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C'est par une approche intégrée des activités industrielles, c'est-à-dire par la prise en compte de l'ensemble des impacts (économiques, environnementaux, sociaux), que la collectivité se donne les moyens d'assurer un développement durable de ces activités. Les entreprises et, en premier lieu, les entreprises de service public, sont, à de multiples titres, acteurs du développement durable des territoires. Certaines d'entre elles accompagnent d'ailleurs les collectivités dans leurs démarches de développement durable. Industriels et collectivités ont aujourd'hui pleinement conscience de leur intérêt commun à développer l'attractivité du territoire. La qualité du cadre de vie, la réduction des impacts et des nuisances, l'amélioration de l'offre de services (transports, loisirs, culture) deviennent alors des objectifs partagés. Développer de nouvelles activités, attirer le personnel, assurer une activité touristique durable, garantir la satisfaction des habitants, des riverains, des associations, sont incontournables pour le développement durable des collectivités et des industriels. Parmi les pistes d'action à investir :
Mots clés : transports, déchets, énergie et changement climatique, HQE, écogestion,risques, économie, éducation |
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Ce que font les membres du Collectif RIO + 10 European Partners for the Environment / Coalition européenne « Rio + 10 » (EPE)
Production et Consommation Durable La loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (loi NRE)La Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE), a profondément modifié le droit de sociétés commerciales, le droit de la concurrence, en sus de dispositions d'ordre bancaire et boursier. Le monde de l'entreprise est particulièrement concerné par ces mesures, en effet la structure et le fonctionnement des sociétés ont été aménagés.La loi NRE corrige les effets de la mondialisation, en renforçant l'information et la transparence. L'équilibre des pouvoirs entre les organes dirigeants, la transparence, les pouvoirs des actionnaires est réalisé. L'arrivée des nouvelles technologies donne une souplesse de gestion aux sociétés commerciales, en permettant notamment les visio-conférences. La loi (n°2001-420) du 15 mai 2001 aborde successivement les régulations financières, de la concurrence et de l'entreprise 1. Présentation du dossier Prise de décisions: organismes de coordination Dans le domaine de l'industrie et du développement durable, les politiques nationales sont mises en oeuvre par le biais d'agences techniques, telles que l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), l'Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques (INERIS) et l'Office International de l'Eau (OIE). L'ADEME a été créée en 1992 pour contribuer à la mise en oeuvre d'un développement durable. C'est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle des ministres chargés de l'Environnement, de l'Industrie et de la Recherche. L'INERIS a été créé pour que la stratégie des industries intègre au mieux la préoccupation environnement. Etablissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du Ministère de l'Environnement, il contribue au développement d'un système de production qui respecte l'environnement, assure la sécurité des travailleurs et des populations tant par ses procédés que par ses produits. Plus de 450 personnes, ingénieurs et techniciens, sont à la disposition de leurs clients et partenaires. L'OIE est une association sans but lucratif créée par décret du 13 septembre 1991 conformément à la loi du 1er juillet 1901. L'Office emploie 95 personnes et peut recourir à 250 experts environ. Ses objectifs sont de mobiliser des partenaires publics et privés sur le management de l'eau en France, en Europe et dans le monde (associations de partenaires, fournisseurs de matériels, prestataires de services industriels, associations professionnelles, ONG). L'ADEME anime et coordonne des réseaux d'acteurs susceptibles de créer un environnement favorable non seulement à la recherche mais également au développement technologique nécessaire à une exploitation concrète des travaux menés en amont.
En règle générale, l'approche de la France est celle de la mise en place de filières, dont le développement est, dans certains cas, soutenu par l'utilisation d'instruments macro-économiques comme les taxes parafiscales par exemple:
Lors des Assises Nationales du Développement Durable, en décembre 1996, le Ministre de l'Industrie a rappelé les principes de la stratégie française pour un développement industriel durable qui s'articule autour de trois axes:
Le Plan Environnement Entreprise (PEE) est une méthode de gestion environnementale et de développement stratégique, proposée aux entreprises soucieuses d'anticiper les réglementations à venir, de maîtriser les impacts de leur activité par une connaissance objective des nuisances qu'elles engendrent sur l'environnement et d'assurer leur compétitivité sur les marchés.
