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Perçue autrefois comme un problème essentiellement local, la pollution de l'air a acquis ces dernières années, avec le phénomène des pluies acides, l'effet de serre ou encore la destruction de la "couche" d'ozone stratosphérique, une dimension transnationale et planétaire. Si des progrès ont été accomplis dans la réduction des émissions de dioxyde de soufre, de particules en suspension, de plomb et de chlorofluorocarbones (CFC), des problèmes sérieux demeurent ou apparaissent.

C'est le cas notamment des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, les oxydes d'azote, l'ozone atmosphérique et le méthane. La qualité de l'air, en fait la concentration des polluants et leurs effets combinés, continue d'être préoccupante dans la plupart des zones urbaines où les émissions des principaux polluants de l'air par les véhicules automobiles (voitures individuelles, camions, autobus) augmentent.

Des simulations établies à ce sujet à l'horizon 2000, tenant compte des mesures prises ou prévues pour le moment et de l'évolution du parc automobile et de son utilisation, font état de résultats contrastés: une diminution pour les VOC, le CO et les NOx (à partir de 1992), une brusque réduction en 1995 suivie d'une stabilisation pour le SO2 mais une augmentation continue pour le CO2. Ces chiffres de diminution globale d'émissions dissimulent cependant des situations en aggravation, notamment là où se poursuit la croissance urbaine et industrielle, en l'absence de mesures supplémentaires. l'amélioration de la qualité de l'air n'apparaît donc pas homogène sur le territoire de l'Union Européenne. L'air est un milieu de composition relativement stable dans lequel les multiples polluants, pourtant en très faible concentration (moins de 0,1%) entraînent de vastes effets. Toute la pollution émise n'est pas dispersée par les vents si bien que ses impacts se font sentir aussi bien depuis le niveau local jusqu'au niveau global. Les principaux polluants sont les particules et fumées noires, le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx), les oxydes de carbone (CO2 et CO), l'ozone (O3), les composés organiques volatiles (COV), les hydrocarbures imbrûlés (HC), les métaux lourds ainsi que les éléments radio actifs. La pollution chronique de l'air ambiant par le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO) et le plomb est en régression. En revanche, les évolutions pour les oxydes d'azote (NO2) ou les fumées noires sont moins régulières. leurs origines sont multiples: production d'énergie, raffineries, métallurgie, industrie des solvants, transports, agriculture, feux de forêts, etc.

A noter en positif que des progrès ont été accomplis en France, concernant les émissions des principaux polluants atmosphériques ainsi que de CO2. On a observé une réduction des émissions de SO2 et de Nox (diminution respectivement de 72 et 14 % depuis 1980). Les baisses des émissions gazeuses ont été enregistrées dans tous les secteurs économiques, à l'exception des transports pour le CO2 et résultent des transformations structurelles de l'économie, de l'amélioration de l'efficacité énergétique, de la part importante de l'énergie d'origine nucléaire et de la combinaison efficace d'instruments réglementaires, économiques et incitatifs, propres à la politique de l'environnement. Les émissions de COVNM ont diminué de 23% en 10 ans, traduisant les progrès dans le stockage et la distribution des hydrocarbures, un moindre usage des solvants et l'usage de pots catalytiques sur les véhicules routiers.

23 agglomérations de plus de 250 000 habitants sont dotées d'un réseau de surveillance de l'air. 98 unités urbaines de plus de 100.000 habitants en étaient également dotées à mi juin 1999.
Séléction de sites

Air : http://themes.eea.eu.int/theme.php/state/air
L'Agence Européenne de l'Environnement présente ( en anglais ) les divers organismes européens impliqués sur ce sujet, les études disponibles, les indicateurs : Acidification - Climat - Santé - Ozone - Villes

Air, atmosphère 1 2 34 : L’air est nécessaire à quasiment toutes les formes de vie sur terre (à l’exception de certaines bactéries). Sans air, on ne pourrait ni respirer, ni entendre (en effet l’air transmet les vibrations par mise en résonance de ses composantes). On n'aurait pas de protection contre les rayons ultraviolets (UV) du soleil et les écarts de température seraient plus grands. Nous en consommons en moyenne 15 m3 par jour (15 000 litres), soit environ 14 kg.

Air Santé : http://ile-de-france.sante.gouv.fr/santenv/index_se.htm
La DRASS Ile de France vous informe sur les effets sur la Santé de la pollution atmosphérique : Les principaux polluants mesurés. - Origine de la pollution. - Moyens réglementaires de la prévention - Normes de qualité de l'air - Principe d'établissement des normes - Sécurité. - La mesure de la pollution. - Effets sur la santé. - Risques et symptômes. - Effets de la pollution globale. - Effets spécifiques des principaux polluants. - Les indicateurs de santé.- Qui est concerné? - Que faire en cas de pollution? - Consignes sanitaires préventives. - Comportements recommandés.- Les activités sportives. - Protection médicamenteuse.- Des médecins vous répondent 24h/24.

