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L'effet de serre résulte de l'émission de gaz spécifiques qui, dans l'atmosphère, piègent les rayons infrarouges réfléchis à la surface de la terre, provoquant ainsi un réchauffement qui pourrait modifier les équilibres climatiques et engendrer une hausse du niveau des océans.Phénomène bien connu, l'effet de serre joue un rôle dans la régulation de nos climats. Celui ci tient à la capacité qu'ont certains gaz habituellement présents en infime quantité dans l'atmosphère (le CO2/ le CH4/ l'O3 / le N2O/ les CFC) d'intercepter le rayonnement solaire (infrarouge) réfléchi par la surface des continents et des océans et de provoquer par là même, un réchauffement de l'atmosphère. C'est un principe bien connu des horticulteurs qui captent dans leurs serres la chaleur libre par les rayons infrarouges.Le problème en l'occurrence vient de ce que le développement des activités humaines s'accompagne d'une augmentation sensible de la teneur de l'air en gaz à effet de serre créant ainsi les conditions pour un réchauffement progressif de la planète.


La responsabilité des différents gaz et des différents secteurs d'activité dans cette augmentation est extrêmement variable: le CO2 lui seul intervient pour la moitié dans l'effet de serre mais les autres gaz absorbent mieux les rayons infrarouges et s'accumulent plus vite dans l'air notamment le CH4 qui participe déjà à hauteur de 15 %. l'essentiel des émissions de CO2 provient de la combustion des combustibles fossiles et de la déforestation alors que les rejets de CH4 sont surtout le fait de l'industrie pétrochimique des raffineries et de l'agriculture (rizières et élevage).Les conséquences exactes d'un accroissement de l'effet de serre à long terme ne sont pas connues avec précision en raison de la complexité des réactions auxquelles un tel accroissement pourrait donner lieu. Des incertitudes subsistent en particulier sur le rôle joué par les océans et les nuages.Un consensus toutefois s'est fait jour au sein de la communauté scientifique sur deux points: si rien n'est fait entre temps, l'accentuation de l'effet de serre se traduira, au milieu du siècle prochain, par une augmentation de la température moyenne de la planète de l'ordre de 2 à 3°C, laquelle devrait entraîner à son tour une élévation du niveau des mers de 17 à 32 cm. Il ne s'agit, toutefois, que de moyennes, les effets pouvant être, localement, très variables. Ainsi, dans les régions méditerranéennes l'élévation de la température pourrait être de 50% supérieure à l'élévation moyenne terrestre.

Les impacts de l'élévation de la température et du niveau des océans sont encore mal appréciés, mais ils pourraient être considérables. Parmi les plus directs et les plus probables, notons:
  • l'inondation des zones littorales peu ou mal protégées,
  • le recul des glaciers et de la banquise,
  • une modification de la circulation atmosphérique et du cycle de l'eau,
  • une redistribution géographique des grands écosystèmes terrestres et des activités agricoles.
Positifs pour certains, désastreux pour d'autres, ces effets ne manqueraient pas de transformer le paysage géopolitique actuel.167 pays présents à la récente négociation climatique à Marrakech ont bouclé au terme d'une nuit de tractations acharnées quatre ans de travail, sauvant définitivement le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre donné moribond il y a six mois après le départ des Américains. "L'entrée en vigueur du protocole de Kyoto est à présent irréversible", a estimé le ministre belge Olivier Deleuze, qui menait la délégation européenne.

Le protocole de Kyoto, qui prévoit une diminution de 5,2% des gaz à effet de serre des pays industrialisés à l'horizon 2008-2010 par rapport à 1990, est l'accord le plus ambitieux jamais conclu en matière d'environnement mais aucun grand pays ne l'a encore ratifié.

Il a été sauvé une première fois du désastre à Bonn en juillet 2001, après la défection des Américains quatre mois plus tôt à La Haye. Le texte formellement adopté à Marrakech traduit en termes juridiques l'accord politique de Bonn et ouvre la voie à la ratification indispensable au démarrage concret des réductions polluantes.


L'accord de Marrakech est le fruit d'un savant marchandage. Les Russes ont ainsi obtenu la totalité des "puits de carbone" qu'ils réclamaient, soit 33 millions de tonnes, un quasi doublement par rapport au forfait qu'ils avaient déjà obtenu à Bonn lors de la dernière conférence en juillet dernier. Les "puits" désignent le stockage du CO2 par les forêts et terres agricoles, à travers la photosynthèse. Ils sont très controversés, car leur contribution réelle à l'équilibre de l'atmosphère est encore incertaine sur le plan scientifique. L'adhésion de la Russie était indispensable après le départ en mars dernier des Américains, qui ont jugé le protocole injuste et dommageable pour leur économie.

Le Japon, coincé entre son amitié traditionnelle avec les Etats-Unis, et sa fidélité aux engagements pris en 1997 chez elle à Kyoto, a finalement donné son accord après de longues heures de discussions. Mais Tokyo est une nouvelle fois resté évasif sur sa ratification du protocole devant les délégués samedi.

