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Prise de décisions: organismes de coordination : Le Secrétariat d'état au tourisme élabore et met en oeuvre la politique générale du tourisme. En matière de tourisme durable, les travaux sont conduits en interministériel, en particulier avec le ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement (Direction de la nature et des paysages). Administrativement, la coordination est assurée au niveau préfectoral. Au niveau régional, la mise en oeuvre de la politique relative au tourisme durable est principalement assurée par les parcs naturels régionaux (PNR). La promotion et le développement de l'écotourisme sont principalement assurés par les PNR et leurs partenaires, tels que les CPIE (centres permanents d'initiation à l'environnement): mise en place d'équipements d'accueil autour des sites naturels (maisons de parc, signalétique, visites guidées) et d'hébergements labellisés, expérimentation de produits spécifiques de découverte des PNR et de produits touristiques naturalistes, .... Prise de décisions: législation et réglementations : L'Etat dispose d'outils réglementaires visant la protection des espaces (loi du 22 juillet 1960 créant les parcs nationaux, loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, ...) et la maîtrise de l'urbanisation en particulier sur le littoral (loi du 7 janvier 1983) et en montagne (loi du 9 janvier 1985). Le projet de loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (juillet 1998) propose de relancer la dynamique des "pays", en instaurant une nouvelle logique de projet pour ces territoires, afin d'encourager les complémentarités entre communes. Prise de décisions: stratégies, politiques et plans : Bien qu'il n'existe pas à ce jour de véritable stratégie nationale, le tourisme durable peut être identifié comme un élément d'autres stratégies:
La "Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés" propose une méthode de travail et des actions pour parvenir au tourisme "responsable": amélioration de la qualité de l'offre, mise en réseau des acteurs, contribution du tourisme à l'entretien du patrimoine, gestion des flux, des transports et maintien des services à la population. Elle s'accompagne d'un processus d'évaluation qui permet aux parcs comme aux entreprises touristiques de suivre la progression et l'efficacité de leurs actions en ce sens. Enfin, la charte est aussi un contrat passé entre les parcs et les opérateurs touristiques. Les prestataires touristiques s'engagent par exemple à adopter des méthodes de gestion respectueuses de l'environnement, à valoriser le patrimoine naturel et culturel et à sensibiliser leurs clients à la protection de l'environnement.
Les actions associant tourisme et environnement concernent essentiellement les parcs naturels régionaux. La fédération des parcs naturels régionaux de France anime depuis 1995 le programme de la "Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés". La fédération des parcs est coordonateur de ce programme pour le compte de la fédération EUROPARC. Elle bénéficie pour ce projet d'un soutien financier de la Commission Européenne DGXI sur la base d'un programme Life. Ce programme se fonde sur le principe d'une participation volontaire de l'ensemble des partenaires: les responsables des parcs, les opérateurs touristiques situés sur ces territoires fragiles et protégés et les tours-opérateurs qui programment ces destinations. Cette charte ne s'inscrit pas dans une logique de sanction des opérateurs n'adhérant pas aux principes du développement durable, mais au contraire dans une dimension positive et dynamique où seront récompensés les parcs qui s'engagent dans une coopération avec les acteurs locaux et les entreprises qui contribuent individuellement ou collectivement à un projet de développement touristique durable du territoire. Depuis 12 ans, la Fédération nationale des offices de tourisme et syndicats d'initiative (FNOTSI) et l'association France Nature Environnement décernent chaque année le prix de la "Cigogne de cristal" afin de récompenser les offices de tourisme et syndicats d'initiative les plus dynamiques et les plus impliqués dans des opérations de protection et de valorisation de l'environnement. Les villes littorales touristiques sont soumises à de fortes variations saisonnières de population, entraînant des problèmes de dimensionnement des stations d'épuration, et des usines d'incinération. Depuis l'adoption en 1991 de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines, la France a engagé un vaste programme de réduction des rejets d'eaux usées dans les zones côtières. Il se traduit par l'amélioration de l'équipement des communes. L'ensemble des communes littorales dispose dorénavant d'un dispositif d'assainissement. En 1998, la Fédération française de naturisme et l'office français de la FEEE ont travaillé à l'élaboration d'une charte environnementale dénommée "Les Clefs Vertes". "Les Clefs Vertes", dont les critères sont tous liés à l'environnement donnera lieu à l'attribution d'un label annuel, qui sera décerné aux centres d'hébergement de plein air qui ont déjà pris des mesures pour une gestion écologique. La France est le premier pays touristique du monde en terme de nuitées