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Sécurité alimentaire



Rôle de la diversité biologique dans l'alimentation de l'humanité | L'étendue de la diversité biologique agricole | Contexte

source FAO


  Aujourd'hui, près de 800 millions de personnes sont sous-alimentées. Selon les chiffres de la Banque mondiale, il pourrait y avoir 1,5 milliard de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté en 1999 et 75 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année.

  On reconnaît généralement l'interdépendance entre la cueillette ou la production d'aliments et les facteurs biophysiques, sociaux, culturels, politiques et économiques. Nombre de problèmes rendent plus difficile la recherche de systèmes de production vivrière durable, notamment les importantes pressions qui s'exercent sur les terres et les eaux, la limitation et la dégradation des terres, les petites exploitations familiales, les systèmes d'irrigation mal planifiés et mal construits qui sont générateurs de problèmes tels que la salinisation et l'engorgement, la détérioration de la qualité de l'eau et la réduction des disponibilités d'eau, la surexploitation de nombre de ressources halieutiques, et l'érosion de la diversité génétique (Hinrichsen, People and Planet, Volume 7, No 1, 1998).

  Le défi auquel le monde est actuellement confronté consiste à accroître impérativement la production vivrière pour répondre aux besoins d'une population croissante, tout en conservant les éléments de l'environnement sans lesquels la production accrue d'aliments ne peut être durable. La diversité biologique est le pivot des systèmes de production animale, végétale, fourragère, forestière et aquacole. La diversité biologique est nécessaire non seulement pour maintenir le bon fonctionnement de la biosphère, mais encore pour fournir les matières essentielles pour l'agriculture et pour d'autres services - fibres d'habillement, matériaux de construction, transport, médicaments, engrais et combustibles. Elle fournit aussi nombre de services qui sont à la base de la production vivrière, tels que la pollinisation, la formation des sols et la fertilité et la protection intégrée, ainsi que les facultés d'adaptation indispensables à la survie des plantes et des animaux dans un écosystème donné.


Diversité biologique :

La diversité biologique, telle que définie par la Convention sur la diversité biologique, est la variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre les espèces, ainsi que celle des écosystèmes, ce qui correspond aux trois niveaux fondamentaux et hiérarchisés de l'organisation biologique.

La diversité biologique représente la variation transmissible à l'intérieur des populations d'organismes et entre elles. La variation génétique permet à la fois l'évolution naturelle et la sélection artificielle. En ce qui concerne la diversité des espèces, on estime que 1,7 million d'espèces ont été décrites à ce jour; les estimations du nombre total d'espèces existant sur la planète à l'heure actuelle vont de 5 à près de 12,5 millions (Global Biodiversity - Status of the Earth's Living Resources, 1992).

La Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique a reconnu que la diversité biologique agricole a sa propre spécificité, et donc des caractéristiques et des problèmes distincts, appelant des solutions particulières (décision II/15). La diversité biologique agricole est essentielle pour la production vivrière mondiale et la sécurité des moyens d'existence, ainsi que pour l'agriculture durable.


Diversité biologique pour l'alimentation et l'agriculture :

La diversité biologique agricole est un terme générique qui regroupe tous les éléments de la diversité biologique intéressant l'alimentation et l'agriculture. Comme l'a noté l'atelier sur la durabilité de la diversité biologique agricole et les fonctions des systèmes agroécologiques, elle englobe la variété et la variabilité des animaux, des plantes et des micro-organismes, aux niveaux des gènes, des espèces et de l'écosystème, qui sont nécessaires pour permettre les fonctions principales du système agroécologique, de sa structure et des mécanismes de production et de sécurité alimentaires et qui favorisent ceux-ci.


Ressources génétiques des plantes cultivées, plantes sauvages apparentées aux plantes cultivées et plantes vivrières sauvages cueillies :

Il y a quelque 12 000 ans, l'agriculture est née lorsque des hommes ont commencé à rassembler des graines de plantes sauvages. Toutes les principales plantes cultivées vivrières ont leurs centre d'origine et de diversité dans les zones tropicales et subtropicales de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine (les centres de Vavilov).

