Transport pour le
Développement Durable

Etat de la situation

   


Etat de la situation :

  L'objectif de la loi de 1995 sur l'aménagement du territoire (devenue LOADDT) «Pas un français à plus de cinquante kilomètres ou de trois quarts d'heure de voiture d'une autoroute ou d'une voie express» n'est plus d'actualité. On pouvait d'ailleurs s'interroger sur l'utilité d'un système de transports au porte à porte. Actuellement, l'offre de service pour les transports longues distances est abondante (Train à grande vitesse, TGV, avion, voiture). Elle est également de bonne qualité en urbain et périurbain (courte distance): les villes offrent généralement un bon service de transport. Par contre, l'offre est moins abondante pour les moyennes distances, c'est-à-dire en zone rurale, mais elle est à corréler avec une plus faible densité de population. En France, les réseaux de circulation sont disponibles et accessibles. Le problème n'est pas tant l'offre que la répartition des capacités et les tarifications de l'usage.

Les transports intérieurs de voyageurs :

en milliards de voyageurs-kilomètres
1990 
1995 
1998 
1999 
Voitures particulières
585,6 
640,1 
678,6 
699,6 
Autobus, autocars
41,3 
41,6 
42,7 
40,7 
Transports en commun ferroviaires
73,9 
64,5 
74,3 
76,9 
Transports aériens
11,4
12,7 
14,5 
15,5 
Total
712,2 
758,9 
810,1 
832,7 

Source : DAEI/SES, RATP, SNCF, DGAC

La circulation des voitures particulières, qui représente plus de 84% de l'ensemble des transports de voyageurs, a connu une nouvelle accélération (+3.1% en 1999). La croissance du transport aérien confirme également son accélération (+7% en 1999). Mais l'évolution des transports ferroviaires est moins rapide qu'en 1998, et le transport par autocars et autobus, quasiment stable en longue période, recule en 1999 (-4.6%).

Les transports intérieurs de marchandises :
 

en milliards de tonnes-kilomètres
1990 
1995 
1998 
1999 
Transports ferroviaires
49,7 
46,6 
52,7 
52,1 
Transport routier
193,9 
227,1 
246,5 
260,3 
Navigation intérieure
7,2 
5,9 
6,2 
6,8 
Oléoducs
20,4 
22,3 
21,6 
21,4 
Total
271,2 
301,9 
327 
340,6 

Source : SNCF, DAEI/SES, Voies navigables de France, Ministère de l'industrie (Direction des matières premières et des hydrocarbures)

1/ Transport pour le développement durable En France :

2/ Transport pour le développement durable dans le reste du monde

3/  Transport, introduction

  L'accélération de la croissance enregistrée pour l'ensemble des transports intérieurs de marchandises (+4.2% en 1999 après +2.6% en 1998) est due au dynamisme du transport national (+4.8% en 1999). Seuls le transport ferroviaire et le transport par oléoducs restent à l'écart de ce dynamisme d'ensemble. La croissance du transport routier a connu une accélération sensible (+4.6% en 1999) ainsi que celle du transport fluvial (+10% en 1999).

Consommation de combustibles par les transports :
 

Gasoil (en millions de m3)
Essence ordinaire (en millions de m3)
Super (en millions de m3)
Sans Plomb (en millions de m3)
1980 
11,4 
4,2 
19,8 
1985 
12,9 
3,2 
21,1 
1990 
20,7 
1,0 
23,3 
1993 
24,4 
0,0 
13,3 
9,13 
1994 
25,7 
0,0 
11,8 
9,9 
1995 
27,06 
10,3 
10,4 
1996 
27,80 
8,8 
11,1 
1997 
29,07 
7,6 
11,8 
1998 
30,38 
6,7 
12,6 
1999 
26,7 
4,2 
10,2 

Source: comité professionnel du pétrole

La commercialisation de l'essence ordinaire s'est arrêtée en 1995. La commercialisation d'essence sans plomb est apparue en 1993.


Consommation de Gaz pétrole liquéfié (GPL) par les transports :

Année
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
GPL (tonnes)
35 318
30 930
26 099
45 036
89 764
154 348
200 000

Source: comité professionnel du pétrole

En 1999, la quantité totale de Gaz pétrole liquéfié (GPL) mise sur le marché était de 3 millions de tonnes dont 200 000 tonnes de consommées en tant que carburant. La quantité totale de gaz naturel véhicule (GNV) consommée était de 31 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep), dont 10 000 tep en tant que carburant. L'adoption et la mise en œuvre de normes communautaires relatives aux carburants et aux véhicules a conduit à l'interdiction de l'essence au plomb au 1erjanvier 2000.

Emissions des transports routiers :

en tonnes
1990 
1991 
1992 
1993
1994 
1995 
1996 
1997 
1998p 
SO2
142 100 
146 598 
151 896 
153 900 
150 517 
116 735 
100 321 
48 378 
48 341 
NOX
1 044 427 
1 052 568 
1 057 683 
1 029 231 
1 005 230 
954 420 
896 174 
839 974 
794 504 
COVNM 
1 200 195 
1 182 672 
1 162 985 
1 109 229 
1 037 262 
959 551 
876 783 
810 516 
745 632 
CO 
6 636 466 
6 512 830 
6 251 253 
5 899 240 
5 332 211 
4 929 442 
4 477 540 
3 995 981 
3 729 560 
CO2 en milliers de tonnes
112 181 
114 736 
117 732 
118 227 
121 331 
122 798 
123 271 
125 498 
128 821 
CH4
22 981 
22 701 
23 129 
22 340 
21 463 
20 135 
18 547 
17 933 
17 406 
N2
3 793 
4 032 
4 280 
4 814 
5 845 
6 794 
7 746 
8 683 
9 704 

Source: CITEPA (série Coralie - mise à jour au 05/08/1999), «p» provisoire

Les problèmes suivants s'avèrent important :

  • Le coût pour l'usager des transports
  • Le dimensionnement des différents types de transports : comment trouver le bon équilibre entre les actions visant à maîtriser la demande globale de transports, le développement de l'offre globale de transports et la répartition entre les différents modes. Quels sont les véritables leviers d'action dont on dispose sur ces différents sujets au niveau local et national? Quelles actions politiques devraient être mieux coordonnées au niveau international?
  • L'équilibre à trouver, notamment en milieu urbain, entre la juxtaposition de voies routières, de voies réservées aux transports en commun...qui pose un problème d'espace et de sécurité et le partage de la voirie, notamment dans les zones à circulation modérée (zones 30, quartiers tranquille), qui permet à tous les usagers de partager le même espace mais peut poser aussi des problèmes de fluidité et de qualité de service.
  • La vulnérabilité du système de transports, notamment des transports routiers, face à d'éventuelles modifications du système énergétique (pénurie d'énergie, lutte contre le changement climatique). Comment éviter que, brutalement, certaines catégories de la population se retrouvent face à de très grandes difficultés pour accéder aux services essentiels.


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