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Environnement et Commerce
Le commerce |
| Le commerce et la distribution sont des vecteurs essentiels de communication sur l'environnement auprès des consommateurs ("produits de terroir, écoproduits, produits recyclés, emballages").
Les collectivités n'ont pas de vocation directe à cet égard, mais elles peuvent avoir un impact sur les habitudes de consommation, en initiant des campagnes de sensibilisation (sur les économies d'énergie, en particulier), et en montrant la bonne voie (par la promotion des produits de l'agriculture biologique ou des productions de terroirs dans les cantines scolaires, par exemple). Les collectivités peuvent également s'engager par des choix responsables dans leurs propres achats en choisissant des produits respectueux de l'environnement et des produits issus du commerce équitable (cf. écogestion). Le commerce équitable permet de limiter les inégalités Nord-Sud en rétablissant un rapport d'échanges satisfaisants pour tous, du producteur au consommateur, et en assurant une juste rémunération du travail des producteurs des pays en voie de développement, qui s'engagent en retour à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes ainsi que de l'environnement. Quelques pistes pour l'action :
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La consommation responsable, outil de financement du développement durable Ce sont les achats, quotidiens et ponctuels, des individus et des collectivités qui composent concrètement le chiffre d'affaires des entreprises. Au-delà de la valeur de l'échange pour celui qui achète ou investit, le consommateur peut (et doit) s'intéresser à ce que finance ou ne finance pas cet argent. Il peut ainsi agir sur les entreprises et soutenir les alternatives économiques. Les actes de consommation responsable permettent de dépasser les notions de charité, d'aide ou d'assistance. Ils représentent un véritable partenariat commercial, un outil de meilleure répartition de la richesse pour les producteurs inclus dans le marché, défavorisés par les termes de l'échange. Ils participent de l'autonomisation des acteurs, leur apportant respect, dignité et équité. A travers les flux financiers qu'ils génèrent, ils constituent un apport primordial pour le développement socio-économique. Le commerce équitable représente actuellement 100 millions d'euros en Europe (pour un commerce mondial de 6500 milliards d'euros). 17 millions d'euros sont réalisés en France dont 12 millions avec les produits labellisés (principalement vendus en GMS). L'offre porte actuellement sur 7 filières de produits (café, cacao, thé, jus d'orange, etc.) et quelques produits artisanaux, permettant d'apporter un revenu juste à 800 000 familles et 400 coopératives dans les pays du Sud. Les finances solidaires consistent dans la collecte de fonds pour soutenir des activités économiques solidaires et construire des chaînes entre épargnants et entreprenants : des institutions financières solidaires et des produits financiers solidaires. L'investissement socialement responsable (ISR) revêt différents aspects : la sélection de valeurs dans des portefeuilles d'investissement sur des critères sociaux et environnementaux ; l'activisme des actionnaires ; les investissements solidaires. Véronique Gallais Membre fondateur du Collectif « Engagements citoyens dans l'économie », avec : Le Collectif « Engagements citoyens dans l'économie » a pour objectif de donner aux approches citoyennes de l'économie (produits issus du commerce équitable, produits éthiques, placements d'épargne solidaire, épargne socialement responsable) une nouvelle dimension et de favoriser le changement d'échelle de ces activités. Bibliographie Finances solidaires - guide à l'usage des collectivités territoriales Les placements éthiques Pour un commerce équitable Guide du consommateur responsable
Le premier sommet de la terre à Rio en 1992 fut une victoire significative des entreprises. Ce fut la première conférence internationale importante sur l'environnement et le développement où le monde des affaires Depuis Rio, la décennie a été marquée par l'influence accrue des entreprises dans le débat international sur le social et l' environnement. La dernière décennie a été également une période d'intense agitation et de perturbation tandis que le programme de mondialisation porté par le milieu des affaires gagnait du terrain. Les firmes et les groupes de pression, assistés par des gouvernements néo-libéraux, ont travaillé énergiquement à accroître la dérégulation, la commercialisation et la privatisation de tous les secteurs de l' activité économique et des moyens d'existence. Par l'intermédiaire de leur domination des institutions mondiales et des processus de décision, ils ont effectué d'énormes avancées dans la réalisation de leur programme de mondialisation, tout en sapant simultanément les possibilités de résoudre démocratiquement les problèmes. Le "verdissage" du commerce mondial En raison de la pression du public, certaines sociétés ont effectué des changements dans le sens d'une durabilité du social et de l' environnement. Elles sont maintenant plus à même d'admettre qu'elles affectent les collectivités et l'environnement; quelques décisions positives ont été prises pour y remédier. Cependant, il y a des limites à de tels changements. Les sociétés s'emploient à souligner leurs "meilleure conduite de pratique" en tant qu'exemples de conscience environnementale et sociale. Néanmoins, l'essentiel des pratiques des affaires de secteurs Il en résulte que la plupart de ce qui peut être perçu comme un environnementalisme d'entreprise confine au "verdissage", c'est-à-dire à une tentative pour présenter l'apparence du bien social et environnemental Manipuler l'assentiment L'engagement d'entreprise sur les questions environnementale et sociale, en particulier durant la période précédant le Sommet mondial pour un développement durable - SMDD (World Summit on Sustainable Development - Les firmes usent de stratégies de plus en plus pointues pour influencer les débats et les résultats politiques. Aidées et soutenues par l'industrie des relations