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Prise de décisions: organismes de coordination : Le Ministère de l'équipement, des transports et du logement est responsable de la prise de décision s'agissant de la gestion et de l'amélioration du système de transport dans le cadre de la politique générale des transports définie par le Gouvernement. Cependant, dans le cadre des grandes politiques nationales de transport, il s'associe à certains ministères, notamment les Ministères de l'aménagement du territoire et de l'environnement et le Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, rassemblés dans un comité interministériel de pilotage. Le Ministère de l'équipement a en charge la préparation du dossier technique. Dans le cadre de projets de réseaux nationaux, le Ministère des transports prépare les dossiers techniques mais la décision est souvent décentralisée, au niveau du préfet départemental. Les «grandes» décisions nécessitent toujours un accord interministériel, c'est-à-dire, dans le cas des transports, du Ministère de l'équipement, des transports et du logement, du Ministères de l'aménagement du territoire et de l'environnement et du Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, pour ne citer que les plus concernés. L'autorité décisionnelle est déléguée de la manière qui suit. Dans le cadre de projets de réseaux nationaux, la décision revient à l'Etat ou à son représentant au niveau territorial. L'autorité décisionnelle, dans le cadre de projets régionaux, est le Conseil régional de chaque région, et le conseil général pour les projets départementaux. Les projets de réseaux locaux relèvent des collectivités locales. Pour la mise en oeuvre de ses missions, le ministère de l'Équipement, des Transports et du Logement dispose à la fois de directions d'administrations centrales et de services déconcentrés, les Directions régionales de l'équipement (DRE), les Directions départementales de l'équipement (DDE), les Directions des affaires maritimes (DDAM et DRAM). Ces directions déclinent les politiques publiques en fonction de leur connaissance du terrain et des attentes locales des usagers et des collectivités locales. Elles peuvent intervenir très vite en situation de crise (tempête, marée noire...) et proposer des solutions pour répondre à une difficulté particulière de sécurité, en modifiant par exemple les flux de circulation à l'occasion de la fermeture d'un tunnel aux poids lourds.
La «grande» loi sur les transports en France est la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982, modifiée par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie du 30 décembre 1996, la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) du 25 juin 1999 et la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) du 13 décembre 2000. La loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie rénove et rend obligatoire les Plans de déplacement Urbain (PDU) initiés par la Loi d'orientation des transports intérieurs LOTI dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Ils ont comme objectif «un usage coordonné de tous les modes de déplacements, notamment par une affectation appropriée de la voirie, ainsi que la promotion des modes les moins polluants et les moins consommateurs d'énergie» (diminution du trafic automobile et développement des transports collectifs, de la marche et de la bicyclette). La loi impose en outre la réalisation d'itinéraires cyclables à l'occasion des réalisations ou rénovations de voies urbaines (sauf pour les voies rapides et autoroutes). La loi sur l'air établit la base légale du processus d'identification des véhicules automobiles par leur contribution à la pollution atmosphérique: la «pastille verte». La pastille est attribuée aux véhicules à essence catalysés, aux véhicules diesel catalysés et au véhicules à carburant propre - gaz de pétrole liquéfié (GPL), gaz naturel véhicule (GNV) et voiture électriques. Elle permet aux propriétaires de ces véhicules de circuler lors des pics de pollution, alors que les autres sont soumis à la circulation alternée. |
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La loi sur l'air spécifie que l'Etat, les établissement publics, les exploitants publics, les entreprises nationales et les collectivités territoriales devront acquérir des véhicules propres (GPL, GNV, électriques) dans une proportion minimum de 20% lors du renouvellement de leur flotte (lorsque celle-ci dépasse vingt unités). Diverses dispositions fiscales encouragent la pénétration du GPL, du GNV et de la voiture électrique. La loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) prévoit la création de deux schémas multimodaux de services collectifs de transport, l'un portant sur le transport des voyageurs et l'autre sur le transport des marchandises. L'objectif prioritaire de ces outils est d'optimiser l'utilisation des réseaux existants et de favoriser la complémentarité entre les modes de transport. Tout grand projet d'infrastructure de transport doit être compatible avec ces schémas. Dans les zones urbaines, ils doivent encourager les