ou défavorisées ont été logées grâce aux actions d'Habitat et Humanisme.

  L'investissement socialement responsable (ISR) revêt différents aspects : la sélection de valeurs dans des portefeuilles d'investissement sur des critères sociaux et environnementaux ; l'activisme des actionnaires ; les investissements solidaires.
Les fonds « socialement responsables » représentent aujourd'hui 3000 milliards d'euros dans le monde, dont 1700 milliards sont gérés aux Etats Unis et 211 milliards en Europe. Les organisations syndicales et caisses de retraite s'intéressent de plus en plus fréquemment au capital développement responsable. De façon générale, le principe reste de « s'enrichir, mais pas à n'importe quel prix », l'investissement socialement responsable constituant un levier pour infléchir les politiques des entreprises.
Reste la question de la vérification de mise en œuvre des pratiques des entreprises et le besoin d'approfondir la vérification et certification des engagements annoncés par les entreprises.

Véronique Gallais
Présidente de l'association Action Consommation
Action Consommation
21ter rue Voltaire- 75011 Paris

Membre fondateur du Collectif « Engagements citoyens dans l'économie », avec :
Finansol : 01 53 36 80 60
Forum pour l'investissement responsable : 01 56 33 75 05
Plate-forme pour le commerce équitable : 01 48 91 20 75

Le Collectif « Engagements citoyens dans l'économie » a pour objectif de donner aux approches citoyennes de l'économie (produits issus du commerce équitable, produits éthiques, placements d'épargne solidaire, épargne socialement responsable) une nouvelle dimension et de favoriser le changement d'échelle de ces activités.

Bibliographie

Finances solidaires - guide à l'usage des collectivités territoriales
Réalisé par Finansol, en collaboration avec Eficea, avec le soutien du Secrétariat d'Etat à l'Economie solidaire - Editions Charles Leopold Mayer - 2002

Les placements éthiques
Comment placer utilement son argent :
L'épargne alternative et solidaire en 80 fiches
Alternatives Economiques - hors-série pratique n°3 - édition 2001

Pour un commerce équitable
Expériences et propositions pour un renouvellement des pratiques commerciales entre les pays du Nord et ceux du Sud Auteurs : organismes RITIMO et SOLAGRAL - Editions Charles Leopold Mayer - 1998

Guide du consommateur responsable
Auteur : Milène Leroy - Editions Marabout - 2002
 


Les 18-20 mars 2002, quarante militants progressistes se sont réunis à Gérone en Espagne pour une session de stratégie intitulée : Rio +10 et  au-delà; stratégies contre le "verdissage" du commerce mondial.

Le premier sommet de la terre à Rio en 1992 fut une victoire significative des entreprises. Ce fut la première conférence internationale importante sur l'environnement et le développement où le monde des affaires
se mobilisa avec succès pour qu'on y aboutisse à certaines conclusions.
Bien que les gouvernements aient pris quelques engagements positifs, les firmes et leurs groupes de pression réussirent à contrer bien des exigences qui nuisaient aux intérêts des affaires, y compris toute notion
de régulation contraignante des transnationales, en leur substituant leur propre programme  "volontaire".

Depuis Rio, la décennie a été marquée par l'influence accrue des entreprises dans le débat international sur le social et l' environnement.
Alors que précédemment, les firmes avaient principalement oeuvré par l'intermédiaire des gouvernements nationaux, à Rio, les groupes de pression - en particulier le Business Council for Sustainable Development - se
révélèrent une force internationale en soi. Depuis lors, les firmes ont été légitimées en tant que "partie prenante" dont les propositions doivent être prises en compte dans tous les traités importants concernant le social et l'environnement. À mesure que grandissent simplement leur taille et leur puissance, leur habileté à manipuler les résultats politiques pour servir leurs intérêts grandit aussi. La complaisance des gouvernements, ainsi que l 'absence d'institutions mondiales efficaces, autorisées et démocratiquement responsables, ont permis aux firmes de manoeuvrer pour s'installer à des postes de décision.

La dernière décennie a été également une période d'intense agitation et de perturbation tandis que le programme de mondialisation porté par le milieu des affaires gagnait du terrain. Les firmes et les groupes de pression, assistés par des gouvernements néo-libéraux, ont travaillé énergiquement à accroître la dérégulation, la commercialisation et la privatisation de tous les secteurs de l' activité économique et des moyens d'existence. Par l'intermédiaire de leur domination des institutions mondiales et des processus de décision, ils ont effectué d'énormes avancées dans la réalisation de leur programme de mondialisation, tout en sapant simultanément les possibilités de résoudre démocratiquement les problèmes.

Le "verdissage" du commerce mondial

En raison de la pression du public, certaines sociétés ont effectué des changements dans le sens d'une durabilité du social et de l' environnement. Elles sont maintenant plus à même d'admettre qu'elles affectent les collectivités et l'environnement; quelques décisions positives ont été prises pour y remédier. Cependant, il y a des limites à de tels changements. Les sociétés s'emploient à souligner leurs "meilleure conduite de pratique" en tant qu'exemples de conscience environnementale et sociale. Néanmoins, l'essentiel des pratiques des affaires de secteurs
importants demeure totalement indéfendable et les changements les plus profonds n'ont pas lieu.