publiques, elles sont en train de passer d'une stratégie de défense de leur réputation à la promotion de la mondialisation commerciale, y compris contre la pression publique, pour obtenir un changement social du système. Reconnaissant leur propre crise de légitimité, et dans leur perspective qu'elles sont de puissantes personnes morales capables de générer des profits, les firmes se tournent de plus en plus vers le secteur des ONG pour trouver une crédibilité bien nécessaire. Grâce à leurs vastes ressources financières et à leurs stratégies de charme, beaucoup de "partenariats" se sont concrétisés entre des ONG très en vue et des firmes. Ailleurs, des entreprises ont cherché à "dialoguer" avec des ONG de façon à être perçues comme se tenant à l'écoute des critiques - ce qui les faisait bénéficier d'une amélioration d'image. Ces "dialogues" et ces "partenariats" peuvent également devenir des instruments subtils pour infiltrer les ONG critiques. Ainsi, certaines des divisions politiques qui intervinrent entre des ONG durant la période précédant le Sommet mondial pour un développement durable (SMDD) peuvent être directement attribuées à des stratégies du "diviser pour régner" utilisées par des Du « verdissage » au « bleuissage » (1) En tant qu'institution principale de décisions mondiales sur les problèmes concernant l'environnement, le social et les droits de la personne, les Nations Unies ont particulièrement été dans la ligne de mire des firmes et des groupes de pression qui cherchaient à gagner en influence politique plus directe et à améliorer leur image. La direction de l'ONU a malheureusement facilité cette tendance en faisant, sans aucun esprit critique, participer les entreprises à des traités tels que le "Global Compact" un accord volontaire avec des firmes, lequel ne peut être ni contrôlé ni imposé. En dépit d'une absence complète de vérification indépendante des assertions des compagnies, le "Global Compact" est utilisé pour démontrer que celles-ci ont le sens des responsabilités et que, par conséquent, il n 'est nul besoin de les forcer à se conformer aux normes fondamentales du social et de Privatisation du développement durable Les effets de l'influence des entreprises sur l'ONU sont clairs dans le processus préparatoire du sommet de Johannesburg, lequel montre un fort parti pris néo-libéral. Ainsi, dans les notes du président, de nombreuses références au "Programme de développement de Doha" occultent le fait que le système de l'OMC subordonne explicitement les personnes et l'environnement à des considérations commerciales. L'insistance sur des résultats dits de "Type II", tels que des partenariats entre monde des affaires, gouvernements ou ONG, privatise, en fait, l'application des engagements de Rio pris par les gouvernements il y a 10 ans et donne une ultime approbation aux groupes de pression du commerce et à leurs projets de "meilleures conduites de pratique". Le parti pris en faveur des engagements de "Type II" reflète également l'absence de volonté politique de négocier des solutions efficaces et légalement contraignantes aux problèmes mondiaux les plus pressants concernant le social et l'environnement. Circonvenir le principe d'obligation, pour une firme, de rendre des comptes Pour tenter de prévenir les mouvements en direction de réglementations contraignantes, les entreprises manipulent habilement le débat sur "l' obligation, pour une firme, de rendre des comptes" de manière à ce que ce débat ait lieu à partir des plus étroites définitions. Les normes régissant le compte rendu volontaire de la firme, telles que celles du Global Reporting Initiative", sont mises en vedette et abusivement présentées comme une réponse aux exigences de la société civile concernant l'obligation d'une firme à rendre des comptes. Des groupes du monde des affaires tels que Business Action for Sustainable Development (BASD) s'emploie activement à redéfinir le vocabulaire de réglementation des firmes pour qu'il vienne à signifier : réglementation bienveillante envers l'entreprise, avec des termes comme "solutions" aux problèmes fondées sur le marché et droits de propriété intellectuelle pour les entreprises. De même que d'autres groupes de pression comme World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), International Chamber of Commerce (ICC) et Mining, Minerals and Sustainable Development (MMSD), BASD travaille fermement pour aboutir à ce que les solutions du SMDD soient technocratiques et volontaires. En engageant des "dialogues" avec les critiques, en utilisant dans leur rhétorique le vocabulaire critique des ONG mêmes (tel que "obligation pour une firme de rendre des comptes"), en publiant de beaux rapports sur papier glacé et en soulignant des exemples isolés de bonne "citoyenneté d'entreprise", BASD réussit à brouiller Privatiser la nature Des accords et des initiatives spécifiques sur le changement de climat, sur la biosécurité et sur l'eau sont salués commes des réussites du processus de Rio. La réalité est que, dans presque chacun des secteurs où Dans le cas de l'atmosphère, le protocole de Kyoto est encombré de prétendues "solutions fondées sur le marché" qui vont non seulement saper l'intégrité environnementale limitée du protocole lui-même mais, Appel à un contrôle démocratique de l'économie Le sommet Rio + 10 nous offre à tous une possibilité de déterminer et d'évaluer les dix dernières années de mondialisation dirigée par le monde des affaires et d'en changer le cours. Dans le climat de dérégulation La décision du rythme et de la direction du changement ne doit pas être laissée aux entreprises. L'influence obstructive des firmes et de leurs groupes de pression doit être éliminée. Les principes fondamentaux de la démocratie participative et de la souveraineté de la collectivité devrait rester au coeur de tous les processus et structures de décisions internationales. C'est à cette fin que nous nous engageons à mobiliser contre la captation du SMDD par le monde des affaires et à augmenter le contrôle démocratique de nos économies mondiale, nationales et locales. (1) Bleu : couleur de l'ONU |
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