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Mondialisation
en faveur du développement
des plus démunis



  Il s'agit tout simplement de se réapproprier ensemble l'avenir de notre monde

  
"Le total des dettes des pays riches est de 22000 milliards de dollars ...Annuler la dette des pays les plus pauvres reviendrait à 1100 milliards de dollars , c'est à dire moins de 5% de celle des pays riches et , à peu de chose près le montant des budgets annuel dépensés pour l'armement dans le monde" ..Aujourd'hui , le monde commence à comprendre que le march sans foi ni loi n'est qu'une nouvelle phase de la domination après celle de l'esclavage et celle de la colonisation "



  
La grande désillusion de la mondialisation :

  Lesmarchés ne fonctionnent pas aussi parfaitement que l'affirment les modèles simplistes fondés sur les postulats de la concurrence et de l'information parfaite, affirme d'emblée le prix Nobel d'économie, récompensequ'il vient d'obtenir pour ses travaux sur " l'asymétrie d'informatio ".

  Joseph Stiglitz accuse les prescriptions du FMI fondées sur l'hypothèse "dépassée" du libéralisme, qui consiste à empêcher les Etats d'intervenir pour "guider la croissance "et "améliorer le sort de tous ".

  Acteur des grands événements économiques et politiques, Joseph Stiglitz a vécu de l'intérieur la criseasiatique de 199, les perversions et l'hypocrisie ducommerceinternational, le protectionnisme des pays occidentaux vis à vis des pays du sud, et les méfaits de la mondialisation.

  En préambule de son livre, Joseph Stiglitz affirme d'emblée : "Quand j'étais à la Banque mondiale, j'ai directementconstaté l'impact dévastateur que la mondialisation peut avoir sur les pays en développement et d'abord sur leurs populations pauvres ".

  " Arbitrages anti-démocratiques "

  Joseph Stiglitz n'est pas un militant anti-mondialisation, loin de là. Sa critique des institutions internationales est d'autant plus forte qu'il s'agit d'un homme du sérail politico-économique. " Du haut d'un hôtel deluxe,on impose sansmercides politiquesque l'on repenseraità deux fois si l'on connaissait les êtres humains dont on va ravagerles vies ", écrit -il :

  "La libéralisation est programmée par les occidentaux pour les pays occidentaux ". Le prix Nobel reste convaincu que la mondialisation est "capable d'enrichir chaque habitantdelaplanète",mais dénonce les arbitrages " anti-démocratiques" du FMI et du département du Trésor américain, "institutions les moins transparentes que j'ai jamais connues dans la vie publique (...) Quand les crises frappaient, le FMI prescrivait des solutions standard, archaïques et inadaptées, sans tenir compte des effets qu'elle auraient sur les habitants des pays auxquels on disait de les appliquer". L'économiste rappelle notamment que les Etats-Unis sont le seul membre du FMI disposant du droit de veto, et qu'ils exercent de ce fait une influence considérable sur ses orientations.

  "Fanatiques de l'économie de marché " :

  Poursuivant son analyse, Joseph Stiglitz n'hésite pas à dénoncer les erreurs de la politique du FMI, " dans tous les domaines où il est intervenu : le développement, la gestion des crises et la transition du communisme au capitalisme ". S'il estime que depuis peu, le FMI et la Banque mondiale " ont changé de discours et parlent plus de la pauvreté ", le prix Nobel s'inquiète des personnalités nommées au FMI, et notamment son numéro deux, un "ancien économiste en chef de la Banque mondiale au moment où celle-ci s'était ralliée au fanatisme de marché ". Pourtant, rappelle-t-il, le FMI a été crée en 1944 " parce qu'on estimait que les marchés fonctionnaient souvent mal (...) Le voici devenu le champion fanatique de l'économie de marché ".

  Pour l'avenir, Joseph Stiglitz préconise une réforme radicale et profonde des règles du commerce international, dictées jusqu'ici par les intérêts financiers des multinationales. Il ne partage pas l'idée d'abolir le FMI, prônée par certains économistes. Ce pionner de la "nouvelle économie keynesienne" propose une politique "qui envisagerait l'Etat et le marché dans un rapport de complémentarité, de partenariat", pour "replacer l'économie dans un contexte social et politique plus large ".

