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Environnement et Commerce

OMC le pouvoir invisible

   


  Accepteriez vous que les domaines de l'environnement (biodiversité, ressources naturelles, forêts, nappes phréatiques, déchets, recherche, sensibilisation du public etc..) soient soumis aux règles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)?
C'est ce qui se trame à travers l'Accord général sur le commerce des services (AGCS), actuellement renégocié au siège de l'OMC à Genève.

Une seule solution : mettre l'OMC sous contrôle citoyen

  La déclaration de la 4 ième réunion ministérielle de l'OMC (Qatar 9-14 novembre 2001) dans son paragraphe 31 iii engage les pays membres à "la réduction ou, selon qu'il sera approprié, l'élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et les services environnementaux". Ceci signifie que "les législations destinées à préserver la biosphère et ses ressources menacées, à sauvegarder les biens communs
pour les générations futures, seront examinées par l'OMC et pourront être condamnées comme "obstacles techniques au commerce".
Voilà qui mérite une réponse des mouvements écologistes partout dans le monde.
1/ Le commerce et la distribution 

2/  
Stratégies contre le "verdissage" du commerce mondial

3/  OMC : le pouvoir invisible

4/  Environnement et Entreprise :  fruit d'une expérience de trois ans menée avec des P.M.E Vietnamiennes

5/  Commerce équitable

6/ La consommation responsable, outil de financement du développement durable

7/
  Modification des modes de consommation

8/ Consommation responsable et mondialisation

9/  Achetez éthique

Plusieurs épisodes

1° GATT, le sommet de l'ombre :
Pleins feux sur Rio, la communauté internationale prépare le sommet de la terre. Pendant ce temps-là, les vraies affaires se passent ailleurs. Dans un obscur cénacle, dont personne ne parle, le GATT, des négociations à huis-clos préparent une réorganisation complète des relations internationales.

Au nom du respect des droits de propriété industrielle, sous pression américaine, la propriété intellectuelle, traditionnellement gérée par l'OMPI, tombe dans les prérogatives du GATT. Mais au passage, aux droits d'auteurs, marques déposées, licence de fabrication et brevets d'inventeurs, on ajoute les brevets sur les espèces vivantes génétiquement manipulées... La nouvelle de la brevetabilité du vivant s'étend comme une trainée de poudre dans les milieux écologistes radicaux.

2° Uruguay round : le grand tournant
Avec l'Uruguay Round, le 8ième round des accords du GATT, démarré a Punta del Este en Octobre 1986, une réécriture totale des accords d'origine va s'opérer. Les nouveaux secteurs, inscrits comme « thèmes à débattre » au lancement du Round deviennent, on ne sait par quel tour de passe-passe, mandatoires à la fin du cycle.

Bras de fer euro-américain sur l'agriculture
Ruptures des négociations, reprise des négociations, suspension des négociations : les différends entre les Etats-Unis et l'Europe sur le dossier agricole finissent par faire la Une des journaux. Manifestations, barrages et même blocus de Paris....Pourtant le Commissaire Européen à l'Agriculture, Andriessen et la négociatrice Américaine Carla Hills parviendront à débloquer la situation en signant le compromis de Blair House, un accord secret qui donne aux américains le monopole de l'alimentation du bétail en Europe.

Et pour le sud, le DDT
Les mouvements écologiques du Sud, en particulier d'Inde et de Malaisie rebaptisent DDT les projets d'accord au GATT. Comme le redoutable pesticide, ils tuent les espèces non visées. Tous les petits paysans, pêcheurs et artisans, sans oublier les peuples indigènes, sont menacés par ces accords commerciaux. L'alerte est lancée par ces pionniers de la résistance à la mondialisation. Des amitiés se tissent, des campagnes communes s'organisent. Ce premier cercle préparera le terrain de Seattle.

