Le kit du développement durable


Social


Environnement



Gouvernance

Economie


Agenda 21
Transparence - Démocratie directe / Gouvernance  - Concertation - Participation - Démocratie participativeInstitutions françaises CitoyennetéAccords internationaux - Agenda 21 - Peuples autochtones - Guerre ou Paix - Europe - Ethique environnementale, Coopération internationale / relations Nord -Sud
Les agendas 21 correspondent à des engagements que prennent des Collectivités pour aller dans la direction du développement durable, tel que défini dans les 27 principes de la déclaration de RIO.

Depuis 1993, 75 collectivités locales, représentant 10 millions d'habitants, ont élaboré un tel document. Avec la loi d'orientation sur l'aménagement et le développement durable du territoire qui incite les agglomérations et les pays à élaborer des projets de développement faisant référence au chapitre 28 du programme Action 21, l'élaboration d'agendas 21 est maintenant encouragée par la signature de contrats particuliers dans le cadre des Contrats de Plan Etat- Régions. 500 collectivités sont actuellement porteuses de projets. Les collectivités concernées constituent un réseau et autant de références en matière d'agendas 21. Ces agendas s'apparentent en France à des projets stratégiques à 10-15 ans.

Les projets sont soit sectoriels (implication des citoyens dans la lutte contre l'effet de serre, réhabilitation de friches industrielles, agriculture raisonnée, conception de zones d'activité intercommunale à haute qualité environnementale...) soit des projets de territoires. C'est ainsi que la Communauté urbaine de la ville de Lyon mais aussi des Régions (Guadeloupe, Nord-Pas-de-Calais) ont entrepris des démarches analogues. La voie est désormais ouverte à des agendas locaux de deuxième génération devant aboutir à des projets de territoire intégrant dès leur conception développement économique, social et environnemental.

Les quatre premiers ateliers organisés entre 1999 et 2001 par le Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement pour suivre les appels à projets "outils et démarches en vue de la réalisation d'agendas 21 locaux" (150 collectivités locales lauréates ) ont fait l'objet d'une publication à la fin de l'année 2001
 

Trois raisons de faire des "agendas 21 locaux"

  • Apporter des réponses simples à des interrogations parfois complexes. Ils constituent en fait une réponse politique à la mondialisation économique et à l'essor de l'immatériel et de la communication."
  • Un intérêt financier. Il s'agit de faire mieux pour la vie quotidienne des gens et de faire moins cher avec moins d'argent et ce, dans la durée.
  • L'attention portée à la fois au patrimoine et à l'innovation, aux citoyens d'aujourd'hui et aux générations futures, au village et à la planète, peut constituer pour une commune un vecteur d'image et de qualité qui la distinguera des autres et favorisera ainsi son développement.
  • Elaborer un Agenda 21 local suppose certes d'aboutir à un plan d'action, un plan local de développement durable mais "chaque ville étant différente, c'est à chacune qu'il appartient de trouver son propre chemin de parvenir à la durabilité."
    > http://www.environnement.gouv.fr/dossiers
    A lire : " Repères pour l'agenda 21 local " : produit de nombreux débats, confrontations et réflexions entre élus, fonctionnaires territoriaux, associations etc...gratuit contre une enveloppe A4 timbrée à 2,44 euros... à commander chez Association 4D 7 impasse Charles Petit 75011 Paris


    A Johannesbourg, au Sommet Mondial du Développement Durable
    Nombreux sont les élus et les responsables de collectivités territoriales français à s'être déplacés pour participer au Sommet Mondial du Développement Durable. Etaient présents des représentants des villes et agglomérations françaises (Paris, Marseille, La Roche sur Yon, Nantes, Lille, Dijon ) mais aussi des représentants des Conseils généraux (Seine-Saint-Denis, Val de Marne, Lyon ) et Conseils régionaux (Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Guyane, Réunion, Nord-Pas de Calais ). Au lendemain du Sommet, voici le bilan que l'on peut dresser de la participation des élus locaux français à cet événement et quelques impressions recueillies au fil des conversations et des réunions :
    • Les élus et représentants des collectivités locales se sont rendus en ordre dispersé au Sommet (inscription dans des délégations différentes : délégation officielle française, ICLEI, 4D, Comité 21... .), sans s'être concertés auparavant sur leur venue. La session organisée par ICLEI pour les autorités locales, " Le monde bouge avec l'action locale ", a donc joué un rôle fédérateur pour les collectivités locales françaises, qui se sont retrouvées à l'occasion de cette manifestation.

    • La présence des élus français, notamment à la session ICLEI, a été remarquée mais leur faible participation aux débats et événements parallèles également. L'absence de traduction a semble-t-il été un obstacle à une plus large implication. L'impréparation commune de leur venue explique également leur absence.