L'Union européenne s'est engagée à ratifier le protocole de Kyoto avant le deuxième Sommet de la Terre qui doit se tenir à Johannesburg en septembre 2002. Les règles du protocole imposent la ratification par 55 pays pesant 55% des émissions des pays industrialisés de 1990 pour entrer en vigueur. Le protocole est la première tentative au niveau planétaire de combattre les effets des émissions polluantes sur le climat.

Son effet sera très limité dans un premier temps, notamment du fait du départ des Etats-Unis, premier pollueur mondial avec le quart des émissions de CO2. Mais il servira de cadre pour les futures négociations sur le climat, ce qui explique que l'élaboration de ses règles ait pris presque quatre ans de difficiles négociations. Le Réseau Action Climat rappelle toutefois que le Protocole de Kyoto, affaibli par l' accord de Bonn et encore une fois par les concessions faites au groupe des quatre (Australie, Canada, Japon, Russie) à Marrakech, n'est qu'un minuscule premier pas dans la lutte contre le changement climatique. Cet accord revient approximativement à stabiliser les émissions des pays industrialisés (hors Etats-Unis) au lieu de les réduire de 5 % comme initialement prévu par le protocole, alors qu'il faudrait les réduire de 60 à 80 % à terme. De plus, cet accord autorise le démarrage rapide de plantations destinées à stocker le carbone dans les pays en développement, au risque d'y avoir des effets néfastes sur les populations, en particulier autochtones, la biodiversité ou encore la qualité des sols. " Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) adopté à Kyoto risque de se transformer en une Machine de Déploiement des Plantations " regrette Arturo Madera, du RAC-France. Ce risque est d'autant plus important que les critères destinés à éviter ces effets pervers ne seront adoptés qu'en 2003, et que les règles de transparence et de consultation du public sont extrêmement faibles - encore plus que celles des institutions financières internationales. Aussi, le RAC appelle l'Union européenne, et en particulier la France, à ne pas utiliser le MDP pour des projets de plantation.... Les associations appellent à ratifier le Protocole mais seront attentives à sa mise en oeuvre, en particulier pour que les investissements menés au titre du MDP participent au développement durable des pays du Sud et n'aient pas d 'effet négatif sur les populations et l'environnement local.
Séléction de sites

> Biogaz dans les Estuaires :
http://www.ulg.ac.be/oceanbio/biogest/biogest.htm

> Centre Interprofessionnel Technique d'Études de la Pollution : http://www.citepa.org

> Dossier climats du CNRS : http://www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/sysfacte/systfactMot/effetserre.htm

> Effet de serre ( technologie des gaz à ) : http://www.greentie.org

> Exposition : série de panneaux sur l'effet de serre : http://www.ac-toulouse.fr/meteo/2metser.htm
L'exposition sous forme de panneaux accompagnée de fiches pédagogiques et d'une cassette vidéo peut être obtenue auprès de votre Centre Départemental de Météo-France :

> Le point scientifique sur l'Effet de Serre : http://www.amisdelaterre.org/publications/publications_4.html
Ce qui est sûr : Le mécanisme de l'effet de serre - Les gaz à effet de serre - Les potentiels d'effet de serre instantanés de ces gaz - La montée des GES et son origine humaine - Les sulfates en aérosols - Quelques conséquences, au moins qualitatives, d'un réchauffement global - L'inertie thermique Ce qui est plausible : Augmentation des quantités de gaz à effet de serre - Les modèles climatiques - L'influence de l'homme sur le réchauffement - Prévision 21ème siècle - Variation diurne - Les potentiels d'effet de serre différés des GES Ce qui reste sujet à controverses : La répartition des nuages - Modifications des circulations océaniques - Activation de la photosynthèse - CO2 contre CO2 - Le devenir des glaces continentales Évolution des quantités de SO2 - Évolution des CFC

> MIES http://www.effet-de-serre.gouv.fr
Mission Interministérielle à l'effet de serre
La MIES et la Commission Interministérielle de l'Effet de Serre - Publications
Ce qu'il faut savoir - Qu'est-ce que l'effet de serre ? - Les impacts potentiels du changement climatique en France au XXIème siècle - Lexique - Les émissions de gaz à effet de serre en France - Consommation d'énergie par secteur d'activité et émissions de gaz carbonique - Part relative des activités dans les émissions de G.E.S. et leur croissance - Inventaire des émissions de G.E.S. en France - Les solutions pour réduire le G.E.S. en France - Politiques et industries - Collectivités territoriales - Les action citoyennes - Le contexte mondial et les accords internationaux - Calendrier international des négociations - Evénements nationaux

> Réchauffement climatique : http://www.fnh.org/francais/faq/effet_serre/contenu.htm
Réponse à quelques questions élémentaires


Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
Animation Ecobase21
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