Le kit du développement durable


Social


Environnement


Gouvernance


Economie


Déchets - Innovations technologiques
Empreinte écologique - Sols - ChasseEspaces vertsForêtsBiodiversité - Désert - Ecosystèmes - Automobile - Espèces - Diversité - Faune - Flore - OGMs - Biotechnologies - Pollution - Produits chimiques - Pesticides - Santé - Effet de serre - Couche d'ozone - Défense du Patrimoine - Protection de la Nature - Pluies acides - Air - Climat - TransportMobilité - Véhicules propres - Co-voiturage - Pêche - Agriculture - Production alimentaire et sécurité - Agriculture biologique - Eau - Zones arides - Zones humides - Mers - Océans - Littoral - Energies renouvelables- Energies propres- Energie solaire - Energie - Associations  - Ville Recyclage - Ecologie Industrielle - Déchets - Emplois - ConsommationDéchets ( Innovation ) - Déchets nucléaires - Déchets dangereux - Cycle de Vie- Risques - StatistiquesVerdissement des administrations - Associations
 
La politique de gestion des déchets a été relancée en France par la loi de1992, complétant la loi de 1975 qui créait les Plans Départementaux d'élimination des déchets ménagers et assimilés avec pour objet de fixer des objectifs de recyclage, d'incinération, de compostage et de mise en décharge à terme de 5 et 10 ans. Face au retard dans l'adoption de ces plans et à la priorité accordée à l'incinération, un texte a imposé une réorientation de leur contenu en vue d'un rééquilibrage des filières de traitement, privilégiant la prévention, la réduction à la source, le recyclage et le tri sélectif.

Un objectif quantitatif national est fixé: à terme 50% des déchets des collectivités locales doivent être collectés en vue de leur réutilisation, recyclage, traitement biologique ou épandage agricole. La France incite à développer la collecte sélective.Devant l'augmentation de la part des emballages dans les déchets ménagers, un décret impose que les producteurs et importateurs des produits emballés destinés à la consommation ou à l'utilisation par les ménages pourvoient à l'élimination des déchets qui en résultent par des systèmes de consignation, l'organisation de la récupération des emballages produits ou le versement d'une contribution par unité d'emballage à un organisme agréé (Eco-emballages, Adelphe et Cyclamed pour les déchets issus de médicaments). L'objectif est d'atteindre un taux de valorisation globale de 75% en poids des déchets d'emballage ménagers produits en 2002 .

La politique d'aides aux filières a permis une progression des taux de recyclage et de valorisation. En 1998, le taux de valorisation atteint 60,7 % (9% en 1994) : le taux de recyclage passant de 7% à 44,2% sur la même période. Une nette diminution du taux de dioxine émis par les UIOM a été observée grâce aux efforts de mise aux normes et à la fermeture des usines non conformes (réduction de 60% entre 97 et 99 des rejets des usines d'incinération des ordures ménagères)

Si des traitements comme le compostage ou le recyclage connaissent une évolution positive, cela reste dans des proportions trop faibles pour éviter d'accentuer le problème des décharges. Les conséquences pour la contamination des sols et des eaux souterraines sont aujourd'hui constatées avec une certaine ampleur, du moins pour les sites connus et suivis. Les quantités de déchets produites augmentent bien plus rapidement que les capacités de traitement et d'élimination. Un important effort de mise en place et de développement de réseaux de collecte des déchets urbains assurent certes aujourd'hui un ramassage quasi total dans l'Union Européenne, mais néanmoins la décharge reste le moyen le plus employé pour tâcher d'éliminer ceux ci. Cette situation devrait évoluer rapidement puisque la Directive " Zéro Décharge " est entrée en application au tout début de l'année 2002...

La collecte des déchets municipaux et leur élimination incombent aux communes. Ces déchets se répartissent presque à parts égales entre les déchets des ménages et les déchets collectifs (rues, espaces verts, marchés, boues de stations d'épuration...). S'ajoutent des déchets provenant des petites entreprises, collectés en mélange avec les ordures ménagères.