La France a acquis une bonne expérience de l'approche intégrée du contrôle par l'administration des installations industrielles classées pour la protection de l'environnement (inspection des installations classées). Cependant, ce système est perfectible et l'accent est mis sur l'efficacité de l'action de l'inspection des installations classées dans l'approche réglementaire. Les activités éco-industrielles représentaient en 1995 un chiffre d'affaires de près de 134 milliards de francs dont 71% pour les services et 29% pour l'installation et la fourniture d'équipements, avec une valeur ajoutée totale supérieure à 50 milliards de francs. Ces quelques chiffres permettent de mettre en lumière l'importance réelle des emplois éco-industriels en France qui dépassent 1% de l'emploi total marchand, en termes d'emplois directs, et le dynamisme persistant des activités éco-industrielles, dont le taux de croissance annuel avoisine toujours 5%. L'industrie est traditionnellement fortement consommatrice en eau. Dans le passé récent, les besoins de l'industrie étaient largement couverts par le prélèvement sur les ressources en eau potable mais depuis quelques années, un effort relativement soutenu a été mené à bien par les industriels, d'une part pour développer des procédés moins consommateurs d'eau, d'autre part pour accroître de façon notable le taux de recyclage de l'eau, dans les procédés existants (industrie papetière par exemple). Parallèlement, de gros progrès ont également été réalisés dans les techniques de dépollution à la source de façon à rejeter dans le milieu une eau présentant les caractéristiques les plus proches possibles de celles qu'elle avait au moment du prélèvement. L'alimentation en eau de l'industrie ne pose actuellement de problèmes, de façon générale que lorsque la collectivité souffre elle même de problèmes d'alimentation en eau (périodes de sécheresse par exemple). Plus précisément, ce sont les industries qui nécessitent une qualité d'eau irréprochable pour le bon fonctionnement de leurs procédés (agro-alimentaire) et qui doivent en général s'équiper d'unités de traitement de l'eau entrante. La pollution des eaux par l'industrie, a été pendant un certain nombre d'années une préoccupation pour les pouvoirs publics français. Aujourd'hui, la situation s'est relativement améliorée grâce à un certain nombre de phénomènes:
Information soumise par le Gouvernement de la France auprès des Cinquième et Sixième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 1998 Communiquer ou informer : mensonge par omission = mensonge quand même En décembre 2001, Carrefour, en tête dans le carnet de notes « Exploiter n'est pas jouer » de l'Ethique sur l'étiquette, communique massivement sur la proposition de rembourser 10 fois la différence de prix si l'on trouve des jouets moins chers ailleurs et se sert ensuite des informations obtenues pour faire pression sur ses fournisseurs ; des marques automobiles respectent et devancent les réglementations en terme d'environnement et s'en vantent haut et fort, mais parallèlement, par leur publicité et leur politique de prix, incitent p.ex. à acheter des voitures climatisées (davantage polluantes et énergivores) et bien sûr le plus de voitures possible, avec des motorisations plus élevées que nécessaire ; EDF a une politique sociale généreuse en France mais désastreuse au Brésil ; la même entreprise communique sur l'énergie nucléaire sans mentionner l'ombre d'un débat. Des entreprises financent, par leurs propres fondations ou par associations interposées, des microprojets d'insertion économique et de solidarité, au nord comme au sud, mais leur action commerciale et économique globale est fortement destructrice d'emploi et d'économie locale. Des banques proposent des produits « éthiques » mais restent présentes dans de nombreux paradis fiscaux et leurs investissements manquent de transparence. Le cas du désastre d'Enron illustre les abus comptables et la culture du mensonge. Le budget publicitaire de Nestlé est supérieur aux ressources de l'OMS.
