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Les produits ne sont plus seulement consommés pour ce qu'ils sont, mais aussi pour ce qu'ils représentent. Le produit comme le consommateur a une histoire. De plus en plus l'achat d'un produit, notamment d'une denrée alimentaire se fait en fonction de cette histoire que le consommateur cherche à mettre en adéquation avec la sienne. D'où une multiplication de produits, de pratiques de cultures et d'initiatives marketing et éthiques. L'aliment nous rattache à une histoire, à celle d'un terroir, d'un environnement, d'un pays ou tout simplement à notre propre histoire. Après les AOP, Appellation d'Origine Protégée qui authentifie la provenance d'un produit, le label AB garantit un mode de production bien spécifique respectueux de l'environnement, les AOC, Appellation d'Origine Contrôlée qui préservent un mode de fabrication et les produits labellisés qui mettent en avant, soit un mode de production, soit une marque producteurs, transformateurs ou distributeurs, voici les produits équitables. Les produits éthiques ou citoyens ou civiques ou encore équitables correspondent à une démarche économique différente, faire du commerce d'une autre façon, et répondent à un engagement de l'ensemble d'une filière remontant du consommateur jusqu'au producteur, en passant par un nombre restreint d'intermédiaires le distributeur et l'importateur. Ce commerce structuré sur des filières, elles aussi, équitables garantit aux producteurs, particulièrement des pays en développement, un revenu minimum à l'abri des tensions spéculatives. Le café équitable souvent cité est un peu le symbole du commerce équitable. Un préfinancement des récoltes de café à hauteur de 60 % est garanti dans la filière équitable. Pour le consommateur, une tasse de café équitable coûte en moyenne huit centimes plus cher qu'un café classique, ce qui représente un supplément de revenu d'environ 40 % pour le producteur. Il existe bien d'autres produits, tels que ceux de l'association Max Havelaar qui s'occupe essentiellement de vendre des produits, café, bananes,chocolat,... des producteurs du Sud. |
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Consommation et Citoyenneté pour une économie solidaire I - Un fonctionnement pervers 1 - Alibi marketing : la demande du consommateur a) Recherche de prix bas et rêve d'un monde meilleur « Nous sommes tous conscients, les acheteurs comme les vendeurs des magasins, que la question du coût est essentielle. Même si la hausse n'excède pas 30 centimes, nous savons bien qu'en dernière instance c'est le client qui la paie. Le prix auquel nous achetons nos articles constitue l'essentiel de nos coûts de production. Nous essayons donc de maintenir ce prix à un niveau le plus faible possible et nous nous targuons d'y arriver plutôt bien. » b) Objectif de rentabilité maximale « "Il faut réduire les coûts et c'est ce que Danone s'apprête à faire, pour se concentrer sur un nombre plus réduit de marques les plus connues, ce qui leur permettra d'optimiser les bénéfices", a renchéri un autre analyste d'une banque d'investissement américaine. » c) Défense du consommateur ? « Défend-on le pouvoir d'achat des consommateurs quand on les attire avec quelques prix (500 sur 140 000 ) nettement inférieurs aux coûts d'achat ou de revient, pour, en réalité, leur faire acheter d'autres produits vendus beaucoup plus cher ?(
) Défend-on les prix, la qualité des produits, le monde agricole et les industriels ? Défend-on les emplois quand, pour accorder toujours plus de remises, les entreprises baissent la qualité de leurs produits et licencient ? » « Michel-Edouard Leclerc ne le dit pas autrement : « Sur une paire de chaussettes commercialisée entre 30 et 35 francs, les charges de salaire n'excèdent plus 2 à 3 francs. Elle représentent à peine 20% de la marge commerciale qu'un grand magasin prélève sur ces produits. La marge commerciale d'un grand magasin varie donc de 10 à 15 francs. Le « dur labeur » du distributeur est ici rémunéré cinq fois plus que « l'amusement » préféré des jeunes enfants du Maghreb qui « s'éclatent » dix-huit heures par jour dans les caves de ceux qui les exploitent. En prenant 15 francs par paire de chaussettes jetée nonchalamment sur les rayons de son magasin, le discounter peut-il encore prétendre, sans rire, être le défenseur du consommateur ? » Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution « En deux ans, en pleine crise du porc et alors qu'une crise avicole était annoncée, le CDH (Comité départemental d'hygiène) a autorisé 795 945 places de volaille et en a régularisé 582 067 qui avaient été créées illégalement. Pour les porcs, elle en a autorisé 79 859 et régularisé 39 223. Ces régularisations a posteriori et sans