Conseil National de l'air

> Evolution de la qualité de l'air en France 1991-1998

> L'air en questions

> Les indices quotidiens de qualité de l'air http://www.circe.fr/pratique/pollution.html

> Les réseaux de mesure de la qualité de l'air (liste )

> Qualité de l'air en ville : http://perso.club-internet.fr/unvoas/transoft/rapp4.htm
Ce rapport est le fruit d'un stage de trois mois dans le cadre d'une licence de Génie de l'Environnement à l'IUP de Jussieu, Paris VII. La première partie porte sur des généralités relatives à la pollution atmosphérique (normes, impacts sur la santé et la végétation, etc.) et à sa dispersion .

Réseau National de Santé Publique http://www.bdsp.tm.fr/Presentation/Default.asp

Vers un air plus propre



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En Europe, la température moyenne annuelle de l'air a augmenté de 0,3 à 0,6 °C depuis 1900. Les modèles climatiques prévoient d'autres augmentations supérieures aux niveaux de 1990, correspondant à environ 2 °C d'ici à 2100, les plus importantes se situant au nord de l'Europe plutôt qu'au sud. Les conséquences potentielles sont les suivantes: élévation du niveau de la mer, augmentation de la fréquence et de l'intensité des tempêtes, inondations et sécheresses, ainsi que changement de biote et de productivité des aliments. La gravité de ces conséquences dépendra en partie de la mise en oeuvre dans les années et décennies à venir de mesures d'adaptation.

Pour garantir que les augmentations de température futures ne dépassent pas, par décennie, 0,1 °C et que le niveau de la mer ne s'élève pas de plus de 2 cm (limites provisoires supposées pour la durabilité), les pays industrialisés devraient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, hémioxyde d'azote et divers composants halogénés) d'au moins 30 à 35 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2010.

Ces réductions sont nettement supérieures aux engagements pris par les pays développés à l'occasion de la troisième conférence des participants à la convention-cadre sur les changements climatiques des Nations unies (CCCC), qui s'est tenue à Kyoto en décembre 1997 Ces engagements visaient à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la plupart des pays européens de 8 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici à 2010 et ne seront pas respectés d'après ce que l'on sait des dernières négociations de Marrakech !

Il n'est pas certain que l'UE atteindra l'objectif original de la CCCC, défini en 1992, consistant à stabiliser en l'an 2000 les émissions de dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre) aux niveaux de 1990, dans la mesure où, selon les prévisions actuelles, les émissions en 2000 seront jusqu'à 5 % supérieures aux niveaux de 1990. En outre, contrairement à l'objectif de Kyoto visant une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre en 2010 (pour un lot de six gaz, notamment le dioxyde de carbone), le dernier scénario de maintien du statu quo des Communautés européennes (avant Kyoto) implique une augmentation de 8 % des émissions de dioxyde de carbone entre 1990 et 2010, la plus importante (39 %) concernant le secteur des transports.

La proposition concernant l'une des mesures clés au niveau communautaire, une taxe énergie/carbone, n'a pas encore été adoptée, mais certains pays d'Europe occidentale (Autriche, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Norvège et Suède) ont déjà introduit ce type de taxe. En outre, il existe un potentiel pour d'autres types de mesures visant à réduire les émissions de CO2, certaines étant actuellement adoptées par divers pays européens et l'UE. Elles incluent des programmes de rendement énergétique, des centrales à production combinée, le passage du charbon au gaz naturel et/ou au bois, les mesures visant à modifier la répartition entre modes de transport et celles destinées à absorber le carbone (augmentation du puits de carbone) par l'intermédiaire du reboisement.

Dominée par les combustibles fossiles, l'utilisation énergétique est le facteur clé du problème des émissions de dioxyde de carbone. En Europe occidentale, les émissions de dioxyde de carbone provenant de combustibles fossiles ont chuté de 3 % entre 1990 et 1995, en raison de la récession économique, de la restructuration de l'industrie en Allemagne et du passage du charbon au gaz naturel pour la production d'électricité. En Europe occidentale, les prix de l'énergie au cours de ces dix dernières années ont été stables et relativement bas par rapport aux prix passés, représentant un faible encouragement à l'amélioration du rendement. L'intensité énergétique (consommation d'énergie finale par unité de PIB) n'a diminué que de 1 % depuis 1980.