3° La piraterie au sommet :
Après sept ans et demi de négociations, chantage et tractations, l'Acte Final est signé à Genève le 15 décembre 1993. Il comporte quelques surprises. La mieux gardée est la transformation du Gatt en OMC. En anglais, WT0, un sigle déjà pris , puisque le WTO c'est la World Tourism Organisation. Ainsi l'organisation qui prétend à la clarté des règles pour le commerce mondial entre en vigueur avec un acte de piraterie intellectuelle! Juridiquement la ratification du 8 iéme round du GATT et la création de l'OMC auraient du être des signatures séparées. Le couplage de ces deux signatures fut une stratégie très habile, la seule façon d'entériner sous la pression et dans la confusion un acte que peu de gouvernements auraient consenti. Tandis que les opposants s'ingénient à alerter par tous les moyens, après la signature officielle à Marrakech la course à la ratification parlementaire se déroule dans des conditions hallucinantes

Visite guidée de l'OMC

Le système de l'OMC, c'est-à-dire la totalité des accords administrés par le gendarme du commerce international constitue une structure intégrée. Les diverses disciplines s'y renforcent mutuellement. C'est pourquoi l'organisation a des implications sur tous les aspects de la vie quotidienne de chacun des pays membres. La façon de produire et de consommer, la qualité alimentaire, la protection des milieux naturels ou la protection sanitaire. L'affaire des bananes ACP et de la viande aux hormones... car la clé de voûte du système, c'est le tribunal de l'OMC dont les verdicts, pratiquement sans appel font reculer les législations nationales sous peine de sanctions économiques.

How big is big brother?
Au coeur du système de l'OMC un organe particulièrement secret constitue une véritable trinité institutionnelle : l'Organe d'évaluation des politiques commerciales. Composée de la Banque Mondiale, du Fonds monétaire international et de l'OMC elle même, l'ORD avec sa base de données intégrées programme les démantèlements successifs des législations « obstacles au commerce » ou comment la réalité dépasse la fiction.

Château de la Muette : silence, on négocie
Les pays du Nord n'ayant pas obtenu, avec le 8e round du GATT, satisfaction sur l'accord sur l'investissement, celui-ci est discrètement renvoyé à l'OCDE. Une enceinte beaucoup plus commode puisque les pays du Sud n'y ont pas voix au chapitre. Grâce à la stratégie Dracula, l'AMI est mis en échec. C'est la première victoire de mouvements de la société civile contre un accord de commerce international. En France, ce succès inespéré va permettre de redonner l'élan pour la prochaine bagarre qui s'annonce à l'OMC : celle du round du millénaire de Seattle.

La révolte de Seattle

Après Singapour, puis Genève, l'Organisation mondiale du commerce choisit la ville de Seattle pour la tenue de sa dernière grande réunion avant le passage à l'An 2000. L'Organisation s'apprête à lancer un ambitieux cycle de négociations : le « round du millénaire » qui doit consacrer sa grandeur. Des armées de lobbyistes ont fait le voyage, mais des opposants du monde entier se sont aussi donné rendez-vous.

États-Unis, Union Européenne même combat
Les épisodes de la « guerre commerciale » Europe- Etats-Unis ne doit pas occulter l'essentiel : la Commission européenne travaille en parfaite synergie avec ses homologues d'outre atlantique pour établir la suprématie du droit des affaires sur le droit des peuples. Les plate-formes de négociations portent des noms aussi cocasses qu'ésotériques. Le New Transatlantic Market (NTM !) a ainsi été remplacé par le Partenariat Economique Transatlantique (PET...)

Sur la piste de l'AGCS
Malgré la victoire de Seattle, l'OMC poursuit les négociations à travers « l'agenda incorporé ». L'Accord général sur le commerce des services (AGCS), signé avec les accords de Marrakech, a été conçu pour avoir des effets à retardement. La genèse de cet accord remonte à 1982. Petite histoire du hold-up des services.

La portée de l'AGCS est telle que l'accord s'applique à tous les échelons de décision politique. Les gouvernements mais également les conseils régionaux, généraux et communes sont tenus de se mettre en conformité avec l'accord. Les lobbies d'affaires n'ayant obtenu entière satisfaction lors de la signature de l'AGCS en 1994, de nouvelles négociations (ou révisions) sont programmées. La première de ces révisions a démarré en février 2000 sous le nom de « AGCS 2000 ». pour les lobbies d'affaires : » c'est maintenant que les choses sérieuses commencent

OPA sur des Droits sociaux
Les promoteurs de l'AGCS, accord de déréglementation des services, voient dans l'existence même de services publics un obstacle à l'extension de là sphère marchande. Transformer des droits sociaux telle l'éducation et la santé en biens d'échanges commerciaux traduit un recul politique et social sans précédent depuis deux siècle dans les démocraties occidentales. Pour les pays de l'Hémisphère Sud, il s'agit tout bonnement d'empêcher tout devenir contraire aux dogmes du marché.