    • Pour marquer leur présence à Johannesburg et montrer leur engagement dans la mise en application du développement durable, par le biais notamment de la réalisation d'Agendas 21 locaux, un certain nombre d'élus ont organisé le vendredi 30 août une conférence de presse à l'hôtel Crowne Plaza où se tenait la session ICLEI, pour présenter une résolution adressée à l'Etat français. Cette résolution, signée par 8 représentants de collectivités locales présents à Johannesburg, propose à l'Etat français de s'engager davantage dans la mise en oeuvre des Agendas 21 locaux. Elle a été présentée à Roselyne Bachelot, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, à l'occasion d'un rendez-vous pris par la Ministre avec les élus locaux à Johannesburg.

    • Par ailleurs, quelques élus français se sont battus pour que les associations de villes internationales adoptent, le 30 août, une résolution portée par l'ensemble des gouvernements locaux regrettant que "  le projet de plan d'action n'inclue pas une section spécifique consacrée aux autorités locales contrairement à la déclaration de Rio en 1992 ", appelant " les gouvernementaux nationaux à amender les textes en conséquence et à s'assurer que la déclaration politique intègre une référence au rôle essentiel du gouvernement local dans la mise en oeuvre du développement durable ". Cette résolution a été acceptée.

    • A la fin de la session ICLEI a été approuvée la " Déclaration des gouvernements locaux au Sommet Mondial du Développement Durable ", adoptée également par les collectivités locales françaises. La session ICLEI a permis de faire entendre un discours commun de l'ensemble des autorités locales sur la mise en oeuvre du développement durable, point jugé très positif par les élus.

    • La couverture médiatique concernant la présence des collectivités locales à Johannesburg et leur rôle dans la mise en oeuvre du développement durable a été inexistante au niveau télévisuel. Par contre, la presse écrite a publié quelques articles sur la question (dont un article du Monde). Il semble que la couverture ait été meilleure que lors de la conférence d'Habitat II à Istanbul en 1996.

    • Les élus et autres participants ont déploré que le Sommet se tienne dans la ville de Johannesburg qui est, par excellence, le symbole de la " ville non durable ".

    En définitive, l'un des éléments de bilan qui ressort le plus nettement de ce Sommet, est la frustration des élus locaux de ne pas voir leur rôle reconnu dans la mise en oeuvre du développement durable alors qu'ils sont et seront les principaux artisans de la mise en application des mesures concernant les énergies renouvelables, l'eau, l'assainissement, la lutte contre la pauvreté, discutées lors de ce Sommet.

    Ainsi, la déclaration politique ne fait référence à aucun moment au rôle essentiel des autorités locales et se contente d'affirmer la nécessité " de renforcer et d'améliorer la gouvernance à tous les niveaux " (article 27) ou encore " de renforcer l'interdépendance entre les trois piliers du développement durable aux niveaux local, national, régional et global " (article 5).

    Un travail important attend donc les collectivités locales, notamment françaises. Consacrer un Sommet à la mise en application du développement durable sans évoquer la question des Agendas 21 locaux était en effet un pari audacieux. Pari tenu hélas ! !

    Résolution des représentants de collectivités locales françaises au Sommet sur le développement durable de Johannesburg - 31 août 2002

    Les collectivités locales françaises se sont mobilisées pour la préparation du sommet de Johannesburg sur le développement durable. L'ensemble de leurs associations a ainsi élaboré une déclaration rappelant leurs engagements et leurs demandes au gouvernement et à la communauté internationale.

    Les collectivités locales présentes ou représentées au Sommet de Johannesburg réaffirment leur rôle d'animation, de planification et d'aménagement des territoires pour la mise en oeuvre des politiques de développement durable.

    Elles tirent de leur expérience la certitude qu'il n'existe de véritable développement durable territorial qu'à la condition de prendre en compte leurs diversités culturelle et historique.

    Elles ont de même acquis la conviction que la proximité territoriale indispensable pour sa mise en oeuvre implique une co-production avec tous les acteurs locaux en amont des projets pour les inscrire dans la durée.

    Elles partagent par ailleurs la volonté de mutualiser leurs expériences.

    C'est pourquoi, les collectivités locales proposent à l'Etat français de s'engager davantage dans la mise en oeuvre des " agendas 21 locaux" et de l'ensemble des engagements réciproques souhaités par les collectivités locales dans leur déclaration, notamment pour :

  • Le soutien des initiatives de coopération entre les territoires impliqués ou souhaitant s'investir dans des démarches " d'agenda 21 " ayant pour ambition la mise en oeuvre d'une renouvellement urbain durable,
  • Conforter la légitimité des acteurs impliqués dans le cadre des appels à projets " agenda 21 " initiés par l'Etat à s'inscrire dans des démarches et des projets de développement territorial durable.
  • En conséquence, et conformément aux orientations du cadre stratégique présenté par la France à Johannesburg, les collectivités locales, et leurs partenaires associés, demandent solennellement de contribuer à l'élaboration d'un programme d'actions en coopération avec l'Etat, d'ici les Assises nationales du développement durable prévues en juin 2003.