Selon l'État des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde, on a estimé qu'il y a 300 000 à 500 000 espèces de plantes supérieures, dont 250 000 à peu près ont été identifiées et décrites. Environ 30 000 sont comestibles et 7 000 à peu près ont été cultivées ou cueillies par des humains en vue de s'en nourrir à un moment ou à un autre. On peut donc dire que plusieurs milliers d'espèces contribuent à la sécurité alimentaire. Cependant, on affirme souvent que 30 plantes cultivées seulement "nourrissent le monde". Elles fournissent 95 pour cent de l'apport alimentaire énergétique (calories) ou protéique. Le blé, le riz et le maïs à eux seuls fournissent plus de la moitié de l'apport énergétique mondial d'origine végétale. Six autres plantes cultivées ou produits - sorgho, mil, pommes de terre, patates, soja et sucre (de canne/de betterave) portent ce total à 75 pour cent de l'apport énergétique. Lorsqu'on examine les disponibilités énergétiques alimentaires au plan sous-régional, un nombre plus important de plantes cultivées apparaît comme significatif - arachides, pois cajan, lentilles, niébé et ignames.

Étant donné l'importance d'un nombre relativement limité de plantes cultivées pour la sécurité alimentaire mondiale, il est particulièrement important que la diversité à l'intérieur des espèces de plantes cultivées soit conservée, qu'elle soit disponible et gérée judicieusement. On a un exemple des dangers de l'uniformité des plantes cultivées avec la grande famine de 1845-49 en Irlande, dont la population se nourrissait de pommes de terre.

Les cultures secondaires, les espèces sous-utilisées et les espèces sauvages sont importantes, au point de vue tant nutritionnel que culturel, pour un grand nombre de personnes. En période de famine, et en particulier pendant la période de soudure qui précède les récoltes, les aliments non issus de l'agriculture font partie intégrante de l'alimentation d'un grand nombre de ménages ruraux pauvres. On est loin de connaître tout le potentiel de la diversité biologique, et celle-ci pourrait apporter des solutions à des problèmes actuels ou futurs.


Ressources zoogénétiques :

Les ressources zoogénétiques contribuent aussi à l'alimentation et à l'agriculture depuis plus de 12 000 ans. La domestication et la sélection dans divers milieux ont permis de créer quelque 4 000 races, issues d'une quarantaine d'espèces animales sauvages. La très grande diversité des ressources zoogénétiques dont disposent les agriculteurs et la diversité des produits qui en résultent permettent à l'humanité de survivre dans des conditions de production très variées, allant notamment des tropiques humides et chauds aux déserts arides et aux régions arctiques et montagneuses extrêmement froides. La diversité génétique permet également d'adapter le bétail aux maladies, aux parasites, aux fortes variations de la disponibilité et de la qualité des aliments et de l'eau, ainsi qu'à d'autres facteurs limitants. On estime que, directement ou indirectement, les animaux d'élevage répondent à quelque 30 pour cent des besoins totaux de l'humanité en matière d'alimentation et d'agriculture.

Les meilleures informations dont on dispose actuellement indiquent qu'à l'heure actuelle, quelque 30 pour cent des races d'élevage sont menacées de disparition. La perte des ressources zoogénétiques a été très importante dans les pays développés, qui se sont souvent concentrés sur quelques races à fort apport d'intrants au détriment de leurs races locales. Dans les pays en développement, la transformation rapide du système agricole traditionnel, souvent par un recours inconsidéré à des ressources zoogénétiques exotiques, est le principal facteur de la perte de races de bétail. (adapté du document CGRFA/WG-AnGR-1/98/2).


Forêts

Les ressources forestières et les arbres jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne des communautés rurales dans de nombreuses zones. Elles sont d'importantes sources de bois d'oeuvre, de bois de feu, d'aliments, de fourrage, d'huiles essentielles, de gomme, de résines, de latex, de produits pharmaceutiques et autres produits forestiers non ligneux; d'ombrage, de facteurs de conservation des sols et des eaux; et des dépositaires de valeurs esthétiques, éthiques, culturelles et religieuses. Ces produits et services sont fournis par un grand nombre de genres et d'espèces et, dans une large mesure, les espèces utilisées diffèrent selon les pays et les régions mais fournissent des biens et services analogues.