Les modèles d'utilisation énergétique ont considérablement changé entre 1980 et 1995. L'utilisation énergétique a progressé de 44 % dans le secteur des transports, a diminué de 8 % dans l'industrie, et l'utilisation d'autres combustibles a augmenté de 7 %, reflétant par là, principalement la croissance des transports routiers et l'abandon de l'industrie lourde à forte intensité énergétique. La consommation totale d'énergie a augmenté de 10 % entre 1985 et 1995.

En Europe orientale, les émissions de dioxyde de carbone provenant de combustibles fossiles ont chuté de 19 % entre 1990 et 1995, principalement à la suite d'une restructuration économique. L'utilisation énergétique dans le secteur des transports a diminué de 3 %.

Il existe toujours un potentiel considérable de réductions supplémentaires dans l'ensemble de l'Europe, en particulier à partir des systèmes de distribution de gaz et d'exploitation de charbon. Les émissions d'hémioxyde d'azote provenant de l'industrie et l'utilisation d'engrais minéraux pourraient également être encore réduites dans l'ensemble de l'Europe.

Les émissions de CFC ont rapidement chuté par rapport à leurs niveaux maximum à mesure de l'élimination progressive de leur production et de leur utilisation. L'utilisation et l'émission de leurs substituts, les HCFC (également des gaz à effet de serre ), augmentent toutefois, de même que celles des gaz à effet de serre récemment identifiés, comme les SF6, les HFC et les PFC, qui font partie du lot de gaz pour lesquels des objectifs de réduction des émissions ont été convenus à Kyoto.

Réchauffement climatique : un Etat bientôt rayé de la carte
Cette nouvelle est passée quasiment inaperçue dans les médias. Elle concerne pourtant l'avenir d'un Etat qui fait partie de la Terre au même titre que la France, les USA ou l'Afghanistan... Participez donc au réveil des consciences sur cette question, faites passer cette info à tout votre carnet d'adresse. Les 11.000 habitants de l'archipel de Tuvalu, se sont résignés à abandonner leur pays. Ils ont demandé asile à l'Australie, qui le leur a refusé. Ils devraient être accueillis par la Nouvelle-Zélande.

La vie est en effet de plus en plus difficile sur l'archipel : certaines marées submergent presque ces îles qui culminent à 4,5 mètres au-dessus de l'océan Pacifique, les cultures et l'eau douce sont gagnées par la salinisation, l'érosion grignote le littoral. La montée du niveau de l'océan, conséquence du réchauffement global, en serait la cause. La montée des eaux responsable de l'abandon de Tuvalu serait de 20 à 30 cm, alors qu¹une élévation d'un mètre est attendue pour la fin de ce siècle . Tuvalu est un archipel de l'Océan Pacifique composé de neuf îles totalisant 26 km2, situé entre Hawaï et l¹Australie

> Et pendant ce temps certains grands lobbies industriels sont toujours opposés au protocole de Kyoto qu'ils ont réussi à affaiblir sérieusement à Marrakech http://www.transnationale.org/dossiers/environnement/air_2.htm
 
Séléction de sites

333 ONGs qui s'occupent des changements climatiques :http://www.climnet.org
Publications, Liens vers d'autres sites web consacrés aux changements climatiques, actualités, recherche par nom et par pays

Changements climatiques : http://www.wri.org/climate/
Site en anglais du World Resources Institute : l'équipe et les projets, études de cas, publications, carte des émissions de CO2 / pays, analyse du marché des " droits à polluer ", liens vers des sites web en rapport avec le sujet

Climat : http://www.agora21.org/climat.html
Accords internationaux - Bulletin des Négociations de la Terre. - Institut International du Développement Durable (IIDD) - Programmes internationaux - Agriculture et changement climatique: le rôle de la FAO - 1997 - Programmes nationaux ou régionaux (documents et rapports)

Dictionnaire des mots clés : http://www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/index.htm
Recherche sur les climats, Dictionnaire des mots clés, Bibliographie, Manifestations, Image des climats, excellent site du CNRS

> Global CliMEDD ( Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) Change Edition résumée sur les changements climatiques :
http://www.globalchange.org
Revue en anglais, articles sur les changements climatiques, l'ozone... .
 

Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
Animation Ecobase21
Le contenu du Kit du Développement Durable vous est offert par ADOME qui termine actuellement un "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" La présentation de ce dictionnaire est prévue pour la deuxième quinzaine de Janvier 2006
Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous en précisant dans l'objet de l'email "Présentation du Dictionnaire Multimedia du Développement Durable"

ADOME peut par aileurs avec Patrice Zana [ zanap@club-internet.fr ] vous proposer différents services pour votre communication et vos projets de sensibilisation au développement durable

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