La grande désillusion, Editions Fayard, 20 euros
Source : www.novethic.fr - Véronique Smée -15/04/2002





  Informatique et Mondialisation libérale :

  Actuellement, en informatique, le marché est dominé par microsoft. Pourtant, une alternative plus que crédible (car meilleure) existe. Il s'agit de Linux, ensemble de système d'exploitation et logiciels.

  Dans un esprit très citoyen, Linux est développé par tous ceux que celà intéresse.
Il fait d'ailleurs très peur à microsoft à tel point que Bill Gates veut à tout prix faire imposer les brevets logiciels.

  Un énorme travail de lobbying est actuellement en cours par les américains pour que l'Europe adopte ces brevets. Début Mars, la France s'est distinguée par une opinion contraire via la voix de Christian Pierret secrétaire d'état à l'industrie.

  Toute tentative pour contrer microsoft et la volonté d'imposer les brevets logiciels doit être appuyée par le plus grand nombre.

  La possibilité nous en est actuellement offerte par la société Mandrake-Soft. Cette société récupère les différents logiciels libres et en forme une distribution que chacun d'entre nous peut installer facilement sur son ordinateur. Sa démarche mérite d'être supportée. Elle demande d'ailleurs à tous ceux que celà intéresse de le faire.
Voici un extrait de son site où cette demande est formulée :
Extrait du site
http://www.linux-mandrake.com/fr/mdkfuture.php3





  Enfants de l'économie marchande :

  Le système de consommation se nourrit aujourd'hui de la confusion qui s'installe entre le monde des adultes et celui de l'enfance. On veut réhabiliter l'éducation? Sortons nos enfants de la consommation comme l'alpha et l'oméga de l'existence.

  Aujourd'hui, dans les pays occidentaux, l'économie de marché fait l'objet d'un choix collectivement assumé. Mais est-onpour autant prêt à accepter de vivre dans une société de marché, pour reprendreune formule célèbre? De ce point de vue, les relations entre économie marchandeet universde l'enfantsont éloquentessur les contradictions contemporaines.D'uncôté, l'ensemble des éducateurs et des politiques tire la sonnette d'alarme face aux comportements des jeunes et rappelle qu'il faut donner aux enfants des repères moraux et culturels pour les aider à devenir citoyen. De l'autre côté, le système économique s'organise, via la publicité et une politique de marques et de produits, pour les faire entrer le plus tôt possible dans l'univers de la consommation.

  Parents et responsables politiques ont de quoi être sidérés lorsqu'on entend certains experts en marketing dire (un professeur américain, James Mac Neal) qu'il faut apprendre aux enfants à devenir consommateur entre deux mois et deux ans, ou lorsque, lors d'une session de formation sur le thème du ciblage des enfants, une spécialiste affirme «qu'il faut s'engouffrer dans la fragilité desfamilles et de l'autorité pour installer les marques, nouveaux repères».

  Comment en est-on arrivé là? L'économie marchande tourne à son profit un aspect de la pensée contemporaine qui pèse à la fois sur les méthodes éducatives, et finalement sur l'organisation des médias et de la consommation: l'idée que les enfants sont comme les adultes, ou plutôt qu'à un âge précoce on puisse les tenir pour des presque adultes.

  Le monde des adultes a beaucoup de mal à accepter qu'il puisse vieillir dans une société contemporaine qui pose comme un idéal-type l'âge, l'apparence et le style de vie des adolescents: les médias, la publicité, la mode mais aussi les progrès médicaux ont beaucoup contribué à ce que s'installe cette norme. Dans la lignée de Rousseau et de Freud, il y a une inclination à encenser le stade de l'enfance, à lui reconnaître une sagesse innée et à s'émerveiller de sa candeur... à le placer presque dans la situation de devenir «le parent
de ses parents». Ce renversement d'optique aboutit à inciter l'enfant à parodier l'univers des adultes. Enfin, la présence des grands médias dans la vie des enfants les plonge d'emblée dans la réalité du monde avec sa complexité, ses mystères, sa violence, ses tricheries; elle rend donc difficile voire inopérante une entrée par paliers dans l'univers du savoir, tel que le conçoivent l'école et les famille traditionnelles. La télévision généraliste, en particulier, en proposant un modèle unique de comportement, bouscule les barrières générationnelles.