Les forêts naturelles sont à l'évidence la principale réserve de diversité biologique terrestre. On trouve plusieurs plantes sauvages apparentées à des plantes cultivées dans les forêts tropicales. La Situation des forêts du monde en 1999 examine les évaluations en cours de la diversité biologique forestière. Les essences forestières et les plantes ligneuses sont essentielles, directement ou indirectement, à l'existence d'une très grande variété d'autres organismes. Elles ont développé une très grande diversité intraspécifique, et leurs ressources génétiques sont nécessaires pour assurer la poursuite de leur évolution dans des écosystèmes dynamiques et sains. La diversité biologique est également nécessaire pour maintenir le potentiel de sélection et d'amélioration des essences forestières, afin de répondre à l'évolution des besoins des sociétés humaines.


Ressources biologiques halieutiques et aquatiques :

Les pêches fournissent la principale source d'aliments découlant de la chasse d'animaux sauvages dans des milieux naturels (Global Biodiversity - Status of the Earth's Living Resources, 1992). La surexploitation et la surcapacité de pêche, la pollution et la destruction des habitats ainsi que l'introduction d'espèces exotiques sont les principaux facteurs qui menacent les ressources génétiques halieutiques dans le monde. Au point de vue des disponibilités alimentaires, l'aquaculture a produit 28,7 millions de tonnes de produits issus d'animaux aquatiques et destinés à la consommation humaine. En 1997, l'aquaculture représentait plus de 37 pour cent des disponibilités totales de poisson pour l'alimentation en Asie (statistiques des pêches de la FAO).


Micro-organismses, biotes du sol, pollinisateurs et prédateurs :

On néglige souvent la contribution des micro-organismes, des biotes du sol, des pollinisateurs et des prédateurs dans les écosystèmes agricoles et les systèmes de production. La bonne gestion et la protection de ces organismes biologiques sont essentielles pour assurer la durabilité du fonctionnement des écosystèmes agricoles. Ainsi, les agriculteurs obtiennent une production plus élevée de riz et d'autres cultures en utilisant des systèmes de protection intégrée, tout en conservant et en améliorant la diversité biologique agricole. La raréfaction des pollinisateurs sauvages due à la fragmentation ou à la perte des habitats peut menacer les activités bénéfiques des pollinisateurs dans les systèmes naturels et agricoles.


Pourquoi faut-il conserver et utiliser durablement la diversité biologique?
Rôles de la diversité biologique dans les systèmes agroécologiques et les systèmes de production

Non seulement la diversité biologique est indispensable au maintien du bon fonctionnement de la biosphère, mais elle est aussi, comme il a été dit auparavant, nécessaire pour fournir les matières premières pour l'agriculture et d'autres services tels que fibres d'habillement, matériaux de construction, transports, médicaments, engrais et combustibles. Elle aide également à la production d'aliments en assurant la pollinisation, la formation et la fertilité des sols, ainsi que la lutte contre les organismes nuisibles.

Les principales caractéristiques fonctionnelles de diversité biologique sont notamment les suivantes:

  • décomposition des matières organiques et recyclage des éléments nutritifs pour maintenir la fertilité des sols et permettre la croissance des végétaux et par conséquent la croissance des animaux;
  • transformation des polluants et maintien d'une atmosphère propre et saine;
  • limitation des effets climatiques, notamment par le maintien des régimes pluviométriques et la modulation du cycle de l'eau; et absorption, puis libération de l'énergie solaire par les terres;
  • maintien et stabilité des populations productives de végétaux, de poissons et d'animaux et limitation de l'invasion d'espèces nuisibles moins utiles;
  • protection et conservation des ressources en terres et en eaux, par exemple, grâce au couvert végétal et à des pratiques de gestion appropriées, et par conséquent maintien de l'intégrité des paysages et des habitats;
Des efforts ont été faits pour évaluer les avantages économiques et écologiques des principales contributions de la diversité biologique, notamment le rôle des biotes du sol dans la formation de celui-ci, celui des pollinisateurs, la protection intégrée, etc. Pimentel et al (Economic and environmental benefit of biodiversity. Bioscience 47 (11), 747-757, 1997) ont estimé que la contribution de l'activité des biotes du sol à la formation de celui-ci représente environ 5 milliards de dollars par an dans les terres agricoles des États-Unis et 25 milliards de dollars par an dans le monde, et la contribution de la pollinisation à environ 40 milliards de dollars par an aux États-Unis et 200 milliards de dollars par an dans le monde. Ils ont également été utiles à la lutte biologique contre les organismes nuisibles aux forêts et aux cultures, à la rétention du dioxyde de carbone par les forêts et d'autres services fournis par la diversité biologique.