    Les premiers signataires des collectivités locales présentes à Johannesburg sont :

  • Jacques AUXIETTE, maire de La Roche sur Yon, conseiller régional, représentant l'association des maires de France (AMF), la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), l'Institut des Villes et le GART
  • Hervé BRAMY, vice-président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, en charge de l'environnement et de l'écologie urbaine
  • Yves CONTASSOT, adjoint au maire de Paris
  • Ronan DANTEC, vice-président de la communauté urbaine de Nantes, représentant l'association des maires es grandes villes de France (AMGVF)
  • Christian FEUILLET, vice-président due la région Ile-de-France, membre du bureau de la Fédération mondiale des cités unies (FMCU)
  • Jean-Patrick MASSON, adjoint au maire de Dijon, vice-président de la communauté d'agglomération
  • Simone SCHARLY, vice-présidente de la communauté urbaine de Lille, chargée du développement durable
  • Bernard STASI, président de Cités Unies France (CUF)
  • Séléction de sites

    Agendas 21 locaux :
    Troisième appel à projets :
      "Outils et démarches en vue de la réalisation d'agendas 21 locaux"

    Agenda 21 locaux en France

    Agenda 21 local : l'expérience française

    Meilleures Pratiques et démocratie locale : http://www.enda.sn/rup/reseaux/blp/bestpractices/index.htm
    Les Meilleures Pratiques représentent une contribution significative dans l'amélioration du cadre de vie à travers le monde. Elles ont été définies par les Nations Unies et par la communauté internationale comme étant des initiatives qui se sont avérées un succès et qui :

    • ont contribué de manière tangible et visible vers l'amélioration de la qualité de vie des populations concernées
    • sont le résultats de coopération efficace entre les secteurs publiques, privés et civiques
    • sont socialement, culturellement, économiquement et environnementalement durable
    Le site présente ces pratiques exemplaires par continents, pays, thèmes ( Logement et infrastructures urbaines - Développement durable des établissements humains - Intégration sociale - Amélioration des cycles de consommation / production - Réduction de la pauvreté urbaine et création d'emplois - Eau potable et Assainissement - Amélioration de l'environnement et de la santé urbaine - Désastres naturels occasionnés par l'homme - Ramassage, recyclage - Prévention du crime et justice sociale - Gouvernance efficace, responsable et transparence -Utilisation de l'information (indicateurs) pour la prise de décision - Architecture et conception urbaine - Prises en compte des besoins des personnes âgées - Pratiques expérimentaux et innovateurs

    Good Practice in Urban Management http://www.europa.eu.int/comm/urban
    Excellent site en anglais, de l'Union Européenne, sur des exemples de bonne gestion urbaine dans l'optique du développement durable, avec de très nombreuses études de cas et la possibilité de faire référencer ses propres réalisations pour les collectivités intéressées par cette thématique

    Portail des agendas 21 en France  

    Service d'Information des Bonne Pratiques Européen, "Durabilité Locale": http://cities21.com/egpis/fkeypage.htm
    Ce guide de bonne pratique de durabilité locale est publié et maintenu par EURONET Environnement, Planification et Développement, et ICLEI, le Conseil International pour les Initiatives Ecologiques Communales. Il a été développé grâce au support financier de la Commission Européenne, Directorate Général XI (Environnement, Sécurité Nucléaire et Protection Civile) et de contributions offertes par les cités et les villes où les guides de bonne pratique sont mis en place.
    Le guide offre trois services destinés aux professionnels de l'environnement urbain, aux responsables chargés de la gestion de la ville ainsi qu'aux élus qui travaillent sur le développement d'initiatives de durabilité:
    Conseil de bonne pratique offre un accès thématique aux stratégies illustrées par plusieurs exemples concrets.
    Exemples de bonne pratique tirés des projets des collectivités locales à travers toute l'Europe et qui fournissent des informations détaillées et générales sur un certain nombre de projets et d'initiatives. Une recherche interactive permet aux utilisateurs de trouver des cas classés selon une variété de critères
    Documents de la Politique Européenne sur la Durabilité et l'Environnement Urbain

    UPP - Urban Pilot Projects : http://www.inforegio.org/urban/upp/frames.htm
    Le site ( accessible en anglais seulement ) est développé par le Fond Européen Régional de Développement . Il informe sur l'actualité, les évènements, les publications à propos des projets européens pilotes en matière d'urbanisme durable .
     

    Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
    Animation Ecobase21
    Le contenu du Kit du Développement Durable vous est offert par ADOME qui termine actuellement un "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" La présentation de ce dictionnaire est prévue pour la deuxième quinzaine de Janvier 2006
    Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous en précisant dans l'objet de l'email "Présentation du Dictionnaire Multimedia du Développement Durable"

    ADOME peut par aileurs avec Patrice Zana [ zanap@club-internet.fr ] vous proposer différents services pour votre communication et vos projets de sensibilisation au développement durable

    >> Voir nos projets en cours