  Cette idée de l'enfant-adulte est particulièrement vive dans l'univers marchand et dans les médias, qui tirent partie de ces confusions générationnelles avec souvent l'assentiment ou l'indifférence des adultes.

  Le système de la consommation fait son miel de ces confusions, de ces jongleries avec les âges de la vie qui permettent de jouer sur les clins d'oeil entre générations et de décliner chaque produit standard en autant de formules adaptées.

  Ainsi une multitude de produits, soumis à un renouvellement rapide sous les effets de la mode et des évolutions technologiques, alimentent le marché des jeunes. Depuis plus de vingt ans, la norme, chez les petits, c'est d'adorer sa Barbie ou son Action Man, de manger des Frosties qui donnent «l'énergie du tigre», de construire les jouets logés dans les Kinder, et de fréquenter les Quick ou surtout les McDo. A la fin des années 90, les personnages des Power Rangers ont suscité un engouement des petits garçons; dans les années 2000-2001, la folie des cartes Pokemon s'est emparée des cours de récréations (d'abord un jeu vidéo lancé par Nitendo en 1997, suivi de jeux de cartes, autocollants, stickers, puis diffusion en l'an 2000 sur TF1 d'une série télévisée). A l'âge préadolescent, les jeunes revendiquent leur portable (26 % des 11-14 ans en possèdent un), succombent aux charmes du sportwear pour jeunes (Nike, Adidas et Reebok en en tête), ou pour les filles de la mode nymphette (voir l'emblématique rayon Miss Code du magasin Le Printemps) et s'enflamment pour MTV, les jeux vidéo, et les musiques
et films conçus à leur intention.

  Ces objets participent de l'élévation du niveau de bien-être et des nouvelles pratiques de loisirs. Et ils imposent, dans le domaine de la possession des biens identitaires, un type de standing auquel tout jeune trouve normal, et donc souhaitable, d'accéder, faute de quoi il se sent exclu de la communauté de ses pairs. La connaissance des marques, l'engouement qu'elles provoquent concernent tous les enfants, qu'ils habitent Neuilly-sur-Seine ou Saint-Denis, la fascination pour la consommation s'affranchit des frontières sociales. Les tyrannies de la mode, et les jeux de marquages, démarquages qui s'ensuivent ­ la banlieue s'empare des marques «branchées», qui, devenues alors moins attractives pour les quartiers «bourgeois», se font supplanter par de nouvelles marques de différentiation marginale.

  Pourtant, l'empire de la consommation peut se révéler violent, si l'on s'attarde sur certains de ses effets dérivés: banalisation du vol dans les grands magasins, trafic de portables volés, développement du racket. La société de consommation, par son matraquage de signaux et de sollicitations, place l'adolescent sous tension, l'inscrit dans la dynamique du «toujours plus», remplace la culture de l'évasion et du divertissement par une culture de l'addiction: le plaisir lié à une dépendance. Et elle génère aussi son lot de frustrations et de mal-être. Comment est vécue cette image idéalisée du bien-être véhiculée par les médias quand on n'appartient pas soi-même à ce monde enchanté? En fait l'emprise des valeurs associées à la marchandise est
ressentie d'autant plus violemment que l'enfant ou l'adolescent en est, par sa condition économique, tenu à l'écart.

  L'économie marchande s'est emparée des désirs et de l'imaginaire des jeunes, et ceci avec la complicité des adultes: en effet la consommation constitue souvent un agent régulateur, voire pacificateur des relations parents-enfants. On veut réhabiliter la notion d'éducation, de responsabilité parentale, susciter des repères?

Commençons par sortir nos enfants de la consommation comme l'alpha et l'oméga de l'existence.
Monique DAGNAUD - Libération - vendredi 15 mars 2002
Monique Dagnaud est sociologue (CNRS), ex-membre du CSA et vient
de rédiger pour le ministre de l'Education nationale un rapport sur
«Enfants et publicité télévisée».