Situation et tendances de l'agriculture et de la sécurité alimentaire :

Les débats consacrés à l'agriculture et à la diversité biologique sont souvent axés sur les effets négatifs des pratiques agricoles sur la faune et la flore naturelles. Outre le défrichage, les pratiques qui ont des effets sur la diversité biologique sont notamment: les façons culturales, le drainage, ainsi que les épandages de pesticide et d'engrais. Les propositions lancées pour limiter les effets négatifs peuvent aller d'une simple "optimisation" des apports par une réduction de l'utilisation excessive et superflue de semences, d'engrais et de pesticides, à l'emploi de pratiques intégralement biologiques, par exemple la non-utilisation d'intrants de synthèse et le système des façons culturales minimales. Les tenants des deux extrêmes en ce qui concerne les apports d'intrants s'engagent dans des débats souvent animés, où s'opposent l'agriculture biologique et l'agriculture à fort apport d'intrants.

La plupart des experts dans ce domaine s'accordent à dire que l'intensification de l'agriculture est nécessaire parce que la superficie des terres arables hautement productives est limitée et en diminution et que seule une augmentation des rendements permettra de répondre à la demande d'une population mondiale croissante. Pour certains, l'intensification de l'agriculture est liée aux forts apports d'intrants et à la mécanisation. Un rapport récent de la Banque mondiale ("Biodiversity and Agricultural Intensification: Partners for Development and Conservation" (vol 1), Srivastava et al, 1996), remet en question cette hypothèse et introduit le concept de l'"intensification agroécologique" qui incorpore des considérations de diversité biologique agricole dans les systèmes de production agricole.

Les migrations humaines et les échanges contribuent et contribueront considérablement à l'évolution des cultures. L'exode rural aura une influence sur l'agriculture. En 2005, plus de la moitié de la population mondiale vivra dans les villes. Si la plus grande partie des aliments continuent à être produits dans les zones rurales et transportés sur de longues distances, la production agricole à l'intérieur et aux alentours des villes est en augmentation. En effet, la plupart des villes ont un grand nombre de potagers familiaux, de jardins communautaires et publics et d'exploitations périurbaines, qui assurent les uns comme les autres des habitats, le recyclage de l'eau, des espèces adaptées et d'autres avantages au point de vue de la diversité biologique à leur communauté. Les habitants des villes, quels que soient leur âge, leur sexe et leur origine, pratiquent des activités agricoles et contribuent aux systèmes d'agroforesterie urbaine, aux plantations de vergers et aux potagers familiaux qui entretiennent une diversité génétique considérable et fournissent une importante production vivrière et un couvert arboré.

L'horticulture urbaine, outre la production alimentaire et agricole directe, contribue de manière importante, à faible coût, à la conservation in situ de nombreuses variétés de fruits, légumes, racines et tubercules, ainsi que des plantes ornementales traditionnelles, dont certaines ne sont plus disponibles dans le secteur de l'horticulture commerciale. Cela est le cas non seulement dans les pays développés où les membres d'associations renommées de jardiniers rivalisent pour obtenir la meilleure qualité de fruits et légumes, mais encore dans les jardins familiaux des pays en développement où on trouve un certain nombre de variétés de pays et d'espèces horticoles exotiques des plus intéressantes. Prenons par exemple la maladie de l'avocat qu'on appelle la pourriture brune des racines (Phythophtora cinamomi), dont l'importance économique est considérable. On a récemment observé la résistance à la maladie dans des vergers familiaux au Costa Rica, au Guatemala et au Mexique. Ce matériel végétal est actuellement utilisé comme lignée de sélection aux États-Unis et en Israël pour introduire cette résistance dans des variétés commerciales.