modes de transport alternatifs à l'automobile, les transports en commun, l'interconnexion des réseaux, et dans les zones à environnement fragile, ils prévoient l'adoption de mesures de restriction d'accès pour limiter l'impact des transports. Enfin, les schémas doivent accorder la priorité au transport ferroviaire pour le transit alpin et pyrénéen. La loi sur la Solidarité et le Renouvellement Urbain adoptée le 13 décembre 2000 prévoit explicitement dan son titre III de mettre en uvre une politique de déplacements au service du développement durable. Elle cherche en particulier à renforcer les liens entre le développement de l'urbanisme et des transports. Elle accentue le rôle des plans de déplacements urbains qui doivent maintenant traiter de la sécurité des déplacements, de l'organisation et de la gestion du stationnement public et des règles applicables à la livraison des marchandises en ville. Enfin, elle favorise le développement des transports en commun dans la partie périurbaine des agglomérations en permettant à plusieurs autorités organisatrices de transports de se regrouper en un syndicat mixte et en leur permettant de prélever une taxe sur les employeurs de plus de neuf personnes (versement transport). Dans le but de réduire les émissions des véhicules la France a mis en place une fiscalité écologique avec un important volet consacré à la pollution de l'air. Ainsi, le calcul de la puissance administrative des voiture particulière a été modifié en 1998, le nouveau mode de calcul étant uniquement fondé sur la puissance maximale des véhicules et de leurs émissions de gaz carbonique. La loi de finances pour 1998 a conduit à réserver la déductibilité de la TVA aux carburants les plus propres (GPL, GNV ou fonctionnant à l'électricité). La loi de finances pour 1999 a permis d'engager la réduction de l'écart de fiscalité entre le gazole et l'essence en vue de le ramener à la moyenne communautaire d'ici 2005 et a conduit à abaisser la fiscalité sur les carburants les moins polluants au minimum autorisé par la réglementation communautaire. Par ailleurs, le Gouvernement soutient par des incitations financières dispensées par l'ADEME le développement des véhicules propres: aide à l'achat de taxis fonctionnant au GPL, aide à l'achat de véhicules et cyclomoteurs électriques, aide à l'achat de bus au gaz etc Des primes au remplacement d'un véhicule, voiture particulière ou petit utilitaire ancien (plus de huit ans) par un véhicule neuf mises en place de février 1994 à juin 1995 pour la première et d'octobre 1995 à septembre 1996 pour la seconde ont permis d'anticiper le renouvellement de 1 700 000 véhicules, contribuant ainsi à une réduction des émissions supplémentaires. Enfin, la France applique la réglementation européenne relative aux émissions des véhicules et aux carburants. Dans le but d'encourager la participation du public à la réalisation de systèmes de transport qui respectent l'environnement, la loi « Barnier » du 2 février 1995 a institué une «Commission nationale du débat public». Elle peut être saisie par un ministère, vingt sénateurs ou vingt députés, les conseils régionaux intéressés ou des associations agrées. Les ouvrages concernés ont été précisés par décret. Seul quatre projets ont a ce jour fait l'objet d'un débat public. En conséquence, le Ministère de l'environnement a pris l'initiative de la réforme du débat public. La Commission nationale du débat public (CNDP) est composée à parts égales de parlementaires et d'élus locaux, de membres des juridictions de l'ordre administratif et judiciaire, de représentants d'associations agréées de protection de l'environnement exerçant leur activité sur l'ensemble du territoire national, de représentants des usagers et de personnalités qualifiées. La loi de 1976 sur la protection de la nature, modifié par la loi «Bouchardeau» en 1983, puis en 1993, a institué les études d'impact. Celles-ci intègrent une enquête publique, lors de laquelle le public est informé sur le projet et peut se prononcer sur celui-ci. Les Plans de déplacement urbains sont soumis à une procédure de consultation de divers acteurs et à enquête publique. Enfin au niveau local, l'organisation de la concertation, avec les divers acteurs (usagers, commerçants, etc.) est organisée de plus en plus en amont des projets, afin d'intégrer plus et de façon plus efficace encore la population. La loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation de l'énergie qui institue l'obligation de réaliser des plans de déplacements urbains (PDU) dans les périmètres des agglomérations de plus de 100 000 habitants. Les PDU portent notamment sur les éléments suivants : diminution du trafic automobile, développement des transports collectifs, de l'usage de la bicyclette et de la marche à pied, aménagement et exploitation de la voirie, organisation et tarification du stationnement des véhicules, livraison des marchandises de façon à en réduire les impacts, encouragement pour les entreprises à favoriser le transport de leur personnel pour l'utilisation des transports en commun et du covoiturage.
La loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) du 25 juin 1999, redéfinit la politique d'aménagement du territoire, politique qui contribue à un développement durable associant performance économique, justice sociale et qualité de l'environnement, qui favorise la participation de l'ensemble des acteurs et qui mobilise les territoires au profit de l'emploi. Il s'agit bien d'une stratégie intégrée en matière d'aménagement urbain, de développement rural et d'infrastructure des transports. Les schémas de service de transport voyageurs et marchandises instaurés, par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT), sont en cours d'élaboration. Ils dressent les grandes orientations de la politique des transports, telle qu'elle a été initiée en 1997. Cette politique vise à répondre aux besoins de transport et de déplacements pour les 20 prochaines années, dans des conditions compatibles avec les exigences économiques, sociales et environnementales. La nouvelle politique des transports est fondée à la fois sur le rééquilibrage intermodal de l'offre de transport et sur une régulation générale des transports visant à modifier le comportement des usagers dans leurs choix de déplacement. Elle vise avant tout à optimiser le réseau existant. Dans le cadre de la stratégie d'ensemble mentionnée ci-dessus relatif au système d'aménagement urbain, les objectifs sont les suivant en ce qui concerne :
Prise de décisions: participation des groupes principaux : L'opinion du public est sollicitée lors des enquêtes publiques et des débats publics ainsi qu'il a été précisé ci-dessus. Les élus locaux sont décisionnaires lors de l'élaboration des plans de déplacement urbain. Par ailleurs, la nouvelle loi Solidarité et renouvellement Urbain prévoit la possibilité de mettre en place auprès de chaque autorité de transport un «comité des partenaires du transport public». Ce comité est consulté sur l'offre, les stratégies tarifaires et le développement, la qualité des services de transport, le service d'information multimodale à l'intention des usagers proposés par cette autorité. Il est notamment composé de représentants des organisations syndicales locales des transports collectifs et des associations d'usagers des transports collectifs. Toutes les régions et groupes humains ont besoin d'un bon système de transport. Les besoins les plus urgents sont cependant pour les personnes «à mobilité réduite» - les personnes âgées, les handicapés, etc.- et «économiquement faibles» (les jeunes notamment) et pour les zones rurales et périurbaines. En ce qui concerne le secteur privé, les lobbies liés aux énergies fossiles, aux transports routiers, etc sont puissants et jouent à ce titre un rôle important dans la prise de décision s'agissant des transports. Par ailleurs, les décisions concernant les transports sont prises par les autorités publiques organisatrices de transports. Mais ces autorités délèguent ensuite la réalisation et la gestion du système de transport à des sociétés privées. Enfin, plus anecdotique mais important tout de même, le secteur privé peut jouer un rôle sur le transports de ses employés, en choisissant de s'implanter sur des sites desservis par les transports en commun par exemple, en ne s'équipant pas de parkings, en incitant le covoiturage, etc. Ces mesures valent cependant aussi pour le secteur publique. Les principaux programmes qui suivent ont été entrepris dans le but de :
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