  Les géants invisibles de l'agroalimentaire

  Cette technique de transfert de gènes peut être utilisée comme une sorte d'interrupteur capable de "réveiller" ou "d'endormir" les caractères choisis, comme la tolérance à un herbicide ou la résistance à certains insectes. Et, surtout, avec les technologies Frankenstein ou Terminator mises au point par les géants modernes de la génétique, pour programmer la plante à s'autodétruire. Les noms de produits de la même gamme vendus par ces groupes sont tout aussi évocateurs :

  • Verminator, qui doit son nom à un gêne de souris utilisé, Pentagon, Machete, Lasso, Prowl (en quête d'une proie), Avenge (venger), Karate, Demon, Squadron (escadron), Scepter (sceptre), Assert (imposer),
  • Fusilade, Force, Roundup (rafler).
  • La technique Terminator, qui permet de contrôler la reproductivité des semences en les stérilisant à terme, est l'application d'un brevet à large spectre sur le contrôle de l'expression génétique végétale. Elle est basée sur l'insertion d'un mécanisme de "suicide" dnas le génome déclenclé par un stimulus externe spécifique. Ce qui signifie que les graines s'autodétruisent par auto-intoxication.
  • Le déclencheur - l'"arme" du suicide - est un antibiotique, la tétracycline. Au final, la plante pousse normalement, donne un récolte normale, mais les grains sont biologiquement stériles, la graine est morte à la génération suivante. Le Terminator de seconde génération promet un rendement à l'hectare nettement supérieur à celui des semences traditionnelles. Il existe actuellement plus de trente brevets concernant ce type de gênes, leurs semences associées et les produits chimiques qui déclenchent ou inhibent les mécanismes normaux de croissance et de fertilité et qui arriment les traits génétiques qu'ils possèdent.

  Une fois de plus, l'idée est ancienne. Au début du XIXème siècle, un semencier et sélectionneur anglais de Brighton, le major Hallett, qui aurait pu porter le nom plus approprié de Scrooge, le grippe-sou au service de Dickens, rêve de plantes stériles qui obligeraient les agriculteurs et les jardiniers à racheter des semences tous les ans plutôt que de sélectionner les meilleures graines de leur récolte pour les replanter l'année suivante. L'Angleterre s'est dotée, depuis 1625, d'un système de propriété intellectuelle sur les inventions industrielles par l'octroi d'un brevet à durée limitée. Hallett en profite donc pour déposer la première marque de blé en 1860, sur un blé obtenu par une méthode dite de sélection continue. Dans son cerveau machiavélique germe aussi l'idée de créer une arme biologique capable d'empêcher les cultivateurs de garder les semences et de les réutiliser. Hélas pour lui, en 1860 il est impossible de breveter un principe vivant.

  Au début du XXième siècle, George Shull, qui révèle les noirs desseins du major, parle déjà d'hybridation, mais il faut attendre 1924 pour que le premier maïs hybride soit mis sur le marché, créé deux ans auparavant par Henry A. Wallace, le fondateur de Pioneer Hi-Bred, la plus grande société de semences du monde. Wallace est le champion de la "vigueur hybride du maïs avec ses récoltes à faire péter les boisseaux" (Le Economist, sept. 1998). Il devient ministre de l'Agriculture, puis, en 1941, vice-président des Etats Unis. Le Ministère de l'Agriculture, sous l'égide de Wallace, impose alors le maïs hybride aux fermiers américains. (à suivre)
Dominique Predali - "Les dessous de l'agroalimentaire, votre caddie en otage!" Editions du Dauphin





  La loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (loi NRE)

  La Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE), a profondément modifié le droit de sociétés commerciales, le droit de la concurrence, en sus de dispositions d'ordre bancaire et boursier. Le monde de l'entreprise est particulièrement concerné par ces mesures, en effet la structure et le fonctionnement des sociétés ont été aménagés.
La loi NRE corrige les effets de la mondialisation, en renforçant l'information et la transparence.
L'équilibre des pouvoirs entre les organes dirigeants, la transparence, les pouvoirs des actionnaires est réalisé. L'arrivée des nouvelles technologies donne une souplesse de gestion aux sociétés commerciales, en permettant notamment les visio-conférences.
La loi (n°2001-420) du 15 mai 2001 aborde successivement les régulations financières, de la concurrence et de l'entreprise