Il en résulte que la plupart de ce qui peut être perçu comme un environnementalisme d'entreprise confine au "verdissage", c'est-à-dire à une tentative pour présenter l'apparence du bien social et environnemental
sans fournir les garanties correspondantes. Un tel "verdissage" est habilement utilisé pour manipuler le public et sa perception des entreprises, diminuant ainsi la pression populaire qui imposerait des régulations contraignantes. Par les moyens de l'image de marque, de la philanthropie d'entreprise, de partenariats vedettisés avec des ONG et des gouvernements, et avec des projets isolés mais fortement publicisés avec l'estampille de "pratique exemplaire", les firmes s'efforcent à tout moment d'améliorer leur image. Le tout afin d'éviter de réels changements concernant l' essentiel de leurs pratiques d'entreprise, changements pourtant exigés d'elles par la société civile. En se créant une image affable tout en dominant les forums internationaux, le milieu des affaires a
exercé un droit de véto virtu sur de nombreux projets qui cherchaient à leur imposer des obligations
ou à les forcer à se soumettre aux normes sociales et environnementales de base. Si un changement doit avoir lieu, les firmes le veulent à leur rythme et selon la direction qu' elles ont choisie.

Manipuler l'assentiment

L'engagement d'entreprise sur les questions environnementale et sociale, en particulier durant la période précédant le Sommet mondial pour un développement durable - SMDD (World Summit on Sustainable Development -
WSSD) est beaucoup plus qu'une projection d'image - il est plus exact de le caractériser comme un exercice de "verdissage en profondeur" ou de "manipulation d'assentiment".

Les firmes usent de stratégies de plus en plus pointues pour influencer les débats et les résultats politiques. Aidées et soutenues par l'industrie des relations publiques, elles sont en train de passer d'une stratégie de défense de leur réputation à la promotion de la mondialisation commerciale, y compris contre la pression publique, pour obtenir un changement social du système.

Reconnaissant leur propre crise de légitimité, et dans leur perspective qu'elles sont de puissantes personnes morales capables de générer des profits, les firmes se tournent de plus en plus vers le secteur des ONG pour trouver une crédibilité bien nécessaire. Grâce à leurs vastes ressources financières et à leurs stratégies de charme, beaucoup de "partenariats" se sont concrétisés entre des ONG très en vue et des firmes.

Ailleurs, des entreprises ont cherché à "dialoguer" avec des ONG de façon à être perçues comme se tenant à l'écoute des critiques - ce qui les faisait bénéficier d'une amélioration d'image. Ces "dialogues" et ces "partenariats" peuvent également devenir des instruments subtils pour infiltrer les ONG critiques. Ainsi, certaines des divisions politiques qui intervinrent entre des ONG durant la période précédant le Sommet mondial pour un développement durable (SMDD) peuvent être directement attribuées à des stratégies du "diviser pour régner" utilisées par des
entreprises.

Du « verdissage » au « bleuissage » (1)

En tant qu'institution principale de décisions mondiales sur les problèmes concernant l'environnement, le social et les droits de la personne, les Nations Unies ont particulièrement été dans la ligne de mire des firmes et des groupes de pression qui cherchaient à gagner en influence politique plus directe et à améliorer leur image.

La direction de l'ONU a malheureusement facilité cette tendance en faisant, sans aucun esprit critique, participer les entreprises à des traités tels que le "Global Compact" un accord volontaire avec des firmes, lequel ne peut être ni contrôlé ni imposé. En dépit d'une absence complète de vérification indépendante des assertions des compagnies, le "Global Compact" est utilisé pour démontrer que celles-ci ont le sens des responsabilités et que, par conséquent, il n 'est nul besoin de les forcer à se conformer aux normes fondamentales du social et de
l'environnement. Un résultat du "Global Compact" c'est que d'autres appels émanant de l'intérieur du système onusien sont étouffés. Son approbation par quelques ONG l'a légitimé encore davantage tout en sapant le développement d'initiatives plus efficaces.

Privatisation du développement durable

Les effets de l'influence des entreprises sur l'ONU sont clairs dans le processus préparatoire du sommet de Johannesburg, lequel montre un fort parti pris néo-libéral. Ainsi, dans les notes du président, de nombreuses références au "Programme de développement de Doha" occultent le fait que le système de l'OMC subordonne explicitement les personnes et l'environnement à des considérations commerciales.

L'insistance sur des résultats dits de "Type II", tels que des partenariats entre monde des affaires, gouvernements ou ONG, privatise, en fait, l'application des engagements de Rio pris par les gouvernements il y a 10 ans et donne une ultime approbation aux groupes de pression du commerce et à leurs projets de "meilleures conduites de pratique". Le parti pris en faveur des engagements de "Type II" reflète également l'absence de volonté politique de négocier des solutions efficaces et légalement contraignantes aux problèmes mondiaux les plus pressants concernant le social et l'environnement.