La privatisation des entrailles de la terre

L'environnement se trouve au coeur d'un grand marchandage planétaire :
Contrairement aux affirmations officielles il s'agit de capturer des services d'environnement encore hors d'atteinte (captage de l'eau, protection des paysages, recherche en ecotoxicologie etc.). Du coté européen les géants de l'eau veulent un droit de tirage sans limites sur les nappes phréatiques. Quant aux propositions américaines sur l'énergie, elles visent à la libéralisation du cycle complet de l'énergie depuis la prospection pétrolière jusqu'aux incinérateurs.

Pourquoi l'OMC n'est pas réformable

Devant la montée de la contestation internationale, l'OMC hésite encore entre séduction et répression. Les ONG « sages » sont invitées à des réunions de pseudo consultations, tandis que la répression prend des proportions de plus en plus graves : Washington, Prague, Québec ou a Göteborg. L'organisation et les ministères de l'économie des pays membres proclament la transparence et pratiquent l'opacité. L'évaluation promise aux pays du Sud et inscrite dans les obligations de l'OMC n'est toujours pas au rendez-vous., L'OMC chez les émirs, à quand une ministérielle sur navette spatiale ?

Le mouvement n'est pas à vendre
Depuis la victoire de la société civile à Seattle, le thème de la mondialisation est devenu à la mode. Confusion et opportunisme. Les tentatives de récupération ne manquent pas pour faire de ces combats de la société civile de nouveaux marche pieds pour accéder au pouvoir. Tentation vaine. Il s'agit de mouvements très divers et autonomes. Mais ils convergent dans l'analyse que le politique n'exerce déjà plus le pouvoir. Le combat le plus important consistera à remettre les firmes transnationales sous contrôle.

Trois documents confidentiels émanant du Secrétariat de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et d'un groupe de dirigeants financiers britanniques qui se nomment eux-mêmes les « British Invisibles », révèlent l'extraordinaire collusion secrète entre les entreprises et les gouvernements dans la mise à jour des propositions américaines et européennes pour changer les règles de l'OMC encore plus en faveur des intérêts privés.

Une série de documents, les minutes des rencontres secrètes du comité LOTIS « Liberalization of Trade in Services », obtenues par le programme de télévision de la BBC Newsnight et par l'organisation CorpWatch, sont l'enregistrement de 14 rencontres secrètes, d'avril 1999 à février 2001, entre le responsable britannique des négociations commerciales sur les services, la Banque d'Angleterre et les dirigeants du monde des affaires américano-européens. Parmi ceux qui ont siégé dans LOTIS on trouve Peter Sutherland, le directeur international de la banque d'investissement Goldman Sachs et ex-directeur général de l'OMC.

LOTIS est présidé par l'Honorable Lord Brittan of Spennithome, qui, en tant que Leon Brittan à présidé la Commission européenne. Il est actuellement le vice-président de la banque d'affaires international UBS Warburg Dillon Read.

On trouve aussi parmi les membres de LOTIS les dirigeants européens de géants industriels comme Prudential Corporations, PriceWaterhouseCoopers, et Morgan Stanley. LOTIS est une excroissance des « British Invisbles », plus connu formellement sous le nom de Groupe de Londres des Services financiers internationaux. Ils recevaient souvent la visite d'invités membres de l'équipe de négociations de la Commission européenne.

Les minutes indiquent que les représentants officiels des gouvernements et de l'Union européenne, partageaient avec les dirigeants financiers des documents confidentiels au sujet des négociations en cours et révélaient les positions de l'Union européenne, des américains et des pays en développement. Durant la réunion du 22 février de cette année, le négociateur britannique en chef de l'Accord sur le Commerce des services (AGCS) a fait référence au rapport de la Commission européenne sur les régulations industrielles qui circulait de manière confidentielle entre les membres de LOTIS afin qu'ils puissent le commenter et l'amender.