En 1995, 22 millions de tonnes d'ordures ménagères ont été traitées dans 763 installations inventoriées par l'ADEME. L'incinération constitue à présent le 1er mode de traitement pour les quantités.

Elle se fait le plus souvent avec récupération d'énergie, dans les installations de grande capacité (90 000 tonnes par an en moyenne). Les décharges représentent néanmoins le plus grand nombre d'installations. La majorité des ordures ménagères entrant dans les centres de tri est issue de la collecte sélective.

Pour le verre comme pour le papier-carton, le taux de récupération est d'environ 42 %. C'est-à-dire que les quantités de déchets récupérés dans l'année représentent 42 % de la consommation apparente estimée (production + imports - exports + variations de stock)

Les risques liés aux déchets dangereux se sont accrus tant pour l'homme que pour l'environnement.

Les déchets industriels connaîtront un accroissement sensible dans les régions en développement où la production croît. Dans la plupart des régions, un effort très important d'équipement en filières de traitement est nécessaire pour y faire face. De plus l'identification des sites contaminés et leur remise en état demandera un effort substantiel pendant plusieurs décennies encore. Résidus inséparables des activités de production et de consommation, les déchets ont jusqu'ici constamment augmenté en poids et en volume.

En outre, leur caractère toxique ou dangereux s'est accru. Les statistiques et estimations disponibles à l'échelle communautaire distinguent les grandes catégories de déchets (municipaux, industriels, dangereux, agricoles)

Pour apprécier les pressions et risques pour l'environnement il est cependant nécessaire de disposer d'informations plus précises. De telles données sont partiellement disponibles aux niveaux nationaux ou régionaux. La collecte de telles données et leur mise en cohérence est indispensable pour la mise en oeuvre efficace de la politique communautaire des déchets.

La quantité de déchets, rapportée au nombre d'habitants, produits par les ménages et les activités assimilées (petits commerces, etc.) est à peu près la même dans tous les pays de la Communauté. Elle s'est stabilisée dans la plupart des pays industrialisés et urbanisés de longue date, mais a continu à croître récemment ailleurs.

Les déchets industriels reflètent partiellement le niveau de l'activité industrielle, mais dépendent bien entendu aussi de l'efficacité environnementale et de la nature de l'activité. L'utilisation du poids de déchets comme indicateur, fait ressortir les pays où les industries extractives jouent un rôle important : 22 millions de tonnes de déchets toxiques et dangereux sont produits annuellement dans l'Union Européenne. Ils ne représentent en poids que 1% des déchets industriels, mais, du point de vue des coûts, 20% du marché potentiel de l'industrie de traitement.

La capacité de traitement des déchets dangereux est nettement insuffisante et inégalement répartie par rapport aux sources de production, ce qui induit un mouvement de déchets important.

La prise de conscience des dangers que font courir à l'environnement et à la santé les décharges de déchets, et en particulier de déchets toxiques, et les politiques à cet égard datent d'il y a à peine trente ans dans le meilleur des cas. Par contre, l'abandon dans l'environnement de résidus toxiques a commencé au XlXme siècle. Le résultat en est que l'on compte aujourd'hui dans l'Union Européenne plusieurs dizaines de milliers de sites contaminés, dont l'inventaire complet est loin d'être fait.