sanctions sont une incitation à s'agrandir illégalement. (-) Ce que je voudrais dire à propos de ce rapport, c'est qu'il n'attaque pas les agriculteurs, il met simplement en évidence les dysfonctionnements de l'Etat qui pousse à la roue un système totalement vicié. » 2 - L'offre des entreprises : la fin justifie les moyens a) Modes de production et de conception « Tout repose, pour n'importe quelle entreprise qui produit à bas prix, sur le fait qu'il faut nécessairement délocaliser la production vers des pays ou les conditions de travail sont différentes. Et on est forcément confronté à d'autres conceptions du lieu de travail. C'est une question à laquelle les entreprises vont devoir répondre à l'avenir. Il existe déjà une sorte de label qui garantit que les vêtements ont été fabriqués dans des conditions acceptables. Mais aucune entreprise ne peut offrir des prix attrayants tout en produisant dans un pays dont les conditions de travail correspondent à nos critères. » « Si on arrive à développer la sous-traitance, à délocaliser la production à des sous-traitants, c'est plus avantageux que de produire sois-même parce qu'on fixe le prix et qu'il n'y a aucun coût supplémentaire qui vient se greffer. On économise tout se qu'on dépenserait pour les retraites, l'eau, le fil, tout. Avec des sous-traitants, on n'a plus à supporter ces coûts. » « Les entreprises industrielles délocalisées ont le double avantage d'être plus performantes en termes de prix par rapport aux entreprises nationales, et surtout, de donner bonne conscience à nos grands distributeurs. Elles effectuent le sale boulot pour la grande distribution, en délocalisant leurs productions pour échapperaux impôts, taxes et charges sociales assis sur les salaires. » Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution « McDo a trouvé la formule magique permettant de vendre le même produit à tout le monde, n'importe où, n'importe quand, n'importe comment, avec n'importe qui. Il vise pour cela les sensations primitives qui sommeillent tout au fond de chaque personne. Cette loi du plus petit commun dénominateur, c'est l'inverse de celle de la diversité. Elle élimine progressivement tout ce qui pourrait différencier véritablement les hommes. Elle bricole un « truc » vide de toute caractéristique, de toute élaboration, pouvant être avalé par n'importe qui, car ne nécessitant même plus de penser à ce qu'on mange. Le produit parfait ce serait donc une chose informe qui n'aurait plus un goût vraiment sûr. Certains aliments évoluent ainsi entre le sucré et le salé, un peu des deux à la fois. Cette confusion des saveurs évoque l'enfance lorsqu'on ne sait pas bien encore différencier. McDo supprime tout ce qui rappelle qu'un adulte, ça ne mange pas n'importe comment : les couverts, les manières de table et même les dents qui coupent les gros morceaux. » Paul Ariès, Petit manuel anti-McDo b) Modes de distribution « Les grands distributeurs veulent avoir une image de bons citoyens. Des entreprises commerciales intermédiaires sont créées et chargées d'acheter des produits étrangers pour lesquels le coût de la main d'oeuvre n'intervient que dans un part infime du prix de revient. La centrale d'achat du distributeur achète, quant à elle, à ces entreprises françaises, dont les sièges sociaux sont situés sur le territoire français. Elles occupent des salariés en France, peu nombreux certes mais « labellisés » français. Elle ne veut rien savoir d'autre. La part des importations directes dans les achats de la grande distribution est donc infime, officiellement. L'origine véritable des marchandises ne la regarde pas et ne l'intéresse pas. Le fait de savoir si les jeans, les chemises ou les blousons qu'elle distribue ont été confectionnés par des enfants de 8 ans, exploités dix-huit heures par jour dans les ateliers du tiers-monde, ne la concerne pas. » Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution A propos des marques de distributeurs : c) Stimulation de la consommation « autant la publicité que le discours idéologique de la modernité invitent à consommer. La publicité séduit, glorifie les produits, exalte les opportunités. L'idéologie explique la moralité de l'acte de consommer et le présente comme appartenant à la modernité à part entière, en ceci qu'il constitue l'accès au bonheur de l'époque, au confort et au divertissement. » « Afin de dégrader le citoyen en consommateur, on lui dit d'abord de jouir, ici et maintenant, ailleurs et toujours. On lui dit ensuite d'acquérir la puissance, toujours plus de puissance, en lui faisant miroiter l'avoir comme pouvoir. On lui dit surtout d'être fonctionnel, de fonctionner pour fonctionner, d'être à la fois l'huile et le rouage du système qui le broie. On lui dit enfin - l'impératif est