  1. Présentation du dossier
  2. Plan de la loi NRE
  3. La vente et la facturation
  4. Aménagement du droit des sociétés
  5. Meilleur information des actionnaires
  6. Les autres mesures
  7. Dispositions législatives complémentaires
  8. Liens du dossier NRE





  Dossiers:

Autre Mondialisation : l'éveil citoyen
Dossier conçu et coordonné par Ivan Briscoe et René Lefort, respectivement journaliste au et directeur du Courrier de l'UNESCO.

Opinion

1- Lignes de front

2- Les nouveaux citoyens

3 - Le pouvoir réinventé





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Version française Mondialisation et développement durable.
Quelles instances de régulation ?


12 fiches pour comprendre, anticiper, débattre
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Achetez Ethique Organismes génétiquement modifiés, licenciements massifs, délocalisations pour se soustraire aux "contraintes" sociales et environnementales, pressions sur les institutions pour détourner la démocratie de la défense de l'intérêt général, évasion fiscale et blanchiment de l'argent du crime organisé. Voici quelques exemples du comportement que vous risquez de cautionner en faisant votre shopping.
Ces guides vous aident à sélectionner les produits afin de n'être plus complice, pour sanctionner les entreprises coupables et faire respecter les droits universels. Les informations sont organisées par marque et se référent aux 9500 transnationales les plus puissantes du monde.

enfants250.jpg Modialisation, comprendre pour Agir
La mondialisation fait couler beaucoup d'encre. On en parle, on y réfléchit, on réagit. Jusqu'à présent, peu d'ouvrages on fait le lien entre la compréhension et l'action. La grille proposée ici s'appuie sur l'analyse des cycles économiques longs, dits de Kondratiev, parce qu'ils prennent en compte la dimension historique. Les auteurs mettent ainsi en lumière la nature d'un phénomène intrinsèquement lié à l'histoire du capitalisme.
Cette nouvelle phase, intimement liée au développement des nouvelles technologies et de l'industrie de l'armement, est aussi caractérisée au niveau international par l'hégémonie militaire et culturelle de la puissance américaine et par l'émergence du « droit d'ingérence ».Les réactions à la globalisation, très souvent émotionnelles, n'ont pas toujours convergé. Aujourd'hui, les alternatives à la déferlante néolibérale responsable de tant d'inégalités s'ébauchent, et les résistances commencent à s'organiser. Cet ouvrage propose donc non seulement une clé d'analyse multidisciplinaire, mais aussi la mise en perspective des points de vue d'acteurs sociaux ou de représentants de mouvements qu'on appelle désormais les « alter-mondialistes » ; accessible à tout esprit curieux, il se veut un instrument d'aide à la réflexion ainsi qu'un outil pour la formation et l'action.
Avec des contributions de Samir Amin, Olivier Corten, Jacques Defourny, François Dubuisson, Susan George, François Houtart, Jean Lapeyre, Luc Mampaey, Jacques Nagels, Anne Peeters, Claude serfati, Jean Sloover, Denis Stokkink et Gérard Valenduc.


Titre Action Consommation






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La mondialisation financière aggrave l'insécurité économique et les inégalités sociales. Elle contourne et rabaisse les choix des peuples, les institutions démocratiques et les Etats souverains en charge de l'intérêt général.
Elle concoure au développement d'une criminalité financière présente aujourd'hui dans tous les circuits financiers. Elle leur substitue des logiques strictement spéculatives exprimant les seuls intérêts des entreprises transnationales et des marchés financiers. "Le chiffre d'affaires des plus grands groupes mondiaux dépassait le PIB de nombreux pays en 1997 (par ordre décroissant): General Motors - Thaïlande - Norvège - Ford Motor - Mitsui & Co - Arabie Saoudite - Mitsubishi - Pologne - Itochu - Afrique du Sud - Royal Dutch Shell Group - Marubeni - Grèce - Sumitomo - Exxon - Toyota Motor - Wal Mart Stores - Malaisie - Israël - Colombie - Vénézuela - Philippines" (Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999 - Sources: Forbes magazine, 1998)