La sensibilisation des consommateurs peut militer en faveur de produits issus de systèmes de production respectueux de l'environnement. En effet, les consommateurs sont de plus en plus conscients de l'influence qu'ils peuvent exercer sur le type d'aliments à produire, ainsi que sur la façon dont ils sont produits; l'agriculture biologique en est l'illustration. Bien que ce secteur soit encore limité, il prend de plus en plus d'importance dans le secteur agricole de certains pays. Certains pays en développement ont de petits marchés intérieurs de produits biologiques (par exemple l'Égypte) et quelques-uns ont commencé à saisir les occasions d'exportation rémunératrice qu'offre l'agriculture biologique (par exemple exportations de café mexicain, coton ougandais).

Pour répondre aux besoins futurs et assurer la durabilité de la production agricole, la recherche agronomique devra faire appel à toutes les technologies disponibles, et notamment les biotechnologies récentes qui se développent rapidement. Il y a en même temps un certain nombre d'incertitudes et de risques associés à leur utilisation, dont il est tenu compte grâce au concept de prévention des risques biologiques. Associées aux autres technologies, les nouvelles biotechnologies devraient apporter des solutions à certains des problèmes qui empêchent l'instauration de la sécurité alimentaire et du développement rural durable. Cependant, l'agriculture industrielle favorise souvent l'uniformité génétique, ce qui rend les cultures plus vulnérables aux épidémies de maladies ou aux infestations d'organismes nuisibles. D'autres techniques récentes dans les pays industrialisés - telles que l'agriculture de précision, dans laquelle les agriculteurs font appel aux satellites et aux technologies des SIG pour cibler les applications de produits chimiques - peuvent modifier grandement l'utilisation globale des engrais et des pesticides. Cependant, dans de nombreuses régions du monde, ces technologies de pointe ne sont pas appropriées, et des approches traditionnelles ont plus de chances de porter leurs fruits.

On peut donc dire que l'état des ressources naturelles, les migrations, les technologies récentes et la mondialisation sont des facteurs qui ont tous une influence sur la production vivrière.


Conclusions

Les questions de diversité biologique sont complexes au point de vue technique, suscitent parfois des polémiques politiques et il est rare que les solutions soient faciles à mettre en oeuvre.

Le maintien d'une grande diversité biologique agricole, une utilisation plus efficace des ressources telles que l'eau, les combustibles fossiles et les terres, l'adoption de technologies agricoles traditionnelles à faible apport d'intrants, le cas échéant, l'investissement dans des technologies agricoles améliorées constituent des moyens d'accroître la durabilité de l'agriculture qui peuvent avoir des avantages multiples à la fois pour l'environnement et pour la production vivrière.

Plus précisément, en ce qui concerne la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique, il importe de mettre au point des stratégies appropriées qui aideront à lutter pour la sécurité alimentaire grâce à la diversité. Ces stratégies devraient favoriser des systèmes agricoles et des systèmes agroécologiques diversifiés, afin de répondre aux besoins de denrées alimentaires (offre-demande) tout en maintenant le potentiel des ressources. Le maintien, l'utilisation durable et la mise en valeur de tous les types et niveaux de la diversité biologique agricole dans toutes les sortes de systèmes de production - diversifiée ou spécialisée, artisanale ou industrielle, intensive ou extensive - devraient être encouragés.

L'incorporation de la diversité biologique dans les politiques agricoles, les programmes et projets nationaux, constitue une priorité. La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture de la FAO est un organe intergouvernemental permanent qui contribue à la réalisation de cet objectif en fournissant une tribune neutre au sein de laquelle les États Membres peuvent se réunir, négocier et parvenir à un consensus sur les politiques dans ce domaine.