moins clair mais tout aussi présent - de fonctionner à sa place dans les hiérarchies de cette société, l'illusion de s'élever ne lui servant qu'à mieux accepter de rester dans le rang. » 3 - Les conséquences a) Coût immédiat et coûts cachés Les coûts masqués de l'agriculture intensive : « Une étude britannique faisant apparaître les coûts indirects de l'agriculture moderne montre que le modèle occidental n'est pas rentable. b) Santé « Ce jour-là, Pierre Meneton, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), mondialement reconnu pour ses travaux sur l'implication des facteurs génétiques dans le développement des maladies cardiovasculaires, avait décidé de briser le silence : « Les Français sont empoisonnés de façon chronique par le sel que rajoute en excès l'industrie agroalimentaire au moment de la fabrication de ses produits ! » depuis vingt ans un « lobby du sel » entretient l'idée, grâce à une minorité de scientifiques, que cette « intoxication » qui touche tous les pays industrialisés est pure invention. « La majorité des études scientifiques actuellement disponibles montrent que l'excès de chlorure de sodium serait responsable chaque année en France d'au moins 75 000 accidents cardio-vasculaires, dont 25 000 décès », explique Pierre Meneton. d) Economie et société « Les petits agriculteurs français sont à nos campagnes ce que les sans-domicile fixe sont à nos villes : contraints de tendre la sébile pour survivre. Ils vendent en dessous des prix de revient, gesticulent mais ne se révolent pas. On achète leur silence et la paix sociale à coups de compensations. Leurs manques à gagner sont compensés par la collectivité sous forme de subventions, aides et primes en tous genres, grassement distribuées par Bruxelles en proportion des surfaces exploitées. Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution « Les prix qu'ils imposent obligent les fabricants à trouver une main d'oeuvre de moins en moins chère. Et la main d'oeuvre la moins chère et la plus docile qui soit, ce sont les enfants. C'est une des raisons qui expliquent que le nombre d'enfants travaillant dans notre secteur, ou dans d'autres, ait tant augmenté. On estime aujourd'hui à 250 millions le nombre d'enfants travaillant dans le monde dont peut-être 10 millions dans l'industrie textile. » e) Liberté du citoyen « On ne dira jamais assez combien l'exaltation du mythe de l'enfance dévalorise aux yeux des jeunes l'âge mûr et le monde adulte. En les habituant à se voir de l'oeil émerveillé / apitoyé des grandes personnes, on les enferme dans la pseudo-essence qu'on leur a inventée. La dimension fondamentale qui manque à la vision publicitaire de l'enfance, c'est bien le désir de croître, de devenir vraiment, de devenir autre. (Complémentairement au maintien des enfants dans l'enfance, il y a bien entendu l'infantilisation journalière des adultes. Même lorsqu'ils ne s'adressent pas aux enfants, les images parentales pullulent dans les spots. Maman Mousline, papy Brossard, grand-père Vacherol, mamy Nova sont des figures explicites. Souvent aussi, on nous représente des papas et des mamans symboliques. Côté maternel, ce sont ces séries de poules à oeufs, de vaches à yaourt et autres « mères nautrelles » de propoduits - pâtes, flans, fromages - que l'industrie a fabriqués. L'image maternelle rend souriante l'oppression de l'abondance. Quant à la voix des pères, outre les slogans impérieux, elle s'exprime à travers tous les protagonistes de la compétence mis en scène dans les sketches - assureurs, banquiers, pharmaciens, techniciens, etc. - qui ne cessent de conseiller, de rassurer, de mobiliser le bon sens ancestral pour dicter aux gens leur conduite (d'achat). Paternalisme et maternage sont les deux mamelles de la France publicitaire, qui traite ses citoyens en grands bébés. Consommation oblige : il ne faut pas quitter l'âge du sein.) François Brune, Le bonheur conforme « (...) l'obsession de la richesse et le fanatisme de la consommation tendent à relâcher les normes qui régissent la relation à l'argent, converti en idole contemporaine, non seulement pour les marginaux mais aussi pour les puissants. Quelle légitimité peut-on avoir pour punir les délinquants pauvres dans une société où la passion démesurée pour l'argent rend banale l'immoralité des affaires et le trafic d'influence politique ou encore les tricheries pour le paiement des impôts et le respect de la législation du travail ? » Tomás Moulian, El consumo me consume Les « consumer magazines » vont-ils flinguer la presse payante ? « Un dumping économique qui asphyxie la presse - D'abord, les magazines d'entreprises modifient en profondeur les habitudes et lecture et, par conséquent, le comportement d'achat des consommateurs, particulièrement celui des jeunes qui constituent leur cible favorite. Aujourd'hui, un ado peut lire 4, 6 ou 8 magazines par moi, sans avoir à débourser un sou. Cette gratuité pourrait passer pour une « oeuvre de salubrité publique » aux yeux de tous ceux qui s'inquiètent de ne plus voir les jeunes lire assez. II - Quelle marge d'action pour le consommateur ? 