et le troisième en terme de recettes. Sa capacité hôtelière est de 600 883 lits. En 1997, la consommation touristique et para-touristique atteignait 691.2 milliards de FF selon la Direction du Tourisme, soit 8.5 % du PIB. Les HCR (hôtel, café et restaurant) représentent le poste majeur (36 % de la consommation liée au séjour) et sont caractérisés par un nombre important de très petites entreprises. En 1996 les HCR employaient 785.5 milliers de personnes selon l'INSEE (soit 3.5 % de l'ensemble de l'économie). Le taux d'emploi salarié est nettement inférieur à celui du reste de l'économie, 76.5 % contre 88.8 % en 1996, du fait du nombre important d'entreprises indépendantes. D'autre part l'emploi est fortement régionalisé: plus de 50 % de l'emploi salarié est concentré dans trois régions (30 % en Ile de France, 12 % en Rhône-Alpes et 10 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur). En milieu rural et en montagne, les emplois pluriactifs sont fréquents. Le tourisme reste un secteur créateur d'emplois en expansion. Le tourisme (second secteur de rentrée de devises) joue donc un rôle primordial dans l'économie française, même si sa structure n'est pas toujours adaptée à la demande nationale et internationale. Le tourisme français a évolué de façon régulière et positive depuis les 10 dernières années au suivi des principaux agrégats: consommation touristique intérieure, emploi, nombre d'entreprises, chiffre d'affaire. Le pourcentage de salariés est passé de 66.5% en 1988 à 76.5% en 1996, hausse liée notamment au développement des chaînes hôtelières. On constate par ailleurs une évolution à la baisse de la durée des séjours ainsi qu'une stagnation des taux de départ; malgré cela les dépenses touristiques sont en augmentation. L'évolution du tourisme est fortement dépendante d'autres facteurs, extérieurs au secteur (évolution économique, démographique et sociale de l'Europe, évolution nationale du système de retraite, du niveau de vie, de la réduction du temps de travail, etc.). Ces évolutions, sur une projection de 10 ans, ne devraient pas modifier profondément le secteur touristique, mais plutôt le pousser à s'adapter à de nouvelles demandes. Bien que le tourisme soit de plus en plus utilisé comme un outil de valorisation du patrimoine naturel et culturel et comme une vitrine de promotion des territoires, il demeure encore souvent prédateur de milieux naturels (sur le littoral méditerranéen et dans les grandes stations des Alpes) et facteur de désorganisation des sociétés rurales traditionnelles. En parallèle aux réflexions en cours sur le tourisme durable (AFIT, Direction du tourisme et MATE), des activités axées sur le tourisme nature sont mises en place par les PNR, les pays d'accueil et les Grands sites. Deux handicaps ont été identifiés:
La Fédération des parcs naturels régionaux de France a obtenu un financement de la Commission Européenne sur le Programme Leonardo. La Maison de la France (groupement d'intérêt économique sous tutelle de la Direction du tourisme), a pour mission de promouvoir le tourisme français à l'étranger. Dans ce cadre, elle participe à la sensibilisation des professionnels sur le thème de la protection de l'environnement. La Maison de la France a organisé en 1996 un colloque intitulé "Tourisme et environnement: comment répondre aux demandes des clientèles touristiques étrangères en matière d'environnement?". Les démarches qualité mises en place dans les stations de montagne et du littoral (plus de 100 stations concernées) ont pris en compte les nécessités de protection de l'environnement et ont permis de sensibiliser les décideurs (professionnels et élus) au développement d'un tourisme durable. L'éco-label européen "Pavillon Bleu d'Europe" est décerné chaque année aux communes littorales et aux ports de plaisance volontaires qui mènent une politique exemplaire dans le domaine de l'environnement. Les critères d'attribution prennent en compte la gestion de l'eau (qualité des eaux de baignade, assainissement), l'environnement général du site (déchets, urbanisme, sécurité, équipements), ainsi que cinq actions de sensibilisation à l'environnement. Cette campagne a été lancée en 1985. Son pilotage a été confié à l'association FEEE (Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe), et associe de nombreux partenaires (Ministère de l'environnement, Eco-emballages). Ce label et son caractère international renforcent l'attractivité des stations balnéaires et des ports auxquels il est délivré. A noter qu'il peut être également retiré. Les consommateurs allemands et des pays nordiques sont particulièrement sensibles à ce label. La France dispose d'un réseau important de syndicats de tourisme. Les touristes soucieux d'environnement constituent une clientèle réelle et identifiée. Les PNR, les pays d'accueil touristiques et les agences proposant des destinations "nature" intègrent la protection de l'environnement dans leurs techniques de vente. La marque "parcs naturels de France", déposée à l'Institut national de la propriété industrielle par le ministère de l'environnement, est attribuée aux produits touristiques et artisanaux qui sont commercialisés sur le territoire du parc et en accord avec les objectifs d'un cahier des charges.
