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L'énergie est un élément essentiel dans la vie économique et sociale, dont l'impact sur l'environnement, s'il dépend certes de la quantité d'énergie demandée, est davantage déterminé aujourd'hui par la manière dont elle est produite et utilisée. 

En particulier, l'utilisation des meilleures technologies disponibles ainsi que les perfectionnements issus de la recherche offrent des possibilités d'accroissement de l'efficacité énergétique réduisant de cette sorte l'impact environnemental.

A cet égard, l'augmentation globale prévisible de la consommation d'énergie liée à la croissance de l'activité économique qui devrait suivre la réalisation du marché intérieur renforce la nécessité à la fois d'améliorer l'efficacité énergétique et de mesures de contrôle des conséquences sur l'environnement. En France, nous payons très cher les choix du Général de Gaulle d'assurer l'indépendance énergétique de notre pays en misant sur le " tout nucléaire " et commençons à peine à prendre conscience des retards pris en matière d'énergie renouvelables, par rapport à d'autres pays européens... 

Au niveau international, bien que la production et l'utilisation de l'énergie soient responsables de plus des ¾ des problèmes environnementaux, ni le rapport Brundtland ( 1987), ni les textes issus du Sommet de la Terre de Rio n'avaient de chapitre sur l'énergie... Depuis, un groupe d'analystes de toutes les parties du Monde ont fondé Helio International ( http://www.helio-international.org ) qui a mis au point toute une série d'indicateurs pour évaluer les politiques énergétiques

L'Agence Internationale de l'Energie (http://www.iea.org ) publie la version 2001 de son World Energy Outlook qui présente les grandes tendances énergétiques mondiales (politiques, ressources, etc..). La conclusion de ce rapport est que les réserves en pétrole, gaz, charbon et uranium paraissent suffisantes pour assurer la satisfaction de la demande mondiale en énergie jusqu'en 2020. Mais les investissements en équipements et infrastructures devront être colossaux.

L'aprés 2020 pourrait être marqué par l'avénement des énergies renouvelables bon marché, du vecteur hydrogéne, de la combustion propre et de la séquestration du CO2 (ce qui réglerait le problème du réchauffement climatique) ; une vision que l'on peut qualifier d'optimiste !

En France, le Ministére de l'Economie, des Finances et de l'Industrie vient de publier " l'Energie - Edition 2001 " . Ce rapport de 174 pages présente toutes les statistiques et analyses actualisées dans le domaine de l'énergie : Un fascicule allégé de 30 pages " Repéres - Edition 2001 " en a été extrait ; il reprend les principaux chiffres et il est disponible en ligne.

Ce même Ministére propose une synthése de 45 pages sur le développement des énergies renouvelables en France de 1970 à nos jours (avec tous les chiffres de production de ces 30 années). Pour en savoir plus : http://www.energie.minefi.gouv.fr

La relance de la maîtrise de l'énergie par l'ADEME est une condition du respect par la France des engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre : les moyens financiers et humains de l'ADEME ont été renforcés. L'adoption du Programme national d'amélioration de l'efficacité énergétique a permis de multiplier par dix ses crédits d'intervention entre 1998 et 2001.

La base législative de la maîtrise de l'énergie a été modernisée (loi de 96 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie). Elle porte sur les rendements et l'équipement des chaudières (puissances comprises entre 400 kW et 50 MW), le contrôle des installations consommant de l'énergie thermique; le classement des réseaux de distribution de chaleur et de froid, le renouvellement des flottes publiques, la consommation en énergie des réfrigérateurs et congélateurs électriques à usage domestique et la nouvelle réglementation thermique.

Les actions en faveur de l'utilisation de la cogénération ont accéléré le développement de cette technologie. La loi électrique (février 2000) a institué un nouveau dispositif d'obligation d'achat par EDF de l'électricité produite par des installations utilisant des énergies renouvelables ou des techniques de cogénération. Le récent arrêté tarifaire permettra de poursuivre son développement.

La relance des mécanismes d'aides à la décision a deux cibles principales: favoriser l'investissement et faciliter la décision d'achat des consommateurs.

Dans le domaine de l'industrie, le gouvernement a ouvert les Fonds régionaux au conseil (FRAC) aux audits énergétiques pour les PMI. L'ADEME finance des opérations permettant de sensibiliser les industriels à une meilleure gestion énergétique de leurs sites.