L'AGCS est un accord qui touche tous les services publics, éducation, santé, énergie, eau, transports, etc. Il entre en concurrence directe avec les législations nationales sur l'environnement, le droit du travail, et les règles de protection des consommateurs en les considérant comme des barrières commerciales contraire à la libéralisation totale de tous les services.

Barry Coates, directeur de l'organisation de surveillance de l'OMC, World Development Movement, a déclaré qu'il était surpris que les membres de LOTIS avaient reçu des documents que le gouvernement britannique avait refusé de donner à son organisation, même des rapports « qui, nous avaient ils répondu, n'existaient pas ».

Coates, aujourd'hui au Qatar pour la conférence ministérielle de l' OMC, s'est même déclaré amusé d'une certaine façon de voir que des compagnies qui représentent plus de 100 milliards de dollars de chiffre d'affaire, semblaient résolus à contrecarrer des arguments et des actions de son organisation, WDM, qui n'a qu'un maigre budget de fonctionnement. Deux des réunions de LOTIS ont focalisé sur le recrutement de consultants et d'universitaires pour fournir aux services des gouvernements, des réponses autour des arguments de WDM qui remettaient en question l'AGCS et l'agenda global de libéralisation. On trouve dans les minutes : « la position pro-AGCS est vulnérable lorsque les ONG demandent des preuves des bénéfices économiques de la libéralisation ».

Le dirigeant de Reuters, Henry Manisty, a offert les services de son agence de presse pour l'effort de communication de LOTIS. Il a déclaré au groupe LOTIS qu'il « se demandait comment faire passer les vues des groupes financiers de manière optimale au grand public ». Reuters, a-t-il déclaré, « leur donnerait bien volontiers de la publicité ».

« Depuis longtemps les théoriciens de la conspiration pensaient qu'il y avait des réunions secrètes entre les gouvernements et le monde de la finance et de l'industrie » déclare Coates, « En regardant ces minutes, la réalité dépasse la fiction. Les propositions de l'OMC sur l'AGCS sont un tissage entre les lobbyistes de l'industrie et les gouvernements ».

Une question de nécessité ?
En dehors d'avoir eu accès en avance à des documents ou à des documents gouvernementaux confidentiels, les minutes révèlent que les dirigeants, comme membres du Forum des Services européens, ont tenu des réunions exclusifs avec le groupe issue de l'article 133, qui met au point les politiques commerciales de la Commission européenne. Les délibérations de ce « groupe 133 » sont normalement confidentielles.

Au moins une rencontre du comité 133, qui s'est tenue le 30 octobre a été confirmé de manière indépendante par l'organisation hollandaise Corporate Europe Observatory.

Les deux autres séries de documents suggèrent que LOTIS et d'autres lobbyistes ont étonnamment remporté un vif succès auprès des gouvernements occidentaux lorsque ceux-ci ont proposé de faire avancé radicalement la portée de l'AGCS. Un mémo confidentiel daté du 19 mars obtenu de l'intérieur du secrétariat de l'OMC, écrit 4 semaines après la réunion de LOTIS sur le même sujet, indique que les négociateurs européens avaient accepté l'amendement en faveur de l'industrie, l' article VI.4 de l'AGCS, connue sous le nom de « Test de nécessité ».

Le test de nécessité demande aux états de prouver que leurs régulations - du contrôle de la pollution au travail des enfants - ne sont pas des barrières cachées au commerce.
L'industrie vaut que l'OMC emploi un test de nécessité similaire à celui employé dans l'Accord de libre échange de l'Amérique du Nord (ALENA) qui a servi à renverser toutes les régulations locales. Par exemple, le Mexique a été forcé de payer 17 millions de dollars à Metaclad pour avoir imposé un délai à l 'implantation d'un dépotoir de déchets toxiques sur son territoire. Les représentants locaux mexicains avaient tenté d'empêcher sa mise en oeuvre car il avait été mis en place sans permis, et qu'il n'en aurait pas reçu comme ce dépotoir toxique se trouve au dessus de ressources d 'eau potable.

Selon le mémo secret du 19 mars du groupe de travail sur les régulations nationales, publié aux membres de l'OMC par le secrétariat de l'organisation, les négociateurs européens ont atteint un accord privé en vue de la mise en place à l'intérieur de l'AGCS d'un test de nécessité plus contraignant pour les pays et les gouvernements locaux que celui contenu dans l'ALENA. En effet l'accord entre les Etats Unis, le Canada et le Mexique demande uniquement que les législations soit « moins contraignantes pour le commerce ».