Accords internationaux
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Au prétexte du développement économique et de l'emploi, les grands pays n'ont pas renoncé à signer un Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI) qui donnerait tous les droits aux investisseurs et imposerait tous les devoirs aux Etats. Devant la pression de l'opinion publique et de la mobilisation militante, ils ont dû abandonner leur projet de négocier cet accord dans le cadre de l'OCDE, mais la discussion devrait reprendre dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce. Dans le même temps les USA, mais aussi la Commission européenne, poursuivent leur croisade libre-échangiste en poussant à la création de nouvelles zones déréglementées, au niveau continental ou intercontinental (projet du Partenariat Economique Transcontinental, PET, entre l'Europe et l'Amérique du Nord). "Raccourcissement des délais, rétrécissement des distances, disparition des frontières: mais pour qui? [...] L'abolition de l'espace, du temps et des frontières crée certes un village mondial, mais tous les individus ne peuvent pas en faire partie. L'élite mondiale rencontre peu de frontières, mais pour des milliards d'êtres humains, les frontières sont toujours aussi infranchissables." (Rapport mondial sur le développement humaint. PNUD, 1999)

Accords de libre échange
1- Lumière sur l'AMI
2- EUROMED
3- Citoyens du Mexique face aux accords de libre commerce avec l'Union Européenne
Commission européenne
1- A travers la négociation du Nouveau Round, nous préparons l'organisation multilatérale des marchés mondiaux du XXIème siècle.
2- Priorités pour la nouvelle Commission européenne
Les multinationales
1- Les Principes directeurs à l'intention des entreprises multinationales
2- The Draft United Nations Code of Conduct on Transnational Corporations and The OECD Guidelines for Multinational Enterprises
Organisation Mondiale du Commerce
1- Seattle et au-delà, désarmons le nouvel ordre mondial
2- Le bogue de l'OMC pour le nouveau millénaire
3- Brèves d'OMC (Mars 2000)
Criminalité financière
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Ces "paradis", par les avantages fiscaux qu'ils procurent à leurs clients, mais aussi par le secret bancaire et l'immunité judiciaire qu'ils assurent, jouent un rôle essentiel dans la mondialisation des activités financières criminelles. Celles-ci génèrent des profits importants qui peuvent ensuite venir déstabiliser des secteurs économiques, industriels ou financiers, voire contrecarrer des politiques nationales ou internationales. Les organisations et les activités criminelles usent et abusent de la diversité des systèmes législatifs, réglementaires, juridiques et judiciaires. Elles peuvent ainsi prospérer hors les lois communes réservées aux activités licites. "La mondialisation crée de nouvelles possibilités alléchantes, mais, parmi ceux qui en tirent le meilleur parti et se montrent les plus entreprenants et les plus imaginatifs, les malfaiteurs et les criminels du monde entier figurent en bonne place." (Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999)

1- Les Paradis fiscaux ou la finance sans lois
2- Appel de genève
3- L'économie des narco-dollars

Etat des lieux
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Les fusions et acquisitions créent d'énormes groupes qui concurrencent les états par leur taille tout en induisant des licenciements qui perturbent la vie de nombreuses personnes et menacent la stabilité de sociétés entières. Ces entreprises transnationales s'accaparent tous les champs de l'activité humaine au simple prétexte du profit immédiat qu'elles pourront en tirer. Les principes de la vie elle-même, mais aussi l'eau, ressource indispensable, ne leur échappent pas, mettant en péril les fondements de l'existence humaine sur l'ensemble de la planète. Avec la bénédiction d'Etats toujours plus "réalistes" le commerce et la finance supplantent les citoyens et tirent partie de l'occasion pour réformer à leur guise toutes les fonctionnements nationaux et internationaux dans la plus parfaite opacité et sans concertation avec la société civile. C'est la dictature des marchés. "Les dix dernières années font apparaître une concentration des revenus, des ressources et des richesses entre un petit groupe de personnes, d'entreprises et de pays" (Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999)