Incinération :
L'incinérateur de déchets ménagers d'Albertville a dû être fermé par le préfet de Savoie de toute urgence suite à la découverte de taux de contamination record aux alentours de l'usine. Près de dix exploitations agricoles ont reçu l'interdiction de vendre leurs produits. Une vache est contaminée à 70 pg, l'un des plus importants chiffres jamais constatés en France . Un troupeau est contaminé à raison de 24 fois la norme de "qualité" fixée par Direction générale de l'alimentation (DGAL), dépendant du ministère de l'Agriculture. Le sol est également contaminé. Les risques pour la santé humaine sont bien réels, comme en atteste une étude épidémiologique effectuée sur un incinérateur similaire, celui de Besançon, et dont bizarrement personne ne parle. Selon cette étude, les personnes vivant à proximité de l'incinérateur de déchets de Besançon développent plus de cancers que le reste de la population . Des scientifiques de l'Université de Besançon, avec la participation du Registre des cancers du Doubs, qui dépend du ministère de la Santé, ont analysé la répartition des lymphomes non-hodgkiniens (LNH) et des sarcomes des tissus mous (STM) au niveau du département. Les deux "agrégats" - ou concentrations de cancers - identifiés se trouvent à proximité de l'incinérateur de déchets ménagers de Besançon. Il est donc à craindre qu'un nombre important de cancers, certains avec une issue mortelle, aient été provoqués par l'incinérateur d'Albertville.

Au niveau national, il existe plus de 250 incinérateurs de déchets ménagers. Pour Pierre-Emmanuel Neurohr, Directeur du CNIID, " Il devient urgent que le ministre de l'Environnement, mette en place un moratoire sur la construction d'usines d'incinération. "

Selon le Comité de la prévention et de la précaution, organisme officiel dépendant du ministère de l'Environnement, la dioxine tuerait entre 1800 et 5200 français chaque année par cancer. Et ceci ne prend pas en compte les autres maladies et morts induites par les dioxines. En effet, ces substances toxiques perturbent le système hormonal avec diverses conséquences sur la santé : malformations à la naissance, atteinte au système immunitaire, baisse de la fertilité. L'une des caractéristiques des dioxines est leur toxicité à des doses infimes, de l'ordre du millionième de millionième de gramme. Début mars, le directeur du CNIID avait fait une conférence à Albertville sur le danger que représente cette usine, et les Verts Albertville-Tarentaise ont poursuivi leur campagne de terrain face à cette véritable "usine à dioxines".

(1) pg ou picogramme : un millionième de millionième de gramme. (2) Soft-Tissue Sarcoma and Non-Hodgkin's Lymphoma Clusters around a Municipal Solid Waste Incinerator with High Dioxin Emission Levels, American Journal of Epidemiology, 26 juin 2000, par Jean-François Viel (épidémiologiste), Patrick Arveux (maître de conférence en cancérologie), Josette Baverel (médecin de santé publique), Jean-Yves Cahn (professeur d'hématologie à la Faculté de Besançon).

Séléction de sites

Action RE-buts : http://www.cam.org/~act_reb
Action RE-buts est formé de citoyens, de citoyennes et de groupes qui encouragent l'élaboration de nouvelles stratégies, la mise sur pied de plans d'action et le développement de nouveaux processus favorisant une gestion écologique et économique des déchets.au Canada

Apprendre à trier et à réutiliser les déchets. : http://perso.wanadoo.fr/armange/timax.html
Petit Gibus propose des jeux en ligne pour sensibiliser les enfants aux déchets : Deviens un as du tri - Que fait-on des déchets - Réutiliser les déchets - Qui s'occupe des ordures - Des montagnes de déchets

> CNIID : Centre national d'information indépendante sur les déchets : http://www.cniid.org
Le CNIID est une association à but non lucratif qui agit pour la protection de l'environnement et de la santé publique.Il dénonce la gestion actuelle des déchets en France : l'incinération productrice de dioxines, furanes et émettrice de métaux lourds ; la mise en décharge sur des sites inadaptés qui engendre des nuisances olfactives, des risques de pollution des nappes phréatiques, un trafic routier important, etc.
Le CNIID fait la promotion de la réduction à la source de la toxicité et de la quantité des déchets. Dossiers - Communiqués de presse - Questions - Liens - Livres

Déchets :http://themes.eea.eu.int/theme.php/issues/waste
Le Site référence de l'Agence Européenne de l'Environnement ( en anglais ) : : Métaux lourds, déchets ménagers, recyclage, décharges, cogénération, indicateurs, rapports, liens vers d'autres sites : Direction Générale Déchets, European Topic Centre on Waste and MEDD ( Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable) rial Flows

Déchets (Les): http://perso.wanadoo.fr/ecole.lirac/dechets
Conçu par des enfants de CM1 et CM2 : ça veut dire quoi déchet ? - ils sont passés par ici,- ils repasseront par là - trop de déchets - trop de pollution - recyclons et revalorisons!