Il est également nécessaire que les agriculteurs, les décideurs, les consommateurs et le secteur agricole prennent davantage conscience au plan international du rôle et des valeurs de la diversité biologique agricole et que cette prise de conscience se traduise par des actions concrètes au sein des pays, ainsi qu'aux niveaux régional et mondial
  




 Actualité :

La FAO a publié les deux premières publications d'une nouvelle collection





 Sites importants :
Afssa, Agence Française de Sécurité Alimentaire des Aliments

European Food Safety Authority
Ce site présentera les informations concernant la mise en route de la nouvelle Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. Ce site ne donnera pas seulement des détails concernant les responsabilités, la structure et les missions de l'Autorité, mais il fournira aussi des informations concernant le planning effectif et les procédures de recrutement durant la montée en charge de l'Autorité.

Le règlement établissant une base légale (pdf) pour la création de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a été adopté formellement le 28 janvier 2002 et permet de mettre en oeuvre les actions concrètes pour que l'Autorité fonctionne le plus tôt possible en 2002.

Pour d'autres informations, consulter aussi:
Les pages de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments de la Direction Générale Santé et Protection du Consommateur de la Commission Européenne
Questions et Réponses concernant l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments.


Conditions du renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme en France (Les)
Farines animales, les coulisses d'une enquête
Fermes aquatiques, fièvre aphteuse, vache folle, ESB, poulets en batterie, chocolat...
 

Genre et sécurité alimentaire / L'Organisation des Nations Unies pour L'alimentation et l'agriculture


Hormones de croissance Les hormones de croissance dans la viande provoquent des cancers du sein et de la prostate chez les consommateurs.



Sécurité alimentaire
 
L'affaire de la vache folle fait peur, au point de dégoûter certains consommateurs de manger de la viande de bœuf. Mais qu'ont fait nos vaches pour susciter tant de méfiance ?
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Le Conseil d'Etat rejette le recours de Greenpeace et de la Coordination rurale
Les assureurs refusent de couvrir les producteurs d'OGM
Livre blanc sur la sécurité alimentaire par Commission des communautés européennes
Rôle de la diversité biologique dans l'alimentation de l'humanité

Sécurité Alimentaire, commission européenne
Sécurité Alimentaire : du Producteur au Consommateur
Introduction
Bien-être des animaux
Sécurité des produits alimentaires
Autorité européenne de sécurité des aliments
Compléments alimentaires : Message du commissaire David Byrne aux citoyens de l'UE concernant les compléments alimentaires, 15 avril 2002(52KB)
Le droit d'être informé au sujet des aliments génétiquement modifiés, par David Byrne, Commissaire chargé de la Santé et de la Protection des Consommateurs, 25 Juillet 2001(12KB)
Substituts de lait pour bébés Malgré les dangers que recèle l'allaitement à base de poudre de lait, une publicité ciblée vise à séduire les femmes. Résultat: un bébé meurt toutes les 30 secondes parce qu'il n'a pas été allaité au sein. N... comme Nestlé, le lait, les bébés et la mort.
 
De plus en plus de consommateurs se tournent vers l'agriculture biologique, à la recherche de produits sains et savoureux. Mais peut-elle répondre à tous les besoins ? Et comment consommer bio intelligemment ?
Réservés il y a peu à quelques militants écologiques et soixante-huitards forcément attardés, les produits biologiques séduisent de plus en plus de consommateurs..
Le Sénat
 
 
 


 
 
 


 
 
 

Le codex alimentarius
I. La Commission
A. Création de la commission
B. Fonctionnement
1. Les statuts
a) protéger la santé des consommateurs et assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire ;
2. Les comités
3. L'adoption des normes
4. Le rôle des organisations de consommateurs
C. Résultats
1. Les normes
2. Les autres textes
II. Enjeux
A. Rapports entre l'OMC et le Codex Alimentarius
B. Action européenne
C. Adhésion de la communauté
D. Principe de précaution
1. La proposition européenne
2. Les textes actuellement en discussion
Conclusion
Annexe
Texte de l'accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires





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