Un Programme National d'Amélioration de l'Efficacité énergétique (PNAEE) datant de décembre 2000 vise :
  • à limiter nos émissions de gaz à effet de serre
  • à réduire les conséquences pour la France des crises pétrolières qui secouent périodiquement l'économie mondiale
  • à renforcer notre indépendance énergétique
Il comporte un effort de communication en direction des ménages et des petites entreprises. Pour relancer l'action nationale d'information sur les économies d'énergie auprès des consommateurs et des jeunes, il a été décidé de :
  • créer un réseau d'information de proximité, les points Info-Energie (PIE), à destination des particuliers, des petites entreprises et des collectivités locales. 500 personnes seront recrutées à cet effet ;
  • conduire dans les médias nationaux et régionaux une campagne nationale d'information pour sensibiliser les Français à la nécessité de modifier leurs comportements en matière de consommation énergétique.
Le PNAEE comporte également un ensemble de mesures nouvelles :Création par l'Ademe d'un fonds d'intervention pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie qui permettra aux PME de trouver des quasi-fonds propres pour leurs investissements d'économie d'énergie ;

Programme de développement des énergies renouvelables, comportant la fixation de tarifs d'achat de l'électricité produite par éolien, hydraulique et incinération des ordures ménagères permettant le développement de ces filières.

Sont également reprises dans le PNAEE trois mesures intervenues depuis l'adoption en janvier 2000 du programme national de lutte contre l'effet de serre :
  • réforme des aides aux transferts collectifs pour inciter à la maîtrise des pollutions et au financement d'études préalables à l'élaboration de plans de déplacement urbain ;
  • développement du fret ferroviaire, à travers une expérimentation "d'autoroute ferroviaire" entre Lyon et Turin et une aide en faveur du transport combiné ;
  • renforcement des exigences relatives aux performances thermiques des bâtiments : la nouvelle réglementation conduit à une amélioration des performances énergétiques de 20 % pour les locaux à usage d'habitation, et de 40 % pour le tertiaire.
La réglementation thermique a fait progresser de 15 % les performances énergétiques dans l'habitat neuf et de 40 % dans le non résidentiel. Dans ce dernier, elle prend en compte les apports solaires et la consommation d'énergie des installations d'éclairage. La maîtrise de l'énergie dans le parc existant mobilise des mesures fiscales incitatives, une information du public, l'offre de diagnostic et de travaux par l'ADEME et des soutiens spécifiques aux travaux sur le patrimoine social. Des opérations d'amélioration thermique des bâtiments fixent des objectifs de limitation de production de CO2 à l'échelle d'un territoire. Une déduction fiscale de 15 % pour les fournitures utilisées par les particuliers pour les travaux de maîtrise de l'énergie figure dans le projet de loi de finances pour l'année 2002.



 A Johannesbourg, au Sommet Mondial du Développement Durable
L'énergie fut un des points de discussion les plus chauds. C'est en effet la première fois qu'étaient abordés au niveau international les modes de production de l'énergie et leur impact sur l'environnement, leur durabilité et les problèmes d'exclusion des populations les plus pauvres. Les attentes dans ce domaine étaient donc élevées. La bataille fut rude entre les pro (producteurs) énergies fossiles et les pro énergies renouvelables. A cela s'est ajoutée la dispute sur ce que recouvrait le terme "énergies renouvelables", les ONG environnementalistes refusant que la grande hydraulique soit inclue et demandant une référence aux "nouvelles énergies renouvelables". Les résultats : pas d'engagement sur le pourcentage de l'énergie produit par des sources renouvelables (des % de 10% à 15% avaient été envisagés), pas d'engagements concrets sur l'accès à l'énergie pour les plus pauvres.

Après avoir perdu la bataille pour fixer un calendrier des objectifs en matière d'utilisation des énergies renouvelables, l'Union européenne a annoncé qu'elle allait former une coalition de "pays et régions du même avis" c'est-à-dire souhaitant s'engager sur un agenda strict en vue de développer ces énergies. La commissaire européenne à l'Energie, Margot Wallstrom, a précisé que les premières réactions de pays d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes étaient positives. Le projet comprend un engagement visant à accroître "d'urgence" l'utilisation des énergies renouvelables tout en incitant à un emploi propre des combustibles fossiles.