Collectivités locales et terrotoriales
1- GLOCAL
Culture
1- La situation des droits économiques, sociaux et culturels au Méxique
Eau
1- Synthèse du Forel sur l'eau
2- L'eau
Education
1- Stratégie de l'OCDE
Femmes
1- Globalization and its challenges for women in the South
Organisations internationales
1- Rôle des organisations internationales
Processus de mondialisation
1- Rapport sur le développement humain 2000
2- Le commerce international
3- Nous sommes tous "mondialisés"
4- Capitalisme informationnel et émergence d'une société civique planétaire
5- La mondialisation sur la sellette
Santé
1- Médicaments essentiels et mondialisation
Le vivant
1- Empêcher le hold-up des transnationales sur le vivant
2- Dossier. Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)
3- L'homme objet


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Parce que la mondialisation a atteint les coins les plus reculés de la planète, «le monde est devenu mondialisé». Pour le meilleur, affirment les uns, et pour le pire, dénoncent les autres. Ces derniers, face à l'universalité et l'uniformité de cette révolution, ont donné naissance à une sorte d'internationale d'oppositions jusque-là éclatées, car les problématiques locales et mondiales sont désormais inséparables. Seattle a été leur révélateur.
Ce dossier invite à un voyage dans cette constellation de mouvements qui s'opposent au cours actuel de la mondialisation, dont les ONG sont le fer de lance. Aussi différentes que soient leurs situations, leurs revendications et leurs actions, militants environnementalistes américains, minorités ethniques des Philippines, mouvements indigènes de l'Equateur, paysans burkinabés, pêcheurs indiens ou «techniciens de surface» de la Silicon Valley convergent pour dénoncer les mêmes mécanismes et promouvoir la même aspiration: une nouvelle citoyenneté qui contrebalancerait le poids des affaires, un renouveau du politique face à l'économique. Pour cette opposition, la mise en réseau de ses expériences et la capitalisation de leurs enseignements devient ainsi une arme essentielle .
Quels contours veut-elle donner à une future «gouvernance démocratique mondiale»? Les projets concrets restent flous, bien que la légitimité de ces ONG ne repose que sur la pertinence de leurs questions et de leurs propositions.

Bulletins de l´AMP Du 23 au 25 février 1998, des représentants de mouvements populaires du monde entier se sont retrouvés à Genève pour lancer une coordination mondiale de résistance au marché mondialisé, une nouvelle alliance de lutte et de soutien mutuel qui a pour nom l´Action mondiale des peuples contre le "libre" échange et l´Organisation mondiale du commerce (AMP). Cette nouvelle plate-forme servira d'instrument mondial de communication et de coordination pour toutes celles et tous ceux qui luttent contre la destruction de l'humanité et de la planète par le marché mondial, et qui construisent localement l'alternative démocratique.
Centre de recherches et d'initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)
Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM)
Confédération paysanne

Les dossiers de Liberation



Environnement et Entreprise : fruit d'une expérience de trois ans menée avec des P.M.E Vietnamiennes.



Le Forum Mondial des Alternatives (FMA)
est un réseau
d'action intercontinentale pour la recherche d'alternatives à
l'ordre mondial établi. Conçu comme un outil pour la
mondialisation de la résistance et des luttes, ce site Web
est un inventaire permanent des mouvements sociaux
et des réseaux.

One World

Groupe d'études et de recherches sur les mondialisations

Le Maquis
Le Monde Diplomatique

Mondialisation des échanges

Observatoire de la mondialisation



Radiogap (global audio project)

Samizdat

Transnationale
Unité de recherche, de formation et d'information sur la globalisation (URFIG)




















Universal : Vol au-dessus d'un nid de profits
Il combat le monstre. Sa seule arme : la réflexion. Sa spécialité : l'économie. Son nom : Jean-Philippe Joseph. Aujourd'hui, il parle. Voici la version longue de son interview publiée dans Télérama.
Jean-Philippe Joseph est professeur d'économie et participe à l'Observatoire des transnationales (transnationale.org), un groupe de travail qui analyse l'impact des multinationales sur les populations et leur environnement. Il est l'auteur du chapitre « Vivendi, anatomie de la pieuvre » dans la version française du livre Le Procès de la mondialisation. Dans cet entretien, il stigmatise les effets de la concentration, notamment dans le secteur de la culture, et démonte les mécanismes d'influence qu'une multinationale comme Vivendi-Universal peut exercer sur les pouvoirs publics et les organisations internationales.