En faveur de quels intérêts ? La réalité à laquelle nous devons faire face aujourd'hui c'est que le développement et / ou le sous-développement est, malgré la volonté politique manifeste, encore régi par un rapport de force économique prépondérant par rapport aux pouvoirs politiques. Par rapport à cet état de fait, la gestion politique du développement durable ne peut pas avoir d'effet. La réalité du développement durable, c'est que les actions de Total Elf Fina ont augmenté après l'accident de l'Erika, preuve tangible que les mécanismes du pouvoir économique ne prennent pas en compte le développement durable. On peut citer aussi les secteurs de l'eau et de l'électricité. Aujourd'hui les grands groupes exportent des modèles de distribution développés dans les pays industrialisés. À part le fait de générer des sources de profit sur des marchés captifs, ces réseaux de distribution vont à l'encontre du développement durable de ces pays, mais par contre vont dans le sens du développement durable de ces grands groupes. Au Sommet Mondial du Développement Durable la question de la responsabilité et du rôle des groupes industriels est urgent à traiter. L'expérience de la décennie de Rio a révélé que la responsabilité ne pourrait être assumée sans l'engagement de ceux qui détiennent influence et moyens, notamment le secteur privé. Quatre priorités pour le développement durable L'activité Economique, les coûts externes et le juste prix Quand un groupe industriel fait supporter à la collectivité une marée noire liée à l'utilisation de pétroliers dont la sécurité est mal contrôlée, il ne prend pas en compte les coûts externes. Le trou dans la couche d'ozone en est un autre exemple : l'activité économique transfère aux générations futures les coûts de gestion non comptabilisés. On peut prendre aussi les déchets des centrales nucléaires qui ne sont pas pris en compte dans le prix commercial du kW. Il en résulte une concurrence écologiquement non rationnelle au détriment des énergies propres. C'est le même scénario pour les questions sociales : quand une firme multinationale propriétaire des plantations bananières an Amérique latine refuse les droits syndicaux, paye des salaires de misère, fait travailler les enfants et expose les ouvriers aux conditions de travail qui porte une atteinte grave à la santé, il résulte une concurrence insidieuse et déloyale au détriment de la santé et du bien être des populations locales. C'est ainsi que le marché ne donne jamais le juste prix. On commence à y réfléchir Ce dont il est question, ce ne sont pas des coûts immédiats, qui auraient été externalisés, mais bien des coûts externes (car ils ne font pas partie du calcul économique classique) qu'il convient à présent d'internaliser pour donner aux activités économiques leur responsabilité réelle dans l'espace et dans le temps. Concrètement, nous demandons :
On ne considère pas l'activité minière comme une urgence du point de vue de la protection des ressources naturelles car il reste des minéraux en abondance. Mais, les effets sont ravageurs : dépenses énormes d'énergie, diffusion importante de déchets toxiques, dépendance accrue sur les exportations primaires, abus récurrents des droits de l'homme, déplacement des peuples autochtones, . Concrètement, nous demandons :
L'eau appartient à tous et est nécessaire à la vie et ne doit pas être traitée comme une marchandise. Concrètement, nous demandons :
Alors que l'importance des écosystèmes de forêt dense humide est internationalement reconnue, la déforestation continue et les chiffres officiels sont alarmants. Dans les pays en développement, la déforestation entre 1990 et 2000 est estimée par la FAO à 13,7 millions d'hectares par an. Les sociétés forestières françaises contrôlent de façon directe ou indirecte la majorité des forêts en Afrique centrale. Pire, aujourd'hui, la majorité des sociétés à capitaux français sont impliquées dans l'exploitation illégale des ressources forestières ; certaines d'entre elles bénéficient de l'appui financier de l'aide publique. Concrètement, nous demandons :
NB : Une entreprise certifiée Iso 14 001 n'a pas, systématiquement, de meilleurs résultats environnementaux que des entreprises non certifiées. Tel est le résultat d'une étude Mepi (Measuring Environmental Performance of Industry), subventionnée par l'Union Européenne. La raison : les entreprises Iso 14 001 s'engagent dans un processus d'amélioration continue de leurs performances environnementales, mais elles n'ont pas d'obligation de résultats. La certification met en évidence les lacunes et les problèmes de l'entreprise mais n'offre aucune garantie supplémentaire. Les sociétés se fixent, elles-mêmes, leurs objectifs de réduction de nuisances. En outre, une entreprise peut se vanter d'être certifiée alors que cette norme ne concerne qu'une partie de ses services, et pas forcément les plus à risques. Les communes doivent donc être vigilantes pour leurs services délégués. Iso 14 001 n'est pas une garantie de sécurité. Elles ont tout intérêt à exiger la communication des résultats de la démarche de management environnemental. Elles ne doivent pas non plus se croire à l'abri de tout incident environemental lorsqu'une industrie à risque, implantée sur la commune, acquiert la certification verte. |
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fournit des informations complètes sur les grandes entreprises, notamment le périmètre d'activité commercial et géographique, les conditions de travail et de respect de l'environnement, l'influence sur les processus de décision institutionnels, les dirigeants et administrateurs, la politique globale en matière d'emploi et de contribution à l'impôt, les violations des droits de l'homme et les crimes financiers. Transnationale.org est publié par l'observatoire des transnationales, association française loi 1901 créée à Martigues par Régis Castellani en octobre 1999. |
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