L'accord sur la promotion des énergies renouvelables - obstacle majeur à l'adoption du Plan d'action du sommet de la Terre -, aura finalement été conclu à l'arraché à Johannesburg. Le libellé prévoit d'"accroître substantiellement et de façon urgente" la part de ces sources d'énergie dans la consommation mondiale. Mais il ne fixe ni pourcentage ni échéance. Un texte jugé "décevant" par les Européens, mais qui seul a permis le consensus entre la volonté des Quinze de viser un objectif de 15% d'énergies renouvelables d'ici à 2010 et celle des Etats-Unis ou de l'Opep, opposés à une telle approche. Les négociateurs ont toutefois pris soin de préciser sur quoi devront porter les efforts des Etats, notamment l'amélioration des rendements des moteurs faisant appel aux combustibles fossiles et la réduction "là où c'est nécessaire" des subventions défavorables aux énergies renouvelables.

A noter que même si à Johannesbourg les Etats-Unis ont déployé de grands efforts pour réduire à néant tout engagement environnemental, ils consacreront quand même 9 milliards de $ (sur 10 ans) aux bioproduits : dérivés industriels de la biomasse, à vocation énergétique, chimique...

"Aujourd'hui, les réponses durables et efficaces ne pourront être données que si les entreprises se joignent aux autres acteurs (gouvernements, société civile, syndicats) dans le cadre de partenariats", selon le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan

Ces partenariats suscitent la méfiance des associations, qui craignent un retrait des Etats, et une privatisation des biens essentiels que sont l'eau et l'énergie.

Séléction de sites

Altener :
Construire soi même des petites stations de productions d'électricité solaire ou éolienne:

M. Jean Besson, parlementaire en mission dans le cadre du Débat national sur les énergies, a remis son rapport à Mme Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie le mercredi 8 octobre 2003....Rapport de M. Jean Besson
Le Comité des Sages a remis son rapport à Mme Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie le vendredi 12 septembre 2003.
Madame Nicole FONTAINE, ministre déléguée à l’Industrie a présenté mercredi 18 juin 2003 en Conseil des ministres le bilan du Débat national sur les Energies lancé le 8 janvier 2003. - Lire le communiqué de presse - Lire la note d'information

D G   Energie  &  Transports de l'Union Européenne :
Organigramme - Ressources en informations - Conférence européenne sur l'énergie et les transports - Barcelone 2001 - Domaines d'action - Livre blanc sur la politique européenne des transports - Programmes - Réseaux transeuropéens - Energie/Transports: chiffres et faits - Législation

Encyclopédie :
Magnifique site bourré de liens, de répertoires, nouvelles, opportunités de financements, programmes, projets etc

http://www.agores.org

Energie

Energie :
Indicateurs, Rapports, Liens de l'Agence Européenne de l'Environnement

Énergie :
Traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier Traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique Législation en vigueur - Législation en préparation - Conseil de l'Union "Energie" - Recherche dans la jurisprudence récente

Energie Plus : Bimensuel d'actualité sur l'énergie : Air, Bâtiments, Biogaz, Bois, Cogénération, Chauffage - Clim, Consommation énergie, Déchets, Dévelopmt durable, Ecofiscalité, Effet de serre, Electricité, Energies renouvelables, Maîtrise énergie, Marché électricité, Marché gaz, Multi activités, Nucléaire, Pétrole, Politique énergétique, Pile combustible Réglementation, Transport

Institut d'économie et de politique de l'énergie
L'IEPE est une unité mixte de recherche du CNRS et de l'Université Pierre Mendès France de Grenoble, attachée à l'UFR Economie et Gestion (DGES) et composée de 14 chercheurs permanents et une dizaine de chercheurs associés et doctorants.
L'IEPE participe au réseau européen ENER, qui regroupe des instituts d'économie de l'énergie situé au Portugal, en Suissse, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Allemagne, en Pologne, en Espagne, en Italie, en Autriche, en Roumanie, en Suède, au Danemark, en République Tchèque, au Royaume-Uni et en Belgique .

La Maison des [néga]watts :
Le guide malin de l'énergie chez soi


Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
Animation Ecobase21
Le contenu du Kit du Développement Durable vous est offert par ADOME qui termine actuellement un "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" La présentation de ce dictionnaire est prévue pour la deuxième quinzaine de Janvier 2006
Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous en précisant dans l'objet de l'email "Présentation du Dictionnaire Multimedia du Développement Durable"

ADOME peut par aileurs avec Patrice Zana [ zanap@club-internet.fr ] vous proposer différents services pour votre communication et vos projets de sensibilisation au développement durable

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