Télérama : L'accès à la culture se concentre aujourd'hui entre les mains de quelques entreprises transnationales comme Vivendi-Universal. Quelles sont les conséquences de cette mainmise pour les créateurs et le public ?

Jean-Philippe Joseph : Derrière la notion de " convergence digitale " promue par Vivendi-Universal se cache une capacité énorme de contrôle sur les contenus artistiques. Ce contrôle s'étend jusqu'aux représentations par le public de ce qu'est la culture. Lorsqu'un groupe annonce des ambitions sur " tous les contenus " (musiques, textes, images) et " tous les supports " (téléphones, écrans de télévisions, écrans d'ordinateurs) on peut s'attendre à ce que sa capacité de diffusion de ses " produits " soit d'une telle ampleur qu'elle détermine les représentations culturelles et les choix. La capacité de diffusion d'Universal assure à ses artistes une puissance commerciale et donc un accès exceptionnel au public. A côté de cela, toute création culturelle non validée par les détenteurs de ces canaux de diffusion sera soit marginalisée, soit contrainte à des stratégies alternatives pour toucher un public. Un modèle dominant s'impose alors d' " industrie " de la culture, édulcorée, confondue avec le " divertissement " (entertainment). Naturellement, de tels groupes pourront prôner la diversité et l'ouverture alors qu'ils réduisent, par exemple, le Magrheb à Faudel. Mais ils sont tellement dominants et cachent tellement le foisonnement de création qui existe hors d'eux que tout le monde y croit. Un tel dosage homéopathique de la diversité leur permet de nous laisser penser que la diversité et la liberté de création existent encore sur ces canaux dominés par des groupes comme Vivendi-Universal. A tel point qu'ils produisent même leur contestataires (José Bové est édité par Vivendi-Universal, les Guignols sont sur Canal plus). En réalité, derrière cette tolérance gérée, leur omniprésence est un obstacle majeur à la diffusion de nombreuses créations bien trop typées, bien moins lisses et vendeuses.

Mais qui découvre aujourd'hui que la voie marchande sélectionne l'œuvre en fonction de sa rentabilité ? Certains peuvent chercher à réguler, à réformer ce système, mais la question reste entière des relations qu'on accepte quotidiennement entre la culture et l'argent. Vivendi-Universal, à ce titre, n'est qu'une manifestation un peu monstrueuse, hors de contrôle, un Frankenstein de notre rapport à la culture et à l'art.

Enfin, la culture ne se limite pas à l'art et d'autres aspects sont déjà sous contrôle de Vivendi. Je pense notamment à l'omniprésence de ce groupe dans l'édition scolaire (Vivendi est n°2 mondial dans ce secteur et en France c'est notamment Nathan, Bordas, Larousse le Robert, La Découverte…) et dans la presse, par les journaux que le groupe possède ou par les immenses recettes publicitaires qu'il représente. Or, comme on l'a dit, un groupe qui domine un secteur domine ses représentations et les instrumentalise à son profit. De nombreux sites internets, par exemple, lancés par Vivendi aujourd'hui, dont education.com ou enseignants.com, servent de support à la promotion et à la diffusion des produits du groupe (livres, disques, Cdroms).



Virtualistes (résistance is fertile)

Mondialisation : sites en anglais

  50 years is enough (US network for global economic justice)
  Bretton woods project
  Debt channel (the global portal on international debt)
  Drop the debt
  Freespeech TV
  Gatt (yesmen)
  Independent media center
  Jubilee +
  Mobilize for global justice
  No Logo le site de Naomi Klein
  Public citizen
  Oxfam
  Protest center
  Protest net
  Reclaim the streets
  Ruckus Society
  S11
  Third world network
  Training for change (T4C)
  WTO/GATT
  WTOwatch

http://www.citizen.org/pctrade/publications/wtobook.htm Ralph Nader
Mondialisation - Etat des lieux
Texte de synthèse


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