Circonvenir le principe d'obligation, pour une firme, de rendre des comptes

Pour tenter de prévenir les mouvements en direction de réglementations contraignantes, les entreprises manipulent habilement le débat sur "l' obligation, pour une firme, de rendre des comptes" de manière à ce que ce débat ait lieu à partir des plus étroites définitions. Les normes régissant le compte rendu volontaire de la firme, telles que celles du Global Reporting Initiative", sont mises en vedette et abusivement présentées comme une réponse aux exigences de la société civile concernant l'obligation d'une firme à rendre des comptes.

Des groupes du monde des affaires tels que Business Action for Sustainable Development (BASD) s'emploie activement à redéfinir le vocabulaire de réglementation des firmes pour qu'il vienne à signifier : réglementation bienveillante envers l'entreprise, avec des termes comme "solutions" aux problèmes fondées sur le marché et droits de propriété intellectuelle pour les entreprises.

De même que d'autres groupes de pression comme World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), International Chamber of Commerce (ICC) et Mining, Minerals and Sustainable Development (MMSD), BASD travaille fermement pour aboutir à ce que les solutions du SMDD soient technocratiques et volontaires. En engageant des "dialogues" avec les critiques, en utilisant dans leur rhétorique le vocabulaire critique des ONG mêmes (tel que "obligation pour une firme de rendre des comptes"), en publiant de beaux rapports sur papier glacé et en soulignant des exemples isolés de bonne "citoyenneté d'entreprise", BASD réussit à brouiller
les frontières entre monde des affaires et ONG, et à détourner les pressions provoqueraient des changements fondamentaux. L'assentiment troublant et l'opportunisme de certaines ONG au processus préparatoire n'ont
fait que contribuer au problème en fermant l'espace politique qui aurait permis d'assumer davantage de positions critiques sur les entreprises.

Privatiser la nature

Des accords et des initiatives spécifiques sur le changement de climat, sur la biosécurité et sur l'eau sont salués commes des réussites du processus de Rio. La réalité est que, dans presque chacun des secteurs où
un accord de Rio a été conclu ou est en négociation, un profond parti pris en faveur du néo-libéralisme et de l'entreprise apparaît. Par le processus de Rio, les firmes travaillent à ce que la nature même s'ouvre
à la marchandisation et à la privatisation  l'air, l'eau et le matériel génétique qui fait la vie sont transformés en articles commercialisables.

Dans le cas de l'atmosphère, le protocole de Kyoto est encombré de prétendues "solutions fondées sur le marché" qui vont non seulement saper l'intégrité environnementale limitée du protocole lui-même mais,
également, renforcer le pouvoir des entreprises par l'intermédiaire d' un nouveau marché en crédits d'atmosphère. La biotechnologie sert de racolage en étant présentée comme la solution aux problèmes mondiaux de
nourriture et de santé; elle est promue activement par les agences de l'ONU, malgré la préoccupation croissante du public, une absence d' expérimentation rigoureuse et de règles d'étiquetage et de responsabilité. Le
secteur de l'eau est menacé par un effort subtil de la part des multinationales pour recadrer le débat sur les réserves en eau, faisant ainsi passer un droit fondamental de la personne pour un produit économique, ce
qui prépare la voie à l'augmentation de la privatisation des ressources mondiales en eau. Partout, les intérêts du monde des affaires sont élevés au rang d'une loi tandis qles considérations de bien-être social et environnemental sont écartées avec de belles paroles.

Appel à un contrôle démocratique de l'économie

Le sommet Rio + 10 nous offre à tous une possibilité de déterminer et d'évaluer les dix dernières années de mondialisation dirigée par le monde des affaires et d'en changer le cours. Dans le climat de dérégulation
croissante de l'économie mondiale, il est évident qu'une réglementation internationalement contraignante et légalement applicable des entreprises est impérative en tant que premier pas pour assurer le contrôle
démocratique de l'économie.

La décision du rythme et de la direction du changement ne doit pas être laissée aux entreprises. L'influence obstructive des firmes et de leurs groupes de pression doit être éliminée.

Les principes fondamentaux de la démocratie participative et de la souveraineté de la collectivité devrait rester au coeur de tous les processus et structures de décisions internationales.

C'est à cette fin que nous nous engageons à mobiliser contre la captation du SMDD par le monde des affaires et à augmenter le contrôle démocratique de nos économies mondiale, nationales et locales.

(1) Bleu : couleur de l'ONU


 
  

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Ces guides vous aident à sélectionner les produits afin de n'être plus complice, pour sanctionner les entreprises coupables et faire respecter les droits universels. Les informations sont organisées par marque et se référent aux 9500 transnationales les plus puissantes du monde.

Du GATT à l'OMC
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15 fiches pour comprendre, anticiper, débattre
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