Sous l'AGCS, comme proposé par le mémo, les régulations et législations seront retirées sur elles sont plus « contraignantes que nécessaires » aux entreprises. La différence entre la terminologie ALENA et celle du mémo AGCS est subtile, mais son effet serait énorme. La terminologie du mémo AGCS effectivement retire le commerce de l' équation. Néanmoins un état devrait mettre en vigueur des règles qui sont, d'après le mémo, les plus « efficaces » - c'est à dire qui incluent le moins possible de coût aux entreprises.

L'ALENA dopé aux stéroïdes

Les changements proposés rendraient inutiles toutes régulations par rapport aux velléités des entreprises locales ou étrangères cherchant à entrer sur le marché. Par exemple l'état de Californie a interdit l' additif de carburant MBTE parce qu'il polluait les ressources en eau. Le fabricant canadien a porté plainte contre les USA sous la législation ALENA au prétexte que l'interdiction de l'additif n'était pas la solution la « moins contraignante pour le commerce » pour arrêter la contamination des nappes d'eau souterraine. La Californie pourrait, argumentent les canadiens, choisir de réparer les milliers de citernes des stations essence et établir un système d'inspection des véhicules plus efficaces. Alors que le coût de l'alternative atteindrait des milliards de dollars, elle pourrait très bien forcer la Californie de retirer sa régulation pour protéger ses ressources d' eau et continuer d'importer l'additif.

La Californie combat actuellement l'interprétation canadienne devant un organe de règlement des différend de l'ALENA. Mais d'après la terminologie du mémo AGCS, l'état n'aurait aucune défense possible. Lori Wallach de Global Trade Watch (Washington DC), appellent le changement de terminologie "l'Alena sous stéroïdes ».

La proposition du secrétariat de l'OMC suit les points suggérés par un autre document confidentiel du groupe de travail de l'Union européenne du 24 février, intitulé « Régulations nationales : Nécessité et transparence », publié juste après la rencontre de LOTIS sur la même question à laquelle assistait des négociateurs européens.

Cependant, selon le mémo confidentiel du 19 mars, dans le cours de négociations secrètes multilatérales les ministres du commerce sont tombés d'accord sur le fait que devant un tribunal de l'OMC la défense présentant « la sauvegarde de l'intérêt public. serait rejetée ».

En lieu et place d'une défense de « l'intérêt public », le secrétariat de l'OMC suggère dans son mémo qu'on adopte un « principe d' fficacité ». Ceci a l'avantage, avance le rapport du groupe de travail, de permettre aux Présidents et Premiers ministres hostiles aux protections environnementales de les éliminer - non par les votes des parlements des pays, mais par un édit de l'OMC qu'aucun état ne pourrait retourner. « Ce serait plus politiquement acceptable » trouve-t-on dans le mémo, « pour les pays d'accepter des obligations internationales qui donnent la primauté à l'efficacité économique ».

Si, par exemple, l'administration Bush souhaitait plutôt ne pas réduire le niveau de la contamination par l'arsenic dans l'eau potable due à l'industrie minière, malgré les législations et régulations fédérales, elle pourrait les éliminer en acceptant les ordres de l'OMC au travers d'un jugement de l'organe de règlement des différends qui les trouveraient « plus contraignantes que nécessaires ».

Un porte-parole de l'OMC confirme l'authenticité des notes de réunion du 19 mars. Cependant il précise que le document interne de l'OMC ne peut être interpréter comme si l'OMC avait le « pouvoir de faire tomber les régulations et lois nationales ».

Barry Coates de WDM n'est pas d'accord, « il s'agit une attaque directe contre le processus démocratique. »

Greg Palast. 9 novembre 2001. www.GregPalast.com, vous pouvez lire et souscrire aux articles de Georges Palast dans l'Observer et voir ses émissions dans les informations de nuit de la BBC

Avec toutes nos excuses auprès des journalistes du site transnationale.org , pour avoir repris cet article , sans avoir eu le temps ( nous étions en bouclage du site web )
M Giran






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