Guide de l'élu local en charge des déchets
Qu’est ce qu’un déchet ?
Les déchets en chiffres
Peut-on réduire la quantité de déchets ?
Que faire des déchets ?

1. Le réemploi
2. Le recyclage
3. L’incinération
4. Le compostage >>  http://www.multimania.com/incinerateur
Pour 100 kg de déchets incinérés, il est rejeté 670 kg d'air pollué (dioxines, métaux lourds) et 50 litres d'eau polluée et saturée en sels toxiques

> Initiatives locales :

Les différents types de déchets :

Nos déchets :

Les déchets insolites
Les déchets dans le monde
Les lois et décrets sur les déchets

Pro recyclage .com : http://www.prorecyclage.com
Services pour valoriser vos déchets : - Actualités - Juridique - Gestion des déchets
Eco-management - Professionnels - Métiers - Produits recyclés - Collectivités
Statistiques - Où trouver en France des professionnels qui puissent s'occuper de vos déchets : ? Métaux ferreux - Métaux non ferreux - Papiers - cartons - Textiles - Plastiques - Palettes - Verre - DIB (ou mélange) - Consommables bureautique - Déconstruction automobile - Solvants - Plumes et duvets

Réhabilitation des décharges http://www.ademe.fr/bretagne/actions_phares/dechets_municipaux/decharges.asp
De nombreuses communes possèdent encore des décharges brutes, vestiges des anciens schémas communaux de gestion des déchets. Ces décharges ne respectent pas les prescriptions réglementaires actuelles. Afin de soutenir financièrement les collectivités dans ces démarches, l'ADEME et chaque Conseil Général ont mis en place un dispositif d'aide à la réhabilitation des décharges. Les cahiers des charges types pour la réhabilitation des décharges en impact faible ou pour les études sur les décharges en impact fort sont téléchargeables sur ce site.
 
Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (SYCTOM) :
http://www.syctom-paris.fr
Vous trouverez sur ce site un ensemble d'informations qui vous permettront de découvrir le SYCTOM de l'agglomération Parisienne, les différentes usines, le traitement des déchets ménagers, le coût de ce traitement, etc..
Traiter les déchets ménagers : cette rubrique expose de quelle façon sont traités les déchets, dans quelle mesure ce traitement protège l'environnement et que de nouvelles technologies sont mises en oeuvre afin de rendre ce traitement encore plus efficace et moins polluant.
Combien ça coûte: Cette rubrique présente les aspects fianciers du Traitement des déchets ménagers et de l'activité du SYCTOM.
Documentation: Cette rubrique vous offre la possibilté de consulter les publications du SYCTOM. Elle vous permet aussi d'avoir accès aux rapports annuels du SYCTOM.
Liens: Vous trouverez ici les différents liens, les communes, les liens institutionnels et les liens vers les sites étrangers concernés par le traitement des déchets.


Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
Animation Ecobase21
Le contenu du Kit du Développement Durable vous est offert par ADOME qui termine actuellement un "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" La présentation de ce dictionnaire est prévue pour la deuxième quinzaine de Janvier 2006
Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous en précisant dans l'objet de l'email "Présentation du Dictionnaire Multimedia du Développement Durable"

ADOME peut par aileurs avec Patrice Zana [ zanap@club-internet.fr ] vous proposer différents services pour votre communication et vos projets de sensibilisation au développement durable

>> Voir nos projets en cours