1 - Nouveaux réflexes pour un consommateur responsable Prendre conscience « Gagnez du temps pour mieux en perdre », nous crie la SNCF dans une illumination philosophique. Voilà comment se prescrit à l' « homme moderne » le cercle fonctionnel dont il ne doit sortir. Produisez davantage pour consommer plus, consommez plus pour qu'on produise davantage, répond en écho la technocratie capitaliste, obsédée de courbes ascendantes. Achetez pour détruire, détruisez pour acheter, faites fonctionner le système. Dépensez sans compter, pour justifier l'ordinateur de compter vos dépenses. Vivez ce que nous avons programmé pour que nous puissions programmer vos vies. Après le prêt-à-porter et le prêt-à-penser, voici l'ère du prêt-à-vivre. » « la publicité et les spectacles qu'elle impose n'aident pas à s'instruire, à rêver, à choisir librement bonheur et shampooing, à croquer la vie à pleines dentes, à être en forme, gagneur, nu sous les tropiques, entouré de top models, de plain-pied avec son temps, etc. Ils changent le citoyen en client sous hypnose et l'esprit critique en machine à s'émouvoir, à compatir, à désirer des produits. » « La crise est une réalité ; elle est aussi un discours. Peut-être s'étonnera-t-on que la réalité de cette crise n'ait affecté ni le volume ni la nature des campagnes publicitaires, bien au contraire. C'est que les annonceurs ont dû tabler sur un surcroît de publicité pour maintenir le niveau de leurs ventes, et donc, de la consommation collective. Il a fallu que les nantis surconsomment pour combler la défaillance des laissés-pour-compte, chômeurs et autres nouveaux pauvres. Ainsi, tout se passe comme si notre système économique, loin de réviser ses finalités, avait choisi de sacrifier une partie de la population, pour maintenir l'autre prisonnière du mythe de la société d'abondance et de ses rêves de surconsommation. 2 - La consommation responsable, Une affaire de riches ? « Je suis convaincue que c'est avant tout une question de système de représentation. Pour avoir travaillé longtemps dans des quartiers, avec des gens qui n'ont pas ou peu de salaire, je sais que les gamins sont habillés en Nike ou Reebok, qui coûtent facilement 140 francs le T-shirt ou 500 francs la paire de tennis. Il s'agit d'image de soi et de valeur que l'on met derrière. Quelle valeur de société a-t-on ? » Anne Olivier / Artisans du Monde - Conférence-débat « Pouvoir d'achat pouvoir d'agir » « Certains quartiers défavorisés sont très militants pour Max Havelaar, des bénévolent y sont très actifs. Aussi, le niveau de consommation de café labellisé est élevé. Pratiquement, quand les personnes ont du mal à « joindre les deux bouts », elles achètent des paquets de café bon marché et, une fois par mois par exemple, elles consomment équitable. III - Agir par la consommation et agir pour consommer autrement « Tout ceci ne signifie pas qu'une politique progressiste sur le plan culturel doive s'orienter vers un discours ascétique cherchant à nier la relation entre consommation et désir, ou visant à fermer les galeries commerciales comme autant de temples du diable. |
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| Voir aussi : | |||||||||||||||
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Casseurs de pub Contre l'obligation de consommer : Entretien du fondateur d'Adbusters Kalle Lasn. Cette année, il y eu une "nouvelle convergence entre les Verts, les mouvements opposés au conditionnement mental, et les pacifistes", par Roderic Mounir (Le Courrier) |
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Ecoconso Éducation des consommmateurs Et maintenant un noël sans achat ? |
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Fédération française des banques alimentaires |
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Institut national de la consommation (INC) |
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Marquage humain - journée internationale sans achat |
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No Logo le site de Naomi Klein (anglais) |
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Réseau de consommateurs responsables Résistance à l'agression publicitaire |
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Selidaire Sweatshp watch (anglais) |
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Union fédérale des consommateurs (UFC) - Que choisir |
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