Le CPIE du Vercors, pour le compte du PNR, a par exemple organisé en 1998 un Eductour (voyage promotionnel) pour 7 tour-opérateurs naturalistes nord-européens. Cette opération a été menée en partenariat avec le PNR du Lubéron, dans le cadre du réseau inter-parcs alpins. En 1994, le CPIE avait réalisé une étude sur les perspectives de développement du tourisme naturaliste dans les parcs nationaux et régionaux français; il organise depuis 1995 des séjours naturalistes dans le parc. Parmi les autres parcs travaillant sur le tourisme nature, citons le PNR du Haut-Languedoc qui met en place un projet d'écotourisme scientifique. Le Plan Bleu (Plan d'Action pour la Méditerranée) étudie les impacts du tourisme dans les pays du pourtour méditerranéen. La surfréquentation touristique de certains sites naturels fait l'objet d'études ponctuelles en vue de leur réhabilitation. La reconquête de la Pointe du Raz s'est effectuée dans cet esprit (le schéma d'aménagement envisagé prévoyait par exemple la suppression ou l'éloignement de parkings, le déplacement de commerces, la revégétalisation du site). Les codes de conduite adoptés par certains groupes hôteliers ou entreprises touristiques sont principalement axés sur l'utilisation de systèmes de gestion environnementale.
Coopération : Un fonds spécial a été créé à l'usage des «destinations modèles de tourisme écologiquement viable»: le Fonds Français pour l'environnement mondial. La France est un pays donateur et établit des partenariats dans le cadre de la coopération. La coopération avec les collectivités locales ou le secteur privé dans la promotion du tourisme ecologiquement viable se réalise de la façon suivante:
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Biodiversité et Ecotourisme
15-16 Cornwall Terrace Regent's Park, London NW1 4QP Tel: +44 171 467 3620 Fax: +44 171 467 3629 ihei@pwblf.org.uk Le Conseil Mondial du Voyage et du Tourisme est le forum des leaders globaux du Voyage et du Tourisme, et traite également du tourisme durable et de l'agenda 21. Maisons de la nature et fermes éducatives en France :
Rando-net Le réseau des randonneurs . des infos régionales, des parcours , des conseils. Naviguez par les cartes à travers la France. Une découverte des chemins de randonnée et les parcs naturels
Sommet mondial de l'écotourisme avait lieu au Québec, du 19 au 22 mai 2002 dans le cadre de l'année internationale de l'écotourisme..
Tourisme de découverte au sénégal
Tranverses est une association qui a pour but de susciter en France et dans les pays francophones un réseau de personnes et de groupes que la question du tourisme dans sa relation aux pays du Sud intéresse ou préoccupe... Elle mène les actions qui lui semblent utiles pour favoriser un tourisme mieux intégré Traveling Vegan : Ecotourisme en Inde et au Népal Tribes est une agence de voyage fonctionnant selon les principes du commerce équitable qui se veut pour les voyageurs qui souhaitent voir le monde avec une lumière différente, en l'éprouvant à travers les yeux des populations natives. Tourisme rural Tourism Watch World Tourism Organization |
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